Je n'ai qu'une chose à te dire…


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L’admiration du refus de l’ordre, sans apologie du désordre.

La plupart des gens, les gens normaux, feraient n’importe quoi pour éviter une bagarre.
L'admiration du refus de l'ordre, sans apologie du désordre.  dans Chroniques d'un Gourou anigif_enhanced-buzz-30272-1389370774-15
Fight Club
 

 Le nez dans mon agenda plein de couleurs et de texte, j’observe l’ordre tranquille des choses. Tout se succède gentiment, la nuit vient trop tôt et le réveil l’arrête brusquement. L’agenda se termine bientôt, et j’en rachèterai un. Le temps de l’installation dans une communauté autonome en Irlande n’est pas encore venu, et pourtant …

C’est tentant, de trancher avec les habitudes. D’un coup, fermer cet agenda et partir avec un sac à dos, partir en stop en disant « je vais là où il y a la mer ». Mieux : « on va là où il y a la mer« .
Plus généralement, c’est l’inhabituel qui tente. Peu de gens se revendiquent comme « tout à fait normaux »… Dans mon entourage. Hier encore, on me disait « je ne veux pas être comme tout le monde ». On ne veut pas être personne, nous sommes des personnes. Et puis on cultive notre différence, on appuie sur les traits qui marquent (c’est l’auto-dérision qui marque !). Comment se ferait-on remarquer sinon ?
Je promène un cube de bois, tu te promènes avec une bûche dans un bois. Son autocollant est à l’envers, et lui là-bas il ne joue pas du piano, mais de l’orgue. Je marche pieds nus, nous parlons une autre langue tout à coup, et à côté elle n’a l’air de rien comme ça mais elle ne pense pas du tout comme toi. Tu te trompes sur mon orientation sexuelle. J’entretiens l’ambiguïté. Je parle ouvertement de choses qui vous gênent, vous voulez me gêner plus, ça ne marche pas comme ça. Et pourquoi cet air ahuri, cette voix changeante ? Je rêve ou tu as pris un sens interdit, mais tu n’as même pas de voiture ?
Pas seulement se faire remarquer, aussi gagner de la confiance en soi. Aussi gagner l’approbation de son propre ego ? Se faire plaisir en renversant les codes de nos propres habitudes. Ma vaisselle sera dépareillée ! On n’y gagne rien en vrai, surtout si les assiettes ne s’empilent pas bien, comment tu les ranges ? Mais je te l’accorde, c’est classe. Mais c’est parce que c’est moi. Avec le même argument, on pourrait aussi te dire que c’est vraiment con.
L’entropie, c’est classe. Et le prof de probabilités, quand il définit l’entropie comme « le bordel maximum« , est-ce qu’il ne veut pas casser notre idée du professeur qui parle toujours bien ? Il augmente l’entropie de son amphi du matin et je parierais bien une demi-pastèque que ça lui plaît beaucoup. Parce qu’il ne fait pas ça naturellement. L’autre demi-pastèque pour le fait qu’il ne dirait pas ça naturellement.
Donc, l’entropie, c’est attirant pour pas mal de monde. Je ne crois pas pourtant que nos vies soient toutes insignifiantes. Je ne pense pas non pus qu’on ait tous besoin de jouer un personnage un peu fou. Non, nous sommes un peu fous ; nous nous attirons parce que nous aimons la nouveauté.

Dis, tu ne t’es jamais présenté en disant que tu étais différent ?
Tu ne t’es jamais dit qu’au fond on était tous pareils ?

enhanced-buzz-19857-1389374773-7 réfléchir dans Chroniques d'un Gourou

Vous n’êtes pas exceptionnels. Vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique. Vous êtes faits de la même substance organique pourrissante que tout le reste. Nous sommes la merde de ce monde, prête à servir à tout.
Fight club encore

Et c’est angoissant d’être tous pareils. Il est probable que nous ayons tous à prouver que nous ne pouvons pas être remplacés.

En vrai on ne le prouve pas, on le sait. Personne ne peut être remplacé.


Stered

Txtvie

Puis elle a levé la tête, a vu les nuages et s’est souvenue. Souvenue de ce soir d’hiver, cette nuit de février où elle est partie courir sous les étoiles. Il faisait froid et sec, la route était vide d’humains et de lumière, seul le ciel était l’éclaireur. Elle s’est souvenue les étoiles blanches et froides, elle s’est souvenue la douceur de cette nuit vide, le frais dans les poumons, la boue jusqu’aux chevilles. Accélérer à chaque phare de voiture au loin, à chaque bruit de moteur qui approche, histoire que personne ne la voie – histoire de ne voir personne alors qu’elle porte un short taille 12ans. Tu es sûre que tu veux sortir toute seule la nuit ?

Tout l’intérêt de la nuit froide de février est qu’on est toute seule. Et puis elle se répète souvent « Je suis invincible ». Pas consciemment, mais tout de même. Elle se sent invincible la nuit, elle se sent invincible quand elle court dans la boue. « Je suis invincible » quand elle prend l’avion, quand elle se retrouve seule dans une capitale étrangère. Elle se sent invincible quand elle se promène avec des inconnus, elle se croit invincible quand elle part loger chez un autre inconnu.  Pas face à la feuille blanche ou quadrillée, où « je peux le faire » devient « je vais le faire », pas face au tableau où tout ce qui reste est « je dois le faire ». Et pourtant …

Elle lève la tête et se souvient les étoiles froides de février. Puis se souvient du paquet d’étoiles de la semaine dernière, ce paquet dont sortaient les étoiles filantes.

Étaient-ce les mêmes étoiles ?

Alors que je cours, alors que je marche, alors que tout change autour de moi, ces points blancs restent là. Alors que je me prends pour Jules César, alors que j’écoute de la musique qui me rend nostalgique sans qu’elle ne me rappelle rien, le ciel reste imperturbable et beau.


Ma vie en cloques

Mes articles estivaux seront décidément marqués de « ma vie … ». En effet, si on parle de vacances d’été c’est bien pour y prendre du temps pour soi – en tous cas pour moi.

D’autres auraient appelé cet article « Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet ». Dans tous les cas, il risque d’être long et futile

Commençons par un guide pratique de départ en randonnée !

Mise en situation : Vous voulez partir quelque part où c’est joli.

  • Prenez une carte. Repérez des villes pas loin du truc joli en question (ex : la mer)
  • Armez-vous d’un carton et d’un marker noir. Si vous doutez de la bonté humaine ou de votre sex-appeal ou quoi que ce soit d’autre, prenez aussi des markers bleu, vert, rouge pour dessiner des fleurs ou mettre en relief ce que vous aurez écrit en noir.
  • Faire du stop sur une aire de covoit c’est marrant, vous pouvez faire coucou à des gens qui ont payé pour le trajet que vous allez faire gratos
  • Quand le gentil conducteur vous a pris dans son véhicule, précisez : « on va quelque part où il y a [insérez l'endroit joli] « . Avec un peu de chance, lui aussi va à la mer et il vous déposera même sur la plage.

Locquirec

Remise en situation : Vous voulez randonner où c’est joli. Dans le cas de la plage, vous avez le sentier côtier. Dans le cas général et favorable, vous avez un téléphone avec de la batterie et google maps. Dans le cas général et classique, vous avec un sens de l’orientation et une carte. Pour se marrer, peut-être même une boussole.

  • Attention, on ne prend pas un itinéraire pour voiture au pif à l’office du tourisme, vous risquez d’avancer beaucoup moins vite que prévu.
  • Pour randonner, on met des chaussures, c’est plus pratique
  • Pour randonner, on met des chaussures de randonnée, c’est mieux
  • Prévoyez quand même une tente si vous partez pour plusieurs jours. Vous trouverez des campings sur votre chemin si votre endroit joli est touristique. S’il n’est pas touristique, vous trouverez des endroits déserts où vous poser. Une tente, parce que malgré la bonté humaine, votre sex-appeal et malgré tout le reste, vous risquez de ne pas vous faire héberger par la mamie de coin, et il risque de pleuvoir (ou de faire froid) la nuit.
  • Au pire, prévoyez un sac de couchage étanche. Ou allez en Islande, il n’y fait jamais nuit en été, vous n’aurez pas à trouver d’endroit où dormir. 

Mise en situation encore : Vous n’avez pas trop tout suivi. En tous cas pour la partie chaussures, vous avez fait n’importe quoi. Vous rentrez chez vous en boitant grave

Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.
Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.

Poursuivons avec un petit topo : Respecter son corps.

Être capable d’exploits physiques, c’est sympathique. Exploser ses pieds en randonnant n’importe comment, ça l’est moins. Ou faire un malaise pendant un footing rien que pour semer un mec dans une côte, pareil.

PiedI am a warrior ! And I marche on my genoux !

Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet

Cet intitulé est décidément bien pratique.

  • Marina. Ouais, spéciale dédicace à la personne qui attendait le plus cet article. 
  • Mon déménagement, ou plus particulièrement la soirée avant. Désolée d’avoir profité de vous les gens, ça n’était pas vraiment prévu. Toujours est-il que vous êtes trop chouettes !
  • Débarquer à Nantes Vigneux et retrouver des gens après une année, et plus si affinités (et moins si j’ai eu de la chance avant).  D’ailleurs, je referais sans doute un article sur l’amitié bientôt, parce que c’est fabuleux ce truc.
  • Être admise dans une école d’ingé. Il y aura sans doute des choses à dire. 
  • Aller se baigner dans la mer à 20h et avoir la plage pour juste moi et ma maman. Regarder les touristes se promener en parka et bottes pendant qu’on nage. S’asseoir dans 20cm d’eau et attendre de se faire renverser par une vague. Regarder les nuages roses, oranges, et le soleil qui se couche en dessous. Ça donne envie d’avoir quelqu’un à aimer de se rouler dans le sable, de courir dans l’eau, d’escalader les blockhaus, de nager jusqu’à Groix, de manger de la salade. En faisant attention, toujours, à ne pas ré-exploser mes pieds.
  • Se déguiser en hippie festivalier, retrouver des amis (après deux semaines) en cherchant un point déchet, crier Pascaaaaaaaal !

Ma vie en cloques dans Chroniques d'un Gourou tumblr_myuql0fPrC1qjozueo6_r1_250

Trugarez Nolwenn :)
  • Attendre avec impatience le prochain festival. Attendre avec impatience puis retrouver d’autres gens. Entre-temps, faire un gâteau, tondre des fougères, nettoyer la cabane des moutons.

Bref, je n’avais pas eu de vacances depuis longtemps. Bref, cette année je ne serais pas sortie du territoire national. Bref, ça fait longtemps que je n’ai pas suivi ce qui se passait -entre autres- sur les autres blogs, je vais avoir trop de choses à lire.

 

 


Si j’veux mon permis…

… C’est pour mon chien.

A vélo, je peux aller à la plage, mais ma pauvre bête de chien ne peut pas suivre… Il me faudrait un panier à l’arrière, mais aussi plein de cordes pour que le chien ne saute pas sur la route, et même pour pas qu’il bouge parce que merde quoi. Ou alors il me faut une voiture.  C’est beaucoup plus simple une voiture, et puis ça fatigue pas, tu fous le chien dans le coffre, t’es tranquille.

En attendant, j’ai pas de permis, encore moins de voiture. Du coup, je suis quand même allée à la plage. Toute seule. Mais si j’avais été avec mon chien, j’aurais écrit « Toute seule avec mon chien ». Parce que tout seul, des fois ça doit être un état d’esprit, pas un état physique.

Si j'veux mon permis... dans Chroniques d'un Gourou plagenov12-225x300(Vous voyez, j’ai un grand nez.)

C’était bien. Les vacances de la Toussaint ont cet avantage sur les vacances d’été: personne pour nous faire chier, la plage était à moi. Loin, très loin, des petits points, des gens comme moi qui profitaient d’une solitude… à plusieurs (quand je te disais que c’est un était d’esprit…). Ouais, les gens se promènent rarement seuls. Souvent à 2-3. Ou avec leur chien. Et puis là je mens alors: j’étais pas toute seule, j’avais mon vélo et mon appareil photo. Mais j’ai oublié de prendre du papier et j’aurais aimé écrire.

Même si maintenant les gens se barrent sur les routes, si les voyages se font en train ou en avion, quand je regarde la mer je pense à ceux qui voyagent, qui sont partis, qui me manquent. Et aussi aux gens que je connais pas, et qui sont au-delà des mers. Je suis toute petite face à la mer: C’est grand la mer. C’est con un humain qui croit qu’il peut tout. 


Brume d’automne

Ce titre révèle une inspiration très … basique. Dépassée.

On croirait le titre d’un poème lyrique.

Bien sûr, qui dit poème lyrique dit texte travaillé et beau.

Je n’ai pas cette prétention.

Brume d'automne dans Chroniques d'un Gourou P1060090-768x1024
Jardin. 21-09-2012

 Vendredi, je suis allée chercher du persil au jardin.  Un dernier jour d’été, ou premier jour de l’automne,  en tout cas on le sentait, ce changement de saison. Une odeur de fraicheur, d’humidité, de chou, de plantes, de fougères sèches. De l’air froid, un ciel dégagé après la pluie, et les derniers nuages qui restent encore un peu, pour voir.

Des gens normaux n’apprécieraient pas. Ce changement va du chaud au froid, du beau temps au « mauvais ».  En rentrant dans le jardin, je suis rentrée dans la brume, mon nez est devenu froid, je savais que bientôt je ne sentirais plus les odeurs d’herbe humide et de persil, seulement l’air froid. Je savais que bondir de joie par-dessus un fil pour me retrouver dans une mare d’orties était risqué. Mais j’étais heureuse. L’envie de courir n’attend pas ! Et le risque est un plaisir.

L’eau était partout. Même si d’ailleurs, elle est toujours partout, là elle était présente: sur les fleurs, dans l’air, sur les feuilles, entre tous les morceaux de terre.  Des perles d’eau, de l’art éphémère, celles que tu voudrais secouer et faire tomber, celles que tu voudrais boire à même son support (quel gamin n’a jamais voulu boire les gouttes d’eau accrochées sur le grillage autour de la cour de récré ?), celles qui te paraissent parfaites, l’idée même de l’eau.

Et puis c’était le soir. Le soir où la brume de coton se lève dans les champs, le soir que tu prends pour un matin, très tôt, le moment ou tout devient gris mais tu ne t’en rends pas compte. J’ai couru le long de la route, j’ai pris des photos, mais elles devenaient floues.

Il fallait rentrer.


Un petit apercu de printemps…

Il fait beau. Ouais, ça peut paraitre normal, vu comme ça, mais là, vraiment, il fait beau. Et chaud (11° peut-être emoticone). Mais c’est vraiment hyper changeant quand on a eu froid tout l’hiver, de la neige qu’un avait encore presque jamais eu toutes les semaines, etc. Et guise de comparaison, je peux même vous dire que là, je serais mieux dehors à jardiner plutôt que là à taper sur un clavier.

Tout à l’heure, j’ai été me balader en forêt, et je me suis assise dans une petite clairière: un pur petit bonheur emoticone. Même si j’avais mon chien assis à côté, c’est pour dire ! Les p’tits oiseaux qui chantent, qui volent, le bruit du vent dans les feuilles, l’odeur de rien, ne serait-ce d’air pur, tout ça… Et puis le ciel ! Pas un seul nuage, non, pas le moindre petit nuage. Quand on a été habitué à un ciel gris/blanc pendant un mois, je peux vous dire que ça fait du bien. C’est presque un temps où on voudrait aller à la mer, au moins pour marcher dans les dunes et respirer l’air salé. 

Et moi, votre chère pauvre tache, je suis toujours là à taper sur mon clavier… Salut !


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