Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Les pieds dans la toile

Politiques sécuritaires et surveillance partout.
Les smart cities, bijoux de la technologie de demain, sont les tours d’immeubles d’hier, et le concierge au chômage est devenu un hologramme.
Les retombées du militaire sur le civil n’ont jamais été aussi proches.
Oh ! Oui, la finance est bien plus dangereuse que les armes. Il n’y a pas que des kurdes qui meurent, il y a aussi des sans abris qui gèlent !

afp-mossoul2
Touche d’humour – Les populations civiles fuient Mossoul, AFP.

Je ne suis pas complotiste, je vois les dessus des icebergs qui fondent, les dessous des icebergs qui se cachent encore mais qui remontent. Mon boulot, c’est d’oublier tout ça. De ne garder que le bijou et la technologie, d’oublier le chômage. Alors j’oublie. Mais en attendant je vois arriver au galop les poneys de la fin de la liberté d’expression – j’entends l’expression sans retombées. C’est déjà trop tard, tu les as vues les photos sur facebook quand elles chargent ? La reconnaissance d’objets dans les images est vraiment performante. Nous sommes capables de faire des algorithmes qui reconnaissent mieux les visages que les humains. Nous ne sommes pas capables de nous cacher, mon identité virtuelle l’est tellement que vous savez tous qui je suis.
Et naïvement, je répète que « je » n’existe pas sur internet. Tiens donc.

Moi aussi je voudrais fuir, tout oublier et me construire une matrice sur mesure où on pourra être anarchistes sans s’entre tuer. Où on pourra élever des moutons et des arbres. Ha-ha. Faire un métier qui me plaît et n’avoir rien à cacher. Avoir l’impression de faire quelque chose de bien pour le monde. Pourvoir communiquer sans craindre. Craindre le « on » qui n’est même pas palpable.
Mais pour communiquer il faut aller où sont les gens… Naïve aussi, de croire qu’en communiquant sur le grand réseau, certes pas tout à fait connexe mais quand même, je pourrais me faire entendre. Je crie dans un gros tas de poussière, ouais ! Et j’éternue après.
Apparemment, il y a des liens qui seraient déréférencés. Pas que les liens vers les terroristes, mais aussi vers les médecines alternatives – laissez donc les gens qui veulent se soigner avec des tisanes préparer leurs tisanes !

Je suis une hippie au mauvais endroit.
J’irai bien hurler sur du papier, il faudra attendre avant qu’il ne devienne de la poussière : pour l’instant le climat est encore suffisamment sec et froid. Comme moi.

A Yoeur.

lol g pa lu


#GOBonheur

Le grand oral du bonheur, c’était jeudi 8 décembre. Les résultats de l’enquête sur le bonheur des jeunes, avec pas seulement les données brutes mais aussi les corrélations intéressantes.

Le but de l’enquête, c’était d’évaluer le bonheur des jeunes, ainsi que ce qui fait le bonheur des jeunes.

Le lieu du grand oral a été choisi en lien avec ce qui ressortait de l’enquête : rendez vous dans un vieil amphi au Grands Voisins, hôpital désaffecté dans le centre de Paris. En fait d’hôpital, c’est une ancienne maternité, je sais pas si c’est cool ou glauque … Les grands Voisins, c’est maintenant un lieu de dialogue et de partage, on se croirait dans un projet d’éco-village, il y a des couleurs, des paroles et des plantes partout.

 

Pour arriver à l’amphi, il a fallu traverser le lieu, en suivant des ballons. On avait tous 8 ans et on allait à l’anniversaire d’un copain. En arrivant, on a même le droit à un cocktail sans alcool, et à des capotes vegan … Que du bonheur.

En arrivant par là, on se dit que mince, les 50 000 jeunes interrogés par l’enquête sont tous des hippies qui mangent du houmous à la betterave (essayez, c’est bon). Et si vous souhaitez protester, alors laissez moi vous dire que pour cette enquête, Génération Cobayes a travaillé avec de « vrais » sociologues en faisant bien attention aux questions pour pas que ça soit trop fermé.

La méthodologie de l’enquête :

  1.  Phase exploratoire qualitative réalisée de janvier à mars 2016 : on va voir des jeunes, et on leur pose des questions ouvertes sur le bonheur (leur bonheur, leur avis sur le bonheur). On en ressort des grands axes, des thèmes.
  2.  Conception puis diffusion du questionnaire via un site internet dédié, du 1er septembre au 31 octobre 2016
  3.  53 000 jeunes répondent en ligne sur la base du volontariat
  4.  Analyse et tri de l’effectif en un échantillon statistiquement représentatif des 18-35 ans. Parce que les calculs ne sont pas faits sur les données brutes, par exemple il y a une plus grande proportion de bac +4 dans les répondants que dans la vraie vie, alors on rend l’échantillon représentatif.

Image de prévisualisation YouTube

Bon, vous pouvez avoir accès aux 200 pages de résultats sur le site.

J’ai bien aimé la façon dont les résultats ont été présentés. J’ai envie de dire : réaliste mais positif. Il n’a pas été question de corrélations pour différencier le bonheur des femmes de celui des hommes, il n’a pas été question de terrorisme mais plutôt de montée des extrêmes en politique, peu d’évocation de la sécurité et plus de vivre ensemble.

Les 18-35 ans (et je pense, surtout les 18-25 ans) sont plutôt définis comme une génération du travailler moins pour gagner moins, qui veulent construire la société de demain sans faire (du tout) confiance aux représentants politiques, sans savoir comment non plus, et en privilégiant leur santé donc leur cadre de vie.

 

Aspect intéressant : pendant la soirée, le mot-dièse (oui c’est hashtag, je sais, mais ici on parle français) #GOBonheur sur Twitter a fleuri un peu partout, mais ne connaissant pas twitter je ne peux pas dire si c’est bien. Ça a juste eu l’air beaucoup.

Quatre youtubeurs et quatre décideurs politiques étaient présents. Tous les partis avaient été conviés à l’oral du bonheur, mais seuls les verts et le front de gauche (à moins que ça ait changé de nom) étaient présents. Sinon, il y avait le responsable (je sais pas le poste exact) du service civique et Laurent Berger, de la CFDT.


Les gardiens, la paix

Deux policiers ont été tués à leur domicile parce qu’ils étaient policiers #. 50 personnes de la communauté LGBT ont été tuées parce qu’elles étaient de la communauté LGBT #. Des supporters de foot se tapent dessus parce qu’il faut bien un moyen de célébrer l’esprit sain du sport. Je vais plutôt parler des premiers, là.
Cela fait des mois que les « forces de l’ordre » ont du boulot sur plusieurs terrains. Il y a l’état d’urgence, il y a d’autres attentats, il y a l’euro de foot, des tensions à Calais entre immigrés. Il y a le gouvernement qui veut passer des lois que du monde trouve injuste. Question en l’air : que devient Nuit Debout ?
Fin avril déjà c’était limite. M’interrogeant sur les violences policières devenant trop importantes (en Bretagne notamment), je suis tombée sur l’article du monde disant qu’ils étaient fatigués. Fin avril, ils disaient que l’euro de foot, « intouchable » parce que trop médiatique, pourrait être de trop. Aujourd’hui, le gouvernement envisage l’interdiction de manifester. Déjà que l’état d’urgence a été prolongé…

stourm

Manifestants à Rennes

Comme on dit souvent avec un peu de peur ou d’espoir dans le regard, « il se passe quelque chose », à grande échelle. On se croirait dans les années 20-30, quand il y avait des révolutions, des utopies, des régimes totalitaires qui s’installaient. Aujourd’hui, le monde est violent. Que ce soient les attentats, les gens qui se battent sans raisons, les manifestants qui perdent un œil par tirs de flash-balls faisant face aux CRS qui finissent parfois, eux aussi, blessés. Que ce soient des reculs identitaires, communautaires ou des élans de protestation contre des grands projets inutiles. (Attention, je les mets côte à côte mais il y en a que je soutiens et d’autres qui m’indignent)
Ouais, vous savez peut être que je suis de ceux qui, comme Siné, conseillent : « Si vous hésitez, dites-vous bien qu’ils sont payés pour recevoir des coups, alors que vous ne l’êtes pas ! » #. Mais il y a du monde qui fait flic (peut-être pas CRS, j’ai du mal avec les nuances de bleu) pour combattre le crime. Ils pensent qu’ils vont changer les choses et on les case dans des bureaux à remplir des dossiers de plaintes pour agression. Quand ils trouvent un présumé coupable, ils doivent lui faire signer une décharge pour pouvoir aller le chercher chez lui. Bref, si c’est le cas c’est pas encourageant. Alors parfois, on entend parler de dérives, souvent, il doit y avoir des perquisitions chez des innocents parce qu’ils ont peur, ils en ont marre, l’effet de groupe… Je ne sais pas. Je n’ai plus la source mais ça arrive, les abus.

Les mots perdent leur sens (#). Les ordres reçus ne sont probablement pas les ordres attendus, et pour éviter les débordements on met des papiers, des dossiers, des déclarations comme intermédiaires. Mais quand on étouffe on n’a de choix que se débattre pour avoir de l’air. C’est violent et c’est un réflexe.

Alors, soyons prêts à quelque chose. Ou à éviter quelque chose. Mais n’ayons pas peur, pas trop, c’est ce « qu’ils » veulent. Eric Hazan écrit : « Si nous voulons qu’elle vienne, cette fin libératrice, il faut nous organiser dès maintenant comme si elle avait déjà eu lieu ». Alors voilà, dis-toi qu’il y a eu une révolution, il faut maintenant construire le monde de demain. (Ceci suppose que les révolutions sont destructrices, mais tu feras comme s’il n’y avait rien)

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Manifestants anti-nazis en Allemagne, mars 2016


Le mec au hasard dans la rue

… dans la rue, la nuit.
Mercredi 21h, je sors de chez moi plutôt hésitante, je dois rejoindre un apéro sur le campus, mais j’ai pas le cœur à ça. Et puis il fait froid dehors. Après une centaine de mètres, je ralentis le pas, je me demande qui je pourrais appeler pour qu’on me motive à y aller, sinon je fais demi-tour. Je ne trouve pas d’idée — ils sont occupés, ils ne vont pas me répondre. Et là, le mec qui passait devant moi pour rentrer chez lui s’arrête, me regarde, me dit ‘bonsoir !’
Je me tourne, je dis bonsoir aussi, je recommence à « réfléchir ». Non, vraiment, je ne sais pas si je fais demi tour ou non.

Le mec au hasard dans la rue dans Chroniques d'un Gourou#

- Bonsoir !
Oui, j’ai déjà entendu ça. Tiens, je te re-réponds pour la peine.
Et le voilà qui s’approche de moi. « Tu habites ici ? » « Tu es toute seule ? » Putain, que cette question m’agace. Tu vois du monde autour de moi, là ? Non ? Ben au sens propre du terme, tu vois, je suis toute seule. Et ça ne me dérange pas. Et je ne te demande pas d’y « remédier », loin de là. Toi qui passes par ici, sache qu’il ne faut pas me demander si je suis « toute seule » pour amorcer une conversation.
Quoique.
Je n’envoie pas chier les gens. Je leur parle quand même. Je suis grande. Je crois que je peux me défendre. Il y a « quelque chose » qui me protège.
Je lui explique que je vais rejoindre des gens, eh oui je remédie toute seule à ma solitude. Mon prénom est original. Je ne viens pas d’ici, je fais mes études … oui, si tu veux, à l’université. Interlude : l’aspect physique. « Tu doutes de ta beauté ? »
C’est pas ça. Seulement, c’est mal placé de faire de telles remarques. Je te rappelle, tu es un inconnu croisé dans la rue la nuit, qui m’aborde parce qu’il a remarqué que j’étais hésitante. Peut-être même qu’il a vu que mes yeux étaient rouges. Alors non, je ne vais pas te remercier, et je ne prends pas ça comme un compliment.
- Tu ne veux pas qu’on marche 5-10 minutes ?
Alors non, il fait froid, j’hésite à rentrer, je ne vais pas en plus marcher dans le froid vers je ne sais où avec un inconnu. Du coup, maintenant que j’y pense, on me dit toujours que c’est pas prudent d’aller au campus toute seule…
- Je vais par là. On peut marcher par là si tu veux.
Non, loin de moi l’idée d’utiliser les gens croisés au hasard dans la rue. Mais s’ils insistent…

Je suis transparente

Outre le fait que l’inconnu ait détecté à distance que je me sentais mal à ce moment-là, il se vend comme une personne patiente, se portant à l’aide des enfants turbulents (pas moi) et des gens nerveux (moi). Parce que j’ai l’air un peu distante, quand même, c’est bizarre.
- Je peux toucher tes cheveux ?
Mh…Non ? Rappelons pour le n-ième fois que t’es un inconnu. Et, dis, ça ne fait pas de moi une personne distante ça. Jusque une fille normale qui est déjà bien inconsciente de se faire accompagner dans Evry par n’importe qui.
Je ne me souviens pas exactement, mais il a été question de peur. Tu as peur — De quoi as tu peur ?
Autre défaut : je crois que je parle beaucoup. Et que toute info sur moi ne m’apparaît pas confidentielle.

Bonne à marier

Beurgl.
Quelle expression dégueulasse. Elle n’a pas été prononcée, sinon cet article aurait été pour moi l’occasion de vous annoncer mon premier meurtre.
Mais c’est tout comme, ça se passe toujours pareil (voir ) : Tu voudras combien d’enfants ? – Non. Pas d’enfants. – Tu as quel âge ? – Ne me dis pas que je vais changer d’avis. – Tu penses aux femmes stériles qui sont tristes ? – Ne me dis pas non plus que c’est égoïste. – Oui, c’est égoïste !
En fait si, j’aurais pu annoncer mon premier meurtre. Je suis vraiment trop gentille.
S’en suit une conversation sur le choix. Je veux avoir le choix. Et puis il y a trop d’enfants qui crèvent la dalle. Je ne veux pas en générer d’autres. Il y a trop de monde sur cette terre. Je vais éviter d’aller dans le trop radical en te disant que je suis pour l’extinction de la race humaine, et que cette façon est la meilleure.

PS : Regardez Utopia.

L’inconnu marque un point en disant que ça dépendra de l’homme employé à la conception des éventuels enfants (mon vocabulaire – alerte instrumentalisation – je rigole voyons). Je suis d’accord : on ne se reproduit pas seul. Même les escargots qui sont hermaphrodites ont besoin d’être deux. J’ai certes aidé l’inconnu en disant que « je veux que mon corps serve ». Ouh purée, quand j’y pense, c’est de la provocation aussi (deuxième alerte instrumentalisation).
Cela dit, l’inconnu n’a pas marqué de point pour lui, et cette réflexion je me la suis faite il y a plusieurs années déjà.
Je rappelle à l’individu qu’il n’obtiendra rien de moi. Encore moins un gamin, hé !

La foi

Nous voilà devant le portique qui nous me sépare du campus. Merci mec, grâce à toi je ne me suis pas faite agresser. Du coup adieu hein, tu ne crois pas au hasard, je ne crois pas qu’on se recroisera.
[Morceaux de conversation inutiles]
- Tu crois en dieu ?
- Je crois en moi.
Essai d’explication rapide : il y a l’esprit, il y a des morceaux d’esprit en chacun de nous. (J’ai hésité à mettre une majuscule à « Esprit »).
- Tu sais qui t’a créée ?
- Mes parents.
- Et tes parents ?
- Mes grands parents.
Je vais devoir te parler de tout mon arbre généalogique ou bien ? L’évolution, on en parle ?
- Tu as la bible ?
- J’ai lu la Genèse. J’ai vomi. Bref. Oui, je sais, « au commencement il n’y avait rien« .
Et puis je n’aurais pas dû lui dire que j’avais peur tout à l’heure. Parce que la peur, c’est quand tu n’as pas la foi. Tu n’accompliras jamais rien sans la foi. Tu n’affronteras que tes peurs. Avec la foi, tu peux accomplir des choses merveilleuses. Genre passer le portique sans même avoir de badge.
Mec, tu ne passeras pas ce portique.
Et je ne te donnerai pas mon numéro.
Tu n’as pas assez la foi, on dirait.

Voulait-il me draguer ou me convertir ? En tout cas je le remercie, j’ai passé une bonne soirée après.
Et puis ça m’a permis de parler encore une fois de ces choses récurrentes, pas intéressantes et qui pourtant semblent tracasser le monde entier, que sont la reproduction et la religion.

 


Mobilisations.

Mobilisations. dans Chroniques d'un Gourou
 
Le 11 novembre 2015, des milliers de personnes ont défilé dans las rues de Kaboul, portant les sept cercueils de victimes de l’ei. Selon la journaliste Taran Khan, « c’était un moment remarquable de solidarité et de résistance, la démonstration puissante de la colère du peuple afghan face à la haine et à la violence qui détruit la société”.
#Courier International

Aujourd’hui, parlons de droits de l’homme dans le pays éponyme. Je ne sais pas pour toi, mais cela fait bien une semaine que je vois défiler des articles intitulés : « La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme » (#Bastamag), « La France prévoit d’enfreindre les droits de l’homme »(#Figaro), « la France envisage de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme »(#Le Monde)…
A la veille de la COP21, la plus grande conférence sur le climat jamais organisée, et le plus grand sommet jamais accueilli pas la France, les personnes touchées par ce non-respect des droits de l’homme sont assez loin du type « terroriste », elles sont plutôt de type « ZADiste ». En effet, le droit de manifester est passé à la trappe, alors que tout sommet sur le climat de grande ampleur est critiquable et critiqué par les écolos de tous horizons.

Pourquoi des manifestations ?

La coalition climat résume la situation en disant que comme les conférences précédentes, « les négociations qui se tiendront dans le cadre de la COP21, si elles sont une étape nécessaire, ne seront pas suffisantes pour sauver le climat ». Un mouvement pour la justice climatique ne peut dès lors n’être que mené par des citoyens… Et ces citoyens veulent se faire entendre, car ils ont des choses à dire ! Je ne citerai que la lutte contre les grands projets inutiles imposés (GPII) : enfouissement de déchets nucléaires à Bure, aéroport à Notre dame des Landes, technopole à Agen, ligne LGV Lyon-Turin… L’organisation d’un sommet pour le climat par la France ne remet en cause aucun de ces projets, au contraire. « Tant qu’on voudra préserver la société industrielle de croissance, les négociations telles que celles de l’ONU n’aboutiront à aucun résultat » #. Généralement, beaucoup dénoncent de « fausses solutions »#.

Événements

L’état d’urgence est la suite logique des événements du 13 Novembre. Il est normal que la sécurité soit renforcée en présence de telles menaces. Il est clair que les attentats ne sont pas une manipulation gigantesque en vue de bloquer quelques écolos pendant une conférence mondiale.

Maiiiiis le fait que ça soit arrivé donne des excuses à nos autorités pour cibler une population très éloignée de daesh. Quoique, le président de la FNSEA les a bien qualifiés de « djihadistes verts », non ?

AntiCOP29_Nov

(Ouhla, il y a beaucoup trop de mot-clés dans cet article. Je ne me suis pas renseignée pour la liberté d’expression, est elle enfreinte aussi en ces temps sombres ?)

Sans ça, le 22 novembre dernier, des gens ont manifesté en soutien aux migrants. Ceux là ne sont ni écolos ni terroristes, mais on nous informe qu’étant donné l’interdiction de manifester, 58 personnes encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7 500 euros #.
Et aujourd’hui, une manifestation anti-cop21 de plusieurs milliers de personnes se voit être sévèrement réprimée par les forces de police. Des grenades lancées sur les manifestants et plusieurs centaines d’arrestations. #

OK, ils étaient prévenus : je crois que tout le monde est au courant de l’état d’urgence… Mais la mesure étant exceptionnelle, le pays ayant une grande tradition de la manifestation, comment se rendre compte que oui, en effet les droits de l’homme ne sont pas respectés, autrement qu’en allant sur le terrain ?

Des conseils, au cas où tu voudrais te lancer dans une manif toi aussi : # #
Ou si tu ne sais pas ce qu’est un Zadiste
 
Et, pour une note plus joyeuse enfin, -ça va devenir une tradition- Deiz ha bloaz laouen, Solenn P. !

Un partage : témoignage

Bettasplendens vient de publier un article sur le féminisme chez les hommes. Des gens viennent de manifester contre la taxe tampon. Une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun a été lancée par le gouvernement et ce n’est pas trop tôt, au vu des nombreux témoignages glauques qui fleurissaient sur le net. Bref, un peu de revendication d’égalité entre les sexes (oui, « féminisme » ça pique il paraît), ça peut pas faire de mal.

Maintenant, mise en contexte :
Un jour, il y a fort fort longtemps, j’ai créé une catégorie « informations« . Cela signifie, dans une dimension parallèle, qu’il s’agit d’une catégorie de « copier-coller », parce que si je vous mets juste un lien vous n’allez pas forcément cliquer. Là c’est important, donc voici sous vos yeux ébahis : un article en provenance du blog « Alors voilà ». C’est un témoignage. Et peut-être que vous l’avez déjà vu parce qu’il a été partagé partout et je vis dans une caverne donc je ne suis pas au courant …

 Les choses que je sais et celles que je ne saurai jamais.

Je sais que je suis un homme de 30 ans, blond, blanc, cis-genre, médecin, socialement bien intégré, et je sais que je jouis sans le savoir de privilèges nombreux qui ne sont en aucun cas le fait d’un mérite quelconque.
Quand j’ai demandé aux femmes qui m’entourent ce qu’était le sexisme, ce qu’était « factuellement » le sexisme, je me suis rendu compte, pour la première fois de ma vie, des mille et une petites choses qui concourent à mes privilèges. Je sens déjà que certaines femmes vont rire, et que les plus féministes d’entre elles grinceront des dents. Mais je leur demande la même indulgence qu’on octroie à cet enfant qui découvre la non existence du Père Noël ou à cet autre qui tombe des nues et s’aperçoit que, non, ce n’est pas une bonne fée qui vient subtiliser la dent sous l’oreiller pour la remplacer par une pièce de 1€…
D’ailleurs, pardon pour elles, mais ce texte s’adresse avant tout aux hommes. Aux hommes qui ne savent pas et qui ne sauront jamais.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand le vendeur du magasin de bricolage regarde l’homme qui m’accompagne pour répondre à MA question concernant MA salle de bain.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand la maîtresse d’école s’adresse systématiquement à la maman quand il s’agit de parler des enfants. Ou la colère sourde dans mes tripes de femme violée quand un expert psychiatre dira d’un accusé en cour d’assises : « c’est un dérapage, un acte d’opportunité ».
Je ne connais pas et je ne connaîtrai jamais l’indignation d’entendre qualifiée de « caprice » ma volonté de garder mon nom de jeune fille, ou ce qu’on ressent quand le maire de la troisième ville de France parle de ses collègues élus masculins en termes de « compétences », mais évoque la nouvelle élue à l’agglomération en s’exclamant « jolie, en plus ! ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie brûlante d’expliquer au notaire que non, vraiment non, quand il y a écrit sur le papier officiel « Mme et M [prénom-nom du mari] » moi, en tant que femme, je n’apparais pas. Qu’éprouve-t-on lorsqu’il vous répond : « Mais allons, madame, c’est PAREIL ! » ? Je ne le sais pas et je ne le saurai jamais.
(Et je ne parle même pas des chéquiers… Les femmes comprendront, les hommes pas du tout…)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est que de vivre dans une société où la plupart des insultes et des jurons sont liés à mon sexe de femme. « Con, connasse, Salope, va te faire foutre, putain, pute, va te faire enculer, enculée, pétasse,  » autant de mots de tous les jours qui me rappellent ma condition de pénétrée et la suprématie du pénétrant. (Rajoutons les PD, tarlouze, tante, etc.). ET TOUT LE MONDE TROUVE CELA NORMAL ?!?!?
Je sais, cependant, que plus j’accumulerai de conquêtes féminines plus je serai un tombeur, mais je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de chaudasse, ou salope, parce que je suis une femme et que je prétends aux mêmes droits à la sensualité que les hommes. Je sais aussi, la honte induite et idiote, que j’ai ressentie petit garçon quand on m’a dit : « arrête de pleurer comme une fille ! ». Alors, ça pleure comment une fille ? Avec ou sans les larmes ? Avec ou sans les yeux ? Est-ce que ça hoquette ? Est-ce que ça renifle ? (Sérieux, c’est une vraie question ça…)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais que, pour chercher des informations sur mes impôts, je les trouverai en réalité sous le numéro fiscal de mon mari.
De même, on ne m’a jamais demandé : « Et le bébé c’est pour quand ? » au cours d’un entretien d’embauche. On ne me fait pas payer mes rasoirs trois fois plus cher parce qu’ils sont bleus ou des Stabilo parce qu’ils sont spécialement faits pour les hommes.
On ne me regarde pas de travers quand je dis ne pas vouloir d’enfant. On ne me dis pas : « tu as une ampoule grillée sur ta voiture, il faut que ta femme s’en occupe ». Cependant, je sais qu’on me regarde avec approbation quand je dis que je repasse le linge, comme si c’était un exploit. (Et merde, la porcherie est partagée, on est plusieurs à vivre dedans, non ?)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais le rire salace du policier qui prend la plainte pour viol de ma compagne lesbienne et murmure à son collègue : « Pour une fois qu’elle avait un vrai pénis entre les jambes ! »
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie de frapper mes interlocuteurs quand, étant mariée avec deux enfants, j’accepterai un super job bien payé à 400 km de chez moi et que je m’entendrai dire : « Comment tu vas faire avec les enfants ? »
Parce que ÇA, on ne le dit JAMAIS à un homme.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais pourquoi à l’école on insiste toujours pour appeler d’abord la maman plutôt que le papa quand la fillette vomit. Je ne sais pas je ne saurai jamais pourquoi, dans les magasins, on trouve toutes les tailles pour les hommes, mais rien au-dessus du 44 pour les femmes. Parce que « les grosses, c’est moche, elles vont sur le net », alors que les hommes avec de l’embonpoint c’est le pouvoir et la force de l’âge ! Amen !
Je sais (et je me souviens) de l’indignité d’un chef aux Urgences prétendant de toute sa puissante voix virile que non, l’excision est une coutume locale et qu’on « se doit de la respecter parce que ça rend la femme respectable ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de réduire mon indignation d’être humain à un simple désordre hormonal en un réducteur et lapidaire : « T’as tes ragnagnas, ou quoi ? », digne successeur du « T’as un trouble hystérique, ou quoi » du 19 ieme siècle. (Pour les tordus de philo : « Le sexisme c’est emprisonner quelqu’un à l’extérieur de ce qu’il est. » Vous avez 4 heures.)
Est-ce que je suis en colère quand, étant une femme travaillant dans un pays européen, j’apprends que depuis le lundi 2 novembre au soir, je ne suis plus payée ? (Oui, oui, en Europe, un employé femme gagne en effet en moyenne 16 % de moins qu’un employé homme. Rapporté sur 365 jours, c’est comme si elles étaient rémunérées cinquante-neuf jours DE MOINS par an !) Je crois que oui, je serais en colère. Très en colère.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand, alors que je suis chef d’entreprise et qu’une discussion devient pointilleuse avec un client, celui-ci demande à parler au patron.
« C’est moi le patron ! CONNARD ! »
(mais qu’est-ce qu’IL a celui-là ? IL a ses ragnagnas, ou quoi ?)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est de devoir assumer SEULE, dans mon corps et dans mon porte-monnaie, le poids de la contraception de mon COUPLE.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand soudain, dans l’avion, alors que je suis à ma place, l’hôtesse de l’air vient m’expliquer que je dois changer de place car je suis près de l’issue de secours et qu’il faut un homme à cette place. Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de sale pute parce que je porte une jupe, et que non, cela ne veut pas dire que j’ai envie de baiser (et quand bien même !), mais que simplement je me sens bien en jupe ou belle, ou les deux, et que tout être humain a le droit d’être bien dans sa peau et de se sentir beau. Je ne sais pas et je ne saurai jamais la colère d’avoir un doctorat et de pourtant devoir affronter des gens qui persistent à voir en moi une assistante, une secrétaire, une infirmière, une aide-soignante, enfin bref, tout ce qui n’est pas un docteur (je ne dévalorise en aucun cas ces métiers, simplement le fait qu’ils soient, dans l’imaginaire collectif, réservés aux femmes). Je sais, cependant, qu’il est difficile de trouver un déguisement de docteur pour ma nièce, quand seuls des déguisements d’infirmière sont proposés aux petites filles, et de docteur aux petits garçons. Je sais, aussi, que dire d’une enfant « c’est un garçon manqué », c’est dire étymologiquement que l’enfant est ratée. Je sais aussi que le sexisme c’est consacrer spécialement une journée par an aux droits de la femme et aucune à ceux de l’homme avec un h minuscule (oui, il y a une ironie désabusée dans cette phrase.) Le sexisme c’est aussi (surtout ???) la femme qui aura lu ce gros pavé jusque-là et qui se demandera si tout cela EST vraiment du sexisme. Oui, je sais, au fond de moi, que le sexisme, le vrai, celui qui a gagné je veux dire, c’est cette femme, seule devant ce texte, en train de se dire que, finalement, tout cela « ce n’est pas si grave »…
Je pourrais continuer indéfiniment la liste des choses que je sais et celle des choses que je ne sais pas et que je ne saurai jamais. Alors j’incite le lecteur de ce texte à demander aux femmes qui l’entourent ce qui, pour elles, est le sexisme. Le sexisme pragmatique, j’entends. Factuel. Tangible. Quotidien. Palpable dans le réel. Où est-il ? Qui est-il ? Comment agit-il ? Parce que non, définitivement non, quand on est un homme, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qu’on ne voit pas, qu’on ne sait pas. Et qu’on ne saura jamais. Demandez aux femmes autour de vous, renseignez-vous, croquez la pilule rouge ! Et si vous vous décidiez à changez votre point de vue, à prendre la place de l’autre ? C’est comme ça que les révolutions arrivent : on commence par changer sa manière de regarder le monde, puis un jour voilà que le monde entier a changé.

Baptiste Beaulieu ©

À partager avec vos amis. Un maximum. Pour que les choses changent.

Un article du blog « Alors Voilà », venez nous découvrir sur : http://www.alorsvoila.com

Article flemme, facilité ? Nein. Au fait, merci d’avoir lu jusqu’ici. Je voulais partager ce témoignage parce que je le trouve sympa. Je le trouve assez complet, parfois un peu exagéré, et c’est d’ailleurs là que je me demande : suis-je de celles qui se disent « ce n’est pas si grave » ? Ai-je de la chance ou suis-je insensible aux conneries dans cette société ?

Je suis de celles qui pensent que les hommes sont aussi plus victimes de l’inégalité entre les sexes que ce que l’on croit, et là … Il n’en parle pas. Alors je vais guetter les commentaires sur l’article de Bettasplendens.

Un partage : témoignage dans Informations E2-Harcelement-Abribus-Decaux-1185x1750-HD


Le cinq Novembre

Ouvrez l’œil !

Ouvrez l’œil !

… Journée de désobéissance civile. Si vous êtes abonnés à MrMondialisation, vous devez l’avoir vu. Si vous avec de la mémoire, c’était déjà le cas l’année dernière. Et celle d’avant aussi.

Tant qu’à faire, c’est l’année prochaine qu’on pourra marquer le coup, avec les 400 ans de l’attentat raté de Guy Fawkes (Souvenez-vous du 5 Novembre 2012…). Mais en attendant, cette année, il y a suffisamment de raisons pour que certains veuillent marquer le coup.  Par exemple, en France, il y a eu un mort. Waah, la chance, c’est pas tous les jours que les forces de l’ordre tuent !

Non. Pas la chance. Mais j’espère qu’en effet, elles ne tuent pas tous les jours. C’est tout de même dommage que les projets inutiles imposés soient remis en cause sérieusement qu’à partir du moment où un décès à eu lieu. Pour le Larzac, il y en a eu plusieurs. Ah ? On me dit que parfois, il y a seulement des blessés. Par exemple pour la Zad, des gens ont perdu un oeil, un pied à cause de flash-ball. Mais dans ce cas-ci, l’état n’a pas abandonné le projet.

Bref. Demain, journée de désobéissance civile. En fait, je voulais parler de tout plein d’alternatives, rien que pour les réseaux sociaux on peut trouver Diaspora, Ello. Ello apparaît un peu comme une arnaque. Diaspora est assez rôdé. Sauf qu’il n’y a personne… parce que tout le monde est sur facebook !

Le truc c’est qu’il va falloir que je me fasse à l’idée « Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ». Quoique le projet « Dégooglisons Internet » de Framasoft est chouette. Allez voir, ils font vraiment tout en « libre »… Un jour, je serai riche et je donnerai des sous. Ça sera ma façon de désobéir civilement.

… Vous trouverez sans doute ça lâche.


Un peu d’action dans ce monde de fous.

J’ai une colle de physique à préparer. J’ai quelques DM à faire puis à rendre. Il y a des concours dans 7 mois. Pourtant… Pourtant je suis une mauvaise élève. J’ai osé ouvrir Mozilla, et ce pas uniquement pour me rendre sur ma page d’accueil qui est désormais celle-ci.  J’ai regardé une vidéo de 11 minutes et 47 secondes. Pour ma bonne conscience, celle-ci est en anglais. Ah, quand même…

Emma Watson est quelqu’un de bien. Non, je ne la connais pas personnellement, mais je me permets de la juger: elle a trop la classe. Je pense que cette vidéo va vite fait être vue par beaucoup de monde, en tous cas il y a du monde que va partager, j’ose espérer que du monde va sacrifier 11 minutes 47 » pour tout écouter. Je crois que ça en vaut la peine, parce que … c’est clair, c’est beau, c’est précis.

Image de prévisualisation YouTube 

« The more I’ve spoken about feminism the more I have realized that fighting for women’s rights has too often become synonymous with man hating.« 

Ouais, le féminisme est un terme que les gens ne veulent plus utiliser.  Et la haine est à la mode. Si on se met à avoir la haine des mots en plus… En ce moment, en France, les gens ne vont même plus utiliser « genre ». Parce que c’est devenu une théorie, et une théorie c’est forcément mal. « Egalité » est devenu pour certains groupes réactionnaires, un synonyme de harcèlement sexuel organisé dans les écoles. J’exagère à peine. Des gens, dans ce même pays, on manifesté pour garder les clichés de soumission et autres. En Espagne, on ne peut plus avorter … Bref. Il devient urgent de faire quelque chose, parce qu’on constate qu’une liberté n’est jamais vraiment acquise, et les gens se focalisent bêtement sur des mots.

« If you still hate the word, it is not the word that is important, it’s the idea and the ambition behind it. »

Et c’est pour ça que j’aime ce discours. C’est un appel à agir. Et quel qu’il soit (avec quelques restrictions tout de même), un appel à agir est motivant. Il y en a qui attendent la révolution intérieure de chacun. Je ne doute pas du fait qu’une telle révolution sera efficace et impressionnante. Je doute seulement du fait qu’elle arrive à temps. Si le temps n’est pas linéaire, si tout n’est que construction de l’esprit, je veux quand même avoir une vie sympa.

« Ask yourself, if not me, who? If not now, when ?« 

J’aime les appels à agir. J’aime le mouvement. Non, je ne me lance pas dans une période bisounours et je ne vais pas continuer avec un « J’aime les entreprises », quelle que soit la langue employée.

« We don’t often talk about men being imprisoned by gender stereotypes« 

Je ne suis pas assez masculine pour témoigner, mais je crois bien qu’elle ne dit pas ça au hasard. Et puis les gars, ce n’est pas parce qu’elle veut vous victimiser comme de vulgaires faibles. (Comment ça je suis encore dans le cliché ?)

Et moins sérieusement, s’il y avait eu la couture, la cuisine et les enfants dans les tâches typiquement masculines, je pense que j’aurais été beaucoup plus intéressée. Secrètement, j’ai voulu apprendre la couture, j’ai voulu savoir cuisiner. Mais je suis trop préoccupée par ces idées reçues. Ne voulant pas correspondre à l’image que la société me renvoie, je me suis fermé des portes. Résultat: je sais faire des pâtes. Je peux aussi mettre une pizza surgelée dans un four. Par contre, pour ce qui est des enfants… J’ai envie de vous renvoyer à cet article.

De façon plus efficace, vous pouvez aller là (c’est un peu le but de la vidéo) : http://www.heforshe.org/

Au fait, je pense rester une fille. Les changements de sexes impliquent une prise d’hormones trop importante. Je n’ai toujours pas trouvé le moyen d’être asexuée. Et puis après tout, c’est peut-être bien d’être une fille ! (Mais pas une femme, s’il vous plaît, je ne veux pas être une femme…)


Prix de la vocation scientifique et technique des filles.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Prix de la vocation scientifique et technique des filles.

Annulation pour 2013

  • Dans la perspective de relancer une dynamique positive autour de la mixité des métiers, le prix de la vocation scientifique et technique des jeunes filles (PVST) a été annulé par un arrêté du 4 janvier 2013, publié au journal officiel du 25 janvier.
  • Une nouvelle action, visant une prise en compte globale de la mixité filles-garçons et l’instauration durable dans les établissements d’une démarche collective, va être mise en œuvre.

Elle s’inscrira dans le cadre de la convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, qui engage cinq ministères autour de mesures concrètes pour acquérir et transmettre une culture de l’égalité entre les sexes, renforcer l’éducation au respect mutuel et à l’égalité filles/garçons et la promotion d’une mixité plus forte des filières de formation et à tous les niveaux d’étude.

Le nouveau dispositif remplaçant le PVST devrait être mis en place pour l’année scolaire 2013-2014.

... Je me suis fait fouzhet. Ce prix existait l’année dernière, sera remis en place l’année prochaine, mais pour moi, pas grand-chose. D’autant que j’avais sûrement des chances. Zut.


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