Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Le choix et l’impossible

J’ai envie d’être une musicienne, une sportive, une ingénieure, une solution et un problème, une activiste — engagée mais sans attache. Je voudrais rester la petite-fille, la fille et la sœur, la tante et pourquoi pas l’amante. Être l’amie, c’est sûr. J’ai envie de parler et de comprendre, comme les gens, partout, et j’aimerais savoir à la fois danser et combattre. Savoir chanter et écouter — sans pleurer. Apprendre à échouer puis réussir. Oser et découvrir.

Le choix et l'impossible dans Chroniques d'un Gourou img_2010

Il faudrait prioriser, choisir et renoncer. C’est un peu triste.

En bonus, cette chanson m’a été suggérée par Justine dans les commentaires et je la trouve très adéquate  (la chanson hein) (mais Justine aussi est peut être adéquate haha):

Il y a en effet de la redondance dans les intitulés d’articles.


Le choix et le possible

Récemment, je faisais mon quota de voyeurisme (comprendre : je regardais les stories instagram de personnes que je ne connais pas, mais tu sais à force je les apprécie et j’ai même un peu l’impression de les connaître). Une personne a reçu des conseils de la part d’une autre pour l’aider à arrêter de fumer. Le dernier conseil était “pour préparer mon corps à un futur enfant”.

Ma première réaction fut “heureusement qu’on ne me l’a pas dit à moi, ça m’aurait mise en colère”. En effet, je suis mal à l’aise — pour parler calmement — quand il s’agit d’associer femme et enfant. Après tout, on ne fait pas les enfants toutes seules. Une femme n’est pas une machine à enfanter. Je voudrais être un hippocampe ou un escargot. Et puis, l’idée a fait son chemin dans ma tête : il faudrait cesser de tout prendre mal quand il s’agit de maternité, puisque c’est un fait avéré : les femmes ont la capacité de porter des enfants. Pour faire un enfant, il faut d’abord faire un fœtus et le fœtus il vit dans un ventre de femme (de femme cis ou éventuellement d’homme trans, bref, tu m’as comprise).

Le choix et le possible dans Chroniques d'un Gourou tourne10
Le tournesol, il est comme le pissenlit, mais on peut lui manger les graines, alors je l’aime mieux.

Finalement, je pourrais m’énerver de la même façon si on donnait “pour préparer ton corps à la traversée de la Manche” comme motivation à arrêter de fumer. Parce que je n’ai pas prévu de traverser la Manche. Pourtant, avec de l’entraînement et de la motivation, mon corps en est peut-être capable — comme, à peu de choses près, pour faire un gosse.

DONC, ce conseil était bienveillant. Il ne participait ni à l’objectivation des femmes, ni au renforcement du patriarcat. Et c’est peut-être déjà très clair pour toi, mais personnellement j’ai l’impression d’avoir débloqué un petit truc.

Mon corps a des tonnes de possibilités, certaines spécifiques à mon sexe (pas tant que ça à mon genre d’ailleurs, tiens). Ce n’est pas parce que c’est possible que c’est un devoir. Mais ce n’est pas parce que je ne veux pas que je dois nier la possibilité.

(Et toi, quel est ton rapport à ton corps — sexué ou non — et à la parentalité ?)


Encore un fantasme.

Il y a des mois de ça, nous faisions la connaissance de Bob, un sapiosexuel. Le sapiosexuel est attiré par les personnes intelligentes, et plus si affinités : cultivées, avec un emploi stable, et je suis sûre que s’ils font la cuisine c’est pas de refus.

Maintenant, on commence à se poser des questions sur le monde du numérique, et comment il intervient dans nos vies. Non, je ne veux pas garder le suspense trop longtemps : Bob peut cumuler et devenir un datasexuel. Premièrement, ça fait un peu geek, c’est branché (sans mauvais jeu de mot … quoique si), le datasexuel est encore plus hype que le simple metrosexuel.

datasutra

Pour se fondre dans la masse …

Deuxièmement, ça stimule le mental : Le datasexuel, c’est l’individu que vous trouverez sur les réseaux sociaux, celui qui va observer des tas de profils sur les sites de rencontre et devenir celui que tout le monde désire – statistiquement. C’est la personne qui va, depuis son smartphone à 800 euros, écrire ce que vous voulez lire, et aussi montrer ce que vous voulez voir. Eh oui, le datasexuel prend aussi soin de son apparence (parce que si t’as suivi, il est celui que tout le monde désire, et statistiquement, on désire aussi l’apparence). Et puis d’ailleurs, l’individu (devrais-je dire l’entité ?) datasexuel prend soin de tout ce qu’il fait parce qu’il partage tout sur son twitter, sur instagram, sur tumblr…

Bob a décidé de partager tout ses repas sur Instagram. Et aussi toute la musique qu’il écoute. Enfin, toute la musique que tu écoutes. Parce que non seulement Bob écoute de la musique géniale et mange des trucs super bons et sains, il le fait exactement comme toi tu essaies de faire – c’est d’ailleurs pour cela que tu le suis.

Mais dis, il y a un problème … Bob aime se faire suivre !

 Mais il y a quand même un truc qu’on a perdu de vue. C’est que Bob est exigeant. Bob est toujours sapiosexuel, il aime l’intelligence, et il se sent toujours très seul. En plus d’être ego centré (sérieusement, partage tout ce que tu fais et te faire suivre pour ça ?). Alors, Bob va tomber amoureux de son système d’exploitation (d’où la nécessité de bien connaître son Datasutra, ci-dessus), et inspirer le maaagnifique film Her sorti en 2013 – Bob étant meilleur que tout le monde, il fait de la science fiction dans le passé. Mais Her, c’est juste une histoire de relation à distance.

Bob, t’es con, tu n’as rien inventé, même si tu avais peut être un super smartphone et que ta copine était toujours disponible quand tu l’appelais.

A ce propos, une critique de Her - et je sens que ce film va me courir sur le haricot, les ovaires et les orteils pendant mes prochains cours de sciences humaines … 

Sources :
Quel datasexuel êtes vous ? #
Etes vous datasexuel ? #
Pour l’illustration : Asexual humor #

J’avais prévu de rater

Aujourd’hui, j’ai triché. Il y a, dans un coin de ma chambre, un paquet de lettres et de feuilles volantes plus ou moins destinées à être lues par « moi plus tard » ; aujourd’hui j’ai ouvert l’enveloppe « pour toi, quand tu seras majeure et vaccinée – après 2015 ? »
Oui, je suis majeure depuis un certain temps maintenant (je m’octroie le droit de parler comme une vieille, aussi), mais cette lettre était destinée à moi-de-plus-de-18-ans. C’est un papier écrit en 2011, et à cette période, se dire qu’un jour j’aurais 20 ans devait paraître grandiose : effrayant et intriguant.

J’ai triché car nous ne sommes pas après 2015. J’ai juste eu 20 ans, et pour moi un anniversaire c’est la fin d’un année, nous sommes donc après ma 20ème année, allez c’était une petite triche de rien du tout.
Dans cette lettre, je raconte quelques inquiétudes, des questions que je me pose. Je stagne un moment sur la procréation : non Sterenn, tu n’auras pas d’enfants.

Puis vient mon projet d’études post-bac. Nous sommes fin 2011, je suis en première, et notre prof principale veut vraiment que nous ayons des idées, si ce n’est un projet. A ce moment-là, je sais déjà que je veux tenter la prépa scientifique, ce truc obscur où apparemment on en chie, pour faire une école d’ingénieurs après. Mais ça, je ne l’écris pas tout de suite. Ce que j’écris, c’est que dans le cadre de mes études en fac d’histoire, j’irai sûrement faire un échange Erasmus. C’est en tournant la page qu’il est écrit que j’entrerai en fac d’histoire après échec de ma prépa.

J'avais prévu de rater dans Chroniques d'un Gourou f11-highres

Ce n’est pas grand-chose, mais mon projet d’études est plus détaillé à partir du moment où j’ai raté ma prépa.

Alors, pourquoi je n’ai pas arrêté ?
Pourquoi fallait-il que j’imagine un échec pour mon premier choix ?

Ce n’est pas grand-chose, mais heureusement que je n’ai pas ouvert cette lettre à moi même en février dernier : je me serais inscrite en fac de lettres.

 


Revoyez vos fantasmes.

Je ressens une attirance sexuelle envers les personnes écrivant des articles.

(Non, ça n’est pas un article sexuel)

Un article au sujet de quelque chose qui me tracasse, tel un nain.

Donc, on m’a envoyé un lien récemment, dans le cadre « je suis curieuse de voir ce que ça donne de s’inscrire là-dessus, tiens, inscris-toi ». Je suis arrivée à un article qui disait: Je suis sapiosexuelle. Mais peut-être que toi aussi.

Et puis là-dessus (tu peux aller lire l’article qui est fort court) ils parlent de tous types de quelque chose-sexuels, des gens attirés par plein de critères différents…

Ce qui m’agace ici, c’est entre autres qu’ils s’appliquent à mettre des catégories. Pour tout. Partout. Ça relève du caprice, les gens ! Et puis c’est déroutant. Pensez aux gens qui voudraient à tout prix se trouver une catégorie. On leur propose homo, hétéro, et ils ne savent pas. On leur propose donc bi, ou asexué, toujours pas.

Les nuances les gens, vous connaissez ? Et puis d’ailleurs, la robe était bleue ou blanche ?

Vous m’agacez.

Penchons-nous un instant sur la description du gastrosexuel. (Déjà, le nom est dégueulasse, sérieux.)

Le gastrosexuel est un homme célibataire âgé entre 25 et 44 ans, curieux, passionné par la cuisine, séducteur, instruit, qui aime voyager et qui a un emploi. (Agence PurAsia, Royaume-Uni)

#

Attention, à 45 ans, tu ne peux plus l’être. Et puis à 22 ans tu es encore un jeune fou, tu apprends encore à cuisiner, non vraiment ça ne va pas.

Calmons nous. Alors: Il est un homme. Donc pas disponible pour tout type donné au-dessus, juste pour les femmes et les homos (et les bi). Il est… célibataire. Oui, je pense que le but ici c’est de le caser. Mec, si tu sais faire la cuisine, fais-en profiter quelqu’un ! Ça tombe bien, il est séducteur (du coup il n’est pas célibataire longtemps ?). Il est instruit (‘Faut pas déconner, un imbécile qui cuisine, c’est décevant…), il aime voyager, et ça c’est parce qu’il a un emploi, donc il est surement plein de fric. Vous l’aimez ?

Oui, en fait ce n’est qu’une catégorie de gens, vachement restreinte. Un caprice de femme ou de gay (ou de bi).

Les sapiosexuels, par contre, sont une catégorie de désirants: comme des homo-, hétéro-, bi-, pan-, a- sexuels, ils sont ceux qui sont attirés par des individus intelligents. En fait, plus qu’intelligents, genre diplômés et sûrement encore avec un emploi bien rémunéré. Il y a une certaine ouverture puisqu’ici on ne parle pas du genre de la personne désirée par le sapiosexuel. Mais bon, en deux points:

  • Dans tous les cas, évidemment que c’est sympa d’avoir une compagne ou un compagnon intéressant. Surtout si cette personne sait faire la cuisine.
  • Ça sent la ‘femme vénale généralisée’ à des kilomètres !

Alors voilà, le profil du chômeur, si beau soit-il, ne convient plus. Vous avez remarqué ? Plus d’apparence physique ! Une apparence sociale. Des garanties, une assurance. Et des catégories exprès pour.

Mais si on élève cette catégorie au niveau des autres (homoheterobiapan…), il est clair que la catégorie est supposée assez diversifiée pour pouvoir choisir (une hétéro va choisir « son type d’hommes », un sapio- aussi).

Mettons nous un instant dans la tête d’un sapiosexuel. Son existence est-elle compliquée ?

Si le sapiosexuel, qu’on appellera dans la suite Bob, est très con, oui. Parce qu’il ne pourra pas attirer ses proies (sauf s’il apprend son cours, là il intègre, mais ceci est une autre histoire). Donc, Bob va s’orienter vers de longues études, ou alors va se réorienter souvent et par conséquent ses études seront longues. Bob court deux types de risques: le premier, celui d’être attiré sexuellement par ses professeurs. Le second, de devenir brillant, et là il ne pourra qu’envisager de copuler avec lui-même, les autres n’étant plus à la hauteur (euh, je suis le meilleur)

Le sapiosexuel doit donc être exigent, autant avec lui-même qu’avec son entourage.

Bob, j’espère que tu es patient.

caddie

Je voulais illustrer la frustration de Bob qui n’est plus attiré que par lui-même…

C’était un article koppesque, aujourd’hui. Sérieux, il va falloir que je … Que j’arrête de prendre Koppa trop au sérieux ? Méfions-nous des koppa sauvages. Et même domestiqués, d’ailleurs. Et sachez qu’incessamment sous peu sera publié un article (un article, que dis-je ? Un cap, une trilogie !) du même type, sur son blog, donc. 


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