Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Et l’amour ?

Ah ouais. Déjà le titre de l’article est niais.

– Rappelons que cet article est intimement lié au précédent

Donc, nous avons ci-dessus l’étape première de la procédure : s’excuser (presque).

 On pourrait étendre ceci à l’amitié. Je ne sais pas toi, mais ça me fait pleurer de dire « je t’aime » aux gens. Pourtant, ça n’a pas l’air compliqué, ce sont des gens que je côtoie (ou que j’ai côtoyé) beaucoup, souvent, qui doivent se douter déjà que je les apprécie. Eh bien je ne sais pas leur dire que je les apprécie. Je peux, sans problème, les envoyer chier si quelque chose ne va pas (d’autant plus si je les apprécie beaucoup, curieusement – désolée).

C’est pas exactement pareil pour l’amoureux, précisons ici que je ne place aucunement l’état amoureux au-dessus de l’amitié, mais s’attacher à quelqu’un peut entraîner des crises de panique. Donc pas mieux. Plus … incisif. Intime.

Et l'amour ? dans Chroniques d'un Gourou tumblr_o2npsoevYS1slpi32o1_500

J’ai trouvé ça sur un tumblr.

 

Il se passe que ça ne se fait pas de dire aux gens qu’on les aime. Même en suivant la procédure, même en s’excusant avant et après, même en ramenant des exemples et preuves concrets. Il ne faut pas parce que ça effraie les gens. Et après, ils partent, et c’est triste. A la limite, ça peut passer si tu as bien bu avant de sorte à garantir que personne ne s’en souviendra le lendemain. Je me permets de préciser que je ne suis jamais saoûle, donc je me rappelle, merci. Donc moi, qui ai besoin de mille et une garanties avant de commencer quoi que ce soit (pas dans tous les domaines, d’ailleurs, mais bref), je passe pour une vieille fragile qui commence par « je t’aime » parce que je n’ai pas compris que le je t’aime on le jette à la fin.

Alors, en amitié je reste distante et froide, comme j’en ai l’habitude. En amour, le je t’aime au début est une mise en garde, voilà.

Fuyez tous, j’ai déjà ce qu’il me faut !

Mais pareil, au fond ça m’inquiète toujours un peu, si ça se trouve j’ai mal fait, si ça se trouve ma procédure n’est pas la bonne, j’ai déjà du mal avec le théories en général d’un côté et les sentiments de l’autre, et là on me pond une théorie sur les sentiments. Des sentiments, déjà niais par définition (je croyais), qu’il faut manipuler sans être niais, sans laisser paraître de fragilité.

 moral dans Chroniques d'un Gourou

Spoiler alert ! Encore Izumi.

Donc, je propose qu’on arrête avec ces trucs qualifiés de niais. On a déjà du mal individuellement à gérer ces choses, alors si le groupe, la société impose ses lois par-dessus, on n’est pas rendus.

(De même, tu as le droit (et le gauche) de recracher ces pseudos conseils sur ton voisin – à condition de bien choisir le voisin !)


Le tournant

Image de prévisualisation YouTube

Non, ce n’est pas ton adblock qui déconne, j’ai juste mis une pub en début d’un article.

Regarde cette publicité : c’est AXE qui, après avoir mis en valeur souvent les hommes virils stéréotypés et dévalorisé les femmes (un peu de machisme, c’est pas viril ?), se rattrape. Enfin, on dirait qu’ils se rattrapent.

Je crois qu’on retrouve cette tendance ailleurs aussi : après avoir essayé de conditionner les gens, leur imposer un idéal (et donc un produit), on les présente comme leur propre idéal : « soyez vous-mêmes ». Tout ça, encore, pour vendre un produit, mais de façon tout à fait différente.

Alors : est-ce vraiment un vrai tournant, une lutte contre les stéréotypes et pour la tolérance ? Ou alors est-ce cynique, à seul but de vendre encore, puisque l’ancienne méthode n’est plus efficace ?


Codes

Aujourd’hui, un appel à l’aide. En toute simplicité.

Codes dans Chroniques d'un Gourou Sterenn_2
Avec un t-shirt en dessous ? Et un jean ? Outrage !

Mise en situation : j’aime mon originalité. Je tiens à rester à l’écart des codes vestimentaires instables de la mode. Je le vis bien.
Sauf que … j’appréhende beaucoup le milieu professionnel, sérieux, celui où on doit « s’habiller bien » pour chercher — et trouver — un stage ou un emploi.
Je ne connais pas les codes. J’ai peur d’être à côté de la plaque. Je me sens mal quand je porte une chemise. Ceci est un appel à l’aide : blogueuses (mode) de tous pays, que dois-je faire ?

Minute testostérone : si j’étais un mec, j’aurais déjà acheté un costard-cravate classique, j’aurais peut être hésité entre du bleu foncé et du gris anthracite, mais je crois que ça se serait trouvé.

Cette semaine, j’ai acheté une veste. Elle me paraît classe, mais déjà je doute : professionnel ou soirée ? A quelques détails près, si j’arrive en tenue de soirée à un forum de recrutement, je vais me sentir mal. Mais si je ne sais pas faire la différence, c’est que les détails … ne sont des détails.

Autre chose : il va falloir que je trouve un vêtement (on m’a dit « pantalon noir », c’est pas vague ça ?) à associer à cette veste.

Et dire que ce genre de détail peut m’empêcher de me rendre à un salon. Je crois que le monde m’en veut.

Tu as un conseil ?


Le mec au hasard dans la rue

… dans la rue, la nuit.
Mercredi 21h, je sors de chez moi plutôt hésitante, je dois rejoindre un apéro sur le campus, mais j’ai pas le cœur à ça. Et puis il fait froid dehors. Après une centaine de mètres, je ralentis le pas, je me demande qui je pourrais appeler pour qu’on me motive à y aller, sinon je fais demi-tour. Je ne trouve pas d’idée — ils sont occupés, ils ne vont pas me répondre. Et là, le mec qui passait devant moi pour rentrer chez lui s’arrête, me regarde, me dit ‘bonsoir !’
Je me tourne, je dis bonsoir aussi, je recommence à « réfléchir ». Non, vraiment, je ne sais pas si je fais demi tour ou non.

Le mec au hasard dans la rue dans Chroniques d'un Gourou#

- Bonsoir !
Oui, j’ai déjà entendu ça. Tiens, je te re-réponds pour la peine.
Et le voilà qui s’approche de moi. « Tu habites ici ? » « Tu es toute seule ? » Putain, que cette question m’agace. Tu vois du monde autour de moi, là ? Non ? Ben au sens propre du terme, tu vois, je suis toute seule. Et ça ne me dérange pas. Et je ne te demande pas d’y « remédier », loin de là. Toi qui passes par ici, sache qu’il ne faut pas me demander si je suis « toute seule » pour amorcer une conversation.
Quoique.
Je n’envoie pas chier les gens. Je leur parle quand même. Je suis grande. Je crois que je peux me défendre. Il y a « quelque chose » qui me protège.
Je lui explique que je vais rejoindre des gens, eh oui je remédie toute seule à ma solitude. Mon prénom est original. Je ne viens pas d’ici, je fais mes études … oui, si tu veux, à l’université. Interlude : l’aspect physique. « Tu doutes de ta beauté ? »
C’est pas ça. Seulement, c’est mal placé de faire de telles remarques. Je te rappelle, tu es un inconnu croisé dans la rue la nuit, qui m’aborde parce qu’il a remarqué que j’étais hésitante. Peut-être même qu’il a vu que mes yeux étaient rouges. Alors non, je ne vais pas te remercier, et je ne prends pas ça comme un compliment.
- Tu ne veux pas qu’on marche 5-10 minutes ?
Alors non, il fait froid, j’hésite à rentrer, je ne vais pas en plus marcher dans le froid vers je ne sais où avec un inconnu. Du coup, maintenant que j’y pense, on me dit toujours que c’est pas prudent d’aller au campus toute seule…
- Je vais par là. On peut marcher par là si tu veux.
Non, loin de moi l’idée d’utiliser les gens croisés au hasard dans la rue. Mais s’ils insistent…

Je suis transparente

Outre le fait que l’inconnu ait détecté à distance que je me sentais mal à ce moment-là, il se vend comme une personne patiente, se portant à l’aide des enfants turbulents (pas moi) et des gens nerveux (moi). Parce que j’ai l’air un peu distante, quand même, c’est bizarre.
- Je peux toucher tes cheveux ?
Mh…Non ? Rappelons pour le n-ième fois que t’es un inconnu. Et, dis, ça ne fait pas de moi une personne distante ça. Jusque une fille normale qui est déjà bien inconsciente de se faire accompagner dans Evry par n’importe qui.
Je ne me souviens pas exactement, mais il a été question de peur. Tu as peur — De quoi as tu peur ?
Autre défaut : je crois que je parle beaucoup. Et que toute info sur moi ne m’apparaît pas confidentielle.

Bonne à marier

Beurgl.
Quelle expression dégueulasse. Elle n’a pas été prononcée, sinon cet article aurait été pour moi l’occasion de vous annoncer mon premier meurtre.
Mais c’est tout comme, ça se passe toujours pareil (voir ) : Tu voudras combien d’enfants ? – Non. Pas d’enfants. – Tu as quel âge ? – Ne me dis pas que je vais changer d’avis. – Tu penses aux femmes stériles qui sont tristes ? – Ne me dis pas non plus que c’est égoïste. – Oui, c’est égoïste !
En fait si, j’aurais pu annoncer mon premier meurtre. Je suis vraiment trop gentille.
S’en suit une conversation sur le choix. Je veux avoir le choix. Et puis il y a trop d’enfants qui crèvent la dalle. Je ne veux pas en générer d’autres. Il y a trop de monde sur cette terre. Je vais éviter d’aller dans le trop radical en te disant que je suis pour l’extinction de la race humaine, et que cette façon est la meilleure.

PS : Regardez Utopia.

L’inconnu marque un point en disant que ça dépendra de l’homme employé à la conception des éventuels enfants (mon vocabulaire – alerte instrumentalisation – je rigole voyons). Je suis d’accord : on ne se reproduit pas seul. Même les escargots qui sont hermaphrodites ont besoin d’être deux. J’ai certes aidé l’inconnu en disant que « je veux que mon corps serve ». Ouh purée, quand j’y pense, c’est de la provocation aussi (deuxième alerte instrumentalisation).
Cela dit, l’inconnu n’a pas marqué de point pour lui, et cette réflexion je me la suis faite il y a plusieurs années déjà.
Je rappelle à l’individu qu’il n’obtiendra rien de moi. Encore moins un gamin, hé !

La foi

Nous voilà devant le portique qui nous me sépare du campus. Merci mec, grâce à toi je ne me suis pas faite agresser. Du coup adieu hein, tu ne crois pas au hasard, je ne crois pas qu’on se recroisera.
[Morceaux de conversation inutiles]
- Tu crois en dieu ?
- Je crois en moi.
Essai d’explication rapide : il y a l’esprit, il y a des morceaux d’esprit en chacun de nous. (J’ai hésité à mettre une majuscule à « Esprit »).
- Tu sais qui t’a créée ?
- Mes parents.
- Et tes parents ?
- Mes grands parents.
Je vais devoir te parler de tout mon arbre généalogique ou bien ? L’évolution, on en parle ?
- Tu as la bible ?
- J’ai lu la Genèse. J’ai vomi. Bref. Oui, je sais, « au commencement il n’y avait rien« .
Et puis je n’aurais pas dû lui dire que j’avais peur tout à l’heure. Parce que la peur, c’est quand tu n’as pas la foi. Tu n’accompliras jamais rien sans la foi. Tu n’affronteras que tes peurs. Avec la foi, tu peux accomplir des choses merveilleuses. Genre passer le portique sans même avoir de badge.
Mec, tu ne passeras pas ce portique.
Et je ne te donnerai pas mon numéro.
Tu n’as pas assez la foi, on dirait.

Voulait-il me draguer ou me convertir ? En tout cas je le remercie, j’ai passé une bonne soirée après.
Et puis ça m’a permis de parler encore une fois de ces choses récurrentes, pas intéressantes et qui pourtant semblent tracasser le monde entier, que sont la reproduction et la religion.

 


L’urgence est un mythe

Cette tête est pleine de titres, pas seulement ceux qui font rire grassement, mais aussi des morceaux de mots, de phrases derrières lesquels devraient s’accumuler des mots.

Le vide.

La seule semaine où on me demande de faire travailler mon cerveau, je capitule. Je sature à partir de rien. Je suis un circuit oscillateur sans filtre. Je suis un amplificateur de bruit.

J’ai bouffé tout mon temps et j’ai la digestion difficile. Je bouffe mon temps, je ne sais même pas comment. J’ai encore faim.

Il faudrait s’organiser, je peux le faire, je le refuse. J’ai oublié ce que c’était. J’ai oublié comment on fait.

Le refus de l’ordre au plus profond, au plus loin et au moins contrôlable. La peur de l’ordre est toujours là, mais l’ordre a gagné. Il fait son chemin tranquillement, et je fais des ronds dans l’eau sur le côté.  Non, je ne me noierai même pas, il n’y a pas assez de fond.

Il y a la pastèque, il y a ce que tu en fais. Il n’y a plus de pastèques, je n’en ai toujours rien fait. Tout attend. Tout stagne. Dans le frigo il y a des choses qui n’ont rien à y faire. Dehors il fait plus froid que dans mon frigo. Je suis une denrée périssable hors de sa conserve.

Parfois on ne finit pas les choses mais on les laisse traîner. Il y a toujours des graines de tournesol quelque part. Il y a forcément du thé froid dans le fond d’une tasse.

Pas vraiment le vide.

Les restes.

La peur de l’évidence, pas celle de cette semaine, non, plus loin : il y a plusieurs mois déjà.

Tout est à mes pieds et je refuse de ramasser.

Je trébuche mais je refuse de tomber. Je glisse lentement…

Ouais, comme une défection.

Et dire qu’il y a des gens qui sont persuadés que je sais où je vais. Et dire que quelques examens ont réveillé la peur. Et dire que je ne l’ai jamais vaincue cette peur, j’ai juste arrêté de la regarder.

L'urgence est un mythe dans Chroniques d'un Gourou 038-trunklog-stock
Image libre de droits #

Lézard de vivre

 

 

J’ai vu ce tweet le même jour que l’article de Bettasplendens, que j’ai commenté. Et comme ici c’est mon blog, il va être question de ma vie – que c’est ego-centré, la vache !

Donc, encore une histoire de sexualité, mais surtout une histoire d’étiquettes : il y a celles que la société te colle, il y a celles que tu colles aux gens, et il y a toutes les autres. Dans « toutes les autres », il y a bien souvent celle que tu juges adaptée à toi. Mais pas toujours.  Dans le cas de Betta (si j’ai bien compris), et de beaucoup d’autres gens, l’étiquette adaptée a été trouvée et elle voudrait que ça soit reconnu par tout le monde (en tous cas ceux que ça intéresse).

Moi, je ne veux pas d’étiquette, et bien que le fait de pouvoir tout définir précisément (on t’a déjà parlé de genre fluide ?) soit un plus, mon genre et mon orientation sexuelle ne devraient pas être votre problème. D’ailleurs, les personnes pour qui l’étiquette par défaut convient ne se posent même pas la question, et nous non plus, on ne leur pose pas de question (une fille, ressemble à une fille, qui est attirée de façon amoureuse et sexuelle par des garçons, bah c’est une hétéro, voilà). Sauf dans les milieux où on se pose des question, là ce sont des Cis (et je perçois ce terme de façon un peu péjorative)

Bouh, que c’est compliqué déjà. Je devrais faire comme Koppa et mettre des couleurs partout.

 Je ne veux pas d’étiquette parce que …

- Je ne suis pas sûre de celle qu’il faudrait me coller
- Ça ne me dérange pas que les gens se trompent
- J’aime que les gens se trompent
- Comme ça je fais ce que je veux
- Et puis on ne contrôle pas trop quand on tombe amoureux
(ni quand on tombe ami, mais on s’en fout, c’est super chouette !)

Ceux qui ont besoin de la bonne étiquette le font par rapport à leur entourage (dans les cas que j’ai observés). En fait, c’est que leur famille (ou autres) leur attribue un genre/une orientation qui n’est pas la leur, et que ces personnes n’ont pas envie de mentir – ne veulent pas mentir – à quoi bon cacher une vérité dont on n’a pas honte ?

Lézard de vivre dans Chroniques d'un Gourou bolin
Eh oui, en vrai c’est simple !

Je ne veux pas d’étiquette parce que j’ai de la chance. Parce que si demain, j’arrive chez mes parents avec mon copain/ma copine , ils ne me jugeront pas en face sur mon orientation (même s’ils peuvent croire à une tentative de provocation pas sérieuse). D’ailleurs, tiens, je ne sais pas ce qu’ils jugeraient en premier.

Pour finir, cette chanson qui est très belle et dont je ne connais toujours pas les paroles et je vais y remédier.

# sur la fluidité de genre

…Ouais d’accord, je me pose trop de questions.


Bleu.

Le bleu est une couleur chaude, écrivait Julie Maroh en 2010. Je n’ai pas lu cette bande dessinée, ni vu l’adaptation au cinéma : La vie d’Adèle, ça dure quand même trois heures. The Tree of life a aussi reçu la palme d’or, je l’ai vu récemment, il va me falloir du temps pour encaisser un film aussi long. Lui ne durait (que) deux heures 20. 

mouetteUn morceau de photo que j’ai prise un jour. Voilà, le ciel est bleu.

A 9 ans, j’ai été à une grande manifestation à Rennes, j’y ai croisé du monde (encore une fois on nous avait dit que c’était historique, jamais il n’y avait eu autant de monde sur la grande place, tout ça…), et en particulier une punkette à crête bleue. Je l’ai trouvée super belle. Et comme tout le monde sait, quand je trouve quelqu’un beau c’est aussi que « j’aimerais trop être comme lui/elle ! ». Donc j’ai voulu avoir une crête bleue plus tard. L’échéance était « en classe de cinquième »: c’était pour moi le moment où j’allais être grande, et où les gens arrêteraient de me prendre pour un « jeune homme » dès que mes cheveux mesurent moins de 20 cm. (Parce qu’en 5ème, c’est bien connu, on a des seins, on est donc sans aucun doute: une fille.)

J’ai assez vite abandonné l’idée de la crête, en 5ème je me suis effectivement coupé les cheveux courts, mais l’idée du bleu m’est restée. Ma mère voulait bien, mais les coiffeurs autour de chez moi n’avaient pas de bleu permanent à me proposer. Moi, je voulais du permanent, pas un truc qui reste bleu soi disant cinq jours avant de virer au vert… Je ne voulais pas non plus m’en occuper moi-même.

En seconde, j’ai collé des rajouts bleus parmi mes cheveux. Pas beaucoup, mais j’ai été contente. Le désir de la petite fille de 9 ans s’était réduit à une dizaine de mèches bleues dans une chevelure dépassant 30 centimètres, c’est malheureux quand on y pense !

 

Toujours est il que je n’avais jamais pensé à une signification pour cette soudaine envie de bleu autour de ma tête. C’est juste trop classe, non ? Et en fait, il y a plein d’autres gens qui se teignent les cheveux en bleu. Le font ils parce que c’est juste trop classe ?

On se fait un bleu quand on tombe, on porte un bleu de travail pour jardiner ou vidanger la voiture. Tu ‘zo koll e hini c’hlas. Les bleus sont les débutants, les policiers, les Schtroumpfs. Bref, on fait plein de trucs avec 480 nanomètres

Je n’ai interviewé personne à ce sujet. J’ai fait de bêtes recherches, je suis tombée surtout sur des pages d’interprétation des rêves. Comme si on rêvait de cheveux. Juste de cheveux.

Le bleu a un petit côté rafraîchissant et pur qui permet de retrouver un certain calme intérieur lié aux choses profondes. #

La couleur bleue nous rappelle tout d’abord la nature et l’infini puisqu’elle nous fait penser directement à la mer et au ciel. #

J’ai pensé que, le bleu étant une couleur rare dans la nature, la teinture bleue tranche franchement avec les habitudes. C’est toujours bien, de choquer un peu les gens, de leur secouer le quotidien.

Pour ce faire, en classe de seconde, j’ai coupé mes cheveux à 4 centimètres (après que les rajouts bleus aient fait leur temps). J’aime le rappeler encore … parce que les gens sont surpris et qu’ils tirent de drôles de tête. C’est court, 4 cm.

Bleu. dans Chroniques d'un Gourou hair
Tu ne pouvais pas t’en sortir sans un gif de Korra.

Alors voilà, chères personnes aux cheveux bleus, vous avez la classe. Je ne comprends pas pourquoi, mais que ça soit pour choquer ou pour s’élever spirituellement, c’est chouette. 

Voilà, c’était un article vide de tout intérêt.

Espérons que d’éventuelles réponses y apportent de l’intérêt, et aiguisent ma perception :)


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