Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Le mec au hasard dans la rue

… dans la rue, la nuit.
Mercredi 21h, je sors de chez moi plutôt hésitante, je dois rejoindre un apéro sur le campus, mais j’ai pas le cœur à ça. Et puis il fait froid dehors. Après une centaine de mètres, je ralentis le pas, je me demande qui je pourrais appeler pour qu’on me motive à y aller, sinon je fais demi-tour. Je ne trouve pas d’idée — ils sont occupés, ils ne vont pas me répondre. Et là, le mec qui passait devant moi pour rentrer chez lui s’arrête, me regarde, me dit ‘bonsoir !’
Je me tourne, je dis bonsoir aussi, je recommence à « réfléchir ». Non, vraiment, je ne sais pas si je fais demi tour ou non.

Le mec au hasard dans la rue dans Chroniques d'un Gourou#

- Bonsoir !
Oui, j’ai déjà entendu ça. Tiens, je te re-réponds pour la peine.
Et le voilà qui s’approche de moi. « Tu habites ici ? » « Tu es toute seule ? » Putain, que cette question m’agace. Tu vois du monde autour de moi, là ? Non ? Ben au sens propre du terme, tu vois, je suis toute seule. Et ça ne me dérange pas. Et je ne te demande pas d’y « remédier », loin de là. Toi qui passes par ici, sache qu’il ne faut pas me demander si je suis « toute seule » pour amorcer une conversation.
Quoique.
Je n’envoie pas chier les gens. Je leur parle quand même. Je suis grande. Je crois que je peux me défendre. Il y a « quelque chose » qui me protège.
Je lui explique que je vais rejoindre des gens, eh oui je remédie toute seule à ma solitude. Mon prénom est original. Je ne viens pas d’ici, je fais mes études … oui, si tu veux, à l’université. Interlude : l’aspect physique. « Tu doutes de ta beauté ? »
C’est pas ça. Seulement, c’est mal placé de faire de telles remarques. Je te rappelle, tu es un inconnu croisé dans la rue la nuit, qui m’aborde parce qu’il a remarqué que j’étais hésitante. Peut-être même qu’il a vu que mes yeux étaient rouges. Alors non, je ne vais pas te remercier, et je ne prends pas ça comme un compliment.
- Tu ne veux pas qu’on marche 5-10 minutes ?
Alors non, il fait froid, j’hésite à rentrer, je ne vais pas en plus marcher dans le froid vers je ne sais où avec un inconnu. Du coup, maintenant que j’y pense, on me dit toujours que c’est pas prudent d’aller au campus toute seule…
- Je vais par là. On peut marcher par là si tu veux.
Non, loin de moi l’idée d’utiliser les gens croisés au hasard dans la rue. Mais s’ils insistent…

Je suis transparente

Outre le fait que l’inconnu ait détecté à distance que je me sentais mal à ce moment-là, il se vend comme une personne patiente, se portant à l’aide des enfants turbulents (pas moi) et des gens nerveux (moi). Parce que j’ai l’air un peu distante, quand même, c’est bizarre.
- Je peux toucher tes cheveux ?
Mh…Non ? Rappelons pour le n-ième fois que t’es un inconnu. Et, dis, ça ne fait pas de moi une personne distante ça. Jusque une fille normale qui est déjà bien inconsciente de se faire accompagner dans Evry par n’importe qui.
Je ne me souviens pas exactement, mais il a été question de peur. Tu as peur — De quoi as tu peur ?
Autre défaut : je crois que je parle beaucoup. Et que toute info sur moi ne m’apparaît pas confidentielle.

Bonne à marier

Beurgl.
Quelle expression dégueulasse. Elle n’a pas été prononcée, sinon cet article aurait été pour moi l’occasion de vous annoncer mon premier meurtre.
Mais c’est tout comme, ça se passe toujours pareil (voir ) : Tu voudras combien d’enfants ? – Non. Pas d’enfants. – Tu as quel âge ? – Ne me dis pas que je vais changer d’avis. – Tu penses aux femmes stériles qui sont tristes ? – Ne me dis pas non plus que c’est égoïste. – Oui, c’est égoïste !
En fait si, j’aurais pu annoncer mon premier meurtre. Je suis vraiment trop gentille.
S’en suit une conversation sur le choix. Je veux avoir le choix. Et puis il y a trop d’enfants qui crèvent la dalle. Je ne veux pas en générer d’autres. Il y a trop de monde sur cette terre. Je vais éviter d’aller dans le trop radical en te disant que je suis pour l’extinction de la race humaine, et que cette façon est la meilleure.

PS : Regardez Utopia.

L’inconnu marque un point en disant que ça dépendra de l’homme employé à la conception des éventuels enfants (mon vocabulaire – alerte instrumentalisation – je rigole voyons). Je suis d’accord : on ne se reproduit pas seul. Même les escargots qui sont hermaphrodites ont besoin d’être deux. J’ai certes aidé l’inconnu en disant que « je veux que mon corps serve ». Ouh purée, quand j’y pense, c’est de la provocation aussi (deuxième alerte instrumentalisation).
Cela dit, l’inconnu n’a pas marqué de point pour lui, et cette réflexion je me la suis faite il y a plusieurs années déjà.
Je rappelle à l’individu qu’il n’obtiendra rien de moi. Encore moins un gamin, hé !

La foi

Nous voilà devant le portique qui nous me sépare du campus. Merci mec, grâce à toi je ne me suis pas faite agresser. Du coup adieu hein, tu ne crois pas au hasard, je ne crois pas qu’on se recroisera.
[Morceaux de conversation inutiles]
- Tu crois en dieu ?
- Je crois en moi.
Essai d’explication rapide : il y a l’esprit, il y a des morceaux d’esprit en chacun de nous. (J’ai hésité à mettre une majuscule à « Esprit »).
- Tu sais qui t’a créée ?
- Mes parents.
- Et tes parents ?
- Mes grands parents.
Je vais devoir te parler de tout mon arbre généalogique ou bien ? L’évolution, on en parle ?
- Tu as la bible ?
- J’ai lu la Genèse. J’ai vomi. Bref. Oui, je sais, « au commencement il n’y avait rien« .
Et puis je n’aurais pas dû lui dire que j’avais peur tout à l’heure. Parce que la peur, c’est quand tu n’as pas la foi. Tu n’accompliras jamais rien sans la foi. Tu n’affronteras que tes peurs. Avec la foi, tu peux accomplir des choses merveilleuses. Genre passer le portique sans même avoir de badge.
Mec, tu ne passeras pas ce portique.
Et je ne te donnerai pas mon numéro.
Tu n’as pas assez la foi, on dirait.

Voulait-il me draguer ou me convertir ? En tout cas je le remercie, j’ai passé une bonne soirée après.
Et puis ça m’a permis de parler encore une fois de ces choses récurrentes, pas intéressantes et qui pourtant semblent tracasser le monde entier, que sont la reproduction et la religion.

 


Mobilisations.

Mobilisations. dans Chroniques d'un Gourou
 
Le 11 novembre 2015, des milliers de personnes ont défilé dans las rues de Kaboul, portant les sept cercueils de victimes de l’ei. Selon la journaliste Taran Khan, « c’était un moment remarquable de solidarité et de résistance, la démonstration puissante de la colère du peuple afghan face à la haine et à la violence qui détruit la société”.
#Courier International

Aujourd’hui, parlons de droits de l’homme dans le pays éponyme. Je ne sais pas pour toi, mais cela fait bien une semaine que je vois défiler des articles intitulés : « La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme » (#Bastamag), « La France prévoit d’enfreindre les droits de l’homme »(#Figaro), « la France envisage de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme »(#Le Monde)…
A la veille de la COP21, la plus grande conférence sur le climat jamais organisée, et le plus grand sommet jamais accueilli pas la France, les personnes touchées par ce non-respect des droits de l’homme sont assez loin du type « terroriste », elles sont plutôt de type « ZADiste ». En effet, le droit de manifester est passé à la trappe, alors que tout sommet sur le climat de grande ampleur est critiquable et critiqué par les écolos de tous horizons.

Pourquoi des manifestations ?

La coalition climat résume la situation en disant que comme les conférences précédentes, « les négociations qui se tiendront dans le cadre de la COP21, si elles sont une étape nécessaire, ne seront pas suffisantes pour sauver le climat ». Un mouvement pour la justice climatique ne peut dès lors n’être que mené par des citoyens… Et ces citoyens veulent se faire entendre, car ils ont des choses à dire ! Je ne citerai que la lutte contre les grands projets inutiles imposés (GPII) : enfouissement de déchets nucléaires à Bure, aéroport à Notre dame des Landes, technopole à Agen, ligne LGV Lyon-Turin… L’organisation d’un sommet pour le climat par la France ne remet en cause aucun de ces projets, au contraire. « Tant qu’on voudra préserver la société industrielle de croissance, les négociations telles que celles de l’ONU n’aboutiront à aucun résultat » #. Généralement, beaucoup dénoncent de « fausses solutions »#.

Événements

L’état d’urgence est la suite logique des événements du 13 Novembre. Il est normal que la sécurité soit renforcée en présence de telles menaces. Il est clair que les attentats ne sont pas une manipulation gigantesque en vue de bloquer quelques écolos pendant une conférence mondiale.

Maiiiiis le fait que ça soit arrivé donne des excuses à nos autorités pour cibler une population très éloignée de daesh. Quoique, le président de la FNSEA les a bien qualifiés de « djihadistes verts », non ?

AntiCOP29_Nov

(Ouhla, il y a beaucoup trop de mot-clés dans cet article. Je ne me suis pas renseignée pour la liberté d’expression, est elle enfreinte aussi en ces temps sombres ?)

Sans ça, le 22 novembre dernier, des gens ont manifesté en soutien aux migrants. Ceux là ne sont ni écolos ni terroristes, mais on nous informe qu’étant donné l’interdiction de manifester, 58 personnes encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7 500 euros #.
Et aujourd’hui, une manifestation anti-cop21 de plusieurs milliers de personnes se voit être sévèrement réprimée par les forces de police. Des grenades lancées sur les manifestants et plusieurs centaines d’arrestations. #

OK, ils étaient prévenus : je crois que tout le monde est au courant de l’état d’urgence… Mais la mesure étant exceptionnelle, le pays ayant une grande tradition de la manifestation, comment se rendre compte que oui, en effet les droits de l’homme ne sont pas respectés, autrement qu’en allant sur le terrain ?

Des conseils, au cas où tu voudrais te lancer dans une manif toi aussi : # #
Ou si tu ne sais pas ce qu’est un Zadiste
 
Et, pour une note plus joyeuse enfin, -ça va devenir une tradition- Deiz ha bloaz laouen, Solenn P. !

Ma vie en cloques

Mes articles estivaux seront décidément marqués de « ma vie … ». En effet, si on parle de vacances d’été c’est bien pour y prendre du temps pour soi – en tous cas pour moi.

D’autres auraient appelé cet article « Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet ». Dans tous les cas, il risque d’être long et futile

Commençons par un guide pratique de départ en randonnée !

Mise en situation : Vous voulez partir quelque part où c’est joli.

  • Prenez une carte. Repérez des villes pas loin du truc joli en question (ex : la mer)
  • Armez-vous d’un carton et d’un marker noir. Si vous doutez de la bonté humaine ou de votre sex-appeal ou quoi que ce soit d’autre, prenez aussi des markers bleu, vert, rouge pour dessiner des fleurs ou mettre en relief ce que vous aurez écrit en noir.
  • Faire du stop sur une aire de covoit c’est marrant, vous pouvez faire coucou à des gens qui ont payé pour le trajet que vous allez faire gratos
  • Quand le gentil conducteur vous a pris dans son véhicule, précisez : « on va quelque part où il y a [insérez l'endroit joli] « . Avec un peu de chance, lui aussi va à la mer et il vous déposera même sur la plage.

Locquirec

Remise en situation : Vous voulez randonner où c’est joli. Dans le cas de la plage, vous avez le sentier côtier. Dans le cas général et favorable, vous avez un téléphone avec de la batterie et google maps. Dans le cas général et classique, vous avec un sens de l’orientation et une carte. Pour se marrer, peut-être même une boussole.

  • Attention, on ne prend pas un itinéraire pour voiture au pif à l’office du tourisme, vous risquez d’avancer beaucoup moins vite que prévu.
  • Pour randonner, on met des chaussures, c’est plus pratique
  • Pour randonner, on met des chaussures de randonnée, c’est mieux
  • Prévoyez quand même une tente si vous partez pour plusieurs jours. Vous trouverez des campings sur votre chemin si votre endroit joli est touristique. S’il n’est pas touristique, vous trouverez des endroits déserts où vous poser. Une tente, parce que malgré la bonté humaine, votre sex-appeal et malgré tout le reste, vous risquez de ne pas vous faire héberger par la mamie de coin, et il risque de pleuvoir (ou de faire froid) la nuit.
  • Au pire, prévoyez un sac de couchage étanche. Ou allez en Islande, il n’y fait jamais nuit en été, vous n’aurez pas à trouver d’endroit où dormir. 

Mise en situation encore : Vous n’avez pas trop tout suivi. En tous cas pour la partie chaussures, vous avez fait n’importe quoi. Vous rentrez chez vous en boitant grave

Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.
Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.

Poursuivons avec un petit topo : Respecter son corps.

Être capable d’exploits physiques, c’est sympathique. Exploser ses pieds en randonnant n’importe comment, ça l’est moins. Ou faire un malaise pendant un footing rien que pour semer un mec dans une côte, pareil.

PiedI am a warrior ! And I marche on my genoux !

Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet

Cet intitulé est décidément bien pratique.

  • Marina. Ouais, spéciale dédicace à la personne qui attendait le plus cet article. 
  • Mon déménagement, ou plus particulièrement la soirée avant. Désolée d’avoir profité de vous les gens, ça n’était pas vraiment prévu. Toujours est-il que vous êtes trop chouettes !
  • Débarquer à Nantes Vigneux et retrouver des gens après une année, et plus si affinités (et moins si j’ai eu de la chance avant).  D’ailleurs, je referais sans doute un article sur l’amitié bientôt, parce que c’est fabuleux ce truc.
  • Être admise dans une école d’ingé. Il y aura sans doute des choses à dire. 
  • Aller se baigner dans la mer à 20h et avoir la plage pour juste moi et ma maman. Regarder les touristes se promener en parka et bottes pendant qu’on nage. S’asseoir dans 20cm d’eau et attendre de se faire renverser par une vague. Regarder les nuages roses, oranges, et le soleil qui se couche en dessous. Ça donne envie d’avoir quelqu’un à aimer de se rouler dans le sable, de courir dans l’eau, d’escalader les blockhaus, de nager jusqu’à Groix, de manger de la salade. En faisant attention, toujours, à ne pas ré-exploser mes pieds.
  • Se déguiser en hippie festivalier, retrouver des amis (après deux semaines) en cherchant un point déchet, crier Pascaaaaaaaal !

Ma vie en cloques dans Chroniques d'un Gourou tumblr_myuql0fPrC1qjozueo6_r1_250

Trugarez Nolwenn :)
  • Attendre avec impatience le prochain festival. Attendre avec impatience puis retrouver d’autres gens. Entre-temps, faire un gâteau, tondre des fougères, nettoyer la cabane des moutons.

Bref, je n’avais pas eu de vacances depuis longtemps. Bref, cette année je ne serais pas sortie du territoire national. Bref, ça fait longtemps que je n’ai pas suivi ce qui se passait -entre autres- sur les autres blogs, je vais avoir trop de choses à lire.

 

 


Enclume !

Ce n’est pas la première fois que je dis que j’aime le mot « enclume »: il est beau, il sonne bien, mais en aucun cas je ne veux m’identifier à l’objet. Trop lourd, il ne peut s’envoler. L’enclume est condamnée à se faire frapper. Elle est faite pour supporter les coups.

Un humain c’est mou, le cerveau humain est plastique, l’esprit humain est changeant et même imprévisible. Il se peut que nous soyons comme le roseau, celui qui « plie mais ne rompt pas ». Il se peut que nous soyons comme la petite cuillère de la cantine : à force de la plier, elle casse. Mais bon, le Néo qui se cache en toi me dira : « La cuillère n’existe pas ! »

Enclume ! dans Chroniques d'un Gourou there-is-no-spoon

Ce n’est pas la première fois que je te dis que j’ai peur. Peut-être suis-je une froussarde et je suis aussi une cuillère. Pour l’instant, je plie. Ceci n’est pas une menace, ni une mise en garde : je compte bien rester en un seul morceau.

Les lois qui passent en ce moment arrivent comme des poignées de sable, avec des galets dedans : on râle contre, on nous calme en retirant un des gros galets. Mais les grains de sable ne doivent pas être négligés ! (Négligés devant quoi ?)

Exemple : Loi Macron, l’article sur le secret des affaires est gentiment retiré, et puis peu après: Loi sur le renseignement ! On s’est un petit peu fait fouzhet avoir, là. Et même sans ça, cette loi macron n’est pas franchement aimable. Vois toi-même quelques-unes de ces mesures : travail gratuit des handicapés ? Enfouissement de déchets nucléaires ?

Alors voilà, si on n’est pas contents on n’a qu’à manifester, après tout les français font toujours ça, il ne sont jamais contents… Par contre, depuis le 21 mai dernier, tu manifestes que si tu n’es pas déjà inscrit sur un quelconque papier, genre où tu es répertorié comme violent. Reste à définir le degré de violence. Les forces de l’ordre seront autorisées à t’attendre à la gare (et ce qui est pratique, c’est que tu es déjà fiché) pour t’interpeller et ainsi t’empêcher de rejoindre une manifestation, par exemple.

Réjouis t’en : ça t’évitera éventuellement d’y perdre un œil (ou plus si affinités).

L’article qui en parle est ici #
Je souhaite que tu lises cet article.
Autrefois, j’aurais fait un copier-coller de cet article sur le blog.

Tomate

Je ne suis pas assez au courant. Je ne sais pas ce qui se passe. Je cueille des bouts d’information ici et là, je lis des titres et des paragraphes par morceaux. Les infos viennent de partout. Le monde bouge de partout, et moi je ne bouge pas. Les gens qui agissent ne sont pas toujours ceux qui réfléchissent, j’ai vu ce week-end que l’action c’était un truc bon enfant mais assez décousu.

Après tout, mon raisonnement à moi aussi est décousu. Bientôt, j’apprendrai à coudre : je veux lire la bible, le coran ou la torah, et le capital. Recommencer Walden ou la vie dans les bois. Lire aussi des bouquins de Jared Diamond qui sont de véritables pavés. Et réfléchir.

D’autres choses à me proposer ?

Toi les objets te possèdent, ils sont lourds tu ne peux t’envoler !
Tu accumules la matière, elle fixe ta destinée

L’article mode

Voilà les vacances. Pas vraiment démesurées, seulement une semaine. Et le temps prévu pour cette semaine n’est pas tip top, mais laissez moi quand même vous raconter ma vie…

Alors voilà: Depuis le mois d’avril, je suis membre d’une communauté de blogueuses. C’est assez bizarre en fait, parce qu’il ne faut pas trop regarder à la surface. Tout de suite chercher dans les bas-fonds: Si, parfois des blogs intéressants – originaux – surgissent à la surface, ils ne le font que momentanément. La plupart du temps, le glaçage du cake de blogs est constitué de maquillage et d’articles mode (et ce n’est pas vraiment mon truc).

Donc, dans mes balbutiements dans cette « communauté », j’ai particulièrement retenu une sélection d’articles sur le style à adopter en festival

(Je mets le lien, mais vraiment, c’est parce que je suis gentille)

  • - Un short destroy ? En fait il est généralement destroy à force d’aller en festival. Pas avant d’y aller.
  • - Un short, pour être sexy ? Non les gens, un short parce que la surface de tes vêtements où de la bière peut être reversée doit être la plus faible possible. Parce qu’en festival, tu vis dans une tente, et tu ne fais pas de lessives, donc tu ne vas pas stocker des affaires imbibées de liquides douteux. (Et puis il fait chaud l’été, simplement. Arrêtons de tout interpréter.)
  • - Il y en a même une qui propose un jean blanc. Sérieux, blanc ? En festival ?

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Un jean -bleu- après un festival. Et je suis quelqu’un de prudent.

Par contre, il m’est venu une idée, qui rentrerait presque dans le ‘style à adopter’:

Très festivalesque, et aussi plutôt original: le bronzage-balcon. C’est aussi une manière de vous démarquer en tant que citadin – mais résidant à la fois en extérieur.

Mieux vaut une image qu’un surplus de mots. Laissez votre créativité déborder, investissez votre temps libre sur votre balcon, au soleil !

BrnzageBalcon

En fait ça te dessine des bas. Permanents.


l’Oxygène est dans l’éthanol (et regarde Caïn)

Le vieillissement des cellules, c’est lui: l’élément noté O. Il y aurait une histoire de radicaux libres, tout ça … Mais bon, comme dirait M.Beau, c’est de la science « grand public ». Où comment prendre de la distance avec « le reste du monde ».

Conseil beauté: arrêtez de respirer !

Photo_00005 - Copie

Il y a quelque temps déjà, j’avais écrit quelque chose dans mon sac-ado. A présent, je m’interroge: doit-il devenir un sac-adulte ? Ce n’est pas une histoire de cellules, c’est de la construction sociale. Ou même de la construction tout court… J’ai donc décidé de rester ado encore au moins quelques mois. Mais au sens « cool » du terme (les chamailleries d’adolescents, c’est bon pour les parents).

Aujourd’hui, je reste donc:

« Ici, rien n’a de sens, alors on va danser, faire semblant d’être heureux mais demain rien n’ira mieux… Des hommes crèvent sous les ponts mais ce monde s’en fout »

Et je vous annonce que… Il y a un dysfonctionnement dans mes rapports sociaux.

Hier, ou alors ce matin, ou peut-être les deux, j’étais avec plein de gens euphoriques et fatigués, comme moi.  C’était ce genre de soirée ou les gens boivent puis vomissent, et chopent à tour de bras, bref c’est l’orgie et les gens sont contents.

La coutume voudrait que la pulsion de vie prévale, que l’alcool désinhibe, et puis il faut bien que nos instincts naturels reprennent le dessus de temps en temps ! (Sérieux, je suis d’accord pour les instincts. Il faut savoir être franc. Exprimons-nous. Mais méfiez-vous de moi tout de même.)

Voici donc un pan de mon intimité: mes instincts ne fonctionnent pas « bien ».  Alors que j’aurais dû penser à me reproduire (penser est un bien grand mot), j’ai été prise de cet amour inconditionnel pour ce qui m’entoure — pour ceux qui m’entourent. Les gens, vous êtes trop mimi. Vous ne le savez pas, vous entrez tous en boîte tels de déchets en puissance (pas en acte), mais vous êtes sûrement des gens bien. Bémol: vous êtes parfois de arrivistes, vous devez probablement apprécier d’être différents de ceux qui font de la science « grand public ». Mais encore une fois, c’est de la construction.

Je suis fervente partisane de la polygamie platonique.

l'Oxygène est dans l'éthanol (et regarde Caïn) dans Chroniques d'un Gourou

 


Tu vas où ? – Je reviens !

Que cet échange est banal, mais pourtant: qu’il est absurde !!

Mais bon, on s’habitue. Je ne sais pas si le plus habituel est d’aller ou de revenir. Pour ma part, je suis allée, et je suis revenue. J’ai vécu trois semaines différentes de toutes les autres trois-semaines que j’avais vécues jusqu’alors. Et pourtant, j’ai aussi vécu trois semaines quelque part comme j’aurais vécu trois semaines ailleurs. Tu suis ?

Non, tu es. Suis-je bête.

Tu vas où ? - Je reviens !  dans Chroniques d'un Gourou train-300x232

Bref, j’ai pris le train. Puis je suis rentrée chez moi: dans le pays qui est écrit sur ma carte d’identité et que quand je suis ailleurs, on dit que c’est de là que je viens. Et puis les gens ont l’air de s’intéresser au fait que j’ai été trois semaines loin de chez moi.C’est toujours les mêmes questions: « Alors votre voyage ? Raconte ! C’était bien ? »

Je te défie, à présent, de raconter trois semaines de ta vie, n’importe lesquelles.

C’est difficile.

Il y a aussi les sceptiques, ou les jaloux, je ne sais pas ce qu’ils ressentent en fait, mais ils te disent: « En fait, vous n’avez rien vu. Je t’avais bien dit que vous n’aurez le temps de rien voir. » Ces gens doivent s’attendre à un compte-rendu détaillé de chaque ville où nous avons posé nos sacs de 20kg. Et encore, ça ne serait pas assez. Juste de quoi se présenter à une option: c’est le minimum exigible ! C’est vexant, c’est minimaliste, c’est dommage. Il faudrait quantifier le rien et ensuite voir s’ils ont raison. Et dans une certaine mesure, ils ont raison: rester deux jours dans une ville nous permet de visiter deux musées, deux monuments, de voir une vingtaine d’autres monuments, de rues, d’espaces verts. Pas vraiment le temps de rencontrer des autochtones et de s’en faire des amis.

Par contre, le fait de séjourner en auberge nous fait parler à des gens comme nous. Mais il faut rester au moins deux soirs de suite, le premier soir étant consacré à l’observation et au repos.


Projet jeans et trains d’Europe

 Projet jeans et trains d'Europe dans Chroniques d'un Gourou ulule-jeans_1_jpg_640x860_q85

Je voulais premièrement vous parler d’un projet, celui de fabriquer des jeans produits à moins de 1083 km de chez vous ( si vous habitez en France).  Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le prix se rapproche de celui d’un jean de marque fabriqué on ne sait comment. Ce projet étant en lancement, il a besoin de pré-commandes (350 pour être précis) pour démarrer. Donc, si vous avec 89€ à foutre dans un jean qui durera quelques années et fera diminuer le chômage en France (une dizaine de personnes sur 5 millions, c’est déjà ça ?), cliquez . Au fait: ils font aussi des chaussures. Mais là, c’est 100€. En même temps, des lacets en lin bio et des semelles en caoutchouc équitable, t’as plus envie de les user, après.

C’est maintenant que ça devient important !!

trains-round-up-europe_20681_600x450 avenir dans Chroniques d'un Gourou

Deuxièmement: un autre projet. Parce que j’ai appris qu’on pouvait appeler ça un projet. Découvrir un morceau d’Europe en train et à pieds, avec sac à dos et grosses chaussures, ça vous dit ? Avouez que c’est tentant. Eh bien je compte faire ça ces vacances-là. Départ le 24 juin, retour le 16 juillet, juste à temps pour les vieilles charrues ! Malheureusement, je ne rentre pas dans les cases pour les bourses aux voyages. En effet, je ne pars pas seule, je ne pars pas un mois, mais nous sommes prêtes à faire des détours pour passer voir des gens intéressants.
Ceci est donc un appel à gens intéressants disséminés en Europe qui voudraient bien nous accueillir un jour ou deux, nous faire découvrir leur coin, nous donner l’occasion de nous cultiver. Ceci est aussi un appel à des gens qui auraient déjà fait un voyage du genre pour nous donner des conseils


Un petit parallèle.

Image de prévisualisation YouTube

 

Je voudrais attirer votre attention sur ce classement figaro (de cette année) des lycées, particulièrement sur le premier de la liste (au fait, je ne lis pas le figaro. Jamais. Non, non, non. NON.).

D’abord, parce qu’il n’est pas à Paris, et ensuite: parce qu’il est à Carhaix.

Vous pouvez aussi tenter de faire le parallèle avec la vidéo. C’est pas trop compliqué.

Un petit parallèle. dans Informations 1ers-classement-2013

Source:

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/palmares/detail/article/le-classement-2013-des-meilleurs-lycees-de-france-1540/


Reier & Gwiñvre, that’s SVD.

Ça y est, j’ai trouvé un titre qui me plaît bien. Il est cool, non ? Il est possible que vous ne compreniez pas.

Ce week-end est un week-end de révisions. C’est pour ça que je suis devant l’ordi et que tout à l’heure je jouais à des jeux en ligne débiles. Ce qui est important c’est d’être conscient, n’est-ce pas ? J’ai fait quelques exos de maths ainsi qu’un demi exo de physique aujourd’hui, et c’est là que j’en ai eu marre. L’annabac n’est pas très attrayant, il faut dire. D’ailleurs, je me suis fait avoir dès le début en achetant un Annabac 3 en 1 (physique, maths, SVT) qui n’était pas complet, et j’ai dû en racheter un juste pour les maths. Bref.

Reier & Gwiñvre, that's SVD. dans Chroniques d'un Gourou titous-decoupe

Du coup, je suis allée promener le chien (le c’est indéterminé, je sais, mais tu devines bien qu’il ne s’agit pas d’un chien croisé au hasard) et j’ai pris des photos. C’était un peu n’importe quoi, parce que pour ce faire je me suis affalée par terre, j’ai posé l’appareil par terre, et je me suis mise à appuyer négligemment sur le bouton (pour prendre des photos).

Les joies de la géologie: voyez ces petits minéraux ...
Les minéraux mignons du granite.

C’est là que vînt le titre. En effet, je n’ai pas encore révisé la troisième matière scientifique présente dans l’ouvrage cité précédemment. Pourtant, si l’on regarde bien, j’étais dans l’environnement propice: étalée sur du granit (roche magmatique plutonique, contenant des minéraux tels que du feldspath, du mica biotite, ou même du quartz !), lui-même recouvert par endroits de lichens (exemple de symbiose, entre un champignon et une algue, l’un fournissant le glucose par photosynthèse à l’autre lui permettant un support) ! C’est dans ces moments là que l’on se dit que notre éducation est parfois assez intrusive dans nos moments de paix et de repos.


Notre dame des Landes: C’est loin d’être fini.

Souvenez-vous d’un article posté ici, souvenez vous de la manifestation du 17 novembre 2012 avec plus de 40 000 personnes au rendez-vous. Sachez que les habitants de la Zad sont nombreux, et que malgré l’autorisation de détruire leurs cabanes, ils ne lâchent rien et sont soutenus. Notamment, ici, à Carhaix (Bretagne, Finistère).

Je voulais vous montrer une vidéo.

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Je vous tourne le dos.

Je vous tourne le dos. dans Chroniques d'un Gourou 22-09-2012

Aujourd’hui, j’ai signé des dédicaces. Je me suis sentie puissante ^^ Et les vieux, autour, qui étaient contents: « ah oui, il faut laisser la littérature aux jeunes, c’est bien ». Il faut pas croire n’importe quoi non plus, hein: j’ai seulement écrit une nouvelle, publiée dans un recueil. Mais ce recueil est classe, et puis dedans il y a aussi une photo que j’ai prise. Je suis fière.

A présent, je suis donc en vacances. Ça, tous les écoliers-collègiens-lycéens vous le diront. Pour moi, c’est donc la dernière fois. J’espère. Donc, je tourne le dos aux classeurs pour une durée de temps déterminée. De plus, je devrais faire pareil avec l’ordinateur, mais nous savons bien que c’est pas très possible… La résistance à l’écran ? Aux classeurs aussi. Je veux courir. Aller loin, me promener, profiter, puis prendre des bains jusqu’à en avoir la peau toute fripée !! Et dormir…


Brume d’automne

Ce titre révèle une inspiration très … basique. Dépassée.

On croirait le titre d’un poème lyrique.

Bien sûr, qui dit poème lyrique dit texte travaillé et beau.

Je n’ai pas cette prétention.

Brume d'automne dans Chroniques d'un Gourou P1060090-768x1024
Jardin. 21-09-2012

 Vendredi, je suis allée chercher du persil au jardin.  Un dernier jour d’été, ou premier jour de l’automne,  en tout cas on le sentait, ce changement de saison. Une odeur de fraicheur, d’humidité, de chou, de plantes, de fougères sèches. De l’air froid, un ciel dégagé après la pluie, et les derniers nuages qui restent encore un peu, pour voir.

Des gens normaux n’apprécieraient pas. Ce changement va du chaud au froid, du beau temps au « mauvais ».  En rentrant dans le jardin, je suis rentrée dans la brume, mon nez est devenu froid, je savais que bientôt je ne sentirais plus les odeurs d’herbe humide et de persil, seulement l’air froid. Je savais que bondir de joie par-dessus un fil pour me retrouver dans une mare d’orties était risqué. Mais j’étais heureuse. L’envie de courir n’attend pas ! Et le risque est un plaisir.

L’eau était partout. Même si d’ailleurs, elle est toujours partout, là elle était présente: sur les fleurs, dans l’air, sur les feuilles, entre tous les morceaux de terre.  Des perles d’eau, de l’art éphémère, celles que tu voudrais secouer et faire tomber, celles que tu voudrais boire à même son support (quel gamin n’a jamais voulu boire les gouttes d’eau accrochées sur le grillage autour de la cour de récré ?), celles qui te paraissent parfaites, l’idée même de l’eau.

Et puis c’était le soir. Le soir où la brume de coton se lève dans les champs, le soir que tu prends pour un matin, très tôt, le moment ou tout devient gris mais tu ne t’en rends pas compte. J’ai couru le long de la route, j’ai pris des photos, mais elles devenaient floues.

Il fallait rentrer.


Le mois d’août, la chaleur, les vacances…

En fait non. Voilà deux jours qu’il pleut, une petite pluie fine, du crachin breton comme on dit chez nous. Quand je pense aux touristes, j’ai envie de rire, et je me fiche pour l’instant de l’économie de la Bretagne. C’est vrai, quoi ! Le soleil se montre qu’aux dates de départ et d’arrivée (fin de semaine, etc) ça leur donne de l’espoir au début, et après ils sont dégoutés.

En attendant, c’est moi qui suis dégoutée, parce que je peux pas sortir vraiment, je suis juste allée courir tôt ce matin (j’ai pas fait de malaise, victoire !). On dit que les fainéants ont créé l’ennui, mais j’ai envie de rien faire avec un temps pareil ! Je veux pas ranger ma chambre, elle est assez ordonnée. Je peux toujours lire, mais en ce moment je lis Walden ou la vie dans les bois, et c’est compliqué, je suis obligée de prendre des notes à chaque paragraphe pour comprendre ce que je lis. Non pas que je sois illettrée, mais tiens, essayez donc !

Voilà, on m’a trouvé un boulot: je fais faire des meringues. Je vous dirais si j’ai réussi (seulement si j’ai réussi).

(Haha ! Je publie et je vois une pub pour les vacances en Bretagne … )


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