Je n'ai qu'une chose à te dire…


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On partage ?

Vous le savez peut-être, Damien Saez communique avec ceux qui veulent bien l’entendre via le site culturecontreculture, publie textes, chansons est vidéos. On peut en partager deux. Les autres sont réservés aux « manifestants »… Ouais, c’est payant, mais ça se justifie. Je suis d’accord de payer 5 euros par mois pour lire de la poésie est écouter de la musique, parce que 5€ c’est bien moins ce que consomme un fumeur pour ses clopes, bien moins que ce que consomme un buveur pour sa tize.

Est-ce que je me place en traître quand je retranscris ici un morceau de chanson ?

On partage ?  dans Chroniques d'un Gourou l-art-est-public

Je partage parce que je vous invite à écouter la chanson, je partage parce j’aime ce que Saez écrit (sauf quand on a affaire à des prostituées, là j’ai plus de mal), je partage parce que ça me donne la pêche et que j’espère que toi aussi.

EDIT : On peut écouter ce titre sur le site cité plus haut ;)

Elle est gauloise au p’tit vin blanc, elle est contre le gouvernement,
Elle est pas fille des religions, elle est pas putain du pognon
Elle est vent du nord ou d’ouest, elle est vent du sud ou de l’est
Elle est sans abri à la rue, elle est toujours peine perdue
Elle est gitane elle est profane, elle est con la gauloise plane
Elle est toujours fumeuse de joints, elle dort dans les gares en chemin
Elle est solidaire au combat elle est Varsovie Messina
Elle est pas banquière pour un sou, elle est pas botte au garde à vous
Elle est sans abri sans frontière, elle est contre totalitaire
Elle est j’temmerde avec ta thune, elle est vas-y ressers une brune
Elle est ma gueule de Picasso, elle est tous mes potes au pinceau
Kusturica Sarajevo, elle est pas loin la gestapo
Mon européenne c’est pas la Bruxelles, mon européenne c’est pas Genève
C’est pas la thune du marche ou crève, tu sais moi mon européenne
Elle a pas vraiment de frontière, son corps c’est la planète entière
N’en déplaise aux peuples bourgeois, tu sais mon européenne à moi,
Elle est keupon rat sur l’épaule, elle est tatouages de la taule
Elle est accordéon sanglots, elle est accorde moi un tango
Elle est destin des origines, elle est racines gréco-latines
Elle est contre l’union bancaire, elle est mes révolutionnaires
Elle est pote à Mimi Pinson, elle est Roumanie sans pognon
Elle est guillotine pour les rois, elle est plutôt comme toi et moi
Elle est pas médiatique je crois, elle est pas politique bourgeois,
Elle est paysanne au combat, elle est partisane quand elle boit
Elle est ouvrière licenciée, non c’est pas la fille du progrès,
Elle est cantonnée au métro, elle est plutôt manu crado
Elle est nordique nord-africaine, elle est un peu baltique aussi
Elle a des airs de statue grecque, elle a des airs des italies
Qu’on dirait Paris à Venise, on dirait Namur aux marquises
[...]

…Tu veux être mon européenne ?

Et dans un presque même registre, dans cette même idée qu’on peut participer un peu pour obtenir beaucoup, cette idée que l’art peut servir à quelque chose et que la mer ce n’est qu’un gros paquet de gouttes d’eau : Tu veux être ma députée ? Mon député ?

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Les gardiens, la paix

Deux policiers ont été tués à leur domicile parce qu’ils étaient policiers #. 50 personnes de la communauté LGBT ont été tuées parce qu’elles étaient de la communauté LGBT #. Des supporters de foot se tapent dessus parce qu’il faut bien un moyen de célébrer l’esprit sain du sport. Je vais plutôt parler des premiers, là.
Cela fait des mois que les « forces de l’ordre » ont du boulot sur plusieurs terrains. Il y a l’état d’urgence, il y a d’autres attentats, il y a l’euro de foot, des tensions à Calais entre immigrés. Il y a le gouvernement qui veut passer des lois que du monde trouve injuste. Question en l’air : que devient Nuit Debout ?
Fin avril déjà c’était limite. M’interrogeant sur les violences policières devenant trop importantes (en Bretagne notamment), je suis tombée sur l’article du monde disant qu’ils étaient fatigués. Fin avril, ils disaient que l’euro de foot, « intouchable » parce que trop médiatique, pourrait être de trop. Aujourd’hui, le gouvernement envisage l’interdiction de manifester. Déjà que l’état d’urgence a été prolongé…

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Manifestants à Rennes

Comme on dit souvent avec un peu de peur ou d’espoir dans le regard, « il se passe quelque chose », à grande échelle. On se croirait dans les années 20-30, quand il y avait des révolutions, des utopies, des régimes totalitaires qui s’installaient. Aujourd’hui, le monde est violent. Que ce soient les attentats, les gens qui se battent sans raisons, les manifestants qui perdent un œil par tirs de flash-balls faisant face aux CRS qui finissent parfois, eux aussi, blessés. Que ce soient des reculs identitaires, communautaires ou des élans de protestation contre des grands projets inutiles. (Attention, je les mets côte à côte mais il y en a que je soutiens et d’autres qui m’indignent)
Ouais, vous savez peut être que je suis de ceux qui, comme Siné, conseillent : « Si vous hésitez, dites-vous bien qu’ils sont payés pour recevoir des coups, alors que vous ne l’êtes pas ! » #. Mais il y a du monde qui fait flic (peut-être pas CRS, j’ai du mal avec les nuances de bleu) pour combattre le crime. Ils pensent qu’ils vont changer les choses et on les case dans des bureaux à remplir des dossiers de plaintes pour agression. Quand ils trouvent un présumé coupable, ils doivent lui faire signer une décharge pour pouvoir aller le chercher chez lui. Bref, si c’est le cas c’est pas encourageant. Alors parfois, on entend parler de dérives, souvent, il doit y avoir des perquisitions chez des innocents parce qu’ils ont peur, ils en ont marre, l’effet de groupe… Je ne sais pas. Je n’ai plus la source mais ça arrive, les abus.

Les mots perdent leur sens (#). Les ordres reçus ne sont probablement pas les ordres attendus, et pour éviter les débordements on met des papiers, des dossiers, des déclarations comme intermédiaires. Mais quand on étouffe on n’a de choix que se débattre pour avoir de l’air. C’est violent et c’est un réflexe.

Alors, soyons prêts à quelque chose. Ou à éviter quelque chose. Mais n’ayons pas peur, pas trop, c’est ce « qu’ils » veulent. Eric Hazan écrit : « Si nous voulons qu’elle vienne, cette fin libératrice, il faut nous organiser dès maintenant comme si elle avait déjà eu lieu ». Alors voilà, dis-toi qu’il y a eu une révolution, il faut maintenant construire le monde de demain. (Ceci suppose que les révolutions sont destructrices, mais tu feras comme s’il n’y avait rien)

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Manifestants anti-nazis en Allemagne, mars 2016


L’urgence est un mythe

Cette tête est pleine de titres, pas seulement ceux qui font rire grassement, mais aussi des morceaux de mots, de phrases derrières lesquels devraient s’accumuler des mots.

Le vide.

La seule semaine où on me demande de faire travailler mon cerveau, je capitule. Je sature à partir de rien. Je suis un circuit oscillateur sans filtre. Je suis un amplificateur de bruit.

J’ai bouffé tout mon temps et j’ai la digestion difficile. Je bouffe mon temps, je ne sais même pas comment. J’ai encore faim.

Il faudrait s’organiser, je peux le faire, je le refuse. J’ai oublié ce que c’était. J’ai oublié comment on fait.

Le refus de l’ordre au plus profond, au plus loin et au moins contrôlable. La peur de l’ordre est toujours là, mais l’ordre a gagné. Il fait son chemin tranquillement, et je fais des ronds dans l’eau sur le côté.  Non, je ne me noierai même pas, il n’y a pas assez de fond.

Il y a la pastèque, il y a ce que tu en fais. Il n’y a plus de pastèques, je n’en ai toujours rien fait. Tout attend. Tout stagne. Dans le frigo il y a des choses qui n’ont rien à y faire. Dehors il fait plus froid que dans mon frigo. Je suis une denrée périssable hors de sa conserve.

Parfois on ne finit pas les choses mais on les laisse traîner. Il y a toujours des graines de tournesol quelque part. Il y a forcément du thé froid dans le fond d’une tasse.

Pas vraiment le vide.

Les restes.

La peur de l’évidence, pas celle de cette semaine, non, plus loin : il y a plusieurs mois déjà.

Tout est à mes pieds et je refuse de ramasser.

Je trébuche mais je refuse de tomber. Je glisse lentement…

Ouais, comme une défection.

Et dire qu’il y a des gens qui sont persuadés que je sais où je vais. Et dire que quelques examens ont réveillé la peur. Et dire que je ne l’ai jamais vaincue cette peur, j’ai juste arrêté de la regarder.

L'urgence est un mythe dans Chroniques d'un Gourou 038-trunklog-stock
Image libre de droits #

Changement de base

Considérations mathématiques sur ma vie. 

Changement de base dans Chroniques d'un Gourou tumblr_nr8qm2BbgP1ted1sho1_1280#

Au début, je voulais parler de changement de dimension, mais en vrai rien, d’un point de vue extérieur, n’a changé. Seulement ma perception (et tu verras par là # ou ici # que ça m’a tracassée – comme un nain). Il y a des dimensions, prenons n=5 (au-delà ça devient vraiment dur à suivre), et il y a comment on les exploite. On les exploite toutes, c’est aussi pourquoi « changement de dimension » n’était pas satisfaisant. Exemples : je me suis pris un mur, j’ai exploité les 3 dimensions de l’espace. J’ai tellement dormi que j’ai loupé un cours de l’après-midi, j’ai exploité la dimension (4) du temps et la cinquième si c’est celle du rêve.

La base n’est pas orthonormée, j’entends pas là qu’on ne donne pas le même poids à toutes les dimensions. D’accord, pour largeur et hauteur on ne fera pas de jaloux. Mais la cinquième dimension, dans ma base, était négligeable devant les autres. Disons que le projeté de ma vie (aïe !) sur la cinquième dimension était – et est sans doute encore un peu – très petit par rapport au reste (espace et temps).

J’ai décidé de rêver. J’ai décidé que puisque je n’ai plus autant de temps pour dormir, j’allais augmenter le poids donné à la cinquième dimension dans ma base. Après tout, le rêve est indépendant du temps. 


R-Entrée (Tag)

Il y a eu la rentrée, il y a aussi autre chose. Ce n’est pas pour rien que je réponds au tag de Dans un monde de grands, c’est aussi ce dont je me rapproche : le monde des grands.

C’est plein de choses banales, plein d’autres choses surprenantes. De l’incohérence, beaucoup de conneries, de quoi se préparer à plonger dans ce qui est sans doute beaucoup trop sérieux pour nous.

Ce n’est pas seulement une n-ième rentrée, c’est une entrée : Coucou !

Et maintenant, je raconte ma vie, sans parler de cuisine :D (C’est tout l’intérêt du Tag…)

 Aimes-tu l’école ?

J’aime l’école. Pour moi, ça a toujours été un tout : les cours, les récrés, les gens, l’environnement. Le logement aussi, et ce bien assez tôt. L’école, depuis que j’ai dix ans, c’est aussi ma maison. C’est l’endroit où sont mes amis, c’est là où je fais mes expériences, c’est là où je teste mes limites. Cela dit, je n’ai pas testé beaucoup de limites… L’école en général est à différencier pour moi de l’endroit où ont lieu les cours.  Je suis à l’étroit dans une classe, je crains l’autorité. L’école, c’est plus que ça. Ce que j’aime, c’est ce que l’on construit à l’école.

 En quelle classe passes-tu ?

Je passe en classe de … Non. J’entre en école d’ingénieurs (youpala yoloyolo !). Je suis une NainA (Comprendre première année).

 Quelle a été ton année préférée ?

L’année de 4ème a été mon année de collège préférée, je crois. C’est celle où j’ai voulu connaître tout le monde, celle où je vivais chez des bisounours, l’année où il n’y avait plus de différences entre les gens : je les aimais, et ils n’avaient pas de raison de me haïr.

Au lycée, j’ai vécu trois années assez différentes. En prépa, deux années incomparables entre elles. Toujours, il y a eu du bon et du mauvais. J’y ai eu des occasions terribles que je n’ai pas su saisir, j’y ai vécu des moments de folie (folie douce, rassure toi) et j’ai reporté les autres bons moments trop loin. Ce sont les années où on nous dit « profite ! » et où on ne sait pas comment profiter, comment rentabiliser ces années puisque après, il paraît qu’on ne s’amusera plus. Puisque qu’après, il paraît que le monde des adultes est morose.

Quelle est ta matière préférée ? Et celle où tu es la plus nulle ?

Ma matière préférée est aussi celle où je suis la plus mauvaise. Alors elle change, puisque je me mets à préférer la matière où je m’en sors mieux. J’ai aimé, j’espère que j’aimerai encore les maths. Mais après une classe de Maths Spé, j’ai tendance à douter… Les maths sont devenus ma matière la plus faible, et de loin. Alors nous verrons.

Cette année, j’ai des cours de sciences humaines à suivre, et vraiment ça me motive beaucoup. Pour ça aussi, nous verrons.

Réponds-tu à tes profs ?

Répondre aux profs, maintenant, c’est plutôt bien vu. Et … non, je n’ai pas assez répondu aux profs ces quelques derniers semestres. Dans ma lointaine jeunesse, je ne répondais pas mal aux profs non plus. J’ai toujours eu peur de l’autorité.

As-tu déjà été déléguée ?

Je n’ai jamais été déléguée de classe, je voulais toujours être la remplaçante. Il y a toujours des choses plus importantes : la gestion du self au lycée, par exemple. Là, j’ai défendu les intérêts de ceux qui vivent à l’école, parce que manger c’est la vie. Là, j’ai demandé du lait bio et local au petit dèj contre de la poudre à l’eau. Là, il y a des magouilles à déceler.

As-tu changé de collège ?

Mes déplacements se sont faits en fonction de mon passage de l’école au collège, du collège au lycée, etc. Je n’ai jamais changé d’établissement en cours de route… La chance d’avoir un parcours tout tracé jusqu’au bac :)

Quel est le poids de ton sac ?

Mon sac est actuellement quasi-vide. Il était inexistant au collège et toujours posé sur des étagères au lycée. Il a connu un pic d’activité en prépa, où il était plutôt lourd – et volumineux. #650nuances de polys !

Mon sac. Avec dessous des chaussures de cross, devant mon agenda de 1ère et des bouquins.
J’ai changé d’agenda depuis.

 Ton sport préféré à l’école ?

Les cours de sports devenaient une activité agréable dès qu’il y était question de sports individuels.

 A quelle heure te couches-tu quand tu a cours le lendemain ?

L’heure à laquelle je me couche le soir augmente avec les années, et entre actuellement dans le domaine du lendemain matin. Ce qui est bien cette année, c’est que l’heure de mon réveil recule – du jamais vu depuis le collège !

 La distance entre ton établissement et ta maison ?

Durant la plus grande partie de ma scolarité, l’établissement scolaire était ma maison.  Donc pas énormément de temps perdu sur le chemin.

Ta popularité ?

La popularité, c’est subjectif. Mais la peur de l’autorité, c’est aussi être impressionnée par tout ceux qui sont un peu trop grandes gueules. C’est donc avoir l’air snob et renfermée auprès d’eux. C’est donc ne pas les côtoyer, sur un commun accord.

Quand je deviens la grande gueule, c’est une autre histoire, et c’est une affaire à suivre…

 Est-ce que tes profs sont bons ?

Et puis bien sûr que mes profs sont bons ! Toutefois, avec les années on se retrouve avec des gens tellement bons dans leur matière qu’ils n’ont pas considéré l’intérêt de la pédagogie… On ne peut pas être bons partout.

 avenir
Et puis une photo de ma trousse et de mon agenda. J’aime beaucoup cette trousse, ça change de la chose en plastique moche que j’ai eue pendant des années :)

Le grand méchant

Le grand méchant dans Chroniques d'un Gourou her-movie-2013-screenshot-los-angeles#
*

Ça y est, on a trouvé un ennemi ! On avait Big brother, on a mainteant Big Data en plus. Dans tous les cas, on s’inquiète d’être pris dans les mailles du net.

Alors oui, il aura suffi seulement de plusieurs décennies pour accumuler des informations sur des milliards de personnes.  Ces milliards de personnes génèrent chaque jour des milliards de données #. Suffisamment d’informations pour développer une intelligence artificielle … On va l’appeler IA dans la suite, parce que tout le monde fait ça (sauf les anglais, ils font tout à l’envers et appellent ça AI), et c’est bien connu : je fais comme tout le monde.
*
A court terme, l’impact de l’IA dépend de celui qui la contrôle. Mais à long terme, il dépendra du fait qu’on puisse la contrôler tout court.
Whereas the short-term impact of AI depends on who controls it, the long-term impact depends on whether it can be controlled at all.

Donc voilà, l’IA fait peur. A l’échelle individuelle, j’ai peur de ne plus me contrôler si je bois trop, à l’échelle mondiale nous avons peur de ne plus pouvoir contrôler ce que nous avons déclenché, si nous nous laissons aller à des inventions démesurées. On retrouve ça dans la mythologie : ne cherchez pas à défier les dieux. Humains, restez humbles ou vous serez détruits. (Pas pour l’alcool, hein)

Un outil performant !

Les programmes savent déjà reconnaître les visages aussi bien que nous (donc bien mieux que moi) (je ne reconnais pas toujours les gens à leur visage), bientôt ils le feront mieux que nous, plus vite. On a réussi à développer des neurones artificiels, et puisqu’on apprend chaque jour de nouvelles choses sur le cerveau, on peut les améliorer chaque jour.
On s’y attendait, ce type de technologies est utilisé par les réseaux sociaux. Parce que c’est par ici que le plus d’informations circulent, et on se doute bien que ce sont les informations qu’on donne qui font la force et l’intérêt du réseau social. En ce moment sont développés des programmes type assistant numérique, qui dépasseront Siri et ses potes, qui sauront détecter l’ironie dans une phrase, qui te connaîtront bien mieux que moi je te connais (ce dernier argument est probablement convaincant, parce qu’il se peut qu’on ne se connaisse pas).
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youbelonghere
Des réseaux, rien d’autre que des cases de plus en plus nombreuses et précises pour bien nous ranger.
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Il faut être humain pour être dangereux

Donc voilà, whaou au secours, il existe des programmes tels que ils connaissent ma vie. Mais le programme, il a beau avoir un réseau de neurones artificiels tout neuf et tout bien réglé, il ne te fera aucun mal s’il est tout seul. En tous cas pour l’instant.
Pour l’instant, une machine n’a pas de volonté. Et il est taré, celui qui veut lui en donner. La machine n’a certes pas de morale, elle fonctionne comme elle a été programmée. La machine a un but, un rôle, et elle remplit ce rôle, elle atteint son but. Peu importe la manière. Oui, c’est déjà franchement dangereux quand ce sont des armes qui sont programmées avec « apprentissage profond » (deep learning), et qu’elles reconnaissent leur types de cibles, mais pour l’instant c’est pas vraiment autorisé. Donc pour l’instant, la machine est dangereuse tant qu’elle remplit un rôle dangereux confié par un humain mal intentionné (ou alors par un humain con).
Mon avis est qu‘il faut vraiment être humain pour vouloir dominer le monde. Pourquoi un truc artificiel voudrait-il un anneau pour les contrôler tous ? Pourquoi un poney voudrait-il régner sur toute la terre, asservir les peuples ?
L’IA n’est pas une conscience artificielle. Les humains ont ce truc en plus qui leur donne soif de pouvoir.
Enfin, c’est assez flou. Je dis juste : [les machines de] Matrix, c’est pas pour tout de suite.
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Lâche tes pop corn

*

… Pas Matrix comme dans le film. La caverne de Platon, c’est toujours vrai. Quelle que soit la façon dont on l’interprète, on est toujours plus ou moins libres, plus ou moins éveillés. Sans avoir soif de pouvoir, les gens, vous avez toujours un pouvoir. Même si ça a l’air plutôt mal barré, ceux qui le veulent peuvent changer les choses. Bref.

*

Au fait, tu t’en doutais, je n’écris pas cet article comme ça parce que tiens j’ai eu une idée. Récemment, un gars m’a soutenu que, comme cité plus haut, un jour les machines nous surpasseront, et que le big data ça fait peur.

*

Quelque chose m’a agacée dans son discours… Je n’ai pas spécialement envie de défendre ce (ceux ?) qui collectent nos données, mais le fait est que nos données sont collectées. Je ne suis pas un machin électronique qui défend sa cause non plus.

Ce qui m’a agacée, c’est la façon dont sont vues « les machines »: des choses qui évoluent indépendamment de nous, des choses qui nous dépassent. Déjà, il n’y a pas que du mal, et il n’y a pas que du nouveau (et arrêtez avec ‘le nouveau, c’est le mal‘) : il y a un déplacement, un changement de médias. La propagande, la censure, la connerie en général, on toujours existé (quel scoop). Donc, comme toujours, il faut arrêter de s’affoler et prendre les choses en main. Si nous ne sommes pas devant Matrix, il se peut que nous soyons dans quelque chose qui y ressemble.

*

Les gens, éveillez-vous, au moins engagez vous, lâchez vos pop-corn puisque vous n’êtes pas devant un film mais bien dans le mondé réel. Ceux qui vous surveillent ne sont pas des machines, ils utilisent des machines. Mais internet est aussi un espace libre (les révolutions arabes et les réseaux sociaux, blabla), et puis il y en a une qui dit « ils ont les chiffres, on a le nombre ».

Ne soyons pas spectateurs de l’avènement des machines intelligentes, soyons les acteurs. Une machine, un neurone artificiel est un outil. On ne doit pas avoir peur des outils mais on ne doit pas non plus laisser n’importe qui s’en servir.

*

Alors on arrête de se plaindre que toute cette technologie est peut-être dangereuse et on apprend plutôt à s’en servir. Zut.

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gouelanterm

Yihaa !

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Autre chose sinon, dans le film Her (2013), l’intelligence artificielle n’est pas dangereuse pareil. Et là je trouve ça assez réaliste en fait … Avec beaucoup d’informations sur les gens et un programme suffisamment bien développé, on peut toucher ces gens.

Tu tomberais amoureux d’un assistant virtuel, toi ? Il y a bien des gens qui entretiennent des relations épistolaires. Il y a bien des gens qui mentent.

Edit : émission intéressante sur france inter le 19/07, Coder, avec Erwan Kezzar (podcast par ce lien!), plutôt positive, qui rentre bien dans le « on apprend plutôt à s’en servir ». Pokoù !


Enclume !

Ce n’est pas la première fois que je dis que j’aime le mot « enclume »: il est beau, il sonne bien, mais en aucun cas je ne veux m’identifier à l’objet. Trop lourd, il ne peut s’envoler. L’enclume est condamnée à se faire frapper. Elle est faite pour supporter les coups.

Un humain c’est mou, le cerveau humain est plastique, l’esprit humain est changeant et même imprévisible. Il se peut que nous soyons comme le roseau, celui qui « plie mais ne rompt pas ». Il se peut que nous soyons comme la petite cuillère de la cantine : à force de la plier, elle casse. Mais bon, le Néo qui se cache en toi me dira : « La cuillère n’existe pas ! »

Enclume ! dans Chroniques d'un Gourou there-is-no-spoon

Ce n’est pas la première fois que je te dis que j’ai peur. Peut-être suis-je une froussarde et je suis aussi une cuillère. Pour l’instant, je plie. Ceci n’est pas une menace, ni une mise en garde : je compte bien rester en un seul morceau.

Les lois qui passent en ce moment arrivent comme des poignées de sable, avec des galets dedans : on râle contre, on nous calme en retirant un des gros galets. Mais les grains de sable ne doivent pas être négligés ! (Négligés devant quoi ?)

Exemple : Loi Macron, l’article sur le secret des affaires est gentiment retiré, et puis peu après: Loi sur le renseignement ! On s’est un petit peu fait fouzhet avoir, là. Et même sans ça, cette loi macron n’est pas franchement aimable. Vois toi-même quelques-unes de ces mesures : travail gratuit des handicapés ? Enfouissement de déchets nucléaires ?

Alors voilà, si on n’est pas contents on n’a qu’à manifester, après tout les français font toujours ça, il ne sont jamais contents… Par contre, depuis le 21 mai dernier, tu manifestes que si tu n’es pas déjà inscrit sur un quelconque papier, genre où tu es répertorié comme violent. Reste à définir le degré de violence. Les forces de l’ordre seront autorisées à t’attendre à la gare (et ce qui est pratique, c’est que tu es déjà fiché) pour t’interpeller et ainsi t’empêcher de rejoindre une manifestation, par exemple.

Réjouis t’en : ça t’évitera éventuellement d’y perdre un œil (ou plus si affinités).

L’article qui en parle est ici #
Je souhaite que tu lises cet article.
Autrefois, j’aurais fait un copier-coller de cet article sur le blog.

Tomate

Je ne suis pas assez au courant. Je ne sais pas ce qui se passe. Je cueille des bouts d’information ici et là, je lis des titres et des paragraphes par morceaux. Les infos viennent de partout. Le monde bouge de partout, et moi je ne bouge pas. Les gens qui agissent ne sont pas toujours ceux qui réfléchissent, j’ai vu ce week-end que l’action c’était un truc bon enfant mais assez décousu.

Après tout, mon raisonnement à moi aussi est décousu. Bientôt, j’apprendrai à coudre : je veux lire la bible, le coran ou la torah, et le capital. Recommencer Walden ou la vie dans les bois. Lire aussi des bouquins de Jared Diamond qui sont de véritables pavés. Et réfléchir.

D’autres choses à me proposer ?

Toi les objets te possèdent, ils sont lourds tu ne peux t’envoler !
Tu accumules la matière, elle fixe ta destinée

Bleu.

Le bleu est une couleur chaude, écrivait Julie Maroh en 2010. Je n’ai pas lu cette bande dessinée, ni vu l’adaptation au cinéma : La vie d’Adèle, ça dure quand même trois heures. The Tree of life a aussi reçu la palme d’or, je l’ai vu récemment, il va me falloir du temps pour encaisser un film aussi long. Lui ne durait (que) deux heures 20. 

mouetteUn morceau de photo que j’ai prise un jour. Voilà, le ciel est bleu.

A 9 ans, j’ai été à une grande manifestation à Rennes, j’y ai croisé du monde (encore une fois on nous avait dit que c’était historique, jamais il n’y avait eu autant de monde sur la grande place, tout ça…), et en particulier une punkette à crête bleue. Je l’ai trouvée super belle. Et comme tout le monde sait, quand je trouve quelqu’un beau c’est aussi que « j’aimerais trop être comme lui/elle ! ». Donc j’ai voulu avoir une crête bleue plus tard. L’échéance était « en classe de cinquième »: c’était pour moi le moment où j’allais être grande, et où les gens arrêteraient de me prendre pour un « jeune homme » dès que mes cheveux mesurent moins de 20 cm. (Parce qu’en 5ème, c’est bien connu, on a des seins, on est donc sans aucun doute: une fille.)

J’ai assez vite abandonné l’idée de la crête, en 5ème je me suis effectivement coupé les cheveux courts, mais l’idée du bleu m’est restée. Ma mère voulait bien, mais les coiffeurs autour de chez moi n’avaient pas de bleu permanent à me proposer. Moi, je voulais du permanent, pas un truc qui reste bleu soi disant cinq jours avant de virer au vert… Je ne voulais pas non plus m’en occuper moi-même.

En seconde, j’ai collé des rajouts bleus parmi mes cheveux. Pas beaucoup, mais j’ai été contente. Le désir de la petite fille de 9 ans s’était réduit à une dizaine de mèches bleues dans une chevelure dépassant 30 centimètres, c’est malheureux quand on y pense !

 

Toujours est il que je n’avais jamais pensé à une signification pour cette soudaine envie de bleu autour de ma tête. C’est juste trop classe, non ? Et en fait, il y a plein d’autres gens qui se teignent les cheveux en bleu. Le font ils parce que c’est juste trop classe ?

On se fait un bleu quand on tombe, on porte un bleu de travail pour jardiner ou vidanger la voiture. Tu ‘zo koll e hini c’hlas. Les bleus sont les débutants, les policiers, les Schtroumpfs. Bref, on fait plein de trucs avec 480 nanomètres

Je n’ai interviewé personne à ce sujet. J’ai fait de bêtes recherches, je suis tombée surtout sur des pages d’interprétation des rêves. Comme si on rêvait de cheveux. Juste de cheveux.

Le bleu a un petit côté rafraîchissant et pur qui permet de retrouver un certain calme intérieur lié aux choses profondes. #

La couleur bleue nous rappelle tout d’abord la nature et l’infini puisqu’elle nous fait penser directement à la mer et au ciel. #

J’ai pensé que, le bleu étant une couleur rare dans la nature, la teinture bleue tranche franchement avec les habitudes. C’est toujours bien, de choquer un peu les gens, de leur secouer le quotidien.

Pour ce faire, en classe de seconde, j’ai coupé mes cheveux à 4 centimètres (après que les rajouts bleus aient fait leur temps). J’aime le rappeler encore … parce que les gens sont surpris et qu’ils tirent de drôles de tête. C’est court, 4 cm.

Bleu. dans Chroniques d'un Gourou hair
Tu ne pouvais pas t’en sortir sans un gif de Korra.

Alors voilà, chères personnes aux cheveux bleus, vous avez la classe. Je ne comprends pas pourquoi, mais que ça soit pour choquer ou pour s’élever spirituellement, c’est chouette. 

Voilà, c’était un article vide de tout intérêt.

Espérons que d’éventuelles réponses y apportent de l’intérêt, et aiguisent ma perception :)


L’eau propre au Canada

Coucou ! Je suis encore là. Et avec des nouvelles pas bonnes, et puis d’ailleurs c’est juste histoire de faire tourner l’info. Parce que même si être informé c’est bien, nous autres petits ne pouvons pas changer grand-chose. Bref, le Canada déclasse la plupart de ses ruisseaux et grands lacs au profit de ceux qui voudraient les polluer.

L'eau propre au Canada dans Informations rivierescanada-243x300

Depuis 1882, toutes les voies naturelles navigables du Canada étaient protégées d’office : des études environnementales étaient nécessaires avant d’effectuer des travaux. Avec le vote définitif de la loi omnibus C-45 le 5 décembre, seuls 97 lacs et 62 rivières sont encore concernés. Cela représente une diminution de plus de 99% du nombre de cours d’eau classés.

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Heureux dans une boîte.

Heureux dans une boîte. dans Chroniques d'un Gourou cerise-pot-signee-+-petite-225x300Enfermés dans la routine et les habitudes, trop habitués à suivre une vie sans trop de problèmes. Tant que rien ne se passe, on va pas chercher plus loin, à quoi bon ?

Mais ai-je le choix ? Je fais partie d’une génération sans surprise. Celle où les jeunes sont nommés que quand il y a des problèmes. Celle qui manifeste sans être écoutée. « On ne va pas laisser la rue gouverner » disait un ministre en 2005.

Peut-être que ça n’est pas nouveau, mais en ce moment, partout dans le monde, il y a des révolutions qui tournent mal, des élections qui ne présagent rien de bon.

Alors j’écoute la radio. Un sportif a des ampoules au pied. Quelle tragédie ! Ici je peux trouver des informations plus à mon niveau, apparemment.

Désolée. Pas le temps d’écrire quelque chose d’intéressant. Je n’arrive qu’à me plaindre. C’est vrai, quoi ! Se plaindre n’amène à rien. Le mieux est de toujours proposer des alternatives, pour aller vers un monde meilleur, ou alors moins pire. Si l’on se plaint, c’est parce qu’il y a besoin de changer. Alors ne restons pas latents, n’attendons pas que ça s’empire. On a tous le pouvoir de faire le mieux, non ?


Brume d’automne

Ce titre révèle une inspiration très … basique. Dépassée.

On croirait le titre d’un poème lyrique.

Bien sûr, qui dit poème lyrique dit texte travaillé et beau.

Je n’ai pas cette prétention.

Brume d'automne dans Chroniques d'un Gourou P1060090-768x1024
Jardin. 21-09-2012

 Vendredi, je suis allée chercher du persil au jardin.  Un dernier jour d’été, ou premier jour de l’automne,  en tout cas on le sentait, ce changement de saison. Une odeur de fraicheur, d’humidité, de chou, de plantes, de fougères sèches. De l’air froid, un ciel dégagé après la pluie, et les derniers nuages qui restent encore un peu, pour voir.

Des gens normaux n’apprécieraient pas. Ce changement va du chaud au froid, du beau temps au « mauvais ».  En rentrant dans le jardin, je suis rentrée dans la brume, mon nez est devenu froid, je savais que bientôt je ne sentirais plus les odeurs d’herbe humide et de persil, seulement l’air froid. Je savais que bondir de joie par-dessus un fil pour me retrouver dans une mare d’orties était risqué. Mais j’étais heureuse. L’envie de courir n’attend pas ! Et le risque est un plaisir.

L’eau était partout. Même si d’ailleurs, elle est toujours partout, là elle était présente: sur les fleurs, dans l’air, sur les feuilles, entre tous les morceaux de terre.  Des perles d’eau, de l’art éphémère, celles que tu voudrais secouer et faire tomber, celles que tu voudrais boire à même son support (quel gamin n’a jamais voulu boire les gouttes d’eau accrochées sur le grillage autour de la cour de récré ?), celles qui te paraissent parfaites, l’idée même de l’eau.

Et puis c’était le soir. Le soir où la brume de coton se lève dans les champs, le soir que tu prends pour un matin, très tôt, le moment ou tout devient gris mais tu ne t’en rends pas compte. J’ai couru le long de la route, j’ai pris des photos, mais elles devenaient floues.

Il fallait rentrer.


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