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Quel engagement ?

Quel engagement ? dans Chroniques d'un Gourou img_2011

A défaut de cultiver mon jardin, qui n’est que mottes de terre sèches et désordre, à défaut de rechercher le bonheur dans les choses simples, en travaillant comme Candide # (quoi que…), j’ai lu. Cet été, j’ai pris le RER, le métro et le train #. Et j’en ai encore pour deux semaines.

Et, sur ces sièges où des millions de derrières se sont posés, où des millions de gens ont transpiré cette semaine, on trouve le temps d’ouvrir un bouquin et d’oublier le monde autour.

Cet été, j’aurais compensé le manque d’engagement et d’action que je me reproche # par de la lecture — par de la culture.

1984_m10 conscience dans Chroniques d'un Gourou

Je t’ai déjà parlé de Effondrement # . C’est celui qui m’a pris le plus de temps, parce qu’en plus d’être un pavé, c’est pas une histoire qu’on raconte, c’est l’Histoire qu’on questionne.

Une de mes grandes victoires, un accomplissement peut-être, c’est 1984. Si tu regardes la présentation que j’ai faite de moi l’année dernière # , tu vois qu’il est dans une liste privilégiée (OK, Effondrement l’était aussi). De plus, c’est le premier bouquin que j’ai lu en anglais (on ne s’en doute pas en regardant la tranche, sauf que… regarde : ce n’est pas imprimé dans le même sens. Ah, ces anglais !), et je l’ai bien vécu.

A part que je ne me suis pas encore tout à fait réconciliée avec « Ce qui fait de nous des humains, c’est l’amour » et autres dérivés, c’est bien un livre « culte », beaucoup de monde en a entendu parler, a entendu parler de Big Brother, de Newspeak (ou « novlangue »). C’est un bon livre, qui ne laisse pas sans réaction (pendant la lecture comme à la fin).

Prévert et Charb, je les ai lus fin juin. Le Petit traité d’intolérance, je le recommande chaudement, il m’a vraiment beaucoup fait rire. Tu sais, ce rire que tu n’arrives pas à retenir, mais tu sais que tu es dans un train, qu’il n’y a  pas un bruit et que les gens vont se demander ce que tu fais. Ce rire où tu serres les dents pour ne pas déranger tes voisins mais ça déforme ton visage, et ça tes voisins ont dû le remarquer encore plus.

Prévert, c’est beau. Parfois c’est cru, méchant, cynique. Aussi engagé, anticlérical, ou juste bizarre. Et avec ça, il te donne envie de vivre, envie de croire à l’amour.

 

Et puis il y a Vallès (… # qu’est belle comme un soleil, et qui m’aime pareil que moi j’aime…), Vallès qui écrit la deuxième moitié du XIXème autour d’un personnage, et ce personnage c’est lui. L’enfant, Le Bachelier et L’insurgé, c’est l’autobiographie romancée de ce gars, ce qui l’autorise à ne pas vraiment écrire une autobiographie. Je suis en train de lire l’Insurgé.

Parfois, il m’agace profondément, avec ses idées de révolutionnaire lettré, qui se permet de choisir qui est digne d’être « le peuple » et qui ne l’est pas. Prenons le chapitre XIV, Le Bachelier :

« Le peuple ! Où est donc le peuple ici ?

Ces meneurs de bateaux, ces porteurs de cottes, ces Bas-Bretons en veste de toile crottée, ces paysans du voisinage en habit de drap vert, tout cela n’est pas le peuple ! « 

Eh bien mon grand, on comprend pourquoi tes idées de révolutionnaire n’ont pas pris partout, on comprend pourquoi ces idéaux de Jacobins puissent être rejetés. Tu veux te battre pour le peuple, mais seulement le peuple qui te plaît. Seulement quelques parisiens et quelques paysans du coin où tu es né. Bref.

Il y a aussi du bon, tiens :

« Des femmes partout – Grand signe !

Quand les femmes s’en mêlent, quand la ménagère pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pavés, c’est que le soleil se lèvera sur une ville en révolte » (XV, L’insurgé).

OK, la femme est une ménagère avec une marmite, mais j’aime bien cette image tout de même.

Ces livres, ce sont un morceau d’histoire qu’on ne connaît pas toujours bien, l’histoire du second empire et d’une révolution ratée. Des jeunes qui font de la politique, s’emportent et veulent se battre, en se figurant ça aujourd’hui ça fait tout drôle. On y apprend aussi tout plein de noms, je sais maintenant qui était le mec qui a donné son nom à la rue où j’habite, pareil pour quelques stations de métro.

fleurs10 Culture

Je n’ai pas la prétention de me lever pour aller jeter des pavés. Je n’ai pas celle du poète engagé qui lutte avec du papier. Je ne suis pas celle qui empêcherait un régime autoritaire et liberticide de se mettre en place, ni celle qui sauvera notre société d’un effondrement possible. Je ne vais pas vous faire rire.

Ces livres le font. Ces livres ont en eux l’espoir que quelqu’un ou quelque chose le fera. Ces livres transmettent l’espoir de quelque chose de beau, je crois.

 

En attendant, je vais cultiver ce jardin de terre sèche pour manger du persil demain.


Un peu d’action dans ce monde de fous.

J’ai une colle de physique à préparer. J’ai quelques DM à faire puis à rendre. Il y a des concours dans 7 mois. Pourtant… Pourtant je suis une mauvaise élève. J’ai osé ouvrir Mozilla, et ce pas uniquement pour me rendre sur ma page d’accueil qui est désormais celle-ci.  J’ai regardé une vidéo de 11 minutes et 47 secondes. Pour ma bonne conscience, celle-ci est en anglais. Ah, quand même…

Emma Watson est quelqu’un de bien. Non, je ne la connais pas personnellement, mais je me permets de la juger: elle a trop la classe. Je pense que cette vidéo va vite fait être vue par beaucoup de monde, en tous cas il y a du monde que va partager, j’ose espérer que du monde va sacrifier 11 minutes 47 » pour tout écouter. Je crois que ça en vaut la peine, parce que … c’est clair, c’est beau, c’est précis.

Image de prévisualisation YouTube 

« The more I’ve spoken about feminism the more I have realized that fighting for women’s rights has too often become synonymous with man hating.« 

Ouais, le féminisme est un terme que les gens ne veulent plus utiliser.  Et la haine est à la mode. Si on se met à avoir la haine des mots en plus… En ce moment, en France, les gens ne vont même plus utiliser « genre ». Parce que c’est devenu une théorie, et une théorie c’est forcément mal. « Egalité » est devenu pour certains groupes réactionnaires, un synonyme de harcèlement sexuel organisé dans les écoles. J’exagère à peine. Des gens, dans ce même pays, on manifesté pour garder les clichés de soumission et autres. En Espagne, on ne peut plus avorter … Bref. Il devient urgent de faire quelque chose, parce qu’on constate qu’une liberté n’est jamais vraiment acquise, et les gens se focalisent bêtement sur des mots.

« If you still hate the word, it is not the word that is important, it’s the idea and the ambition behind it. »

Et c’est pour ça que j’aime ce discours. C’est un appel à agir. Et quel qu’il soit (avec quelques restrictions tout de même), un appel à agir est motivant. Il y en a qui attendent la révolution intérieure de chacun. Je ne doute pas du fait qu’une telle révolution sera efficace et impressionnante. Je doute seulement du fait qu’elle arrive à temps. Si le temps n’est pas linéaire, si tout n’est que construction de l’esprit, je veux quand même avoir une vie sympa.

« Ask yourself, if not me, who? If not now, when ?« 

J’aime les appels à agir. J’aime le mouvement. Non, je ne me lance pas dans une période bisounours et je ne vais pas continuer avec un « J’aime les entreprises », quelle que soit la langue employée.

« We don’t often talk about men being imprisoned by gender stereotypes« 

Je ne suis pas assez masculine pour témoigner, mais je crois bien qu’elle ne dit pas ça au hasard. Et puis les gars, ce n’est pas parce qu’elle veut vous victimiser comme de vulgaires faibles. (Comment ça je suis encore dans le cliché ?)

Et moins sérieusement, s’il y avait eu la couture, la cuisine et les enfants dans les tâches typiquement masculines, je pense que j’aurais été beaucoup plus intéressée. Secrètement, j’ai voulu apprendre la couture, j’ai voulu savoir cuisiner. Mais je suis trop préoccupée par ces idées reçues. Ne voulant pas correspondre à l’image que la société me renvoie, je me suis fermé des portes. Résultat: je sais faire des pâtes. Je peux aussi mettre une pizza surgelée dans un four. Par contre, pour ce qui est des enfants… J’ai envie de vous renvoyer à cet article.

De façon plus efficace, vous pouvez aller là (c’est un peu le but de la vidéo) : http://www.heforshe.org/

Au fait, je pense rester une fille. Les changements de sexes impliquent une prise d’hormones trop importante. Je n’ai toujours pas trouvé le moyen d’être asexuée. Et puis après tout, c’est peut-être bien d’être une fille ! (Mais pas une femme, s’il vous plaît, je ne veux pas être une femme…)


Notre dame des Landes: C’est loin d’être fini.

Souvenez-vous d’un article posté ici, souvenez vous de la manifestation du 17 novembre 2012 avec plus de 40 000 personnes au rendez-vous. Sachez que les habitants de la Zad sont nombreux, et que malgré l’autorisation de détruire leurs cabanes, ils ne lâchent rien et sont soutenus. Notamment, ici, à Carhaix (Bretagne, Finistère).

Je voulais vous montrer une vidéo.

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A méditer.

Un aéroport espagnol, censé accueillir 5 millions de passagers par an, a été fermé cette année par manque de trafic. En plus de toucher le secteur de l’immobilier, la crise économique et financière, impacte aujourd’hui le secteur de l’aviation.

A méditer. dans Informations l-aeroport-international-de-ciudad-real-en-espagne-76007 
Le phénomène des villes désertes est encore loin d’avoir achevé sa déferlante. Cette fois-ci, c’est tout un aéroport qui se voit transformé en terminal fantôme en Espagne. Conçu pour accompagner l’économie fleurissante espagnole du début des années 2000, l’aéroport de Ciudad Real, situé à 200 kilomètres au sud de Madrid, est aujourd’hui laissé à l’abandon. Doté d’une piste de 4 200 mètres (la plus longue d’Europe), il était le seul en Espagne à pouvoir accueillir le gigantesque A380. C’est également le premier aéroport de ce gabarit à avoir été entièrement financé par des fonds privés. Son coût total s’élevant à plus d’1 milliard d’euros. Malheureusement, ce projet s’est avéré être un fiasco après seulement trois années de fonctionnement. Inauguré en 2009, il a vu le décollage de son dernier vol en décembre 2011.

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Un nom pour Anonymous.

Un nom pour Anonymous. dans Informations psn-playstation-sony-anonymous-cover4-H-290465-131

Le 13 avril 1570 naissait, en Angleterre, un certain Guy Fawkes. Bien qu’issu d’une famille très protestante et éduqué de la sorte, le jeune Guy se convertit au catholicisme dès 16 ans, sans doute sous l’influence de son tuteur de l’école St Peter’s, John Pulleyn.

A 22 ans, en 1592, il s’engagera dans l’armée catholique d’Espagne pour faire face aux protestants des Provinces-Unies, puis l’année suivante dans l’armée de l’archiduc Albert d’Autriche des Pays-Bas espagnols. A son retour, en 1603, sa maîtrise des explosifs lui permît d’être présenté à Robert Catesby, instigateur secret d’un complot à venir contre le pouvoir protestant de Jacques Ier d’Angleterre. En effet, grâce à ses dons d’artificier, Guy Fawkes va se retrouver au cœur de la célèbre « Conspiration des poudres » aux côtés de Catesby, Thomas Percy, John Wright, Robert Keyes, Thomas Wintour et Robert Wintour.

Le projet est de faire sauter la Chambre des Lords, au palais de Westminster, afin de se débarrasser du Roi Jacques Ier, de la famille royale et de toute l’aristocratie anglaise. Suite à la conférence de Hampton Court en 1604, où le mépris et l’intolérance envers les catholiques se confirment et s’aggravent, la date est fixée au 5 novembre 1605, jour où le cœur du pouvoir sera réuni au Parlement.

Ainsi, durant les semaines qui précédèrent le jour-J, Fawkes et ses complices installèrent 36 barils de poudres – soit 1800 livres (670 kg) d’explosifs – dans une cave (louée) située sous le palais de Westminster. En plus du fait d’assassiner l’ensemble de l’exécutif, cet attentat pourrait également accélérer les demandes de soutien de l’Espagne aux catholiques anglais persécutés. Demeure un grave problème de conscience, pour certains comploteurs : des catholiques seront présents au Parlement ce jour-là. Est-il acceptable que ces coreligionnaires soient tués ?

A peine le temps de se poser la question que, le 26 octobre (10 jours avant la date fixée), l’un des protagonistes du complot avait déjà franchi le Rubicon en envoyant une lettre au Baron Monteagle, William Parker, censé se trouver au Parlement le 5. Ce qui devait arriver arriva : Parker envoya immédiatement une lettre au secrétaire d’État pour l’avertir du complot qui se tramait.

S’en est suivi une inspection des caves du palais, et c’est le 5 novembre, jour de l’attentat, que Guy Fawkes fut surpris et arrêté alors qu’il tentait de mettre le feu aux barils entreposés ici depuis plusieurs jours. Torturé, il fut contraint de dénoncer ses complices. Il fut jugé pour haute trahison et subit le châtiment réservé à cette accusation suprême : hanged, drawn and quartered (pendu, éventré et écartelé).

Ainsi, Guy Fawkes mourut le 31 janvier 1606, à l’âge de 36 ans, pour cette tentative ratée d’attentat sur le pouvoir en place, à l’instar de l’écossais William Wallace qui subit, trois siècles plus tôt, le même sort.

Depuis sa mort, les Anglais fêtent, encore aujourd’hui, tous les 5 novembre la « Guy Fawkes Night », en commémoration de cet échec historique, où l’on organise feux d’artifices et mise à feu d’effigies de Fawkes à travers tout le Royaume-Uni.

Guy_Fawkes_be874-f432b-fd475 longtemps dans Informations

Au début des années 90, Alan Moore et David Lloyd utilisèrent, pour leur bande-dessinée « V for Vendetta », le visage de Guy Fawkes pour créer le masque de « V », anarchiste anglais des années 80 qui lutte contre le parti fasciste ayant pris le pouvoir dans son pays.

En 2006, James MacTeigue réalise le film du même nom, avec Natalie Portman notamment, en adaptant quelque peu l’histoire de « V », qui n’a plus rien d’un anarchiste et porte un masque retravaillé.

Depuis la sortie du film, le groupe de hackers Anonymous s’est emparé du masque pour se forger une identité. L’effigie de « V » est également utilisée, de nos jours, par beaucoup de mouvements de protestation un peu partout dans le monde. Des révolutions arabes aux Indignés des pays occidentaux, Guy Fawkes est omniprésent. Le masque se vend comme des petits pains et la compagnie Warner Bros, détentrice des droits, touche une somme impressionnante de royalties sur ces ventes qui explosent.

Aujourd’hui, ce visage curieux au sourire énigmatique est devenu le symbole de la contestation populaire face à la finance mondialisée. Bien que le message ait radicalement changé par rapport à la lutte catholico-protestante du XVIIème siècle, le visage de Guy Fawkes semble comme devenu éternel, quatre siècles après son exécution.

Source.


Philosophie et pH

Cela fait une semaine et demi que j’ai conscience de ma dernière année en enseignement général. En fait je n’en ai pas conscience, ça m’est plutôt imposé. Et je sais.

Cette année, on m’apprendra à penser différemment. A réfléchir sur ma condition. A avoir conscience de ma conscience, de mon inconscience. Je vais devoir sortir de ma caverne, même si cela s’avère douloureux: aller vers la vérité. Je ne sais pas quand ma réflexion va véritablement commencer, parce que pour l’instant je n’ai que l’impression d’avoir des engrenages sans dents que se frottent dans ma tête, sans rien lancer, sans que rien n’avance. Mais ça chauffe. Le frottement crée de la chaleur (donc de l’énergie ?). Quatre heures par semaine, utilisées pour réfléchir. D’un point de vue objectif et productif, celui d’un patron d’entreprise où travaillent des enfants-esclaves-impayés, je suis totalement inutile à ces moments là. Un peu plus inutile que quand je vais en cours de maths (huit heures par semaine), et pourtant, c’est de cette façon que je me prépare à être utile ou non, à l’apprendre afin de l’utiliser et d’en profiter

Eh oui, j’ai commencé les cours de philo.

Attention: ne jugez pas ce que vous venez de lire ! La radio est allumée devant moi. Et je l’écoute, aussi je l’entends même si je me concentre. Je me sens totalement désorganisée dans mes propos. J’ai même peur de me relire. Je sais que pour devenir un vrai maître, il faut dépasser toutes ses peurs, mais aujourd’hui sera une exception. Comme toutes les autres fois.

Cette année aussi sera une période de révisions sans cesse renouvelée. Du bonheur à l’état pur… J’ai acheté un annabac. Je suis consciente, grâce à la mention « conforme au nouveau programme », de faire partie de l’année crash-test de la réforme des lycées. Avec ça, il y aura des surprises toute l’année et des renversements de situation chaque semaine. Accrochons-nous !

Source: http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2012/09/un-coup-de-pouce-serait-apprecie.html


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