Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Quel engagement ?

Quel engagement ? dans Chroniques d'un Gourou img_2011

A défaut de cultiver mon jardin, qui n’est que mottes de terre sèches et désordre, à défaut de rechercher le bonheur dans les choses simples, en travaillant comme Candide # (quoi que…), j’ai lu. Cet été, j’ai pris le RER, le métro et le train #. Et j’en ai encore pour deux semaines.

Et, sur ces sièges où des millions de derrières se sont posés, où des millions de gens ont transpiré cette semaine, on trouve le temps d’ouvrir un bouquin et d’oublier le monde autour.

Cet été, j’aurais compensé le manque d’engagement et d’action que je me reproche # par de la lecture — par de la culture.

1984_m10 conscience dans Chroniques d'un Gourou

Je t’ai déjà parlé de Effondrement # . C’est celui qui m’a pris le plus de temps, parce qu’en plus d’être un pavé, c’est pas une histoire qu’on raconte, c’est l’Histoire qu’on questionne.

Une de mes grandes victoires, un accomplissement peut-être, c’est 1984. Si tu regardes la présentation que j’ai faite de moi l’année dernière # , tu vois qu’il est dans une liste privilégiée (OK, Effondrement l’était aussi). De plus, c’est le premier bouquin que j’ai lu en anglais (on ne s’en doute pas en regardant la tranche, sauf que… regarde : ce n’est pas imprimé dans le même sens. Ah, ces anglais !), et je l’ai bien vécu.

A part que je ne me suis pas encore tout à fait réconciliée avec « Ce qui fait de nous des humains, c’est l’amour » et autres dérivés, c’est bien un livre « culte », beaucoup de monde en a entendu parler, a entendu parler de Big Brother, de Newspeak (ou « novlangue »). C’est un bon livre, qui ne laisse pas sans réaction (pendant la lecture comme à la fin).

Prévert et Charb, je les ai lus fin juin. Le Petit traité d’intolérance, je le recommande chaudement, il m’a vraiment beaucoup fait rire. Tu sais, ce rire que tu n’arrives pas à retenir, mais tu sais que tu es dans un train, qu’il n’y a  pas un bruit et que les gens vont se demander ce que tu fais. Ce rire où tu serres les dents pour ne pas déranger tes voisins mais ça déforme ton visage, et ça tes voisins ont dû le remarquer encore plus.

Prévert, c’est beau. Parfois c’est cru, méchant, cynique. Aussi engagé, anticlérical, ou juste bizarre. Et avec ça, il te donne envie de vivre, envie de croire à l’amour.

 

Et puis il y a Vallès (… # qu’est belle comme un soleil, et qui m’aime pareil que moi j’aime…), Vallès qui écrit la deuxième moitié du XIXème autour d’un personnage, et ce personnage c’est lui. L’enfant, Le Bachelier et L’insurgé, c’est l’autobiographie romancée de ce gars, ce qui l’autorise à ne pas vraiment écrire une autobiographie. Je suis en train de lire l’Insurgé.

Parfois, il m’agace profondément, avec ses idées de révolutionnaire lettré, qui se permet de choisir qui est digne d’être « le peuple » et qui ne l’est pas. Prenons le chapitre XIV, Le Bachelier :

« Le peuple ! Où est donc le peuple ici ?

Ces meneurs de bateaux, ces porteurs de cottes, ces Bas-Bretons en veste de toile crottée, ces paysans du voisinage en habit de drap vert, tout cela n’est pas le peuple ! « 

Eh bien mon grand, on comprend pourquoi tes idées de révolutionnaire n’ont pas pris partout, on comprend pourquoi ces idéaux de Jacobins puissent être rejetés. Tu veux te battre pour le peuple, mais seulement le peuple qui te plaît. Seulement quelques parisiens et quelques paysans du coin où tu es né. Bref.

Il y a aussi du bon, tiens :

« Des femmes partout – Grand signe !

Quand les femmes s’en mêlent, quand la ménagère pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pavés, c’est que le soleil se lèvera sur une ville en révolte » (XV, L’insurgé).

OK, la femme est une ménagère avec une marmite, mais j’aime bien cette image tout de même.

Ces livres, ce sont un morceau d’histoire qu’on ne connaît pas toujours bien, l’histoire du second empire et d’une révolution ratée. Des jeunes qui font de la politique, s’emportent et veulent se battre, en se figurant ça aujourd’hui ça fait tout drôle. On y apprend aussi tout plein de noms, je sais maintenant qui était le mec qui a donné son nom à la rue où j’habite, pareil pour quelques stations de métro.

fleurs10 Culture

Je n’ai pas la prétention de me lever pour aller jeter des pavés. Je n’ai pas celle du poète engagé qui lutte avec du papier. Je ne suis pas celle qui empêcherait un régime autoritaire et liberticide de se mettre en place, ni celle qui sauvera notre société d’un effondrement possible. Je ne vais pas vous faire rire.

Ces livres le font. Ces livres ont en eux l’espoir que quelqu’un ou quelque chose le fera. Ces livres transmettent l’espoir de quelque chose de beau, je crois.

 

En attendant, je vais cultiver ce jardin de terre sèche pour manger du persil demain.


Les gardiens, la paix

Deux policiers ont été tués à leur domicile parce qu’ils étaient policiers #. 50 personnes de la communauté LGBT ont été tuées parce qu’elles étaient de la communauté LGBT #. Des supporters de foot se tapent dessus parce qu’il faut bien un moyen de célébrer l’esprit sain du sport. Je vais plutôt parler des premiers, là.
Cela fait des mois que les « forces de l’ordre » ont du boulot sur plusieurs terrains. Il y a l’état d’urgence, il y a d’autres attentats, il y a l’euro de foot, des tensions à Calais entre immigrés. Il y a le gouvernement qui veut passer des lois que du monde trouve injuste. Question en l’air : que devient Nuit Debout ?
Fin avril déjà c’était limite. M’interrogeant sur les violences policières devenant trop importantes (en Bretagne notamment), je suis tombée sur l’article du monde disant qu’ils étaient fatigués. Fin avril, ils disaient que l’euro de foot, « intouchable » parce que trop médiatique, pourrait être de trop. Aujourd’hui, le gouvernement envisage l’interdiction de manifester. Déjà que l’état d’urgence a été prolongé…

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Manifestants à Rennes

Comme on dit souvent avec un peu de peur ou d’espoir dans le regard, « il se passe quelque chose », à grande échelle. On se croirait dans les années 20-30, quand il y avait des révolutions, des utopies, des régimes totalitaires qui s’installaient. Aujourd’hui, le monde est violent. Que ce soient les attentats, les gens qui se battent sans raisons, les manifestants qui perdent un œil par tirs de flash-balls faisant face aux CRS qui finissent parfois, eux aussi, blessés. Que ce soient des reculs identitaires, communautaires ou des élans de protestation contre des grands projets inutiles. (Attention, je les mets côte à côte mais il y en a que je soutiens et d’autres qui m’indignent)
Ouais, vous savez peut être que je suis de ceux qui, comme Siné, conseillent : « Si vous hésitez, dites-vous bien qu’ils sont payés pour recevoir des coups, alors que vous ne l’êtes pas ! » #. Mais il y a du monde qui fait flic (peut-être pas CRS, j’ai du mal avec les nuances de bleu) pour combattre le crime. Ils pensent qu’ils vont changer les choses et on les case dans des bureaux à remplir des dossiers de plaintes pour agression. Quand ils trouvent un présumé coupable, ils doivent lui faire signer une décharge pour pouvoir aller le chercher chez lui. Bref, si c’est le cas c’est pas encourageant. Alors parfois, on entend parler de dérives, souvent, il doit y avoir des perquisitions chez des innocents parce qu’ils ont peur, ils en ont marre, l’effet de groupe… Je ne sais pas. Je n’ai plus la source mais ça arrive, les abus.

Les mots perdent leur sens (#). Les ordres reçus ne sont probablement pas les ordres attendus, et pour éviter les débordements on met des papiers, des dossiers, des déclarations comme intermédiaires. Mais quand on étouffe on n’a de choix que se débattre pour avoir de l’air. C’est violent et c’est un réflexe.

Alors, soyons prêts à quelque chose. Ou à éviter quelque chose. Mais n’ayons pas peur, pas trop, c’est ce « qu’ils » veulent. Eric Hazan écrit : « Si nous voulons qu’elle vienne, cette fin libératrice, il faut nous organiser dès maintenant comme si elle avait déjà eu lieu ». Alors voilà, dis-toi qu’il y a eu une révolution, il faut maintenant construire le monde de demain. (Ceci suppose que les révolutions sont destructrices, mais tu feras comme s’il n’y avait rien)

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Manifestants anti-nazis en Allemagne, mars 2016


Rassemblement, vraiment ?

Un article du Monde parlait récemment des commissions féministes mises en place, où seules les « meufs et minorités de genre » sont acceptées. Et cela pose des problèmes.
Ce n’est pas la première fois que ce genre de chose est mise en place, c’est même plutôt courant à chaque fois qu’un mouvement social est prolongé de cette façon. La dernière fois que j’en ai entendu parler, c’était une initiative prise sur la ZAD de Notre-Dame des Landes. On me dit au loin que ça a même été théorisé il y a 40 ans. Tiens donc.  Puisqu’il y a des gens ouverts aux alternatives, les minorités osent s’affirmer, et donc se différencier.

… et donc se mettre à part.

Est-ce une bonne solution pour être accepté.e.s ?

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Il existe une importance sociale à la non-mixité, celle qui a fait qu’aux états-unis, pendant le mouvement pour les droits civiques, les noirs se séparaient des blancs pour discuter entre eux de l’oppression, et ainsi ne pas faire de peine aux « bons » blancs qui les soutenaient. Ce n’est donc pas non plus un moyen d’exclure les blancs, pour une fois que c’est eux, parce qu’en fait noirs et blancs étaient mobilisés pour la même chose.
Créer un espace où les « dominés peuvent prendre conscience des pratiques d’oppression » (bah, je n’aime pas constater l’injustice quand elle est dite « dominants contre dominés »),  c’est aussi censé n’être qu’une étape. On espère ne plus en avoir besoin après.

Mais voilà, les gens ne sont pas contents. Soit, en voulant l’éviter, on fait tout de même de la peine aux « bons » hommes cisgenres, soit on renforce le sentiment d’exclusions de certain.e.s (du style moi, qui ne comprend pas vraiment comment les choses peuvent avancer si on ne s’adresse pas aux « dominant » que je hais ce mot).

 actualités dans Informations

Encore cette image, que je l’aime, qu’elle est pratique !

Après, au delà de l’exclusion et tout, c’est pratique parce que ça libère la parole. Et sinon, ça rappelle aux gens que les inégalités existent encore. Quand ces commissions écoutent qui prend la parole, on remarque que moins de femmes prennent la parole. Soit qu’elles sont moins nombreuses, soit qu’elles « souhaitent moins prendre la parole ».

Et puis ça permet de remarquer, à travers les réactions des gens, qu’il y ceux qui ont seulement envie de pouvoir participer au débat – qui ne veulent pas « être dépossédés du débat », et puis il y a les autres qui s’avèrent être plutôt réactionnaires (oui, j’ai pris une cible facile, et ce parce que je n’ai pas envie d’aller traîner sur des sites avec de vrais réactionnaires, ça risquerait de m’énerver).


Mobilisations.

Mobilisations. dans Chroniques d'un Gourou
 
Le 11 novembre 2015, des milliers de personnes ont défilé dans las rues de Kaboul, portant les sept cercueils de victimes de l’ei. Selon la journaliste Taran Khan, « c’était un moment remarquable de solidarité et de résistance, la démonstration puissante de la colère du peuple afghan face à la haine et à la violence qui détruit la société”.
#Courier International

Aujourd’hui, parlons de droits de l’homme dans le pays éponyme. Je ne sais pas pour toi, mais cela fait bien une semaine que je vois défiler des articles intitulés : « La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme » (#Bastamag), « La France prévoit d’enfreindre les droits de l’homme »(#Figaro), « la France envisage de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme »(#Le Monde)…
A la veille de la COP21, la plus grande conférence sur le climat jamais organisée, et le plus grand sommet jamais accueilli pas la France, les personnes touchées par ce non-respect des droits de l’homme sont assez loin du type « terroriste », elles sont plutôt de type « ZADiste ». En effet, le droit de manifester est passé à la trappe, alors que tout sommet sur le climat de grande ampleur est critiquable et critiqué par les écolos de tous horizons.

Pourquoi des manifestations ?

La coalition climat résume la situation en disant que comme les conférences précédentes, « les négociations qui se tiendront dans le cadre de la COP21, si elles sont une étape nécessaire, ne seront pas suffisantes pour sauver le climat ». Un mouvement pour la justice climatique ne peut dès lors n’être que mené par des citoyens… Et ces citoyens veulent se faire entendre, car ils ont des choses à dire ! Je ne citerai que la lutte contre les grands projets inutiles imposés (GPII) : enfouissement de déchets nucléaires à Bure, aéroport à Notre dame des Landes, technopole à Agen, ligne LGV Lyon-Turin… L’organisation d’un sommet pour le climat par la France ne remet en cause aucun de ces projets, au contraire. « Tant qu’on voudra préserver la société industrielle de croissance, les négociations telles que celles de l’ONU n’aboutiront à aucun résultat » #. Généralement, beaucoup dénoncent de « fausses solutions »#.

Événements

L’état d’urgence est la suite logique des événements du 13 Novembre. Il est normal que la sécurité soit renforcée en présence de telles menaces. Il est clair que les attentats ne sont pas une manipulation gigantesque en vue de bloquer quelques écolos pendant une conférence mondiale.

Maiiiiis le fait que ça soit arrivé donne des excuses à nos autorités pour cibler une population très éloignée de daesh. Quoique, le président de la FNSEA les a bien qualifiés de « djihadistes verts », non ?

AntiCOP29_Nov

(Ouhla, il y a beaucoup trop de mot-clés dans cet article. Je ne me suis pas renseignée pour la liberté d’expression, est elle enfreinte aussi en ces temps sombres ?)

Sans ça, le 22 novembre dernier, des gens ont manifesté en soutien aux migrants. Ceux là ne sont ni écolos ni terroristes, mais on nous informe qu’étant donné l’interdiction de manifester, 58 personnes encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7 500 euros #.
Et aujourd’hui, une manifestation anti-cop21 de plusieurs milliers de personnes se voit être sévèrement réprimée par les forces de police. Des grenades lancées sur les manifestants et plusieurs centaines d’arrestations. #

OK, ils étaient prévenus : je crois que tout le monde est au courant de l’état d’urgence… Mais la mesure étant exceptionnelle, le pays ayant une grande tradition de la manifestation, comment se rendre compte que oui, en effet les droits de l’homme ne sont pas respectés, autrement qu’en allant sur le terrain ?

Des conseils, au cas où tu voudrais te lancer dans une manif toi aussi : # #
Ou si tu ne sais pas ce qu’est un Zadiste
 
Et, pour une note plus joyeuse enfin, -ça va devenir une tradition- Deiz ha bloaz laouen, Solenn P. !

Un partage : témoignage

Bettasplendens vient de publier un article sur le féminisme chez les hommes. Des gens viennent de manifester contre la taxe tampon. Une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun a été lancée par le gouvernement et ce n’est pas trop tôt, au vu des nombreux témoignages glauques qui fleurissaient sur le net. Bref, un peu de revendication d’égalité entre les sexes (oui, « féminisme » ça pique il paraît), ça peut pas faire de mal.

Maintenant, mise en contexte :
Un jour, il y a fort fort longtemps, j’ai créé une catégorie « informations« . Cela signifie, dans une dimension parallèle, qu’il s’agit d’une catégorie de « copier-coller », parce que si je vous mets juste un lien vous n’allez pas forcément cliquer. Là c’est important, donc voici sous vos yeux ébahis : un article en provenance du blog « Alors voilà ». C’est un témoignage. Et peut-être que vous l’avez déjà vu parce qu’il a été partagé partout et je vis dans une caverne donc je ne suis pas au courant …

 Les choses que je sais et celles que je ne saurai jamais.

Je sais que je suis un homme de 30 ans, blond, blanc, cis-genre, médecin, socialement bien intégré, et je sais que je jouis sans le savoir de privilèges nombreux qui ne sont en aucun cas le fait d’un mérite quelconque.
Quand j’ai demandé aux femmes qui m’entourent ce qu’était le sexisme, ce qu’était « factuellement » le sexisme, je me suis rendu compte, pour la première fois de ma vie, des mille et une petites choses qui concourent à mes privilèges. Je sens déjà que certaines femmes vont rire, et que les plus féministes d’entre elles grinceront des dents. Mais je leur demande la même indulgence qu’on octroie à cet enfant qui découvre la non existence du Père Noël ou à cet autre qui tombe des nues et s’aperçoit que, non, ce n’est pas une bonne fée qui vient subtiliser la dent sous l’oreiller pour la remplacer par une pièce de 1€…
D’ailleurs, pardon pour elles, mais ce texte s’adresse avant tout aux hommes. Aux hommes qui ne savent pas et qui ne sauront jamais.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand le vendeur du magasin de bricolage regarde l’homme qui m’accompagne pour répondre à MA question concernant MA salle de bain.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand la maîtresse d’école s’adresse systématiquement à la maman quand il s’agit de parler des enfants. Ou la colère sourde dans mes tripes de femme violée quand un expert psychiatre dira d’un accusé en cour d’assises : « c’est un dérapage, un acte d’opportunité ».
Je ne connais pas et je ne connaîtrai jamais l’indignation d’entendre qualifiée de « caprice » ma volonté de garder mon nom de jeune fille, ou ce qu’on ressent quand le maire de la troisième ville de France parle de ses collègues élus masculins en termes de « compétences », mais évoque la nouvelle élue à l’agglomération en s’exclamant « jolie, en plus ! ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie brûlante d’expliquer au notaire que non, vraiment non, quand il y a écrit sur le papier officiel « Mme et M [prénom-nom du mari] » moi, en tant que femme, je n’apparais pas. Qu’éprouve-t-on lorsqu’il vous répond : « Mais allons, madame, c’est PAREIL ! » ? Je ne le sais pas et je ne le saurai jamais.
(Et je ne parle même pas des chéquiers… Les femmes comprendront, les hommes pas du tout…)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est que de vivre dans une société où la plupart des insultes et des jurons sont liés à mon sexe de femme. « Con, connasse, Salope, va te faire foutre, putain, pute, va te faire enculer, enculée, pétasse,  » autant de mots de tous les jours qui me rappellent ma condition de pénétrée et la suprématie du pénétrant. (Rajoutons les PD, tarlouze, tante, etc.). ET TOUT LE MONDE TROUVE CELA NORMAL ?!?!?
Je sais, cependant, que plus j’accumulerai de conquêtes féminines plus je serai un tombeur, mais je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de chaudasse, ou salope, parce que je suis une femme et que je prétends aux mêmes droits à la sensualité que les hommes. Je sais aussi, la honte induite et idiote, que j’ai ressentie petit garçon quand on m’a dit : « arrête de pleurer comme une fille ! ». Alors, ça pleure comment une fille ? Avec ou sans les larmes ? Avec ou sans les yeux ? Est-ce que ça hoquette ? Est-ce que ça renifle ? (Sérieux, c’est une vraie question ça…)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais que, pour chercher des informations sur mes impôts, je les trouverai en réalité sous le numéro fiscal de mon mari.
De même, on ne m’a jamais demandé : « Et le bébé c’est pour quand ? » au cours d’un entretien d’embauche. On ne me fait pas payer mes rasoirs trois fois plus cher parce qu’ils sont bleus ou des Stabilo parce qu’ils sont spécialement faits pour les hommes.
On ne me regarde pas de travers quand je dis ne pas vouloir d’enfant. On ne me dis pas : « tu as une ampoule grillée sur ta voiture, il faut que ta femme s’en occupe ». Cependant, je sais qu’on me regarde avec approbation quand je dis que je repasse le linge, comme si c’était un exploit. (Et merde, la porcherie est partagée, on est plusieurs à vivre dedans, non ?)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais le rire salace du policier qui prend la plainte pour viol de ma compagne lesbienne et murmure à son collègue : « Pour une fois qu’elle avait un vrai pénis entre les jambes ! »
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie de frapper mes interlocuteurs quand, étant mariée avec deux enfants, j’accepterai un super job bien payé à 400 km de chez moi et que je m’entendrai dire : « Comment tu vas faire avec les enfants ? »
Parce que ÇA, on ne le dit JAMAIS à un homme.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais pourquoi à l’école on insiste toujours pour appeler d’abord la maman plutôt que le papa quand la fillette vomit. Je ne sais pas je ne saurai jamais pourquoi, dans les magasins, on trouve toutes les tailles pour les hommes, mais rien au-dessus du 44 pour les femmes. Parce que « les grosses, c’est moche, elles vont sur le net », alors que les hommes avec de l’embonpoint c’est le pouvoir et la force de l’âge ! Amen !
Je sais (et je me souviens) de l’indignité d’un chef aux Urgences prétendant de toute sa puissante voix virile que non, l’excision est une coutume locale et qu’on « se doit de la respecter parce que ça rend la femme respectable ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de réduire mon indignation d’être humain à un simple désordre hormonal en un réducteur et lapidaire : « T’as tes ragnagnas, ou quoi ? », digne successeur du « T’as un trouble hystérique, ou quoi » du 19 ieme siècle. (Pour les tordus de philo : « Le sexisme c’est emprisonner quelqu’un à l’extérieur de ce qu’il est. » Vous avez 4 heures.)
Est-ce que je suis en colère quand, étant une femme travaillant dans un pays européen, j’apprends que depuis le lundi 2 novembre au soir, je ne suis plus payée ? (Oui, oui, en Europe, un employé femme gagne en effet en moyenne 16 % de moins qu’un employé homme. Rapporté sur 365 jours, c’est comme si elles étaient rémunérées cinquante-neuf jours DE MOINS par an !) Je crois que oui, je serais en colère. Très en colère.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand, alors que je suis chef d’entreprise et qu’une discussion devient pointilleuse avec un client, celui-ci demande à parler au patron.
« C’est moi le patron ! CONNARD ! »
(mais qu’est-ce qu’IL a celui-là ? IL a ses ragnagnas, ou quoi ?)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est de devoir assumer SEULE, dans mon corps et dans mon porte-monnaie, le poids de la contraception de mon COUPLE.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand soudain, dans l’avion, alors que je suis à ma place, l’hôtesse de l’air vient m’expliquer que je dois changer de place car je suis près de l’issue de secours et qu’il faut un homme à cette place. Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de sale pute parce que je porte une jupe, et que non, cela ne veut pas dire que j’ai envie de baiser (et quand bien même !), mais que simplement je me sens bien en jupe ou belle, ou les deux, et que tout être humain a le droit d’être bien dans sa peau et de se sentir beau. Je ne sais pas et je ne saurai jamais la colère d’avoir un doctorat et de pourtant devoir affronter des gens qui persistent à voir en moi une assistante, une secrétaire, une infirmière, une aide-soignante, enfin bref, tout ce qui n’est pas un docteur (je ne dévalorise en aucun cas ces métiers, simplement le fait qu’ils soient, dans l’imaginaire collectif, réservés aux femmes). Je sais, cependant, qu’il est difficile de trouver un déguisement de docteur pour ma nièce, quand seuls des déguisements d’infirmière sont proposés aux petites filles, et de docteur aux petits garçons. Je sais, aussi, que dire d’une enfant « c’est un garçon manqué », c’est dire étymologiquement que l’enfant est ratée. Je sais aussi que le sexisme c’est consacrer spécialement une journée par an aux droits de la femme et aucune à ceux de l’homme avec un h minuscule (oui, il y a une ironie désabusée dans cette phrase.) Le sexisme c’est aussi (surtout ???) la femme qui aura lu ce gros pavé jusque-là et qui se demandera si tout cela EST vraiment du sexisme. Oui, je sais, au fond de moi, que le sexisme, le vrai, celui qui a gagné je veux dire, c’est cette femme, seule devant ce texte, en train de se dire que, finalement, tout cela « ce n’est pas si grave »…
Je pourrais continuer indéfiniment la liste des choses que je sais et celle des choses que je ne sais pas et que je ne saurai jamais. Alors j’incite le lecteur de ce texte à demander aux femmes qui l’entourent ce qui, pour elles, est le sexisme. Le sexisme pragmatique, j’entends. Factuel. Tangible. Quotidien. Palpable dans le réel. Où est-il ? Qui est-il ? Comment agit-il ? Parce que non, définitivement non, quand on est un homme, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qu’on ne voit pas, qu’on ne sait pas. Et qu’on ne saura jamais. Demandez aux femmes autour de vous, renseignez-vous, croquez la pilule rouge ! Et si vous vous décidiez à changez votre point de vue, à prendre la place de l’autre ? C’est comme ça que les révolutions arrivent : on commence par changer sa manière de regarder le monde, puis un jour voilà que le monde entier a changé.

Baptiste Beaulieu ©

À partager avec vos amis. Un maximum. Pour que les choses changent.

Un article du blog « Alors Voilà », venez nous découvrir sur : http://www.alorsvoila.com

Article flemme, facilité ? Nein. Au fait, merci d’avoir lu jusqu’ici. Je voulais partager ce témoignage parce que je le trouve sympa. Je le trouve assez complet, parfois un peu exagéré, et c’est d’ailleurs là que je me demande : suis-je de celles qui se disent « ce n’est pas si grave » ? Ai-je de la chance ou suis-je insensible aux conneries dans cette société ?

Je suis de celles qui pensent que les hommes sont aussi plus victimes de l’inégalité entre les sexes que ce que l’on croit, et là … Il n’en parle pas. Alors je vais guetter les commentaires sur l’article de Bettasplendens.

Un partage : témoignage dans Informations E2-Harcelement-Abribus-Decaux-1185x1750-HD


Enclume !

Ce n’est pas la première fois que je dis que j’aime le mot « enclume »: il est beau, il sonne bien, mais en aucun cas je ne veux m’identifier à l’objet. Trop lourd, il ne peut s’envoler. L’enclume est condamnée à se faire frapper. Elle est faite pour supporter les coups.

Un humain c’est mou, le cerveau humain est plastique, l’esprit humain est changeant et même imprévisible. Il se peut que nous soyons comme le roseau, celui qui « plie mais ne rompt pas ». Il se peut que nous soyons comme la petite cuillère de la cantine : à force de la plier, elle casse. Mais bon, le Néo qui se cache en toi me dira : « La cuillère n’existe pas ! »

Enclume ! dans Chroniques d'un Gourou there-is-no-spoon

Ce n’est pas la première fois que je te dis que j’ai peur. Peut-être suis-je une froussarde et je suis aussi une cuillère. Pour l’instant, je plie. Ceci n’est pas une menace, ni une mise en garde : je compte bien rester en un seul morceau.

Les lois qui passent en ce moment arrivent comme des poignées de sable, avec des galets dedans : on râle contre, on nous calme en retirant un des gros galets. Mais les grains de sable ne doivent pas être négligés ! (Négligés devant quoi ?)

Exemple : Loi Macron, l’article sur le secret des affaires est gentiment retiré, et puis peu après: Loi sur le renseignement ! On s’est un petit peu fait fouzhet avoir, là. Et même sans ça, cette loi macron n’est pas franchement aimable. Vois toi-même quelques-unes de ces mesures : travail gratuit des handicapés ? Enfouissement de déchets nucléaires ?

Alors voilà, si on n’est pas contents on n’a qu’à manifester, après tout les français font toujours ça, il ne sont jamais contents… Par contre, depuis le 21 mai dernier, tu manifestes que si tu n’es pas déjà inscrit sur un quelconque papier, genre où tu es répertorié comme violent. Reste à définir le degré de violence. Les forces de l’ordre seront autorisées à t’attendre à la gare (et ce qui est pratique, c’est que tu es déjà fiché) pour t’interpeller et ainsi t’empêcher de rejoindre une manifestation, par exemple.

Réjouis t’en : ça t’évitera éventuellement d’y perdre un œil (ou plus si affinités).

L’article qui en parle est ici #
Je souhaite que tu lises cet article.
Autrefois, j’aurais fait un copier-coller de cet article sur le blog.

Tomate

Je ne suis pas assez au courant. Je ne sais pas ce qui se passe. Je cueille des bouts d’information ici et là, je lis des titres et des paragraphes par morceaux. Les infos viennent de partout. Le monde bouge de partout, et moi je ne bouge pas. Les gens qui agissent ne sont pas toujours ceux qui réfléchissent, j’ai vu ce week-end que l’action c’était un truc bon enfant mais assez décousu.

Après tout, mon raisonnement à moi aussi est décousu. Bientôt, j’apprendrai à coudre : je veux lire la bible, le coran ou la torah, et le capital. Recommencer Walden ou la vie dans les bois. Lire aussi des bouquins de Jared Diamond qui sont de véritables pavés. Et réfléchir.

D’autres choses à me proposer ?

Toi les objets te possèdent, ils sont lourds tu ne peux t’envoler !
Tu accumules la matière, elle fixe ta destinée

Kernitron

(Photo provenant de Ouest-France)

(Photo provenant de Ouest-France)

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Pas de zoom, c’est assez grand, vous être assez grands pour voir. Devant, des policiers habillés en policiers. Derrière, d’autres policiers, avec casque et gilet pare-balle, mais avec jean ou même pantalon large style « baba cool ». Méfiez-vous, je suis peut-être envoyée spécialement pour vous surveiller, malgré mes apparences de littéraire. Méfions-nous, ils sont partout.

Quiconque croit à la Matrice est potentiellement un agent.

Il y avait peut-être des casseurs, mais aussi des personnes déguisées, pour qui ça n’est pas un jeu mais un enjeu politique. Où comment décrédibiliser 40 000 personnes pacifiques. Où comment blesser des innocents, où comment détruire des terres…

En effet, il y a eu des blessés. 130 coté force de l’ordre, aussi, d’accord. On ne parle pas tant que ça des manifestants… Et un centre-ville de Nantes soi-disant « dévasté ». J’en appelle à vous, chers nantais qui lisez cela, vivez vous dans une ville détruite ? Dans tous les cas, les Zadistes sont des pacifistes. Ils demandent, pour les plus radicaux, une alternative à la société actuelle. Ils se déguisent en clown et dénoncent, ou alors ils disent tout simplement non à un n-ième projet inutile.

« C’est impossible à évaluer à l’échelle de la ville. Mais nous avons constaté une cinquantaine de blessés, dont treize blessures au visage par flashball », relève une membre de l’équipe médicale de la Zad (Zone à défendre) contactée par Basta !. « Nous avons aussi trouvé des éclats de grenades assourdissantes, comme des morceaux de métal, dans les jambes notamment ». Au moins 40 manifestants, dont deux blessés à l’œil, auraient été admis à l’hôpital de Nantes.

Collé à partir de <http://www.bastamag.net/Silence-mediatique-sur-les>

Je n’étais pas présente le 22 février. Trop occupée par mon avenir, incertain pourtant. Je respecte et je crois au présent. J’aurais aimé être là. Commenter ce que j’ai vu moi-même. Assumer pleinement ce que j’écris. [Soit dit en passant, je ne veux pas qu'un jour je parle de tout cela comme d'une erreur de jeunesse. Sachez que Jacques Chirac se serait engagé, dans sa jeunesse, dans des mouvements d'extrême gauche et parlait ensuite d'erreur de jeunesse.] Ce que je sais c’est que cette manifestation, prévue depuis des mois, fut interdite le vendredi soir (pour le samedi) par la préfecture. Rendue illégale quelques heures avant, son parcours initial fut donc entrecoupé de paquets de CRS…

Belle performance. En effet, je ne sais pas comment ils auraient pu aussi bien casser une si grosse manifestation sinon.

D’autres ont été cassés. Et vous, si un jour vous perdez un œil pour avoir donné votre opinion, vous faites quoi ? 

Quentin Torselli, un charpentier de 29 ans gravement blessé. « Je n’étais pas armé, je n’avais pas de masque à gaz, je n’avais pas de lunettes de protection », relate t-il. « On rentrait, les CRS avançaient, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec d’autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j’ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre ». Hospitalisé au CHU de Nantes, Quentin a perdu son œil gauche.

Collé à partir de <http://www.bastamag.net/Silence-mediatique-sur-les>

La question qui me reste est: pourquoi céder aux anti-mariage-pour-tous, et réprimer aussi catégoriquement des dizaines de milliers d’écolos ? Que je sache, il n’y a pas de catholiques conservateurs au gouvernement.

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Je me permets de piquer une chouette publication...

Je me permets de piquer une chouette publication…

Allez, et un peu de musique pour finir…


Être en dehors

Une femme libre, ça n’existe pas. C’est comme Dieu, c’est une idée, c’est  quelque chose de pas incarné. C’est un idéal qu’on voudrait atteindre. En généralisant, on peut dire que les hommes libres, ils n’existent pas non plus. Mais pour ce qui est du pouvoir, si on pense liberté comme pouvoir, si être libre c’est faire, alors les femmes sont plus moins libres que les hommes. Le meilleur statut paraît être celui d’escargot, mais c’est un autre sujet. Apparemment, je ne suis pas touchée. Pas directement, pas officiellement, mais c’est tellement proche.

Sterenn 

1936, une guerre civile en Espagne, sauf erreur de ma part, et aucune intervention de la France malgré la possibilité, sauf erreur de ma part. Aujourd’hui, ou hier, même si c’est bientôt noël et que du coup la vie est belle, j’aimerais savoir comment faire pour intervenir en Espagne, et aider à remettre une loi qui autorise l’avortement. On ne peut pas reposer sur des acquis, parce que même les acquis sont éphémères. Même une supposée, prétendue liberté est éphémère. Comme l’art, comme la beauté, mais ici il n’y a rien de beau, rien de grand, rien de quoi on peut être fier. Et bien que la honte puisse être considérée comme mauvaises, arme des faibles contre les forts, ici c’est justifié: interdire l’avortement aujourd’hui dans un pays qui l’a autorisé hier est une honte. Et quoi d’autre qu’un recul ?

J’ai peur. En tant qu’être humain, en tant qu’enfant encore innocent, en tant que bientôt adulte, je ne veux pas vivre dans un monde où je suis seule face à des horreurs contre lesquelles je ne puis rien. Oui, seul, on ne peut rien. Parce que la raison est en panne, parce que la réflexion est en grève, et parce que la grève qui a du sens a perdu sa force, se battre seul pour des droits est possible. Les gens ne se battent plus pour leurs droits, ils préfèrent se battre contre ceux des autres. C’est tellement plus facile de gommer que de dessiner.

J’ai encore peur. La lâcheté elle-même ne me sauverait pas, et la politique du moins pire ne semble plus intéresser grand-monde. Voter pour des idées ? D’accord, mais de vote blanc, d’accord mais de vote blanc… Il n’est PAS reconnu ! Que de gâchis de paperasses électorales si personne ne les lit, ou plutôt s’il n’y a rien de consistant à lire, rien de sensé ? Il n’y a plus d’idées en politique, seulement des gens. C’est ce qu’on croit. On a oublié les idées.

Pour info: Rue89, Le Monde.


Notre dame des Landes: C’est loin d’être fini.

Souvenez-vous d’un article posté ici, souvenez vous de la manifestation du 17 novembre 2012 avec plus de 40 000 personnes au rendez-vous. Sachez que les habitants de la Zad sont nombreux, et que malgré l’autorisation de détruire leurs cabanes, ils ne lâchent rien et sont soutenus. Notamment, ici, à Carhaix (Bretagne, Finistère).

Je voulais vous montrer une vidéo.

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A méditer.

Un aéroport espagnol, censé accueillir 5 millions de passagers par an, a été fermé cette année par manque de trafic. En plus de toucher le secteur de l’immobilier, la crise économique et financière, impacte aujourd’hui le secteur de l’aviation.

A méditer. dans Informations l-aeroport-international-de-ciudad-real-en-espagne-76007 
Le phénomène des villes désertes est encore loin d’avoir achevé sa déferlante. Cette fois-ci, c’est tout un aéroport qui se voit transformé en terminal fantôme en Espagne. Conçu pour accompagner l’économie fleurissante espagnole du début des années 2000, l’aéroport de Ciudad Real, situé à 200 kilomètres au sud de Madrid, est aujourd’hui laissé à l’abandon. Doté d’une piste de 4 200 mètres (la plus longue d’Europe), il était le seul en Espagne à pouvoir accueillir le gigantesque A380. C’est également le premier aéroport de ce gabarit à avoir été entièrement financé par des fonds privés. Son coût total s’élevant à plus d’1 milliard d’euros. Malheureusement, ce projet s’est avéré être un fiasco après seulement trois années de fonctionnement. Inauguré en 2009, il a vu le décollage de son dernier vol en décembre 2011.

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Malade

Salut !! Yavait longtemps, dis …

On en était où ? A l’aked ?  Je l’ai passé, je l’ai eu, avec mention bien ! *fière*. Il y a eu les vacances, et maintenant je suis au lycée. Ça me grandit, d’un coup, mais c’est comme arriver en 6ème: ils sont grands, les 6èmes, vus du CM2; comme les 2ndes vus de la 3ème.

Mais je suis rentrée depuis longtemps, et là, je suis malade. J’ai pas pu bouger de ma chambre pendant 4 jours, et maintenant je suis consignée à la maison pour la semaine. Du coup, je monopolise l’ordi, désolée Maman emoticone.  Je ne fais pas grand chose, ce qui est dommage. Ici, sur internet, on peut découvrir plein de trucs, apprendre, partager … Mais les gens ils jouent. Et ils vont sur Facebo0k. Ce dernier a d’ailleurs remplacé les blogs: sky-blogs surtout, que tout le monde, à mon dégout personnel (que personne comprend), avait quand j’étais en 5ème. Les gens présentaient leurs amis, histoire de faire du texte (« c’est ma meiilleure amiie, elle est beiiille, hein ? » Nan, jme moque pas, je constate, et pis c’est comme ça, les gens qui écrivent comme ça sont pas forcément cons) et après, ils postaient surtout des messages pour avoir des comm’s: « tape 1 si tu m’aime, tapes 2 si tu m’aime pas, tape 3 si tu t’en fous, tape 4 si tas pas le choix« . Il y en a aussi qui écrivaient beaucoup, racontent leur vie et se livrent vraiment au lecteur, mais pas grand monde ne les lit, ce qui est bien dommage. Des pensées révolutionnaires se cachent dans les skyblogs ! Et puis je parle au passé, mais il y en a encore quand même beaucoup…

Dites, vous pensez que tous ces gens sont dans la rue quand on va manifester ? Sur plus de 65 Millions de français, quand 4 se mobilisent, c’est considéré comme génial. Je le trouve aussi, mais que font les 61 autres Millions ?


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