Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Le monde des grands

Vous n’êtes pas votre bulletin de notes !

La société est un processus bien réfléchi. Tout le temps où le bulletin de notes est mauvais, on se sent rabaissé, mais quand il devient bon on est bien content de s’y associer. Si le reste n’est pas terrible, il y a au moins ça. Et maintenant que le bulletin est bon, je ne veux pas que quelqu’un me prenne ma place durement gagnée. On ne me prend pas ce qui me rassure, je mords. J’ai beau avoir une société autour de moi, je suis une bête féroce. Voilà.
Hier, j’ai été à un forum de recrutement pour trouver un stage et apprendre à parler aux gens dans un contexte chelou professionnel. C’est aussi un monde de vautours : quelqu’un vient te voir « tu trouves des entreprises qui te plaisent ? » « Oui », dis-je, et il y en a une qui m’intéresse vraiment que je n’ai pas encore été voir. Et que fait cet interlocuteur ? Il se dirige vers cette entreprise. Alors évidemment, je m’inquiète, il pourrait me voler mon stage. Je suis une ex-hippie perdue dans ce monde de concurrence. Je sais pas ce qui est le pire dans la pensée précédente : que je puisse penser tout de suite qu’il va voler l’offre de stage ou qu’il s’agisse déjà de la mienne ?
Je ne sais pas ce qui est le plus angoissant : se retrouver dans ce contexte ou penser comme un prédateur dans ce contexte ? Parce que je ne suis pas à l’aise, j’ai des comportements que je n’aurais jamais eus avant – crois-je.

Le monde des adultes c’est vraiment pas marrant. Je ne sais même pas comment je l’imaginais, mais ce que je vois n’est pas terrible. Ce que je fais non plus. Le monde des adultes est mauvais à cause de gens comme moi qui ne savent pas comment on fait.


Précarité ou sécurité

Les outils que nous utilisons pour se regarder nous persuadent petit à petit que les autres ne changeront pas.

Cette semaine, j’ai assisté à une conférence de Clair Michalon. Vous trouverez une partie de ce que j’ai écouté dans la vidéo en bas de l’article, je la recommande, c’est intéressant : Mr Michalon nous propose en effet un nouvel outil pour appréhender l’Autre : une échelle précarité/sécurité, où le placement de chacun est relatif, finalement très différente de l’échelle pauvreté/richesse à laquelle on pourrait penser. Il développe ensuite autour de cet outil ce qu’est la culture, la tradition.

Il y a quelque chose qui n’est pas abordé dans la vidéo du dessous (je l’ai écouté 3h pas 15mn), c’est la situation des femmes, dans le monde, suivant le placement sur l’échelle précarité/sécurité et les époques. Je n’ai pas été d’accord sur tout mais le point de vue est intéressant.

Plaçons-nous dans un contexte ultra précaire. Ce qui importe, c’est la survie du groupe, au profit de l’individu, puisque dans ce contexte se tromper c’est mourir. Alors, pour maintenir le groupe à long terme, la solution est de se reproduire. Étant donné qu’il faut peu d’hommes pour procréer, la survie du groupe ne dépend que du nombre de femmes, par conséquent on protège les femmes. Jusque là ce n’est pas grand chose, on a juste le « les femmes et les enfants d’abord ! » qui retentit quand un bateau coule. Limite, on pourrait nourrir un peu mieux les femmes mais ça ne se voit plus aujourd’hui.

Au bout d’un moment, il se passe quand même un truc, c’est que les humains se battent. Ils se font la guerre – et ce pour la survie de leur groupe, on va dire. Et là, on envoie les hommes se battre, parce que les femmes garantissent la survie du groupe. Tout va encore bien, mais puisque ce sont les hommes qui vont se faire tuer ils demandent le droit de choisir où et quand ils se battent.

Choisir où et quand on se bat, ça s’appelle le pouvoir.

Et à partir de ce moment là, quand les hommes ont le pouvoir et se séparent du groupe pour aller combattre, vivent entre eux quand ils partent en campagne, vient la séparation des hommes et des femmes. Loin des femmes naît la frustration des hommes. En revenant vers les femmes, les hommes frustrés deviennent violents (et c’est là que je ne suis pas d’accord) donc on décide de protéger les femmes. On les laisse à part, on les cache, on les voile, parce que les hommes ont des pulsions, tu vois. Et c’est un cercle vicieux. Ce qu’il faut retenir c’est que ce schéma est le même quelque soit l’endroit (et dans une moindre mesure, l’époque), tant que l’on se place sur le côté précaire de l’échelle.

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(Courrier International)

Sur le côté sécurisé de l’échelle, celui où l’enjeu n’est pas de survivre mais d’avoir du pouvoir d’achat, il importe peu d’être un homme ou une femme, donc les statuts homme/femme vont avoir tendance à converger.

Et maintenant, on se demande pourquoi les droits des femmes reculent partout, entre autres aux États-Unis avec leur président qui impose aux ONG de choisir entre exister (être financées) et proposer un service de planning familial aux femmes #.  Le message de la conférence était que si on n’apprend pas à voir, à écouter les autres, on va se mettre à glisser du côté précaire de l’échelle. Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre, il va falloir cohabiter et partager les ressources. Pas gagner plus mais vivre mieux.  

A méditer.

 

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Pourcentage

Bientôt la rentrée. Dans les écoles d’ingénieurs, les première années arrivent avec leurs affaires, s’installent dans leurs studios et on leur promet que le week-end d’intégration sera le meilleur de leur vie.

Avec eux tombent les chiffres. Combien sont-ils, d’où viennent-ils … Mais combien sont-elles ?

J’ai la chance de vois la vérité à travers un filtre, moi qui suis sur un campus partagé avec une école de commerce. Ici i y a des filles.

Pourcentage dans Chroniques d'un Gourou ellosk10

Tiens, une orange qui fait du skate

Mais ailleurs, les campus atteignent difficilement 10%. 20 personnes de sexe féminin dans la marée d’une grande école. Juste 8 dans une autre. Pourtant elles étaient attendues, les nouvelles, dans ces écoles où c’est toujours pareil.

Ces chiffres sont là depuis leur entrée en prépa. Ils émergeaient déjà au passage du bac S. Ça ne devrait pas être le cas pourtant. Même si tout le monde le sait déjà, ce n’est pas une histoire de niveau. Pas une histoire d’hormones ou de règles ou de … je sais pas. Une histoire de « on dit » et d’habitudes, de traditions peut-être. Dîtes moi que vous pousserez vos filles à devenir ingénieur, et ce jusqu’à ce qu’il y ait au moins du 40% – 60% dans les écoles.

captur10 école dans Chroniques d'un Gourou

Pour toute la sagesse que ce message contient

Parce qu’à force d’inégalités ici, je me prends dans la gueule là-bas des « mais t’es pas une vraie fille ? » « tu fais de l’informatique, t’as renoncé à ta féminité ? » 

Ce n’est pas NORMAL, arrivés en 2016, qu’à cette rentrée encore il y ait un fossé pareil. *soupir*


J’avais prévu de rater

Aujourd’hui, j’ai triché. Il y a, dans un coin de ma chambre, un paquet de lettres et de feuilles volantes plus ou moins destinées à être lues par « moi plus tard » ; aujourd’hui j’ai ouvert l’enveloppe « pour toi, quand tu seras majeure et vaccinée – après 2015 ? »
Oui, je suis majeure depuis un certain temps maintenant (je m’octroie le droit de parler comme une vieille, aussi), mais cette lettre était destinée à moi-de-plus-de-18-ans. C’est un papier écrit en 2011, et à cette période, se dire qu’un jour j’aurais 20 ans devait paraître grandiose : effrayant et intriguant.

J’ai triché car nous ne sommes pas après 2015. J’ai juste eu 20 ans, et pour moi un anniversaire c’est la fin d’un année, nous sommes donc après ma 20ème année, allez c’était une petite triche de rien du tout.
Dans cette lettre, je raconte quelques inquiétudes, des questions que je me pose. Je stagne un moment sur la procréation : non Sterenn, tu n’auras pas d’enfants.

Puis vient mon projet d’études post-bac. Nous sommes fin 2011, je suis en première, et notre prof principale veut vraiment que nous ayons des idées, si ce n’est un projet. A ce moment-là, je sais déjà que je veux tenter la prépa scientifique, ce truc obscur où apparemment on en chie, pour faire une école d’ingénieurs après. Mais ça, je ne l’écris pas tout de suite. Ce que j’écris, c’est que dans le cadre de mes études en fac d’histoire, j’irai sûrement faire un échange Erasmus. C’est en tournant la page qu’il est écrit que j’entrerai en fac d’histoire après échec de ma prépa.

J'avais prévu de rater dans Chroniques d'un Gourou f11-highres

Ce n’est pas grand-chose, mais mon projet d’études est plus détaillé à partir du moment où j’ai raté ma prépa.

Alors, pourquoi je n’ai pas arrêté ?
Pourquoi fallait-il que j’imagine un échec pour mon premier choix ?

Ce n’est pas grand-chose, mais heureusement que je n’ai pas ouvert cette lettre à moi même en février dernier : je me serais inscrite en fac de lettres.

 


R-Entrée (Tag)

Il y a eu la rentrée, il y a aussi autre chose. Ce n’est pas pour rien que je réponds au tag de Dans un monde de grands, c’est aussi ce dont je me rapproche : le monde des grands.

C’est plein de choses banales, plein d’autres choses surprenantes. De l’incohérence, beaucoup de conneries, de quoi se préparer à plonger dans ce qui est sans doute beaucoup trop sérieux pour nous.

Ce n’est pas seulement une n-ième rentrée, c’est une entrée : Coucou !

Et maintenant, je raconte ma vie, sans parler de cuisine :D (C’est tout l’intérêt du Tag…)

 Aimes-tu l’école ?

J’aime l’école. Pour moi, ça a toujours été un tout : les cours, les récrés, les gens, l’environnement. Le logement aussi, et ce bien assez tôt. L’école, depuis que j’ai dix ans, c’est aussi ma maison. C’est l’endroit où sont mes amis, c’est là où je fais mes expériences, c’est là où je teste mes limites. Cela dit, je n’ai pas testé beaucoup de limites… L’école en général est à différencier pour moi de l’endroit où ont lieu les cours.  Je suis à l’étroit dans une classe, je crains l’autorité. L’école, c’est plus que ça. Ce que j’aime, c’est ce que l’on construit à l’école.

 En quelle classe passes-tu ?

Je passe en classe de … Non. J’entre en école d’ingénieurs (youpala yoloyolo !). Je suis une NainA (Comprendre première année).

 Quelle a été ton année préférée ?

L’année de 4ème a été mon année de collège préférée, je crois. C’est celle où j’ai voulu connaître tout le monde, celle où je vivais chez des bisounours, l’année où il n’y avait plus de différences entre les gens : je les aimais, et ils n’avaient pas de raison de me haïr.

Au lycée, j’ai vécu trois années assez différentes. En prépa, deux années incomparables entre elles. Toujours, il y a eu du bon et du mauvais. J’y ai eu des occasions terribles que je n’ai pas su saisir, j’y ai vécu des moments de folie (folie douce, rassure toi) et j’ai reporté les autres bons moments trop loin. Ce sont les années où on nous dit « profite ! » et où on ne sait pas comment profiter, comment rentabiliser ces années puisque après, il paraît qu’on ne s’amusera plus. Puisque qu’après, il paraît que le monde des adultes est morose.

Quelle est ta matière préférée ? Et celle où tu es la plus nulle ?

Ma matière préférée est aussi celle où je suis la plus mauvaise. Alors elle change, puisque je me mets à préférer la matière où je m’en sors mieux. J’ai aimé, j’espère que j’aimerai encore les maths. Mais après une classe de Maths Spé, j’ai tendance à douter… Les maths sont devenus ma matière la plus faible, et de loin. Alors nous verrons.

Cette année, j’ai des cours de sciences humaines à suivre, et vraiment ça me motive beaucoup. Pour ça aussi, nous verrons.

Réponds-tu à tes profs ?

Répondre aux profs, maintenant, c’est plutôt bien vu. Et … non, je n’ai pas assez répondu aux profs ces quelques derniers semestres. Dans ma lointaine jeunesse, je ne répondais pas mal aux profs non plus. J’ai toujours eu peur de l’autorité.

As-tu déjà été déléguée ?

Je n’ai jamais été déléguée de classe, je voulais toujours être la remplaçante. Il y a toujours des choses plus importantes : la gestion du self au lycée, par exemple. Là, j’ai défendu les intérêts de ceux qui vivent à l’école, parce que manger c’est la vie. Là, j’ai demandé du lait bio et local au petit dèj contre de la poudre à l’eau. Là, il y a des magouilles à déceler.

As-tu changé de collège ?

Mes déplacements se sont faits en fonction de mon passage de l’école au collège, du collège au lycée, etc. Je n’ai jamais changé d’établissement en cours de route… La chance d’avoir un parcours tout tracé jusqu’au bac :)

Quel est le poids de ton sac ?

Mon sac est actuellement quasi-vide. Il était inexistant au collège et toujours posé sur des étagères au lycée. Il a connu un pic d’activité en prépa, où il était plutôt lourd – et volumineux. #650nuances de polys !

Mon sac. Avec dessous des chaussures de cross, devant mon agenda de 1ère et des bouquins.
J’ai changé d’agenda depuis.

 Ton sport préféré à l’école ?

Les cours de sports devenaient une activité agréable dès qu’il y était question de sports individuels.

 A quelle heure te couches-tu quand tu a cours le lendemain ?

L’heure à laquelle je me couche le soir augmente avec les années, et entre actuellement dans le domaine du lendemain matin. Ce qui est bien cette année, c’est que l’heure de mon réveil recule – du jamais vu depuis le collège !

 La distance entre ton établissement et ta maison ?

Durant la plus grande partie de ma scolarité, l’établissement scolaire était ma maison.  Donc pas énormément de temps perdu sur le chemin.

Ta popularité ?

La popularité, c’est subjectif. Mais la peur de l’autorité, c’est aussi être impressionnée par tout ceux qui sont un peu trop grandes gueules. C’est donc avoir l’air snob et renfermée auprès d’eux. C’est donc ne pas les côtoyer, sur un commun accord.

Quand je deviens la grande gueule, c’est une autre histoire, et c’est une affaire à suivre…

 Est-ce que tes profs sont bons ?

Et puis bien sûr que mes profs sont bons ! Toutefois, avec les années on se retrouve avec des gens tellement bons dans leur matière qu’ils n’ont pas considéré l’intérêt de la pédagogie… On ne peut pas être bons partout.

 avenir
Et puis une photo de ma trousse et de mon agenda. J’aime beaucoup cette trousse, ça change de la chose en plastique moche que j’ai eue pendant des années :)

Comment assassiner nos enfants. En 3 parties.

Aujourd’hui : l’avortement. Abortion, pour les internationalistes, pour ceux qui voudraient voyager en ne parlant qu’une langue — et en parlant de l’Interruption Volontaire de Grossesse.

(Autant que les voyages forment la jeunesse plutôt que la grossesse, mais bon…)

tenzinlin

Ma digarezit tudoù, met un dibab isikis am eus graet evit an pennad-mañ. En effet, loin de moi l’idée de frimer, mais cet article est à l’état d’ébauche dans mon esprit depuis mon dernier cours d’anglais. Du coup, j’y ai pensé… en anglais.

During our last (last this year) english lesson, someone exposed his point of view about abortion and it shocked me. I was shocked for many reasons. First, it is not an easy thing to shock me… I can get irritated very easily, but I try to keep being open. When it comes to abortion or womens’ rights, beware !

Sérieux, dans n’importe quel cas général, quand il s’agit de donner des libertés aux autres, quand on n’est pas concernés, pourquoi s’y opposer ? Chers réacs, je vous laisse celle-là: je parle ici d’un sujet où il y a une vie innocente en jeu, indignez-vous !

I was shocked because as well as the teacher, it is a guy of my age who opposed abortion. I thought young people were more open to that kind of things, though… Well, he didn’t really opposed it:

« I think this should be enabled for girls who were raped, and that anyway abortion should remain at the woman’s own expense »

(He didn’t say it exactly this way, he is allowed to complain about it).

En gros : L’avortement autorisé pour les femmes violées / L’avortement à la charge de la femme qui avorte.

So, this is not opposition. Only a big huge high restriction. Yet, it raises many different issues. One single point of view reflecting how conservative are (some of) the young…

Comment assassiner nos enfants. En 3 parties. dans Chroniques d'un Gourou gif-batman-joker-guy-with-a-plan.0

Emaon o vont da cheñch yezh adarre. Penaos lakaat troidigezhioù hep hiraat re ar pennad ?

PREMIÈRE IDÉE. Puisqu’on veut laisser l’avortement accessible (uniquement) aux femmes violées, on entend par là:

« Tandis que l’avortement est un crime évitable, le viol est, lui, ancré et inévitable »

Rappel: je ne suis pas d’accord avec ce gars.

On ne le dit pas, on n’entend jamais ce genre de propos. Mais avouez que c’est dans l’imaginaire commun. La prostitution est le plus vieux métier du monde, et le viol s’est fait sa place dans la société, c’est trop tard pour l’en sortir. C’est peut être vrai: nous sommes des animaux. Peut-être qu’on réfléchit, mais il y en a chez qui ça fonctionne mal (ça fonctionne mâle ?). Certes.

Mais le viol constitue un crime:  c’est un truc pas bien, c’est sale, c’est méchant, ça abîme les gens. C’est pour ça que ça fait partie des tortures de guerre, parce que c’est bien dégueulasse, et ça concerne tout le monde (près de 25% des prisonniers [oui, des mecs] états-uniens victimes de viol selon wikipedia !).

Et … ça serait moins grave que l’avortement. Je suis d’accord que faire avorter des gens de force ressemble drôlement à un crime. MAIS Autoriser l’avortement ce n’est pas forcer des gens à le faire. Et c’est réglementé.  (Est-ce que le viol peut être réglementé ? Non !).

C’est ce qui indignait le professeur d’anglais: que l’avortement puisse être considéré comme un droit fondamental des femmes…

 

DEUXIÈME IDÉE. Un droit fondamental ou un caprice ?

« L’avortement, c’est une solution de facilité ».

Celle- là, on l’entend souvent. Par exemple, le programme de notre parti d’extrême droite national dit que « le libre choix pour les femmes doit pourvoir être celui de ne pas avorter » (programme électoral, page 37). Bien tourné (il y a libre et choix, ça fait cool). En fait, ce n’est PAS facile !! Les femmes n’avortent pas parce qu’elles ont la flemme de prendre la pilule. Souvent, elles prennent déjà la pilule et tombent quand même enceintes. Les femmes n’avortent pas pour leur plaisir. Ce sont ces personnes, je l’ai déjà dit plus haut: les personnes réfléchissent.  Elles avortent parce qu’elles ont réfléchi, après y avoir réfléchi, en réfléchissant… En fait, l’avortement peut être assez rapide et sans douleur (quand on s’y prend assez tôt), ou alors douloureux, pour le corps et l’esprit, et avec pas de chance on peut tomber sur un réac’ pour l’échographie qui vous dit: « oh regardez, il bouge ! » Pour la culpabilisation, c’est sympa.

 

TROISIÈME IDÉE. Aux États unis, il y a eu autant d’avortements depuis Roe v Wade qu’il y a de sud-Africains. Argument choquant !

Rendez-vous compte, tout ces morts ?

Non, il n’y a pas eu de morts. Et justement… What if these children were born ? (oh, une réminiscence…) Pareil en France, on nous dit avec une tête d’enterrement que 220 000 IVG ont lieu chaque année. Mais c’est cool les gens ! Regardez-moi tous ces chômeurs en moins !

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Soyons précis.

Sérieux, on est en train de se rendre compte qu’en fait de la population vieillissante qu’on nous avait prédite, les naissances des années 2000 sont un baby-boom. Il y a plein de jeunes pour payer vos retraites, les gens.

Pour ce qui est de la population de l’Afrique du sud « manquante » aux états unis… Si tous ces enfants avaient vécu, ils auraient été 31% d’obèses (doctissimo), et je ne sais pas si un obèse mange plus que quelqu’un en bonne santé, mais sûrement plus qu’un somalien. Et puisqu’il n’y a pas de production infinie dans un monde fini, ça aurait fait un manque de bouffe pour l’équivalent de l’Afrique du sud toute entière ! Ça en fait, de la famine.

Je me permets d’ajouter que ce pseudo-manque ne déséquilibre pas la société, contrairement au manque de femmes en Inde: avortement sélectif, mais pas que: brûler des filles prêtes à se marier, ça vous tente ?

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Non, personne ne court brûler des femmes parce que leur famille n’a pas de dot (ou pour une toute autre raison, d’ailleurs). Parce qu’il faut RÉFLÉCHIR. En attendant, méfiez-vous du Guerrier en colère qui sommeille en moi.

J’aimerais conclure par des souhaits machiavéliques. Je souhaite à ce gars de mettre sa copine enceinte. Parce que la question de l’avortement ne sera pas seulement le problème de cette éventuelle copine, mais bien aussi le sien.

Je souhaite aussi que, malgré l’horreur que cela inspire à mon professeur d’anglais, l’avortement devienne et reste un droit fondamental. Et accessible (tant qu’on y est). Parce qu’il ne suffit pas d’aller loin dans l’espace et dans le temps pour que les libertés foutent le camp… 


Le son du coq dans le lointain

 Je voulais écrire autre chose. Mais voilà, les autres parlent toujours mieux que moi.

Bien sûr que ce n’est pas « le son du coq », mais bien « le chant du coq ». Tiré d’une chanson qui date de 2010, ça résonne jusqu’ici. Tout résonne. Alors, si on faisait un petit article musique ?

Je n’aime pas les gens qui mettent de la musique sur leurs pages. Le son d’un ordinateur n’est pas le son de bonnes enceintes. Et puis écouter des bouts de morceaux de musiques sur internet … Mh. Je ne fais pas ça. Mais peut-être que toi, tu le fais ! Alors voilà ce que je propose.

Qu’est-ce que vous en pensez ?

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Quand le .plot n’est pas suivi d’un .show() …  C’est joli, non ?

Bref. Il y a plein de musiques bien (que je trouve bien) dont j’aimerais te faire part. Il y a celles qui ont un sens pour moi, et celles qui ont un sens en ce moment.

Ce week-end (je n’aime pas ce mot. On n’est pas en angleterre ou aux états unis ! Donc: An dibenn-sizhun-mañ… ou alors En cette fin de semaine) par exemple, tâchez d’entretenir notre porcherie nationale.

Ou plutôt de ne pas l’entretenir. Enfin, vous m’avez comprise: « Soyez là, soyez présents, et empêchez-les !« 

Certains vous diront qu’il n’y a pas de problème: soit parce que c’est un parti politique comme les autres, soit parce que le pourcentage change, mais le nombre de sympathisants non. Je crois qu’il y a aussi une part inconsciente d’autruche: on voit que quelque chose ne va pas (à mon avis, ça ne va pas !), et on se dit que ce n’est qu’une construction. Que les gens sont mécontents mais que ça va passer. On serre les dents et on regarde les résultats tomber… Pourvu qu’ils ne nous tombent pas dessus ! Quel pouvoir avons-nous, de toutes façons ?

Je suis donc sceptique, telle une fosse. Mais avant tout: je suis !

Je suis le champ de bataille et le guerrier
Je suis le laboureur et la tranchée
Je suis l’exceptionnel et je suis des millions
Je suis l’embuscade, je suis la révolution

Ça, c’est pour avoir la pêche. La pêche comme en français, pas le « pech haben » des allemands, non, pas besoin de musique pour celui-là. Au contraire: la musique, c’est chouette ! Je mets aussi le morceau ? En fait, le site ne veut pas de ma musique. Pas le bon format. En revanche, ça avait marché il y a un an, je te redirige donc vers la fin de cet article

Bon. Ensuite vient la raison de cet article. Ou plutôt la raison du changement de destination, je ne sais pas comment dire.. Celui du titre ! Attention, ici il s’agit de l’intérêt des paroles, du texte, pas spécialement de la voix. Problème si tu veux de la musique, ici c’est plutôt du déclamé. Je te mets quelques paroles après si tu ne veux pas écouter. (Vazy comment c’est mis en valeur ! Quel non-talent.)

Au libre échange du néant
A chacun son bon mot bien sûr
C’est la liberté d’être con
La liberté d’être ignorant
Tous égaux dans le carnaval
Je sais mon ami ça fait mal
C’est la liberté d’expression
C’est la liberté d’expression
Pour clamer à tous les faubourgs
Surtout à tous les râteliers
Nos faiblesses et puis nos discours
Sur nos tristes identités.

Actualités, je disais. Siné, dans sa zone du 4 mars, parle de l’après-Charlie. Je crois que les mots « Laïcité » et « Liberté d’expression » sont détournés par certains. (N’en déplaise à ma prof d’allemand, je continue par ailleurs à croire en la bonté humaine, mais oui il se passe aussi des choses pas bien). Si t’as la flemme de cliquer, en gros c’est l’avocat du tristement célèbre hebdomadaire qui s’est plaint d’un article satirique … Parce qu’au nom de sa liberté d’expression, le autres ont le droit de se taire ? Voir aussi une mini-zone de Février. Et puis si tu ne veux toujours pas cliquer, voici la magnifique calligraphie de ce mourant tenace :

Le son du coq dans le lointain dans Chroniques d'un Gourou EXTRAIT-ZONE-SINE

Zone de Siné — Mars 2015

Et puis encore quelques paroles:

Salut toi mon étoile au loin
L’illuminé de nos chemins
S’éclairera bientôt je sais
Si l’on n’en perd pas le parfum
Vigilance à tous nos esprits
Et feu de tous les journalismes
Puisque toujours il faut combattre
Des nouveaux temples
Les fascismes.

L’illuminé de nos chemins. C’est beau, non ? C’est bête, mais avec un prénom comme le mien, j’ai bien envie de m’identifier à un quelconque illuminé (enfin, l’étoile au loin plutôt). Pas au sens d’être éveillé, ou de je ne sais quelle sagesse. Non, juste la personne étrange que l’on croise,  celle que d’innocentes personnes vous prendre pour un communiste au détour d’un chemin, puis pour une indépendantiste, peut-être pour quelqu’un qui n’a pas d’avis… Surtout pour une asociale. J’espère que tu m’aimes bien quand même.

http://www.icone-gif.com/icone/animaux/oiseaux/download/aimaux-oiseaux-038.ico

…à 02:25 « Comment te dire mais de nos jours, les féministes manquent de couilles ! »

Ça, c’était en 2010. Maintenant nous avons HeForShe :D

Et … Voici ce que je voulais mettre au début ! Aussi une histoire d’identification. D’abord, c’est un conseil: le hard rock, ça aide plus qu’on ne le pense. C’est presque sûrement une coïncidence, mais depuis que j’écoute Airbourne, Accept (et un peu AC/DC, mais après Accept, c’est tout mou. Je ne parle plus de The Answer…), j’ai des notes au-dessus de la moyenne en physique. Ne pas trop s’emballer pour autant: ça n’a aucun effet sur les maths.

(Je l’avais en meilleure qualité, mais là aussi: pas accepté par mon hébergeur. Tant pis pour vous.)

Pourquoi identification ? Parce que j’en ai deux sur trois. Par « Bad » , je n’entends pas « méchante » mais « mauvaise ». Dans mon cas, c’est mauvaise en maths. Les deux autres caractéristiques sont subjectives. Mais quand j’ai les cheveux propres, je suis blonde. Si, si !

Moralité : cette musique est cool. Il y avait longtemps que je n’en avais pas écouté, en décembre dernier j’en étais aux chansons à texte qui me faisaient pleurer, il était temps que je retrouve un peu de violence, que dis-je, d’énergie !

AvatarKorras3

Et s’il te manque un peu de folie, en voici (c’est bonus !!) : 

Et un article pour voir Dominique avec des cheveux, puis un lien vers la version audio de 12 heures !

 


Ce soir, c’est galettes.

Je voudrais parler religion…

C’est simple: pourquoi les catholiques sont de droite ? Ou alors pourquoi dit-on qu’ils sont de droite ? La religion, la spiritualité, ne devrait pas prendre parti. Mais bon, les vieilles religions monothéistes ont eu leur moment « je veux m’intéresser au politique et contrôler le monde (Mouhahaha) »… Donc il y a bien eu des côtés, des prises de pouvoir, des malentendus dans l’histoire. Je le leur accorde.

Maintenant, quand j’entends ça :

La force est en nous-même, secret de la création

Entends des anges à ton oreille te souffler la mission

…Mon esprit anti-catho–je-crois-en-rien-à-part-en-moi fait en grand bond de côté. Mais n’ayez crainte, j’essaye de m’ouvrir un peu. Je voudrais au moins comprendre. Pourtant, j’ai l’association d’idée: croyant=manif pour tous, et là je re-bondis (Ben non, je ne suis pas très attachée à ce mouvement).

Puis, je t’avoue que ce sont des paroles de Keny Arkana. Donc a priori, je ne devrais pas bondir. Du moins pas pour les mêmes raisons (tu peux bondir si tu veux…).

Donc voilà, revenons aux sources: religion, mais aussi spiritualité. La réflexion, les gens !

J’ai eu une colle d’anglais cette semaine. J’ai eu à préparer le texte d’un homme d’église, je ne sais pas quelle profession (c’est comme dans l’armée, je ne me risquerais pas à confondre un colonel et un général !), qui parle de la vérité. Très important, la vérité ! Très difficile aussi. Se recevoir la vérité dans la gueule, ça fait mal.

Il dit ceci:

God is the author of all that is good and all that is true! Hence, since no one religion, one church, one culture, one philosophy, or one ideology contains all of the truth, we must be open to perceive and receive goodness and truth in many, many different places – and we must be open to the tensions and ambiguity this brings into our lives.

Et c’est intéressant, parce que ce gars est chrétien, il bosse à l’église, et il ne défend pas directement son (saint) patron.  Et c’est là qu’il est très fort, c’est qu’au lieu de dire « ma religion est la meilleure », il nous raconte que sa religion est cool, en tout cas lui est cool, parce qu’il est ouvert aux autre religions.

Ce qui est intéressant encore, c’est que je peux m’identifier en anti-lui:

Because I was still insecure intellectually, I leaned more towards the self-protective approach

 J’ai toujours cette « self-protective approach », mais j’ai décidé de m’en détacher. Je te promets que je vais essayer. Disons que j’ai déjà pas mal commencé, quand je suis sortie de mon cocon bretonnant.

Même par rapport à Keny Arkana,qui est plein de choses mais pas une bonne sœur, j’avais fait un bond de côté à l’approche de l’ambiance prière, création des certains de ses textes. Certes, je fais toujours des bonds dans certains cas, en politique par exemple, parce qu’il y a des points de vue que je considère inacceptables. En musique aussi, j’ai par exemple du mal avec le jazz. Mais n’aimant pas le jazz (c’est ce que je me suis dit), eh bien je n’en ai pas écouté des masses, donc je n’ai pas eu l’occasion d’apprécier d’éventuels morceaux formidables…

Trop de gens restent dans leur milieu « par défaut », celui de leur famille, celui de leur éventuelle classe sociale. J’ai la chance d’avoir, au sein de ma famille, des avis divergents… Mais pas trop divergents. Originaux tout de même. Assez pour que j’accepte, au bout de plus de dix ans, d’aller voir comment ça se passe ailleurs !

‘Fin bon quand même:

Nous on croit pas en leur justice, nous on croit en celle de là-haut

Mon frère, ne perd pas la foi, toi qui n’y croit plus on a besoin de toi

Il va falloir un peu de temps (éventuellement une éternité) pour que je me mette à écrire « dieu » avec une majuscule.

Enfin bon, ne vous y trompez pas, je n’ai jamais voté pour faire comme quelqu’un d’autre. Je ne sors pas d’un milieu que je considère hyper-fermé (tu me diras, c’est parce que c’est mon milieu. Je perçois mieux les nuances), non je n’ai pas été à l’école dans une secte.

.

pignon

… A agrémenter d’un petit morceau d’électro.

Au fait, je n’ai pas de réponse à apporter au fait que les catholiques soient de droite. Il y a bien la loi de conservation de la charge les conservateurs, la tradition… Mais j’ai pas envie de me mettre à parler de ça, là maintenant.

Paroles #1

Citation #1#2

Paroles #2

Et si tu me lis, alors: Bon anniversaire Solenn P. !!


Et ils se regardèrent sans scier.

Quand on me demande « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », je réponds: « Maître du monde ». En fait, c’est parce qu’un jour, j’aimerais avoir le droit de corriger toutes les fautes d’orthographe (simples) que je vois sur internet. Là, ma vie n’aura pas seulement un sens, elle donnera un sens précis à certaines phrases bizarres, rencontrées au détour d’un clic. Et puis tout ces t, ces s abandonnés au bout d’un mot sans raison, des -ent rajoutés pour le plaisir … C’est comme les chats errants, on devrait fonder une asso’ pour les soutenir ! Mais en fait, y’a un mec qui a déjà pris les devants: il a lancé le projet voltaire.

Au moment d’écrire un mail … un doute. Personne ne l’avoue – c’est d’ailleurs un peu tabou ! – mais nous avons tous des moments d’angoisse quand nous couchons sur papier nos idées. Ce participe passé ? Accord ou pas accord ? Et que doit-on écrire : « Ils se sont fait l’écho” ou “faits l’écho”? Après tout, on dit bien « ils se sont faits tout seuls ». Alors ? (La réponse est donnée plus loin dans l’article !).

Les règles, on les connaît, mais certaines sont planquées dans un coin lointain de notre cerveau.

Le Projet Voltaire, pour récupérer la bosse de l’orthographe

Les fautes d’orthographe passent mal. S’il s’agit d’une carte postale à votre grand-tante, ça va encore.. Mais une lettre de motivation pour un emploi truffée d’erreurs vous renverra tout de suite à la case départ. Vous pouvez toujours vous replonger dans votre Bescherelle. Vous pouvez aussi vous entraîner sur internet avec le Projet Voltaire. C’est une plateforme dédiée à l’orthographe, créée par des spécialistes, dont Bruno Dewaele tout simplement Champion du monde d’orthographe et professeur agrégé de lettres modernes.

La plate forme est très facile et agréable d’utilisation. Le programme fait un diagnostic de vos lacunes pour vous proposer des exercices personnalisés. Une série de questions, telles que « Fromage ou dessert ? Ce dilemme se pose à chaque repas », défilent sur votre écran. Soit vous repérez une faute et vous cliquez sur le mot qui pose problème, soit vous cliquez directement sur « il n’y a pas de fautes ». Au bout de la courte séance, le logiciel fait un récapitulatif des règles que vous maîtrisez ou non, et adapte ainsi la suite du parcours. Le logiciel s’attaque aux erreurs courantes dans les communications professionnelles, et très peu aux erreurs lexicales, bien prises en compte par les correcteurs orthographiques. Il s’agit donc surtout de fautes de grammaire, mais aussi de difficultés sémantiques (exemple : censé ou sensé ?).

2,5 millions d’illettrés en France

Et il y a bien sûr des programmes de niveau : “collège”, “supérieur” et “excellence” (entre 34.9 euros et 49.9 euros), ainsi qu’une session d’entraînement gratuite si vous voulez voir ce que ça donne. Le blog du projet vaut un coup d’oeil aussi : c’est là que vous pouvez non seulement apprendre que l’on écrit : “ils se sont fait l’écho”, mais aussi l’explication de la règle ! Il existe désormais un “Certificat Voltaire”. Après un examen écrit dans l’un des 100 centres en France, vous recevrez votre certification en orthographe par courrier, mentionnant un score entre 1 et 1000.

Si certains d’entre nous sont simplement embêtés par des règles oubliées, d’autres sont sérieusement handicapés dans la vie quotidienne. En France, 7 % des adultes de 18 à 65 ans sont illettrés, soit 2,5 millions de personnes, selon une étude de l’Insee de décembre dernier. (Pour rappel, l’illettrisme ne s’applique qu’aux personnes qui ont fréquenté les écoles françaises, et pas aux étrangers non scolarisés dans le pays). En 2004, selon la même étude, ils étaient 9%.

Source

C’est peut-être plus facile que de devenir maître du monde.

Ah oui, au fait: voici le site du projet Voltaire: http://www.projet-voltaire.fr/



Un petit parallèle.

Image de prévisualisation YouTube

 

Je voudrais attirer votre attention sur ce classement figaro (de cette année) des lycées, particulièrement sur le premier de la liste (au fait, je ne lis pas le figaro. Jamais. Non, non, non. NON.).

D’abord, parce qu’il n’est pas à Paris, et ensuite: parce qu’il est à Carhaix.

Vous pouvez aussi tenter de faire le parallèle avec la vidéo. C’est pas trop compliqué.

Un petit parallèle. dans Informations 1ers-classement-2013

Source:

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/palmares/detail/article/le-classement-2013-des-meilleurs-lycees-de-france-1540/


Reier & Gwiñvre, that’s SVD.

Ça y est, j’ai trouvé un titre qui me plaît bien. Il est cool, non ? Il est possible que vous ne compreniez pas.

Ce week-end est un week-end de révisions. C’est pour ça que je suis devant l’ordi et que tout à l’heure je jouais à des jeux en ligne débiles. Ce qui est important c’est d’être conscient, n’est-ce pas ? J’ai fait quelques exos de maths ainsi qu’un demi exo de physique aujourd’hui, et c’est là que j’en ai eu marre. L’annabac n’est pas très attrayant, il faut dire. D’ailleurs, je me suis fait avoir dès le début en achetant un Annabac 3 en 1 (physique, maths, SVT) qui n’était pas complet, et j’ai dû en racheter un juste pour les maths. Bref.

Reier & Gwiñvre, that's SVD. dans Chroniques d'un Gourou titous-decoupe

Du coup, je suis allée promener le chien (le c’est indéterminé, je sais, mais tu devines bien qu’il ne s’agit pas d’un chien croisé au hasard) et j’ai pris des photos. C’était un peu n’importe quoi, parce que pour ce faire je me suis affalée par terre, j’ai posé l’appareil par terre, et je me suis mise à appuyer négligemment sur le bouton (pour prendre des photos).

Les joies de la géologie: voyez ces petits minéraux ...
Les minéraux mignons du granite.

C’est là que vînt le titre. En effet, je n’ai pas encore révisé la troisième matière scientifique présente dans l’ouvrage cité précédemment. Pourtant, si l’on regarde bien, j’étais dans l’environnement propice: étalée sur du granit (roche magmatique plutonique, contenant des minéraux tels que du feldspath, du mica biotite, ou même du quartz !), lui-même recouvert par endroits de lichens (exemple de symbiose, entre un champignon et une algue, l’un fournissant le glucose par photosynthèse à l’autre lui permettant un support) ! C’est dans ces moments là que l’on se dit que notre éducation est parfois assez intrusive dans nos moments de paix et de repos.


Notre dame des Landes: C’est loin d’être fini.

Souvenez-vous d’un article posté ici, souvenez vous de la manifestation du 17 novembre 2012 avec plus de 40 000 personnes au rendez-vous. Sachez que les habitants de la Zad sont nombreux, et que malgré l’autorisation de détruire leurs cabanes, ils ne lâchent rien et sont soutenus. Notamment, ici, à Carhaix (Bretagne, Finistère).

Je voulais vous montrer une vidéo.

lire la suite »


Je vous tourne le dos.

Je vous tourne le dos. dans Chroniques d'un Gourou 22-09-2012

Aujourd’hui, j’ai signé des dédicaces. Je me suis sentie puissante ^^ Et les vieux, autour, qui étaient contents: « ah oui, il faut laisser la littérature aux jeunes, c’est bien ». Il faut pas croire n’importe quoi non plus, hein: j’ai seulement écrit une nouvelle, publiée dans un recueil. Mais ce recueil est classe, et puis dedans il y a aussi une photo que j’ai prise. Je suis fière.

A présent, je suis donc en vacances. Ça, tous les écoliers-collègiens-lycéens vous le diront. Pour moi, c’est donc la dernière fois. J’espère. Donc, je tourne le dos aux classeurs pour une durée de temps déterminée. De plus, je devrais faire pareil avec l’ordinateur, mais nous savons bien que c’est pas très possible… La résistance à l’écran ? Aux classeurs aussi. Je veux courir. Aller loin, me promener, profiter, puis prendre des bains jusqu’à en avoir la peau toute fripée !! Et dormir…


Contrôles, dettes et concert.

J’ai passé une longue semaine à l’école. Des contrôles, plein. De la fatigue. Des gens malades et je ne veux pas choper leurs microbes. Trop de cours de sciences, pas assez de philo: pas le temps de réfléchir à ce qui est important. Plus de cours d’Histoire. Non, mes racines ne doivent plus m’intéresser, à part celles qui sont carrées. Autour de moi, certains veulent encore et toujours plus de liberté, se confronter au monde réel: affronter la vraie vie, c’est à dire quoi ? Travailler en vrai, se faire exploiter, c’est ça votre liberté ? Rester le cul posé sur une chaise cinq jours par semaine, ce n’est pas non plus la liberté. Mais le choix devrait être possible et illustrer notre propre liberté qu’est celle de nous poser nous propres limites. Et un raisonnement tel que je voudrais vous faire lire m’est impossible à écrire: à poser mot après idée, puis idée suivie d’un mot, il paraît que je suis compliquée, pas claire.

J’ai chez moi une place pour un concert de Damien Saez, au mois de novembre de cette année, qui ne servira pas. Mais moi, j’irais à ce concert. Si vous êtes intéressé, commentez ou contactez-moi comme vous voudrez, je vous la vends et je l’envoie par courrier (ou selon mes déplacements).

Nous vivons dans un monde qui veut repousser ses limites et qui pourtant ne peut pas. Les humains forcent la planète à vivre à crédit pendant des mois: nous consommons plus que la planète elle-même peut produire. Quand paierons-nous nos dettes ? J’ai peur.


Boissons chaudes

Boissons chaudes dans Chroniques d'un Gourou tasse-orange

Il se passe un nouveau phénomène de société. Au moins dans mon entourage. Prenons cette semaine:

Lundi matin, 8heures, je prends le train dans une petite gare. Tandis que je vais pour composter mon billet, je vois devant moi une dame avec un thermos (marque déposée dans plus de 115 pays, spécialisée dans la commercialisation de bouteilles isothermes). Là, je me dis que c’est pas la première fois que j’en vois des comme ça, et mon père m’avais déjà dit qu’à son boulot, plein de femmes venaient avec leur thé ou café dans une bouteille isotherme. Ensuite, après plus d’une heure de trajet, me voilà à destination. Dans le foyer/cafèt du lycée, une bouilloire toujours utilisée, et une petite affiche qui demande « Ceux qui ont emprunté des tasses, rendez les svp ». En cours de SpéMath, une fille a toujours sa tasse violette sur un coin de sa table, elle n’est pas dans me classe sinon, mais je pense que c’est pareil dans les autres cours. Une autres est toujours en train de boire du café. Dans les couloirs, je croise toutes les semaines au moins une personne avec sa tasse. Au coin fumeurs, il y a des arbres, et il y en a un qui a une racine qui dépasse. Sur cette racine est accrochée une guirlande de sachets de thé. L’année dernière, au dortoir, seules deux personnes avaient une bouilloire, mais tout le monde s’en servait. Cette année, il y en a aussi une dans ma chambre (ce n’est pas la mienne), et des amies passent tous les soirs pour prendre de l’eau chaude. La propriétaire de cette bouilloire m’offre aussi du thé (ou de la tisane, bref de l’eau chaude) de temps en temps. Vendredi, à la pause de 10 heures, quelqu’un m’a demandé si je n’avais pas un sachet de thé à lui passer.

Je ne sais pas comment expliquer ce phénomène, mais il n’est pas dû au froid. A la fin de l’année dernière, c’était déjà comme ça, des gens avaient même du lait au chocolat en poudre à foutre dans l’eau chaude.

Est-ce comme ça chez vous aussi ?


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