Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Souvenir d’enfance

En période de forte affluence dans les transports, impossible de bouquiner tranquille, impossible même de placer un livre de poche entre deux personnes debout. J’ai donc pris l’habitude d’écouter des podcasts. Et, puisque ce n’est que le début, je me limite à une seule « radio » pour l’instant :

Je ne sais pas si ce générique te dit quelque chose. C’est celui d’une émission qui a disparu de la radio publique depuis plusieurs années déjà, mais qui a aussi écumé les époques. Et cette émission, ce générique, cette voix, me rappellent des moments particuliers de mon enfance. C’est le moment où je rentrais de l’école, j’allais vite poser mon cartable et ma maman allait vite allumer le petit poste de radio. S’il y avait le temps, je mangeais mon goûter dans la cuisine, mais après ce fameux générique il ne fallait plus faire de bruit. Enfin, après ce fameux générique c’était aussi C’est pas Sorcier à la télé, alors …

C’est con tu me diras : c’est bien plus que ça une émission à la radio. C’est aussi pour ça qu’aujourd’hui, j’en écoute des archives.

Souvenir d'enfance dans Chroniques d'un Gourou danslediplodoctobre

En ce mois d’octobre 2017, il y a plusieurs anniversaires spéciaux que cette radio de gauchistes nous rappelle : les 50 ans de la mort de Che Guevara, et, si toi aussi « Octobre 17″ te met la puce à l’oreille, les 100 ans de la révolution d’Octobre en Russie. Enfin pour l’instant, je te propose surtout la série sur le Che. Oui ce sont des archives, les nouvelles émissions sont réservées aux abonnés, l’abonnement est payant (2€ par mois pour les étudiants), parce qu’il faut bien payer les journalistes. Je vous conseille cet abonnement tout de même, si ce n’est pour égayer vos trajets quotidiens.

Et si vous avez eu cette enfance où on prend le goûter pendant que Là bas commence, vous aurez peut-être comme moi quelques frissons et des sensations qui vous reviennent, l’odeur de la cuisine, le bruit du boulevard par la fenêtre, le chocolat chaud trop chaud. On en oublie presque qu’on est écrasé entre 5 personnes moites pendant que d’autres poussent encore pour rentrer dans le wagon.

Dans 5 ans, je vous raconterais sans doute que réécouter ces podcasts me rappelle l’odeur âcre du RER B.

Au fait, le lien vers l’émission dont j’ai extrait le générique


Mobilisations.

Mobilisations. dans Chroniques d'un Gourou
 
Le 11 novembre 2015, des milliers de personnes ont défilé dans las rues de Kaboul, portant les sept cercueils de victimes de l’ei. Selon la journaliste Taran Khan, « c’était un moment remarquable de solidarité et de résistance, la démonstration puissante de la colère du peuple afghan face à la haine et à la violence qui détruit la société”.
#Courier International

Aujourd’hui, parlons de droits de l’homme dans le pays éponyme. Je ne sais pas pour toi, mais cela fait bien une semaine que je vois défiler des articles intitulés : « La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme » (#Bastamag), « La France prévoit d’enfreindre les droits de l’homme »(#Figaro), « la France envisage de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme »(#Le Monde)…
A la veille de la COP21, la plus grande conférence sur le climat jamais organisée, et le plus grand sommet jamais accueilli pas la France, les personnes touchées par ce non-respect des droits de l’homme sont assez loin du type « terroriste », elles sont plutôt de type « ZADiste ». En effet, le droit de manifester est passé à la trappe, alors que tout sommet sur le climat de grande ampleur est critiquable et critiqué par les écolos de tous horizons.

Pourquoi des manifestations ?

La coalition climat résume la situation en disant que comme les conférences précédentes, « les négociations qui se tiendront dans le cadre de la COP21, si elles sont une étape nécessaire, ne seront pas suffisantes pour sauver le climat ». Un mouvement pour la justice climatique ne peut dès lors n’être que mené par des citoyens… Et ces citoyens veulent se faire entendre, car ils ont des choses à dire ! Je ne citerai que la lutte contre les grands projets inutiles imposés (GPII) : enfouissement de déchets nucléaires à Bure, aéroport à Notre dame des Landes, technopole à Agen, ligne LGV Lyon-Turin… L’organisation d’un sommet pour le climat par la France ne remet en cause aucun de ces projets, au contraire. « Tant qu’on voudra préserver la société industrielle de croissance, les négociations telles que celles de l’ONU n’aboutiront à aucun résultat » #. Généralement, beaucoup dénoncent de « fausses solutions »#.

Événements

L’état d’urgence est la suite logique des événements du 13 Novembre. Il est normal que la sécurité soit renforcée en présence de telles menaces. Il est clair que les attentats ne sont pas une manipulation gigantesque en vue de bloquer quelques écolos pendant une conférence mondiale.

Maiiiiis le fait que ça soit arrivé donne des excuses à nos autorités pour cibler une population très éloignée de daesh. Quoique, le président de la FNSEA les a bien qualifiés de « djihadistes verts », non ?

AntiCOP29_Nov

(Ouhla, il y a beaucoup trop de mot-clés dans cet article. Je ne me suis pas renseignée pour la liberté d’expression, est elle enfreinte aussi en ces temps sombres ?)

Sans ça, le 22 novembre dernier, des gens ont manifesté en soutien aux migrants. Ceux là ne sont ni écolos ni terroristes, mais on nous informe qu’étant donné l’interdiction de manifester, 58 personnes encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7 500 euros #.
Et aujourd’hui, une manifestation anti-cop21 de plusieurs milliers de personnes se voit être sévèrement réprimée par les forces de police. Des grenades lancées sur les manifestants et plusieurs centaines d’arrestations. #

OK, ils étaient prévenus : je crois que tout le monde est au courant de l’état d’urgence… Mais la mesure étant exceptionnelle, le pays ayant une grande tradition de la manifestation, comment se rendre compte que oui, en effet les droits de l’homme ne sont pas respectés, autrement qu’en allant sur le terrain ?

Des conseils, au cas où tu voudrais te lancer dans une manif toi aussi : # #
Ou si tu ne sais pas ce qu’est un Zadiste
 
Et, pour une note plus joyeuse enfin, -ça va devenir une tradition- Deiz ha bloaz laouen, Solenn P. !

Un partage : témoignage

Bettasplendens vient de publier un article sur le féminisme chez les hommes. Des gens viennent de manifester contre la taxe tampon. Une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun a été lancée par le gouvernement et ce n’est pas trop tôt, au vu des nombreux témoignages glauques qui fleurissaient sur le net. Bref, un peu de revendication d’égalité entre les sexes (oui, « féminisme » ça pique il paraît), ça peut pas faire de mal.

Maintenant, mise en contexte :
Un jour, il y a fort fort longtemps, j’ai créé une catégorie « informations« . Cela signifie, dans une dimension parallèle, qu’il s’agit d’une catégorie de « copier-coller », parce que si je vous mets juste un lien vous n’allez pas forcément cliquer. Là c’est important, donc voici sous vos yeux ébahis : un article en provenance du blog « Alors voilà ». C’est un témoignage. Et peut-être que vous l’avez déjà vu parce qu’il a été partagé partout et je vis dans une caverne donc je ne suis pas au courant …

 Les choses que je sais et celles que je ne saurai jamais.

Je sais que je suis un homme de 30 ans, blond, blanc, cis-genre, médecin, socialement bien intégré, et je sais que je jouis sans le savoir de privilèges nombreux qui ne sont en aucun cas le fait d’un mérite quelconque.
Quand j’ai demandé aux femmes qui m’entourent ce qu’était le sexisme, ce qu’était « factuellement » le sexisme, je me suis rendu compte, pour la première fois de ma vie, des mille et une petites choses qui concourent à mes privilèges. Je sens déjà que certaines femmes vont rire, et que les plus féministes d’entre elles grinceront des dents. Mais je leur demande la même indulgence qu’on octroie à cet enfant qui découvre la non existence du Père Noël ou à cet autre qui tombe des nues et s’aperçoit que, non, ce n’est pas une bonne fée qui vient subtiliser la dent sous l’oreiller pour la remplacer par une pièce de 1€…
D’ailleurs, pardon pour elles, mais ce texte s’adresse avant tout aux hommes. Aux hommes qui ne savent pas et qui ne sauront jamais.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand le vendeur du magasin de bricolage regarde l’homme qui m’accompagne pour répondre à MA question concernant MA salle de bain.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand la maîtresse d’école s’adresse systématiquement à la maman quand il s’agit de parler des enfants. Ou la colère sourde dans mes tripes de femme violée quand un expert psychiatre dira d’un accusé en cour d’assises : « c’est un dérapage, un acte d’opportunité ».
Je ne connais pas et je ne connaîtrai jamais l’indignation d’entendre qualifiée de « caprice » ma volonté de garder mon nom de jeune fille, ou ce qu’on ressent quand le maire de la troisième ville de France parle de ses collègues élus masculins en termes de « compétences », mais évoque la nouvelle élue à l’agglomération en s’exclamant « jolie, en plus ! ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie brûlante d’expliquer au notaire que non, vraiment non, quand il y a écrit sur le papier officiel « Mme et M [prénom-nom du mari] » moi, en tant que femme, je n’apparais pas. Qu’éprouve-t-on lorsqu’il vous répond : « Mais allons, madame, c’est PAREIL ! » ? Je ne le sais pas et je ne le saurai jamais.
(Et je ne parle même pas des chéquiers… Les femmes comprendront, les hommes pas du tout…)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est que de vivre dans une société où la plupart des insultes et des jurons sont liés à mon sexe de femme. « Con, connasse, Salope, va te faire foutre, putain, pute, va te faire enculer, enculée, pétasse,  » autant de mots de tous les jours qui me rappellent ma condition de pénétrée et la suprématie du pénétrant. (Rajoutons les PD, tarlouze, tante, etc.). ET TOUT LE MONDE TROUVE CELA NORMAL ?!?!?
Je sais, cependant, que plus j’accumulerai de conquêtes féminines plus je serai un tombeur, mais je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de chaudasse, ou salope, parce que je suis une femme et que je prétends aux mêmes droits à la sensualité que les hommes. Je sais aussi, la honte induite et idiote, que j’ai ressentie petit garçon quand on m’a dit : « arrête de pleurer comme une fille ! ». Alors, ça pleure comment une fille ? Avec ou sans les larmes ? Avec ou sans les yeux ? Est-ce que ça hoquette ? Est-ce que ça renifle ? (Sérieux, c’est une vraie question ça…)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais que, pour chercher des informations sur mes impôts, je les trouverai en réalité sous le numéro fiscal de mon mari.
De même, on ne m’a jamais demandé : « Et le bébé c’est pour quand ? » au cours d’un entretien d’embauche. On ne me fait pas payer mes rasoirs trois fois plus cher parce qu’ils sont bleus ou des Stabilo parce qu’ils sont spécialement faits pour les hommes.
On ne me regarde pas de travers quand je dis ne pas vouloir d’enfant. On ne me dis pas : « tu as une ampoule grillée sur ta voiture, il faut que ta femme s’en occupe ». Cependant, je sais qu’on me regarde avec approbation quand je dis que je repasse le linge, comme si c’était un exploit. (Et merde, la porcherie est partagée, on est plusieurs à vivre dedans, non ?)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais le rire salace du policier qui prend la plainte pour viol de ma compagne lesbienne et murmure à son collègue : « Pour une fois qu’elle avait un vrai pénis entre les jambes ! »
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie de frapper mes interlocuteurs quand, étant mariée avec deux enfants, j’accepterai un super job bien payé à 400 km de chez moi et que je m’entendrai dire : « Comment tu vas faire avec les enfants ? »
Parce que ÇA, on ne le dit JAMAIS à un homme.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais pourquoi à l’école on insiste toujours pour appeler d’abord la maman plutôt que le papa quand la fillette vomit. Je ne sais pas je ne saurai jamais pourquoi, dans les magasins, on trouve toutes les tailles pour les hommes, mais rien au-dessus du 44 pour les femmes. Parce que « les grosses, c’est moche, elles vont sur le net », alors que les hommes avec de l’embonpoint c’est le pouvoir et la force de l’âge ! Amen !
Je sais (et je me souviens) de l’indignité d’un chef aux Urgences prétendant de toute sa puissante voix virile que non, l’excision est une coutume locale et qu’on « se doit de la respecter parce que ça rend la femme respectable ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de réduire mon indignation d’être humain à un simple désordre hormonal en un réducteur et lapidaire : « T’as tes ragnagnas, ou quoi ? », digne successeur du « T’as un trouble hystérique, ou quoi » du 19 ieme siècle. (Pour les tordus de philo : « Le sexisme c’est emprisonner quelqu’un à l’extérieur de ce qu’il est. » Vous avez 4 heures.)
Est-ce que je suis en colère quand, étant une femme travaillant dans un pays européen, j’apprends que depuis le lundi 2 novembre au soir, je ne suis plus payée ? (Oui, oui, en Europe, un employé femme gagne en effet en moyenne 16 % de moins qu’un employé homme. Rapporté sur 365 jours, c’est comme si elles étaient rémunérées cinquante-neuf jours DE MOINS par an !) Je crois que oui, je serais en colère. Très en colère.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand, alors que je suis chef d’entreprise et qu’une discussion devient pointilleuse avec un client, celui-ci demande à parler au patron.
« C’est moi le patron ! CONNARD ! »
(mais qu’est-ce qu’IL a celui-là ? IL a ses ragnagnas, ou quoi ?)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est de devoir assumer SEULE, dans mon corps et dans mon porte-monnaie, le poids de la contraception de mon COUPLE.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand soudain, dans l’avion, alors que je suis à ma place, l’hôtesse de l’air vient m’expliquer que je dois changer de place car je suis près de l’issue de secours et qu’il faut un homme à cette place. Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de sale pute parce que je porte une jupe, et que non, cela ne veut pas dire que j’ai envie de baiser (et quand bien même !), mais que simplement je me sens bien en jupe ou belle, ou les deux, et que tout être humain a le droit d’être bien dans sa peau et de se sentir beau. Je ne sais pas et je ne saurai jamais la colère d’avoir un doctorat et de pourtant devoir affronter des gens qui persistent à voir en moi une assistante, une secrétaire, une infirmière, une aide-soignante, enfin bref, tout ce qui n’est pas un docteur (je ne dévalorise en aucun cas ces métiers, simplement le fait qu’ils soient, dans l’imaginaire collectif, réservés aux femmes). Je sais, cependant, qu’il est difficile de trouver un déguisement de docteur pour ma nièce, quand seuls des déguisements d’infirmière sont proposés aux petites filles, et de docteur aux petits garçons. Je sais, aussi, que dire d’une enfant « c’est un garçon manqué », c’est dire étymologiquement que l’enfant est ratée. Je sais aussi que le sexisme c’est consacrer spécialement une journée par an aux droits de la femme et aucune à ceux de l’homme avec un h minuscule (oui, il y a une ironie désabusée dans cette phrase.) Le sexisme c’est aussi (surtout ???) la femme qui aura lu ce gros pavé jusque-là et qui se demandera si tout cela EST vraiment du sexisme. Oui, je sais, au fond de moi, que le sexisme, le vrai, celui qui a gagné je veux dire, c’est cette femme, seule devant ce texte, en train de se dire que, finalement, tout cela « ce n’est pas si grave »…
Je pourrais continuer indéfiniment la liste des choses que je sais et celle des choses que je ne sais pas et que je ne saurai jamais. Alors j’incite le lecteur de ce texte à demander aux femmes qui l’entourent ce qui, pour elles, est le sexisme. Le sexisme pragmatique, j’entends. Factuel. Tangible. Quotidien. Palpable dans le réel. Où est-il ? Qui est-il ? Comment agit-il ? Parce que non, définitivement non, quand on est un homme, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qu’on ne voit pas, qu’on ne sait pas. Et qu’on ne saura jamais. Demandez aux femmes autour de vous, renseignez-vous, croquez la pilule rouge ! Et si vous vous décidiez à changez votre point de vue, à prendre la place de l’autre ? C’est comme ça que les révolutions arrivent : on commence par changer sa manière de regarder le monde, puis un jour voilà que le monde entier a changé.

Baptiste Beaulieu ©

À partager avec vos amis. Un maximum. Pour que les choses changent.

Un article du blog « Alors Voilà », venez nous découvrir sur : http://www.alorsvoila.com

Article flemme, facilité ? Nein. Au fait, merci d’avoir lu jusqu’ici. Je voulais partager ce témoignage parce que je le trouve sympa. Je le trouve assez complet, parfois un peu exagéré, et c’est d’ailleurs là que je me demande : suis-je de celles qui se disent « ce n’est pas si grave » ? Ai-je de la chance ou suis-je insensible aux conneries dans cette société ?

Je suis de celles qui pensent que les hommes sont aussi plus victimes de l’inégalité entre les sexes que ce que l’on croit, et là … Il n’en parle pas. Alors je vais guetter les commentaires sur l’article de Bettasplendens.

Un partage : témoignage dans Informations E2-Harcelement-Abribus-Decaux-1185x1750-HD


Des sous !

Les classes moyennes [...] ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’Histoire. Si elles sont révolutionnaires, c’est en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leurs intérêts futurs et non leurs intérêts actuels ; elles abandonnent leur propre point de vue pour se placer à celui du prolétariat. » (Manifeste du Parti Communiste, 1848)

#Source

Oui, mais…

… Bon, d’accord.

En attendant, la loi Macron est arrivée à l’assemblée. Cette loi, on trouve beaucoup de choses à son sujet, mais seulement quand on cherche. Cette loi serait « la démolition du code du travail » selon Gérard Filoche, lui-même membre du PS.  Et alors, les « classes moyennes conservatrices » tomberont, redeviendront des prolétaires.

La situation n’est plus celle de 1848, les classes sociales ne sont plus organisées pareil. Il reste sûrement des prolétaires, des aristocrates, des bourgeois. Mais ce que nous appelons « classes moyennes », ce n’est pas ce que les anglais appellent « middle-class » (qui signifie bourgeoisie). Gast, c’est compliqué. Bref, il y a moins d’ouvriers (ceux là sont devenus chômeurs quand leurs emplois ont été délocalisés à l’est), mais il y a plein de sortes d’employés.

Ces classes moyennes actuelles vont « se placer au point de vue du prolétariat » incessamment sous peu, puisque toutes les richesses viennent s’agglutiner autour des 1% les plus riches du monde

(près de la moitié des richesses mondiales (46%) sont aujourd’hui détenues par 1% de la population, selon le rapport de l’ONG Oxfam #Source), qui ne sont guère des employés !

modernité

Voilà. Au départ, je citais le manifeste du parti communiste par (simple) provocation: J’ai parlé un jour de la possibilité de travailler tous seulement 15 heures par semaine, et on m’a demandé d’un air accusateur: Mais tu es communiste ?!

Je n’ai pas aimé: l’air accusateur,  le non intérêt porté au sujet proposé. Et puis la justification: « tout le monde à 15 heures par semaines, c’est tout le monde pareil, il n’y a plus d’individualité ! ». Pourtant, il y a en France plein de smicards: même revenu, même type de contrat. Pourtant la France n’est pas sous un régime communiste. Et nous ne sommes pas tous identiques (quoiqu’il en faille peu pour paraître différent).


Kernitron

(Photo provenant de Ouest-France)

(Photo provenant de Ouest-France)

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Pas de zoom, c’est assez grand, vous être assez grands pour voir. Devant, des policiers habillés en policiers. Derrière, d’autres policiers, avec casque et gilet pare-balle, mais avec jean ou même pantalon large style « baba cool ». Méfiez-vous, je suis peut-être envoyée spécialement pour vous surveiller, malgré mes apparences de littéraire. Méfions-nous, ils sont partout.

Quiconque croit à la Matrice est potentiellement un agent.

Il y avait peut-être des casseurs, mais aussi des personnes déguisées, pour qui ça n’est pas un jeu mais un enjeu politique. Où comment décrédibiliser 40 000 personnes pacifiques. Où comment blesser des innocents, où comment détruire des terres…

En effet, il y a eu des blessés. 130 coté force de l’ordre, aussi, d’accord. On ne parle pas tant que ça des manifestants… Et un centre-ville de Nantes soi-disant « dévasté ». J’en appelle à vous, chers nantais qui lisez cela, vivez vous dans une ville détruite ? Dans tous les cas, les Zadistes sont des pacifistes. Ils demandent, pour les plus radicaux, une alternative à la société actuelle. Ils se déguisent en clown et dénoncent, ou alors ils disent tout simplement non à un n-ième projet inutile.

« C’est impossible à évaluer à l’échelle de la ville. Mais nous avons constaté une cinquantaine de blessés, dont treize blessures au visage par flashball », relève une membre de l’équipe médicale de la Zad (Zone à défendre) contactée par Basta !. « Nous avons aussi trouvé des éclats de grenades assourdissantes, comme des morceaux de métal, dans les jambes notamment ». Au moins 40 manifestants, dont deux blessés à l’œil, auraient été admis à l’hôpital de Nantes.

Collé à partir de <http://www.bastamag.net/Silence-mediatique-sur-les>

Je n’étais pas présente le 22 février. Trop occupée par mon avenir, incertain pourtant. Je respecte et je crois au présent. J’aurais aimé être là. Commenter ce que j’ai vu moi-même. Assumer pleinement ce que j’écris. [Soit dit en passant, je ne veux pas qu'un jour je parle de tout cela comme d'une erreur de jeunesse. Sachez que Jacques Chirac se serait engagé, dans sa jeunesse, dans des mouvements d'extrême gauche et parlait ensuite d'erreur de jeunesse.] Ce que je sais c’est que cette manifestation, prévue depuis des mois, fut interdite le vendredi soir (pour le samedi) par la préfecture. Rendue illégale quelques heures avant, son parcours initial fut donc entrecoupé de paquets de CRS…

Belle performance. En effet, je ne sais pas comment ils auraient pu aussi bien casser une si grosse manifestation sinon.

D’autres ont été cassés. Et vous, si un jour vous perdez un œil pour avoir donné votre opinion, vous faites quoi ? 

Quentin Torselli, un charpentier de 29 ans gravement blessé. « Je n’étais pas armé, je n’avais pas de masque à gaz, je n’avais pas de lunettes de protection », relate t-il. « On rentrait, les CRS avançaient, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec d’autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j’ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre ». Hospitalisé au CHU de Nantes, Quentin a perdu son œil gauche.

Collé à partir de <http://www.bastamag.net/Silence-mediatique-sur-les>

La question qui me reste est: pourquoi céder aux anti-mariage-pour-tous, et réprimer aussi catégoriquement des dizaines de milliers d’écolos ? Que je sache, il n’y a pas de catholiques conservateurs au gouvernement.

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Je me permets de piquer une chouette publication...

Je me permets de piquer une chouette publication…

Allez, et un peu de musique pour finir…


Être en dehors

Une femme libre, ça n’existe pas. C’est comme Dieu, c’est une idée, c’est  quelque chose de pas incarné. C’est un idéal qu’on voudrait atteindre. En généralisant, on peut dire que les hommes libres, ils n’existent pas non plus. Mais pour ce qui est du pouvoir, si on pense liberté comme pouvoir, si être libre c’est faire, alors les femmes sont plus moins libres que les hommes. Le meilleur statut paraît être celui d’escargot, mais c’est un autre sujet. Apparemment, je ne suis pas touchée. Pas directement, pas officiellement, mais c’est tellement proche.

Sterenn 

1936, une guerre civile en Espagne, sauf erreur de ma part, et aucune intervention de la France malgré la possibilité, sauf erreur de ma part. Aujourd’hui, ou hier, même si c’est bientôt noël et que du coup la vie est belle, j’aimerais savoir comment faire pour intervenir en Espagne, et aider à remettre une loi qui autorise l’avortement. On ne peut pas reposer sur des acquis, parce que même les acquis sont éphémères. Même une supposée, prétendue liberté est éphémère. Comme l’art, comme la beauté, mais ici il n’y a rien de beau, rien de grand, rien de quoi on peut être fier. Et bien que la honte puisse être considérée comme mauvaises, arme des faibles contre les forts, ici c’est justifié: interdire l’avortement aujourd’hui dans un pays qui l’a autorisé hier est une honte. Et quoi d’autre qu’un recul ?

J’ai peur. En tant qu’être humain, en tant qu’enfant encore innocent, en tant que bientôt adulte, je ne veux pas vivre dans un monde où je suis seule face à des horreurs contre lesquelles je ne puis rien. Oui, seul, on ne peut rien. Parce que la raison est en panne, parce que la réflexion est en grève, et parce que la grève qui a du sens a perdu sa force, se battre seul pour des droits est possible. Les gens ne se battent plus pour leurs droits, ils préfèrent se battre contre ceux des autres. C’est tellement plus facile de gommer que de dessiner.

J’ai encore peur. La lâcheté elle-même ne me sauverait pas, et la politique du moins pire ne semble plus intéresser grand-monde. Voter pour des idées ? D’accord, mais de vote blanc, d’accord mais de vote blanc… Il n’est PAS reconnu ! Que de gâchis de paperasses électorales si personne ne les lit, ou plutôt s’il n’y a rien de consistant à lire, rien de sensé ? Il n’y a plus d’idées en politique, seulement des gens. C’est ce qu’on croit. On a oublié les idées.

Pour info: Rue89, Le Monde.


Mondi.

Image de prévisualisation YouTube

Notre dame des Landes: C’est loin d’être fini.

Souvenez-vous d’un article posté ici, souvenez vous de la manifestation du 17 novembre 2012 avec plus de 40 000 personnes au rendez-vous. Sachez que les habitants de la Zad sont nombreux, et que malgré l’autorisation de détruire leurs cabanes, ils ne lâchent rien et sont soutenus. Notamment, ici, à Carhaix (Bretagne, Finistère).

Je voulais vous montrer une vidéo.

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L’eau propre au Canada

Coucou ! Je suis encore là. Et avec des nouvelles pas bonnes, et puis d’ailleurs c’est juste histoire de faire tourner l’info. Parce que même si être informé c’est bien, nous autres petits ne pouvons pas changer grand-chose. Bref, le Canada déclasse la plupart de ses ruisseaux et grands lacs au profit de ceux qui voudraient les polluer.

L'eau propre au Canada dans Informations rivierescanada-243x300

Depuis 1882, toutes les voies naturelles navigables du Canada étaient protégées d’office : des études environnementales étaient nécessaires avant d’effectuer des travaux. Avec le vote définitif de la loi omnibus C-45 le 5 décembre, seuls 97 lacs et 62 rivières sont encore concernés. Cela représente une diminution de plus de 99% du nombre de cours d’eau classés.

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A méditer.

Un aéroport espagnol, censé accueillir 5 millions de passagers par an, a été fermé cette année par manque de trafic. En plus de toucher le secteur de l’immobilier, la crise économique et financière, impacte aujourd’hui le secteur de l’aviation.

A méditer. dans Informations l-aeroport-international-de-ciudad-real-en-espagne-76007 
Le phénomène des villes désertes est encore loin d’avoir achevé sa déferlante. Cette fois-ci, c’est tout un aéroport qui se voit transformé en terminal fantôme en Espagne. Conçu pour accompagner l’économie fleurissante espagnole du début des années 2000, l’aéroport de Ciudad Real, situé à 200 kilomètres au sud de Madrid, est aujourd’hui laissé à l’abandon. Doté d’une piste de 4 200 mètres (la plus longue d’Europe), il était le seul en Espagne à pouvoir accueillir le gigantesque A380. C’est également le premier aéroport de ce gabarit à avoir été entièrement financé par des fonds privés. Son coût total s’élevant à plus d’1 milliard d’euros. Malheureusement, ce projet s’est avéré être un fiasco après seulement trois années de fonctionnement. Inauguré en 2009, il a vu le décollage de son dernier vol en décembre 2011.

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Un nom pour Anonymous.

Un nom pour Anonymous. dans Informations psn-playstation-sony-anonymous-cover4-H-290465-131

Le 13 avril 1570 naissait, en Angleterre, un certain Guy Fawkes. Bien qu’issu d’une famille très protestante et éduqué de la sorte, le jeune Guy se convertit au catholicisme dès 16 ans, sans doute sous l’influence de son tuteur de l’école St Peter’s, John Pulleyn.

A 22 ans, en 1592, il s’engagera dans l’armée catholique d’Espagne pour faire face aux protestants des Provinces-Unies, puis l’année suivante dans l’armée de l’archiduc Albert d’Autriche des Pays-Bas espagnols. A son retour, en 1603, sa maîtrise des explosifs lui permît d’être présenté à Robert Catesby, instigateur secret d’un complot à venir contre le pouvoir protestant de Jacques Ier d’Angleterre. En effet, grâce à ses dons d’artificier, Guy Fawkes va se retrouver au cœur de la célèbre « Conspiration des poudres » aux côtés de Catesby, Thomas Percy, John Wright, Robert Keyes, Thomas Wintour et Robert Wintour.

Le projet est de faire sauter la Chambre des Lords, au palais de Westminster, afin de se débarrasser du Roi Jacques Ier, de la famille royale et de toute l’aristocratie anglaise. Suite à la conférence de Hampton Court en 1604, où le mépris et l’intolérance envers les catholiques se confirment et s’aggravent, la date est fixée au 5 novembre 1605, jour où le cœur du pouvoir sera réuni au Parlement.

Ainsi, durant les semaines qui précédèrent le jour-J, Fawkes et ses complices installèrent 36 barils de poudres – soit 1800 livres (670 kg) d’explosifs – dans une cave (louée) située sous le palais de Westminster. En plus du fait d’assassiner l’ensemble de l’exécutif, cet attentat pourrait également accélérer les demandes de soutien de l’Espagne aux catholiques anglais persécutés. Demeure un grave problème de conscience, pour certains comploteurs : des catholiques seront présents au Parlement ce jour-là. Est-il acceptable que ces coreligionnaires soient tués ?

A peine le temps de se poser la question que, le 26 octobre (10 jours avant la date fixée), l’un des protagonistes du complot avait déjà franchi le Rubicon en envoyant une lettre au Baron Monteagle, William Parker, censé se trouver au Parlement le 5. Ce qui devait arriver arriva : Parker envoya immédiatement une lettre au secrétaire d’État pour l’avertir du complot qui se tramait.

S’en est suivi une inspection des caves du palais, et c’est le 5 novembre, jour de l’attentat, que Guy Fawkes fut surpris et arrêté alors qu’il tentait de mettre le feu aux barils entreposés ici depuis plusieurs jours. Torturé, il fut contraint de dénoncer ses complices. Il fut jugé pour haute trahison et subit le châtiment réservé à cette accusation suprême : hanged, drawn and quartered (pendu, éventré et écartelé).

Ainsi, Guy Fawkes mourut le 31 janvier 1606, à l’âge de 36 ans, pour cette tentative ratée d’attentat sur le pouvoir en place, à l’instar de l’écossais William Wallace qui subit, trois siècles plus tôt, le même sort.

Depuis sa mort, les Anglais fêtent, encore aujourd’hui, tous les 5 novembre la « Guy Fawkes Night », en commémoration de cet échec historique, où l’on organise feux d’artifices et mise à feu d’effigies de Fawkes à travers tout le Royaume-Uni.

Guy_Fawkes_be874-f432b-fd475 longtemps dans Informations

Au début des années 90, Alan Moore et David Lloyd utilisèrent, pour leur bande-dessinée « V for Vendetta », le visage de Guy Fawkes pour créer le masque de « V », anarchiste anglais des années 80 qui lutte contre le parti fasciste ayant pris le pouvoir dans son pays.

En 2006, James MacTeigue réalise le film du même nom, avec Natalie Portman notamment, en adaptant quelque peu l’histoire de « V », qui n’a plus rien d’un anarchiste et porte un masque retravaillé.

Depuis la sortie du film, le groupe de hackers Anonymous s’est emparé du masque pour se forger une identité. L’effigie de « V » est également utilisée, de nos jours, par beaucoup de mouvements de protestation un peu partout dans le monde. Des révolutions arabes aux Indignés des pays occidentaux, Guy Fawkes est omniprésent. Le masque se vend comme des petits pains et la compagnie Warner Bros, détentrice des droits, touche une somme impressionnante de royalties sur ces ventes qui explosent.

Aujourd’hui, ce visage curieux au sourire énigmatique est devenu le symbole de la contestation populaire face à la finance mondialisée. Bien que le message ait radicalement changé par rapport à la lutte catholico-protestante du XVIIème siècle, le visage de Guy Fawkes semble comme devenu éternel, quatre siècles après son exécution.

Source.


Un grand projet.

Le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes (44) est envisagé depuis 1963, inscrit dans les plans d’urbanisme depuis 1974 et déclaré d’utilité publique depuis 2008. Le montant total de l’opération s’élève à 556 Millions d’euros, partagés entre l’état et le groupe Vinci. Le début des travaux était prévu pour janvier 2011, pour arriver à une mise en service en 2017. Mais: Il y a un mais. C’aurait été trop beau pour les investisseurs-bâtisseurs comme Vinci de bétonner sans embûches. La Zone d’Aménagement Différée créée en 1974 était (et est encore) habitée, et malgré de nombreuses expulsions, des militants ont, eux, créé une Zone A Défendre. Depuis 1972, date de création de l’Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport, des actions, des manifestations sont organisées. En 2010 est organisée la première Tracto-vélo: parcours d’une semaine sur 500kms. En 2011, une seconde Tracto-vélo rejoint Paris pour se faire entendre.

Jusqu’ici, pas trop de problèmes, mais les militants peinent à se faire écouter. Au début de cette année, deux agriculteurs ont fait une grève de la faim pendant 28 jours, cessée après un accord qui ne sera pas respectée. A présent, depuis le 16 Octobre, le gouvernement répond par la violence.

Sources: Ici et .

La guérilla champêtre entamée le 16 octobre à Notre-Dame-des-Landes se poursuit. La nuit, les opposants à l’aéroport construisent des barricades pour protéger leurs maisons et leurs cabanes. Au petit matin, les forces de l’ordre détruisent les barricades, font reculer les opposants à coups de grenades lacrymogènes. Ceux-ci lancent des pierres, à la main ou avec des frondes.

Parfois, comme ce mardi matin, les gendarmes lancent des grenades détonantes et utilisent des flashballs. Il arrive aux insurgés d’envoyer des cocktails Molotov sur les véhicules envoyés par le conseil général pour déblayer les routes.

Sur place, j’ai entendu courir beaucoup de bruits, invérifiables : des flashballs auraient été utilisés à tir tendu sur les parties sensibles des manifestants, des gendarmes auraient lancé des bouteilles sur les manifestants… Ce mercredi, le seul blessé officiellement déclaré est un gendarme, qui est tombé d’un arbre en allant déloger un manifestant.

Source

 

Un grand projet. dans Chroniques d'un Gourou

N’hésitez pas à chercher d’autres infos, des arguments contre mais aussi en faveur de cet aéroport, pour vous faire une opinion…


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