Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Je n’ai pas de pays

Quand on parle bien, on dit apatride. Mais ce n’est pas vraiment ça. Je suis française et j’ai de la chance. J’ai « les papiers qu’il faut »,  j’ai « la tête de l’emploi », merci.

Il y a des gens qui traversent le monde pour vivre mieux, certains arrivent en région parisienne et cherchent à s’intégrer. Et ils ne reverront peut-être jamais leur pays. Je commence à comprendre à quel point c’est difficile. On comprend ce que c’est de perdre sa famille et ses amis, de tout laisser derrière soi. On n’imagine pas ce que c’est, perdre une langue, une culture, un  environnement particulier.

La première partie, ce n’est pas moi. Je peux voir ma famille plusieurs fois par an, et mes amis « d’avant » pendant les vacances. Par contre, la seconde …

Je n'ai pas de pays dans Chroniques d'un Gourou Mur

C’est la quatrième année où je n’entends plus ma langue à l’école. Je ne l’entends plus en rentrant chez moi, depuis deux ans. Seulement quelques phrases de temps en temps au téléphone, quelques mots que j’ai appris à mon amoureux. Des textes que je lis, des messages échangés. Et voilà. On nous dit souvent : « N’oublie pas d’où tu viens ». Je me sens déracinée. Je sais d’où je viens et je veux y être. Je veux rentrer « chez moi » mais ce chez moi est abstrait.

Le pire, les enfants, c’est que je ne suis pas à l’étranger. Je parle français, la langue unique de la république Une et Indivisible tous les jours. Me voilà prête à déménager à l’étranger, il me suffira – encore – de changer de langue. Et cette fois-ci, mon entourage saura être compréhensif, j’aurai le statut d’immigrée.

Je suis bretonne et je veux entendre ma langue. Je suis bretonne et je veux rentrer dans mon pays. Mais vous croyez tous que je ne suis jamais partie, que mon pays c’est la France et que c’est bien égal.


Ma vie en cloques

Mes articles estivaux seront décidément marqués de « ma vie … ». En effet, si on parle de vacances d’été c’est bien pour y prendre du temps pour soi – en tous cas pour moi.

D’autres auraient appelé cet article « Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet ». Dans tous les cas, il risque d’être long et futile

Commençons par un guide pratique de départ en randonnée !

Mise en situation : Vous voulez partir quelque part où c’est joli.

  • Prenez une carte. Repérez des villes pas loin du truc joli en question (ex : la mer)
  • Armez-vous d’un carton et d’un marker noir. Si vous doutez de la bonté humaine ou de votre sex-appeal ou quoi que ce soit d’autre, prenez aussi des markers bleu, vert, rouge pour dessiner des fleurs ou mettre en relief ce que vous aurez écrit en noir.
  • Faire du stop sur une aire de covoit c’est marrant, vous pouvez faire coucou à des gens qui ont payé pour le trajet que vous allez faire gratos
  • Quand le gentil conducteur vous a pris dans son véhicule, précisez : « on va quelque part où il y a [insérez l'endroit joli] « . Avec un peu de chance, lui aussi va à la mer et il vous déposera même sur la plage.

Locquirec

Remise en situation : Vous voulez randonner où c’est joli. Dans le cas de la plage, vous avez le sentier côtier. Dans le cas général et favorable, vous avez un téléphone avec de la batterie et google maps. Dans le cas général et classique, vous avec un sens de l’orientation et une carte. Pour se marrer, peut-être même une boussole.

  • Attention, on ne prend pas un itinéraire pour voiture au pif à l’office du tourisme, vous risquez d’avancer beaucoup moins vite que prévu.
  • Pour randonner, on met des chaussures, c’est plus pratique
  • Pour randonner, on met des chaussures de randonnée, c’est mieux
  • Prévoyez quand même une tente si vous partez pour plusieurs jours. Vous trouverez des campings sur votre chemin si votre endroit joli est touristique. S’il n’est pas touristique, vous trouverez des endroits déserts où vous poser. Une tente, parce que malgré la bonté humaine, votre sex-appeal et malgré tout le reste, vous risquez de ne pas vous faire héberger par la mamie de coin, et il risque de pleuvoir (ou de faire froid) la nuit.
  • Au pire, prévoyez un sac de couchage étanche. Ou allez en Islande, il n’y fait jamais nuit en été, vous n’aurez pas à trouver d’endroit où dormir. 

Mise en situation encore : Vous n’avez pas trop tout suivi. En tous cas pour la partie chaussures, vous avez fait n’importe quoi. Vous rentrez chez vous en boitant grave

Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.
Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.

Poursuivons avec un petit topo : Respecter son corps.

Être capable d’exploits physiques, c’est sympathique. Exploser ses pieds en randonnant n’importe comment, ça l’est moins. Ou faire un malaise pendant un footing rien que pour semer un mec dans une côte, pareil.

PiedI am a warrior ! And I marche on my genoux !

Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet

Cet intitulé est décidément bien pratique.

  • Marina. Ouais, spéciale dédicace à la personne qui attendait le plus cet article. 
  • Mon déménagement, ou plus particulièrement la soirée avant. Désolée d’avoir profité de vous les gens, ça n’était pas vraiment prévu. Toujours est-il que vous êtes trop chouettes !
  • Débarquer à Nantes Vigneux et retrouver des gens après une année, et plus si affinités (et moins si j’ai eu de la chance avant).  D’ailleurs, je referais sans doute un article sur l’amitié bientôt, parce que c’est fabuleux ce truc.
  • Être admise dans une école d’ingé. Il y aura sans doute des choses à dire. 
  • Aller se baigner dans la mer à 20h et avoir la plage pour juste moi et ma maman. Regarder les touristes se promener en parka et bottes pendant qu’on nage. S’asseoir dans 20cm d’eau et attendre de se faire renverser par une vague. Regarder les nuages roses, oranges, et le soleil qui se couche en dessous. Ça donne envie d’avoir quelqu’un à aimer de se rouler dans le sable, de courir dans l’eau, d’escalader les blockhaus, de nager jusqu’à Groix, de manger de la salade. En faisant attention, toujours, à ne pas ré-exploser mes pieds.
  • Se déguiser en hippie festivalier, retrouver des amis (après deux semaines) en cherchant un point déchet, crier Pascaaaaaaaal !

Ma vie en cloques dans Chroniques d'un Gourou tumblr_myuql0fPrC1qjozueo6_r1_250

Trugarez Nolwenn :)
  • Attendre avec impatience le prochain festival. Attendre avec impatience puis retrouver d’autres gens. Entre-temps, faire un gâteau, tondre des fougères, nettoyer la cabane des moutons.

Bref, je n’avais pas eu de vacances depuis longtemps. Bref, cette année je ne serais pas sortie du territoire national. Bref, ça fait longtemps que je n’ai pas suivi ce qui se passait -entre autres- sur les autres blogs, je vais avoir trop de choses à lire.

 

 


Mots en passant

Portes

Bridgekeeper: What… is your favourite colour?
Sir Galahad: Blue-no! [he is also thrown over the edge] YEELLLLLLLLLLLLOOOOOOOOWWWWWWWW!
(Eh ! En français on avait « Bleu – non ! Rouge ! »)

.

Mon idée du bonheur durable, de la tranquillité, de l’amour s’est effondrée. Bien sûr, tout autour le monde s’effondrait parfois, mais j’avais pour mon compte ce rocher dans la mer démontée, celui qui tient debout depuis des années et qui donne l’impression qu’il tiendra toujours. Celui qui fait croire que « longtemps » c’est l’éternel, l’exception qui confirme ma règle. Mais l’érosion est un fait. C’est peut-être un phénomène lent, mas il est inévitable, et bientôt je n’aurais plus de rocher. Déjà, il est incertain et je ne me fie plus à lui, mais maintenant je sais qu’un jour il ne sera vraiment plus là. Je pars. Je suis un gros écureuil sous le poids duquel les petites branches plient, et j’ai bien peur de devenir le repas d’un truc encore plus gros que moi, en bas après la branche.

This is my main problem, already. I’m affraid … Aon da vezañ un dra ne c’hellfen ket mestroniañ, aon rak an dud ne c’hellfen ket kompren, aon evit an dazont. Even (and in particular) normal people scare me. But sometimes, it happens that I meet great strange people and… I hope I will be able to build a new idea of happiness for my own. It has started long ago. Levenez padus a zle bezañ evel an diorren padus, ret eo kaout c’hoant :)

Les gars, je ne ferai pas d’efforts supplémentaires aujourd’hui. L’idéal serait qu’un jour je fasse chacun de mes articles en plein de langues différentes. Il faudrait même que je me décide à oser l’allemand (où je suis aujourd’hui limitée à Apfel… Ein Apfel).

Certes, le titre de l’article avait un but bien plus profond que celui de parler de ma gueule. Maupassant, ça te dit quelque chose ? Je voulais parler du Horla.

Sur mon rocher lointain, nous avions la tradition de parler de Horla-s pour désigner des personnes plus ou moins étranges, atteintes au niveau de l’esprit, parfois du corps, par exemple du délirium tremens. La nouvelle de Maupassant, Le Horla, fut écrite quand lui-même était déjà atteint de folie, causée par la syphilis qui le tua (protégez-vous des MST !). Bon, jusqu’ici tout va à peu près bien.

Mais un jour, la nation du feu décida de passer à l’attaque.

Mais un jour, ma colloc préférée  ajouta le prénom « Orla » à la liste des prénoms possibles et imaginables à donner à ses enfants futurs, possibles et imaginables. Comment ? Orla, ce nom de fou ? Ce mot que j’utilise de manière dédaigneuse pour parler des tarés que je croise ? Parfaitement. Orla.

Et puis comme les voyages forment la jeunesse, j’ai découvert il y a plus d’une semaine l’existence d’une chanteuse (qui fait des reprises, et des chansons à elle) avec ce prénom. C’est son vrai prénom. Elle est anglaise et elle est la cause de cet article: je m’excuse auprès de toutes les Orla du monde pour utiliser leur prénom pour désigner des fous. Parce que je ne compte toujours pas arrêter de le faire.


Achso…

Eh oui, ne généralisons pas, mais les allemands utilisent vraiment beaucoup ce mot. Du moins en allemand, je crois. 

Les gars, je vous écris d’un pays fort fort lointain, ou les gens roulent à gauche, et en plus j’utilise un clavier portugais. Que d’émotions ! Et je voulais vous communiquer un message important [deux points] les gens intéressants ne sont pas tous o`u vous croyez. Et les accents sur les U non plus. Est-ce possible de tomber amoureux de tout un groupe de personnes ? Je pense que ca s’appelle se faire des amis, mais c’est hyper bizarre. C’est l’effet de surprise en plus… Ok, cher lecteur, tu as une vision particuli`ere de l’amitié, tu as bien raison, et des amis que tu vois deux semaines dans ta vie ne sont pas les amis que tu n’as pas arreté d’apprécier en huit ans. C’est quand meme assez énorme de ne pas arreter d’apprécier quelqu’un pendant des années.

Et il y a le langage. Ce truc qui fait que depuis deux semaines je parle anglais, je pense en … disons en francais, et j’écris dans mon carnet de voyage en breton. A ce propos, j’ai fait une pub d’enfer pour le breton. Japaniz, Italianiz pe Alamaned ‘zo ne ouzent ket e oa eus ar brezhoneg. Bremañ e ouzont ez eus deusoutañ, hag ouzhpenn, n’eo ket un « dialecte » ! Namého. [Je viens d'écrire que des gens ont découvert l'existence de ce fabuleux langage celtique.] Le langage, quand il est mal connu, laisse dans la frustration. On y ajoute le temps est l’espace, plus des gens, ca donne des gens potentiellement géniaux mais on peut pas vraiment savoir. 

[to be continued...]


Tu vas où ? – Je reviens !

Que cet échange est banal, mais pourtant: qu’il est absurde !!

Mais bon, on s’habitue. Je ne sais pas si le plus habituel est d’aller ou de revenir. Pour ma part, je suis allée, et je suis revenue. J’ai vécu trois semaines différentes de toutes les autres trois-semaines que j’avais vécues jusqu’alors. Et pourtant, j’ai aussi vécu trois semaines quelque part comme j’aurais vécu trois semaines ailleurs. Tu suis ?

Non, tu es. Suis-je bête.

Tu vas où ? - Je reviens !  dans Chroniques d'un Gourou train-300x232

Bref, j’ai pris le train. Puis je suis rentrée chez moi: dans le pays qui est écrit sur ma carte d’identité et que quand je suis ailleurs, on dit que c’est de là que je viens. Et puis les gens ont l’air de s’intéresser au fait que j’ai été trois semaines loin de chez moi.C’est toujours les mêmes questions: « Alors votre voyage ? Raconte ! C’était bien ? »

Je te défie, à présent, de raconter trois semaines de ta vie, n’importe lesquelles.

C’est difficile.

Il y a aussi les sceptiques, ou les jaloux, je ne sais pas ce qu’ils ressentent en fait, mais ils te disent: « En fait, vous n’avez rien vu. Je t’avais bien dit que vous n’aurez le temps de rien voir. » Ces gens doivent s’attendre à un compte-rendu détaillé de chaque ville où nous avons posé nos sacs de 20kg. Et encore, ça ne serait pas assez. Juste de quoi se présenter à une option: c’est le minimum exigible ! C’est vexant, c’est minimaliste, c’est dommage. Il faudrait quantifier le rien et ensuite voir s’ils ont raison. Et dans une certaine mesure, ils ont raison: rester deux jours dans une ville nous permet de visiter deux musées, deux monuments, de voir une vingtaine d’autres monuments, de rues, d’espaces verts. Pas vraiment le temps de rencontrer des autochtones et de s’en faire des amis.

Par contre, le fait de séjourner en auberge nous fait parler à des gens comme nous. Mais il faut rester au moins deux soirs de suite, le premier soir étant consacré à l’observation et au repos.


Projet jeans et trains d’Europe

 Projet jeans et trains d'Europe dans Chroniques d'un Gourou ulule-jeans_1_jpg_640x860_q85

Je voulais premièrement vous parler d’un projet, celui de fabriquer des jeans produits à moins de 1083 km de chez vous ( si vous habitez en France).  Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le prix se rapproche de celui d’un jean de marque fabriqué on ne sait comment. Ce projet étant en lancement, il a besoin de pré-commandes (350 pour être précis) pour démarrer. Donc, si vous avec 89€ à foutre dans un jean qui durera quelques années et fera diminuer le chômage en France (une dizaine de personnes sur 5 millions, c’est déjà ça ?), cliquez . Au fait: ils font aussi des chaussures. Mais là, c’est 100€. En même temps, des lacets en lin bio et des semelles en caoutchouc équitable, t’as plus envie de les user, après.

C’est maintenant que ça devient important !!

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Deuxièmement: un autre projet. Parce que j’ai appris qu’on pouvait appeler ça un projet. Découvrir un morceau d’Europe en train et à pieds, avec sac à dos et grosses chaussures, ça vous dit ? Avouez que c’est tentant. Eh bien je compte faire ça ces vacances-là. Départ le 24 juin, retour le 16 juillet, juste à temps pour les vieilles charrues ! Malheureusement, je ne rentre pas dans les cases pour les bourses aux voyages. En effet, je ne pars pas seule, je ne pars pas un mois, mais nous sommes prêtes à faire des détours pour passer voir des gens intéressants.
Ceci est donc un appel à gens intéressants disséminés en Europe qui voudraient bien nous accueillir un jour ou deux, nous faire découvrir leur coin, nous donner l’occasion de nous cultiver. Ceci est aussi un appel à des gens qui auraient déjà fait un voyage du genre pour nous donner des conseils


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