Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Une empathie « mal placée »

C’est fatiguant d’entendre que les personnes militantes sont violentes dans leurs propos, pas crédibles, et bonus si elles sont de genre féminin, « hystériques ». Pour le dernier point, j’invite tout le monde à se rendre sur le dernier article de La parenthèse psy : « Tous pervers narcissiques ? » et j’invite à ne pas faire ce genre de diagnostic soi-même, de sorte que le vocabulaire médical reste utilisé à bon escient. Et puis aussi il y a tellement de choses à dire sur la féminité considérée comme une maladie, mais pas aujourd’hui (enfin quand même : #là #ici et #là).

On va partir de ces constats :
– C’est difficile de discuter, d’argumenter, quand quelque chose nous tient à cœur.
– On a tous des seuils de tolérance différents
– Qu’elle qu’elle soit, on a une sensibilité (sauf les fameux pervers narcissiques du début peut être)

Je connais des militant.e.s qui s’indignent de tout. A les entendre énumérer tous les malheurs du monde, les injustices, je ne veux plus vraiment les écouter. Je leur dis « tu te fais du mal » . Ce sont aussi des personnes qui vont tenter, en vain, de discuter avec les trolls et les réactionnaires des réseaux sociaux, et s’en prendre plein la gueule — cercle vicieux pour elles.eux, leur monde n’en est que plus violent.
Puis, dans une discussion calme entre amis, on en viendra à discuter inégalités. Cette personne va tout de suite monter au créneau. Rhôlala, ces féministes sont vraiment extrêmes ! … Cercle vicieux (et puis sérieusement, cesser de penser ça, le féminisme est rarement extrême).

Une empathie
Les landes arides de l’internet où les idéologies s’affrontent

J’ai pris l’exemple du féminisme parce que c’est assez classique. Mais il se passe tellement de choses sur cette planète qu’on a pléthore de causes à défendre, des tonnes d’injustices à renverser. Et, suivant notre seuil de tolérance, savoir qu’il y a des injustices va nous faire du mal.

Même sans être militant.e d’ailleurs : je connais une personne qui a fait une dépression, et pour s’en sortir elle a arrêté de lire/écouter/regarder les infos. Elle se prenait le malheur de plein fouet et cela la bloquait pour aller mieux de son côté. Ce n’est pas de l’indifférence, au contraire : j’ai envie de dire que son empathie était mal placée, qu’au lieu d’avoir l’empathie qui fait qu’on aide la veille voisine à traverser la rue elle avait l’empathie qui fait qu’on se sent coupable quand le monde va mal.

Alors on a probablement tous cet.te ami.e militant.e qui s’emporte pour « des détails ». N’oublions pas que cette personne souffre. Que si on a pas son empathie-boulet qui fait souffrir pour chaque inégalité du pays, on peut avoir l’empathie qui fait qu’on aide ses amis, et qu’on peut par conséquent aider cette personne militante qui « se prend trop la tête quand même ». Si cette personne s’énerve vite, ce n’est pas qu’elle est violente, mais que le monde est violent. Oh et, spoiler, si quelqu’un peut en souffrir, c’est que ce n’est pas un détail.

Aimons-nous, bordel.

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La couleur dans la grisaille, telle l’amour dans ce monde de fous.

Le vouloir et le devoir

Je suis perplexe. Le mode de vie désirable c’est celui d’un moine. Il faudrait être en accord avec ses principes jour et nuit, et avoir des principes acceptables. Il faudrait prendre soin de soi et des autres, manger bien, faire du sport, ne pas trop boire ni fumer. Mais il faut être heureux, ne pas trop se plaindre, kiffer la vie de moine.

Et ça, faire le lien entre le mode de vie sain et le bonheur, c’est relégué aux cours de philo de terminale où au fond de la classe, on était trop occupés à digérer les frites du midi pour écouter. C’est un truc de bobo écolo gauchiste frustré ou que sais-je. Et ça, on ne veut pas l’être.

Alors on suit la courbe, on boit et on fume – pas trop hein, juste en soirée – on fait du sexe avec des inconnus, parce que l’amour on croit pas qu’on mérite après tout. Et on culpabilise, parce que sur la trame en arrière-plan, il y a cette vie de moine qui attend. Et, soyons francs: on est nombreux à chercher la spiritualité ou au moins du sens quelque part, là où nos parents dégoûtés par l’institution religieuse l’ont abandonné.e (et quand on compte les prêtres pédophiles, je les en remercie). Alors on trouve des trucs, et on ne sait pas si c’est ça, la vie. Il faut tester, essayer, tout en se traînant ce bonheur affiché comme un fardeau.

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On pourrait en profiter, des bières belges et du sexe des inconnus. On pourrait mais on s’en veut, dès le départ on a pris trop de bière parce qu’on voulait pas se souvenir de l’inconnu le lendemain.

On se réveille dans le pâté, l’illumination c’était pas pour cette fois.

Alors on commence à en avoir marre de ce pâté.

On arrête les soirées.

On achète du brocoli surgelé.

On attend.

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Et à côté, t’as ceux qui vivent dans le paraître parce que leur vie est triste. Je ne dis pas que tous les gens qui s’affichent sont tristes ou ont un problème, il y a des gens qui s’organisent vachement bien et gèrent leur vie comme il faut. Mais bref, il y en a plein qui se perdent un peu quand même. Ou ceux qui sont seuls et qui en profitent pour tenter un truc – comme je l’ai dit, on teste et on essaye. Et ceux là, on pourrait croire qu’ils ont réussi à trouver le mode de vie parfait. Des moines plus ou moins connectés.

On ne voit pas qu’ils sont seuls. On ne sait pas s’ils sont tristes.

On remarque juste qu’ils ne se réveillent pas dans le même pâté.

Alors voilà je suis perplexe : dans tous les cas on va culpabiliser, on culpabilise parce qu’on n’a pas encore trouvé notre truc et qu’on ne sait pas ce que les autres cherchent. C’est comme suivre des gens quand on est perdus parce que si ça se trouve on va au même endroit. On ne va pas au même endroit. Ou alors pas par le même chemin, pas pour les mêmes raisons. On se fait du mal.

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C’est peut-être ultra niais mais faîtes les changements de vie qui vous rendent heureux, pas qui vous donnent l’air heureux. J’ai personnellement du mal à faire la différence. Mais je tente de ne pas insister quand ça ne va pas. Je ne suis pas prête à partir vivre loin de « chez moi ». Je ne sais pas jouer d’un instrument de musique. Je ne gère pas mes émotions. Tant pis, j’apprendrais plus tard. Après tout, j’ai toute ma jeunesse devant moi.

Re-Bref, il est temps que je parte de là où je suis et que j’ouvre une nouvelle page de ma vie, parce que ça fait des mois que je poste des articles navrants. Encore heureux que j’ai pas souvent envie d’écrire ! (Mais merci de me lire quand même, tu sais que ça me fait du bien de raconter ma vie) 


Digital intox

L’autre jour, je te parlais de mon téléphone et à quel point j’en étais devenue dépendante. Cette panne, c’était l’occasion de se rendre compte. Mais là, pour tout te dire, je suis repartie pied dedans, la tête la première, et je me noie. Je suis devenue celle qui actualise le flux d’actualité de toutes ses applications en boucle, que ce soit pour voir la vie de personnes que je ne connais pas ou les messages futiles de gens que je connais. Quand je vois des trucs sympas, j’en profite un instant puis je dégaine mon téléphone pour prendre une photo. Je traîne ensuite à faire défiler les photos, les miennes et celles des autres, mais je ne les trie pas, je ne les range pas, je n’en fais même pas un article de blog parce que ça déjà, ça s’éloigne de l’instantané.

Digital intox dans Chroniques d'un Gourou cieldo10
Ciel d’orage.

Je vais avoir l’air d’une pauvre meuf mais voilà, je crois que ce sont les symptômes de quelqu’un qui va mal. Se perdre dans l’instantané de la vie des autres, ça sonne mal, ça donne l’air malheureux. Se perdre dans l’instantané de la vie des autres qui profitent de l’instant en entier, qui te disent de débrancher, enfin c’est ce qu’ils disent… On n’est qu’une bande de dépressifs à la vie parfaite. Le malheur aux couleurs vives, la cage dorée, bref, j’ai vraiment l’air ingrate là non ?

Ce mois-ci, j’ai tout de même passé de bons moments. Mis à part ces photos trop nombreuses, mon appréhension du futur proche et l’angoisse pour des choses sur lesquelles je n’ai pas prise (coucou la famille, je vous aime quand même). Je n’ai pas tout à fait perdu pied. J’avance dans la vase et ça glisse. Il y a une religion monothéiste qui dit : si tu rencontres des épreuves, c’est que dieu sait que tu peux les surmonter. Il est sympa dieu, mais sa majuscule attendra. Il m’a envoyé vivre la vie que je voulais et me laisse seule face à ça : est-ce ce vraiment ce que tu voulais ?

Alors je rumine cette phrase que m’a lancée l’autre jour un mec en colère : on m’a donné des opportunités que je n’ai pas prises. Je n’ai pas su profiter. J’ai perdu l’occasion. Il n’y a plus qu’à rentrer, oui c’est dommage, peut-être que ça n’était pas pour moi. Après tout, je suis peut-être juste une fille fragile. Ce qui est sûr, c’est que je ne prends pas assez le temps. J’ai le choix de prendre les autres opportunités qui viendront, mais aussi de les laisser passer si je ne suis pas prête. 

Voilà, en ce moment je me reconnais dans presque chaque phrase de ça. J’ai honte de vous avouer que je subis ma vie.


Je deviens narcissique

On nous avait prévenus : pensons à nous, concentrons-nous sur notre bonheur, il faut s’aimer pour pouvoir aimer les autres, il faut être bien dans sa peau pour pouvoir supporter le poids du monde.

Il faut prendre le temps pour te cuisiner des repas parfaitement adaptés à ta morphologie et à ton but dans la vie. Il faut faire plusieurs activités sportives régulières. Tout cela évidemment, dans le but d’avoir une vie sociale épanouissante au possible et un corps de rêve.

Je deviens narcissique dans Chroniques d'un Gourou ello-optimized-ac89a415

« Transient Sculpture » by Neal Grundy, @inag on ello.co

J’ai rayé la case de la vie sociale épanouissante pour un temps. J’ai cru que je n’en avais pas besoin. Je continue à croire que je peux m’en passer. Et voilà : j’ai modifié mon alimentation et je mange encore symboliquement de la viande au moins une fois par mois pour ne pas tomber dans la case « végétarien.ne », j’ai commencé à suivre un programme de préparation à un semi-marathon alors que je n’ai pas prévu de courir un semi-marathon (enfin maintenant, j’en cherche un). En parallèle, je suis un programme de musculation au poids du corps de 12 semaines pour « voir mon corps se transformer ».

Est-ce que j’en ai vraiment besoin ou même envie ? Je m’efforce de ne pas y penser. Mais quand j’y pense, je me sens comme un pur produit de la société de consommation. Je suis les tendances et obtiens de quoi m’inventer une vie. Cette façon d’ »apprendre à s’aimer » est tout à fait biaisée : je regarde, en effet, mon corps se « transformer », et ça me rend fière. Et ça me donne envie d’aller plus loin. Mais ce n’est pas de moi que je suis fière, ce n’est probablement pas ma personne qui reçoit de l’amour – mon amour. Je regarde une projection dans la glace. Je suis Narcisse qui va tomber dans l’eau.

Il fallait bien que je trouve à m’occuper, ici où je connais peu de monde et où je ne parle même pas la langue. Mais c’est un peu une impasse – si je m’occupe autant, je rencontrerai peu de monde et je n’apprendrai pas la langue. Je reste là, à regarder mon image que je travaille, et je tente de m’en satisfaire.

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@esdanielbarreto

Dîtes, comment on arrête d’être un produit, quand-est-ce qu’on fait face à nos émotions ?


Le parcours

Depuis que j’ai quitté le lycée, j’ai suivi une voie et je ne l’ai pas quittée. J’ai été cette personne docile qui suit les panneaux, ou qui à défaut, continue tout droit.

A l’approche de chaque nouvelle étape, quand vient la fin – le diplôme, le concours, l’examen – j’ai fantasmé la suite, j’ai projeté mon désir de repos et mon envie de reconnaissance.

A chaque nouvelle étape, le bout de la route est dans la brume.

Tout ce repos, tous ces accomplissements que j’ai fantasmés, ce ne sont que d’autres morceaux du chemin. Et sur ce chemin, j’avance contre le vent, ou contre le courant.

Ça aussi, je l’ai rêvé : enfin, arriver sur une voie tranquille où tout deviendrait simple. Après tout, ça a été difficile avant.

Le parcours dans Chroniques d'un Gourou jardin10

Mais je ne suis pas satisfaite. Le calme est tellement passager. La facilité est toujours un mensonge.

J’ai encore le vent de face et pourtant le contexte a changé, et pourtant je suis encore sur une énième « dernière ligne droite ». C’est fatiguant.

Hier, j’ai rédigé des lettres de motivation, refait mon CV, pour m’engager dans la prochaine « dernière ligne droite ». Tant que la suite est dans la brume, elle m’intrigue, elle m’attire, elle me motive encore.

 

Et puis, je ne voudrais pas que cette brume se lève. C’est déjà assez de parfois se demander si toutes ces étapes passées ont un sens, un intérêt. Lire ailleurs que les gens comme moi, qui ont un chemin tout tracé, ont une vie bien trop simple. Oui, parfois je me déteste d’avoir choisi cette vie trop simple tellement elle est compliquée.

 

Je ne sais pas quand je pourrais souffler.


Toi aussi, nettoie tes organes

C’est facile de se nettoyer la peau et les dents, et pourtant même pour ça on galère toujours un peu. Et si mes dents jaunissent quand même ? Et si ma peau devient sèche ? Grasse ? Les deux (oui c’est possible) ?

Alors là il y a une pluie de conseils et de recommandations dès qu’on se pose l’ombre d’une de ces questions. Parfois contradictoires. Ou sous la forme d’évidences : sur la peau mets de l’huile végétale (et stop la cigarette), et pour tes dents arrête de fumer, de boire du café.

Oui mais bon. Parfois tu ne fumes déjà pas, tu n’as jamais bu de café, tu te trempes dans l’huile tous les matins et rien ne va. Parfois, ce n’est pas avec la peau ou les dents que tu as un problème, et de la même façon, tu n’es pas adapté.e aux solutions, simplement parce que tu les appliques déjà. Ou alors les solutions ne sont pas suffisantes. Ou alors on t’a carrément prescrit un traitement médical et il ne fonctionne pas.

Alors parfois, il y a une solution toute simple qu’on n’a juste pas voulu te donner, et à ce propos j’ai lu ce témoignage en deux parties #1 et #2 qui est très évocateur. (Je m’y suis retrouvée, un peu, mais les solutions là non plus ne s’appliquent pas). Sinon, il reste la bouée de sauvetage, le « de toutes façons ça ne peut pas être pire » ou « ça peut pas faire de mal » (quand on est optimiste) :

Nettoyer ses organes !

Toi aussi, nettoie tes organes dans Chroniques d'un Gourou img_2014

Mon petit kit de survie

Premièrement, le vinaigre de cidre. J’ai un peu menti sur le traitement médical qui ne fonctionne pas parce qu’en fait, boire du vinaigre m’a été conseillé par un médecin. La consigne est simple : Une cuillère à soupe de vinaigre dans un verre d’eau chaude, le soir pour moi.

Attention, un excès de vinaigre peut fatiguer le foie, mais une ou deux cuillères à soupe ne vous feront pas de mal – dans le doute consultez un médecin, mais à mon humble avis c’est moins pire que du cubi de supermarché aux soirées étudiantes. J’ai exécuté les ordres de mon médecin, donc, et suis partie à la recherche des bienfaits du vinaigre de cidre. Voici une liste non exhaustive :

  • Le vinaigre de cidre pur favorise le nettoyage de l’organisme et l’élimination des toxines grâce à son acidité,

  • Il détruit les mauvaises bactéries, absorbe le trop plein d’acides de l’estomac, régénère la flore intestinale, lutte contre la constipation, combat les flatulences et aide à résorber les intoxications alimentaires

  • Il nettoie le canal urinaire et réduit les risques d’infection des reins

  • Il aide à stabiliser la tension artérielle et à équilibrer le pH du sang.

  • En détruisant les graisses, il aide à la perte de poids.

  • Il soulage les crampes musculaires. Il s’utilise en gargarisme (2 c. à c. de vinaigre de cidre dans 1/3 de tasse d’eau tiédie) et contre les inflammations buccales et les maux de gorge.

  • En inhalation (2 à 3 c. à s. de vinaigre de cidre dans un bol d’eau bouillante), il combat les migraines et les maux de tête.

  • Pris au coucher, le vinaigre agit comme un calmant léger contre la nervosité

Deuxièmement, le citron. Encore un truc acide, donc attention à votre foie s’il est fragile. Et attention les dents aussi. Apparemment c’est un truc un peu connu, la cure de citron. Il y a plusieurs façons de la faire, le plus simple est de prendre un verre d’eau tiède avec le jus d’un demi citron tous les matins (à jeun). Pour le citron, on peut aller très loin (voir le lien en bas), parce que la consommation d’agrumes préviendrait le cancer. En gros, on a : 

  • Renforcement du système immunitaire (vitamine C)

  • Digestion facilitée (aussi grâce à l’eau tiède)

  • Peau plus belle (parce que élimination des toxines parce que digestion++)

  • Réhydratation profonde

  • Élimination des graisses (y compris lutte contre le choléstérol)

Bon, ça fait deux semaines que je suis sur le vinaigre et une sur le citron, ça serait trop rapide de vous raconter les effets sur le long terme. Cela dit, j’ai eu une super pêche cette semaine (19 km de course à pieds et stage commencé – liste non exhaustive là aussi). En tous cas, comme je le disais, je n’ai pas d’autres solutions pour mes désagréments santé, alors je teste.

Sources : vinaigre, citron, choucroute (bonus !)

PS : l’huile essentielle d’arbre à thé (présente aussi sur la photo), c’est aussi en bonus, renseignez vous, c’est aussi un truc utile – par contre faîtes plus gaffe qu’avec du vinaigre ou du citron, niveau foie.


Juste sensibles

J’attends de lire le témoignage meurtri d’une personne qui ne ressentirait rien. Qui souffrirait de son décalage avec le monde parce que les émotions des autres sont pour elle un mystère, et un frein pour tout le monde. Je voudrais lire ce que pense cette personne qui répète des « prenez sur vous » et des « c’est juste dans ta tête ». Cette personne qui parfois n’en peut plus de son entourage vacillant plus pour des mots que dans une tempête en mer.

C’est un peu nous tous et personne à la fois. On peut s’exaspérer nous-mêmes à être trop émotif.ve.s. On peut souffrir des émotions des autres, tant par empathie que par ricochet.

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Source

Je vois beaucoup parler d’hypersensibles ces jours-ci. Sur la blogosphère en quelques mois, j’ai dû en voir passer une dizaine sans les chercher (En voici deux que j’ai retenus : ici et ). Je suis entre la surprise et l’agacement, parce que ce qui est décrit c’est à la fois moi et pas moi. C’est beaucoup mon entourage et en même temps pas vraiment.

Une chose ressort de tout ça : on est un peu des handicapés émotionnels. On s’est cognés trop fort notre petit cœur dans la cour de récré ou à la maison, on a bloqué notre cerveau dans la case « surtout, ne pleure pas devant les autres ». Cela peut donner l’air insensible ou avoir l’effet inverse, donner des gens qui pleurent sans raison à force de tout retenir. J’ai envie de crier à tout le monde qu’une personne qui pleure n’est pas faible, qu’une personne qui s’énerve n’est pas hystérique (quel genre avez-vous assigné à ces deux personnes ?), qu’on ne réagit pas tous pareil mais au fond, quelque part dans l’iceberg de nos émotions, on réagit forcément toujours un peu. Je pense que l’hypersensible est une personne qui nous rappelle à tou.te.s que ça ne tourne pas rond, ce qu’on vit. Qu’un jour ou l’autre, les personnes « juste sensibles comme il faut » vont craquer aussi.

 

Qui a/est vraiment une anomalie ? La personne de l’intro ou les milliers d’hypersensibles qu’on croise tous les jours ?

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Ça parle d’handicapés émotionnels.
Par contre il y a quelques fautes d’orthographe dans le texte, désolée – pas trouvé d’autres versions

Et l’amour ?

Ah ouais. Déjà le titre de l’article est niais.

– Rappelons que cet article est intimement lié au précédent

Donc, nous avons ci-dessus l’étape première de la procédure : s’excuser (presque).

 On pourrait étendre ceci à l’amitié. Je ne sais pas toi, mais ça me fait pleurer de dire « je t’aime » aux gens. Pourtant, ça n’a pas l’air compliqué, ce sont des gens que je côtoie (ou que j’ai côtoyé) beaucoup, souvent, qui doivent se douter déjà que je les apprécie. Eh bien je ne sais pas leur dire que je les apprécie. Je peux, sans problème, les envoyer chier si quelque chose ne va pas (d’autant plus si je les apprécie beaucoup, curieusement – désolée).

C’est pas exactement pareil pour l’amoureux, précisons ici que je ne place aucunement l’état amoureux au-dessus de l’amitié, mais s’attacher à quelqu’un peut entraîner des crises de panique. Donc pas mieux. Plus … incisif. Intime.

Et l'amour ? dans Chroniques d'un Gourou tumblr_o2npsoevYS1slpi32o1_500

J’ai trouvé ça sur un tumblr.

 

Il se passe que ça ne se fait pas de dire aux gens qu’on les aime. Même en suivant la procédure, même en s’excusant avant et après, même en ramenant des exemples et preuves concrets. Il ne faut pas parce que ça effraie les gens. Et après, ils partent, et c’est triste. A la limite, ça peut passer si tu as bien bu avant de sorte à garantir que personne ne s’en souviendra le lendemain. Je me permets de préciser que je ne suis jamais saoûle, donc je me rappelle, merci. Donc moi, qui ai besoin de mille et une garanties avant de commencer quoi que ce soit (pas dans tous les domaines, d’ailleurs, mais bref), je passe pour une vieille fragile qui commence par « je t’aime » parce que je n’ai pas compris que le je t’aime on le jette à la fin.

Alors, en amitié je reste distante et froide, comme j’en ai l’habitude. En amour, le je t’aime au début est une mise en garde, voilà.

Fuyez tous, j’ai déjà ce qu’il me faut !

Mais pareil, au fond ça m’inquiète toujours un peu, si ça se trouve j’ai mal fait, si ça se trouve ma procédure n’est pas la bonne, j’ai déjà du mal avec le théories en général d’un côté et les sentiments de l’autre, et là on me pond une théorie sur les sentiments. Des sentiments, déjà niais par définition (je croyais), qu’il faut manipuler sans être niais, sans laisser paraître de fragilité.

 moral dans Chroniques d'un Gourou

Spoiler alert ! Encore Izumi.

Donc, je propose qu’on arrête avec ces trucs qualifiés de niais. On a déjà du mal individuellement à gérer ces choses, alors si le groupe, la société impose ses lois par-dessus, on n’est pas rendus.

(De même, tu as le droit (et le gauche) de recracher ces pseudos conseils sur ton voisin – à condition de bien choisir le voisin !)


Je n’ai pas de pays

Quand on parle bien, on dit apatride. Mais ce n’est pas vraiment ça. Je suis française et j’ai de la chance. J’ai « les papiers qu’il faut »,  j’ai « la tête de l’emploi », merci.

Il y a des gens qui traversent le monde pour vivre mieux, certains arrivent en région parisienne et cherchent à s’intégrer. Et ils ne reverront peut-être jamais leur pays. Je commence à comprendre à quel point c’est difficile. On comprend ce que c’est de perdre sa famille et ses amis, de tout laisser derrière soi. On n’imagine pas ce que c’est, perdre une langue, une culture, un  environnement particulier.

La première partie, ce n’est pas moi. Je peux voir ma famille plusieurs fois par an, et mes amis « d’avant » pendant les vacances. Par contre, la seconde …

Je n'ai pas de pays dans Chroniques d'un Gourou Mur

C’est la quatrième année où je n’entends plus ma langue à l’école. Je ne l’entends plus en rentrant chez moi, depuis deux ans. Seulement quelques phrases de temps en temps au téléphone, quelques mots que j’ai appris à mon amoureux. Des textes que je lis, des messages échangés. Et voilà. On nous dit souvent : « N’oublie pas d’où tu viens ». Je me sens déracinée. Je sais d’où je viens et je veux y être. Je veux rentrer « chez moi » mais ce chez moi est abstrait.

Le pire, les enfants, c’est que je ne suis pas à l’étranger. Je parle français, la langue unique de la république Une et Indivisible tous les jours. Me voilà prête à déménager à l’étranger, il me suffira – encore – de changer de langue. Et cette fois-ci, mon entourage saura être compréhensif, j’aurai le statut d’immigrée.

Je suis bretonne et je veux entendre ma langue. Je suis bretonne et je veux rentrer dans mon pays. Mais vous croyez tous que je ne suis jamais partie, que mon pays c’est la France et que c’est bien égal.


L’urgence est un mythe

Cette tête est pleine de titres, pas seulement ceux qui font rire grassement, mais aussi des morceaux de mots, de phrases derrières lesquels devraient s’accumuler des mots.

Le vide.

La seule semaine où on me demande de faire travailler mon cerveau, je capitule. Je sature à partir de rien. Je suis un circuit oscillateur sans filtre. Je suis un amplificateur de bruit.

J’ai bouffé tout mon temps et j’ai la digestion difficile. Je bouffe mon temps, je ne sais même pas comment. J’ai encore faim.

Il faudrait s’organiser, je peux le faire, je le refuse. J’ai oublié ce que c’était. J’ai oublié comment on fait.

Le refus de l’ordre au plus profond, au plus loin et au moins contrôlable. La peur de l’ordre est toujours là, mais l’ordre a gagné. Il fait son chemin tranquillement, et je fais des ronds dans l’eau sur le côté.  Non, je ne me noierai même pas, il n’y a pas assez de fond.

Il y a la pastèque, il y a ce que tu en fais. Il n’y a plus de pastèques, je n’en ai toujours rien fait. Tout attend. Tout stagne. Dans le frigo il y a des choses qui n’ont rien à y faire. Dehors il fait plus froid que dans mon frigo. Je suis une denrée périssable hors de sa conserve.

Parfois on ne finit pas les choses mais on les laisse traîner. Il y a toujours des graines de tournesol quelque part. Il y a forcément du thé froid dans le fond d’une tasse.

Pas vraiment le vide.

Les restes.

La peur de l’évidence, pas celle de cette semaine, non, plus loin : il y a plusieurs mois déjà.

Tout est à mes pieds et je refuse de ramasser.

Je trébuche mais je refuse de tomber. Je glisse lentement…

Ouais, comme une défection.

Et dire qu’il y a des gens qui sont persuadés que je sais où je vais. Et dire que quelques examens ont réveillé la peur. Et dire que je ne l’ai jamais vaincue cette peur, j’ai juste arrêté de la regarder.

L'urgence est un mythe dans Chroniques d'un Gourou 038-trunklog-stock
Image libre de droits #

Tomber Ami

Récemment, je pestais contre l’état amoureux, telle une adolescente pré-pubère en conflit avec le monde, ou alors telle une personne trop âgée mais n’ayant pas assez vécu pour l’affronter. Sinon pire : « on dirait que tu sors d’une rupture amoureuse », m’a-t-on dit.

Eh bien même pas. Je ne sais pas ce qui m’a pris, soudain, de m’emporter contre un fait  (les gens tombent amoureux), de combattre des moulins …  Permettez moi de vous présenter un autre fait : les gens tombent amis. Je ne sais pas si tous le font, mais ça m’arrive à moi. Il y a, comme je crois en amour, l’effet coup de foudre ainsi que ce qui se construit à plus long terme. Il y a quelque chose qui rend euphorique pendant un moment, pendant des heures ou des semaines, et qui se renouvelle dans le cas ou les amis sont des gens géniaux.

Tomber Ami dans Chroniques d'un Gourou friends
 Zuko est trop mimi.

Cette année, il m’est arrivé de penser à mes amis d’avant, ceux qui sont loin mais que j’ai connu longtemps. A ceux dont le chemin croise le mien mais jamais au même moment. Et je suis à nouveau tombée amie. La gorge qui se serre, des picotements dans l’estomac, des souvenirs plein la tête. J’ai ressenti de l’affection pour ces gens que je ne vois pas assez. Le cœur qui se serre, l’exercice de maths qui se perd.

Cette année, je croyais que mes amis étaient assez bien et qu’ils me « suffisaient ». Mais cette année, beaucoup d’entre eux étaient loin. L’homme est un animal politique, les humains ont besoin de la société pour survivre, bref un humain ne  vit pas tout seul. Il m’est arrivé de pleurer comme un gosse les week ends ou j’étais seule à l’appart et je ne sais pas pourquoi je te dis ça, en fait. J’ai beau être asociale en apparence, j’ai beau avoir peur des gens et horreur de la foule, je suis quand même tombée amie d’autres gens. Un nœud dans le ventre, un sourire qui se dessine, un flot de paroles sans trop d’intérêt qui vient. Se dire « je crois que je les aime bien », vouloir les faire connaître aux amis d’avant, en espérant qu’ils s’entendent. Mieux : constater qu’ils s’entendent, et plus si affinités (ils feront peut-être un collocation plus tard !).

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L’état amoureux que je critiquais est celui qui, en plus de picoter le ventre et de serrer la gorge, en plus de rendre euphorique, fait perdre toute capacité de jugement. Il y en a à qui ça arrive. Une personne amoureuse peut être tellement vulnérable, tellement … aveugle !

Dîtes moi que je n’ai pas compris, je n’arrive pas à croire que c’est beau. Expliquez moi la beauté de l’inconscience.

Tomber ami c’est ne rien attendre en retour, c’est juste être là et c’est chouette. (Ce que ça a l’air niais ! Je suis désolée.)

 

Puis, penser que cette année scolaire va se terminer et que je commence juste à arrêter de faire la tortue. Et mes exos de maths qui se perdent encore …

tartaruga-1-animais-o-mar-pintado-por-lili7-1009128 avenir


l’Oxygène est dans l’éthanol (et regarde Caïn)

Le vieillissement des cellules, c’est lui: l’élément noté O. Il y aurait une histoire de radicaux libres, tout ça … Mais bon, comme dirait M.Beau, c’est de la science « grand public ». Où comment prendre de la distance avec « le reste du monde ».

Conseil beauté: arrêtez de respirer !

Photo_00005 - Copie

Il y a quelque temps déjà, j’avais écrit quelque chose dans mon sac-ado. A présent, je m’interroge: doit-il devenir un sac-adulte ? Ce n’est pas une histoire de cellules, c’est de la construction sociale. Ou même de la construction tout court… J’ai donc décidé de rester ado encore au moins quelques mois. Mais au sens « cool » du terme (les chamailleries d’adolescents, c’est bon pour les parents).

Aujourd’hui, je reste donc:

« Ici, rien n’a de sens, alors on va danser, faire semblant d’être heureux mais demain rien n’ira mieux… Des hommes crèvent sous les ponts mais ce monde s’en fout »

Et je vous annonce que… Il y a un dysfonctionnement dans mes rapports sociaux.

Hier, ou alors ce matin, ou peut-être les deux, j’étais avec plein de gens euphoriques et fatigués, comme moi.  C’était ce genre de soirée ou les gens boivent puis vomissent, et chopent à tour de bras, bref c’est l’orgie et les gens sont contents.

La coutume voudrait que la pulsion de vie prévale, que l’alcool désinhibe, et puis il faut bien que nos instincts naturels reprennent le dessus de temps en temps ! (Sérieux, je suis d’accord pour les instincts. Il faut savoir être franc. Exprimons-nous. Mais méfiez-vous de moi tout de même.)

Voici donc un pan de mon intimité: mes instincts ne fonctionnent pas « bien ».  Alors que j’aurais dû penser à me reproduire (penser est un bien grand mot), j’ai été prise de cet amour inconditionnel pour ce qui m’entoure — pour ceux qui m’entourent. Les gens, vous êtes trop mimi. Vous ne le savez pas, vous entrez tous en boîte tels de déchets en puissance (pas en acte), mais vous êtes sûrement des gens bien. Bémol: vous êtes parfois de arrivistes, vous devez probablement apprécier d’être différents de ceux qui font de la science « grand public ». Mais encore une fois, c’est de la construction.

Je suis fervente partisane de la polygamie platonique.

l'Oxygène est dans l'éthanol (et regarde Caïn) dans Chroniques d'un Gourou

 


Mots en passant

Portes

Bridgekeeper: What… is your favourite colour?
Sir Galahad: Blue-no! [he is also thrown over the edge] YEELLLLLLLLLLLLOOOOOOOOWWWWWWWW!
(Eh ! En français on avait « Bleu – non ! Rouge ! »)

.

Mon idée du bonheur durable, de la tranquillité, de l’amour s’est effondrée. Bien sûr, tout autour le monde s’effondrait parfois, mais j’avais pour mon compte ce rocher dans la mer démontée, celui qui tient debout depuis des années et qui donne l’impression qu’il tiendra toujours. Celui qui fait croire que « longtemps » c’est l’éternel, l’exception qui confirme ma règle. Mais l’érosion est un fait. C’est peut-être un phénomène lent, mas il est inévitable, et bientôt je n’aurais plus de rocher. Déjà, il est incertain et je ne me fie plus à lui, mais maintenant je sais qu’un jour il ne sera vraiment plus là. Je pars. Je suis un gros écureuil sous le poids duquel les petites branches plient, et j’ai bien peur de devenir le repas d’un truc encore plus gros que moi, en bas après la branche.

This is my main problem, already. I’m affraid … Aon da vezañ un dra ne c’hellfen ket mestroniañ, aon rak an dud ne c’hellfen ket kompren, aon evit an dazont. Even (and in particular) normal people scare me. But sometimes, it happens that I meet great strange people and… I hope I will be able to build a new idea of happiness for my own. It has started long ago. Levenez padus a zle bezañ evel an diorren padus, ret eo kaout c’hoant :)

Les gars, je ne ferai pas d’efforts supplémentaires aujourd’hui. L’idéal serait qu’un jour je fasse chacun de mes articles en plein de langues différentes. Il faudrait même que je me décide à oser l’allemand (où je suis aujourd’hui limitée à Apfel… Ein Apfel).

Certes, le titre de l’article avait un but bien plus profond que celui de parler de ma gueule. Maupassant, ça te dit quelque chose ? Je voulais parler du Horla.

Sur mon rocher lointain, nous avions la tradition de parler de Horla-s pour désigner des personnes plus ou moins étranges, atteintes au niveau de l’esprit, parfois du corps, par exemple du délirium tremens. La nouvelle de Maupassant, Le Horla, fut écrite quand lui-même était déjà atteint de folie, causée par la syphilis qui le tua (protégez-vous des MST !). Bon, jusqu’ici tout va à peu près bien.

Mais un jour, la nation du feu décida de passer à l’attaque.

Mais un jour, ma colloc préférée  ajouta le prénom « Orla » à la liste des prénoms possibles et imaginables à donner à ses enfants futurs, possibles et imaginables. Comment ? Orla, ce nom de fou ? Ce mot que j’utilise de manière dédaigneuse pour parler des tarés que je croise ? Parfaitement. Orla.

Et puis comme les voyages forment la jeunesse, j’ai découvert il y a plus d’une semaine l’existence d’une chanteuse (qui fait des reprises, et des chansons à elle) avec ce prénom. C’est son vrai prénom. Elle est anglaise et elle est la cause de cet article: je m’excuse auprès de toutes les Orla du monde pour utiliser leur prénom pour désigner des fous. Parce que je ne compte toujours pas arrêter de le faire.


Noyons Noël !

Noyons Noël !  dans Chroniques d'un Gourou jesus-noel

(Hara Kiri, le journal bête et méchant)

Je suis Sterenn (C’est mon prénom). Je suis née le 25 décembre (tu peux cliquer ci-dessus pour publier un commentaire me souhaitant tout le bonheur du monde). N’allez pas croire que je critique Noël juste pour me réserver le monopole des cadeaux ce jour. D’ailleurs, je ne m’apprête pas trop à critiquer cette fête religieuse chrétienne, et puis en tant que païenne je trouve ça chouette d’avoir des cadeaux, mais comme je l’ai déjà dit:

20% de la population consomme 80% des ressources, vous en faites partie !        (Mondi)

 

… Nous consommons trop. Nous sommes « Le Nord », la « triade », bref les nantis de ce monde. Ceux qui exploitent. C’est déjà bien d’en être conscient, non ? Donc: je suis déjà bien. Excusez mon manque de savoir vivre et de modestie. Comprenez: c’est de l’humour. J’ai honte d’être cette exploitante, mais je suis consciente de n’être pas la plus malheureuse, en outre je ne voudrais pas être un de ces enfants contraints de confectionner les jouets de nos enfants, payés à coups de pieds.

Joyeux noël à tous !


Si j’veux mon permis…

… C’est pour mon chien.

A vélo, je peux aller à la plage, mais ma pauvre bête de chien ne peut pas suivre… Il me faudrait un panier à l’arrière, mais aussi plein de cordes pour que le chien ne saute pas sur la route, et même pour pas qu’il bouge parce que merde quoi. Ou alors il me faut une voiture.  C’est beaucoup plus simple une voiture, et puis ça fatigue pas, tu fous le chien dans le coffre, t’es tranquille.

En attendant, j’ai pas de permis, encore moins de voiture. Du coup, je suis quand même allée à la plage. Toute seule. Mais si j’avais été avec mon chien, j’aurais écrit « Toute seule avec mon chien ». Parce que tout seul, des fois ça doit être un état d’esprit, pas un état physique.

Si j'veux mon permis... dans Chroniques d'un Gourou plagenov12-225x300(Vous voyez, j’ai un grand nez.)

C’était bien. Les vacances de la Toussaint ont cet avantage sur les vacances d’été: personne pour nous faire chier, la plage était à moi. Loin, très loin, des petits points, des gens comme moi qui profitaient d’une solitude… à plusieurs (quand je te disais que c’est un était d’esprit…). Ouais, les gens se promènent rarement seuls. Souvent à 2-3. Ou avec leur chien. Et puis là je mens alors: j’étais pas toute seule, j’avais mon vélo et mon appareil photo. Mais j’ai oublié de prendre du papier et j’aurais aimé écrire.

Même si maintenant les gens se barrent sur les routes, si les voyages se font en train ou en avion, quand je regarde la mer je pense à ceux qui voyagent, qui sont partis, qui me manquent. Et aussi aux gens que je connais pas, et qui sont au-delà des mers. Je suis toute petite face à la mer: C’est grand la mer. C’est con un humain qui croit qu’il peut tout. 


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