Je n'ai qu'une chose à te dire…


L’article de Janvier

Voici un article de bonne année. Un article du mois de Janvier.

C’est d’ailleurs un article bon anniversaire Priya, Maxime et Eglantine, mais je ne vais pas le faire en votre nom: vous perdriez en crédibilité.

Ce mois-ci, j’ai récupéré quelques morceaux d’internet, alors ceci est un article fourre-tout… Et c’est aussi un article ou je vais te tutoyer, parce que ça ferait pompeux de vouvoyer ici. Merci donc de ne pas s’offusquer (haha).

Ceci pourrait être de mauvais goût. Si je te demandais juste d’oublier tout ce à quoi ça a pu se rattacher, et voir ce petit dessin juste comme un truc qui dit : « Je souhaite une bonne année le 31″ ?

chhebd

Ouais, non. Difficile.

Donc voilà, ce mois ci il y a eu plein de monde à changer momentanément de prénom. Les photos de profil sur unréseausocialqu’onnenommeplus ont affiché « je suis charlie » pendant à peu près deux semaines. J’ai compté, la plupart sont restées dix jours.

Et puis, je vais pas te raconter comment des gens ont voulu récupérer, comment maintenant on ne jure que par la laïcité, comment ça a ou faire écran de fumée pour envoyer une énorme loi macron au parlement (t’as entendu parler du secret des affaires ?).

On peut d’ailleurs trouver dans les commentaires du Monde des idées géniales pour lutter contre la violence. Par exemple: la violence (simplement)

commentaireLeMonde25-01Charlie

…Il fallait y penser.

 

Aussi, on n’évite plus les remarques « islamophobes »… Et du coup, quand j’ai vu cette annonce, ça m’a beaucoup fait rire:

barbus

T’as vu, les barbus ont la cote en ce moment ! Ah, c’est quand même un bon point. J’ai entendu des reportages sur des musulmans qui se rasaient pour ne pas se faire agresser après les attentats, ceux là ne devaient pas être au courant qu’il fallait absolument qu’on sorte avec eux !

Ces évènements auront au moins poussé les ados à la réflexion:

enceinte

C’est vrai quoi, la France atteint des records de fertilité en ce moment (on a un espèce de baby-boom des années 2000 en fait), alors faîtes vous poser des stérilets !

Voilà pour les actualités. Si tu veux, voici un reportage (25mn) sur la loi Macron #. Oui, ça fait deux fois que j’en parle dans cet article, l’article précédent en parlait aussi: oui, cette loi me tracasse.

Sinon, pour tes sentiments chéris, voici une charmante jeune fille qui nous propose d’aimer une page:

fote

(Oui, j’utilise fb en Breton).

La description de cette page est plutôt compliquée à comprendre. J’ai dû la lire deux fois. En attendant, après avoir écrit « aime » autant de fois, elle ne sait toujours pas conjuguer, accorder, bref, son orthographe est une véritable plaie.

Sur ce: bonne année, bonne santé, bon appétit.

#


Des sous !

Les classes moyennes [...] ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’Histoire. Si elles sont révolutionnaires, c’est en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leurs intérêts futurs et non leurs intérêts actuels ; elles abandonnent leur propre point de vue pour se placer à celui du prolétariat. » (Manifeste du Parti Communiste, 1848)

#Source

Oui, mais…

… Bon, d’accord.

En attendant, la loi Macron est arrivée à l’assemblée. Cette loi, on trouve beaucoup de choses à son sujet, mais seulement quand on cherche. Cette loi serait « la démolition du code du travail » selon Gérard Filoche, lui-même membre du PS.  Et alors, les « classes moyennes conservatrices » tomberont, redeviendront des prolétaires.

La situation n’est plus celle de 1848, les classes sociales ne sont plus organisées pareil. Il reste sûrement des prolétaires, des aristocrates, des bourgeois. Mais ce que nous appelons « classes moyennes », ce n’est pas ce que les anglais appellent « middle-class » (qui signifie bourgeoisie). Gast, c’est compliqué. Bref, il y a moins d’ouvriers (ceux là sont devenus chômeurs quand leurs emplois ont été délocalisés à l’est), mais il y a plein de sortes d’employés.

Ces classes moyennes actuelles vont « se placer au point de vue du prolétariat » incessamment sous peu, puisque toutes les richesses viennent s’agglutiner autour des 1% les plus riches du monde

(près de la moitié des richesses mondiales (46%) sont aujourd’hui détenues par 1% de la population, selon le rapport de l’ONG Oxfam #Source), qui ne sont guère des employés !

modernité

Voilà. Au départ, je citais le manifeste du parti communiste par (simple) provocation: J’ai parlé un jour de la possibilité de travailler tous seulement 15 heures par semaine, et on m’a demandé d’un air accusateur: Mais tu es communiste ?!

Je n’ai pas aimé: l’air accusateur,  le non intérêt porté au sujet proposé. Et puis la justification: « tout le monde à 15 heures par semaines, c’est tout le monde pareil, il n’y a plus d’individualité ! ». Pourtant, il y a en France plein de smicards: même revenu, même type de contrat. Pourtant la France n’est pas sous un régime communiste. Et nous ne sommes pas tous identiques (quoiqu’il en faille peu pour paraître différent).


Bête et méchant

J’ai consulté les statistiques de mon blog, et comme d’autres peuvent en témoigner, les articles les plus visités ne sont pas toujours ceux auxquels on pense.

Mon article le plus visité date de décembre 2012, il parle d’un bouquin que vous pouvez d’ailleurs m’offrir pour noël (il n’est pas trop tard !); en deuxième position vient « Noyons noël !« , décembre 2012 aussi. La raison de sa popularité ? L’image, se revendiquant comme originaire du journal Hara-kiri, souvent recherchée dans uncélèbremoteurderecherche-images.

Cette semaine, intriguée par l’intérêt porté au journal, je l’ai cherché et … Il n’existe plus depuis 1986 ! Honte à moi, je ne savais pas. En fait, il s’agit de l’ancêtre de Charlie Hebdo. Juste ça.

harakiri

En ne cherchant pas longtemps, on trouve des couvertures … plutôt cool. J’en ai redécouvert quelques unes.

Et puis j’ai aussi trouvé quelques autres couvertures, pour le fun.

Je n’ai jamais lu Charlie Hebdo, par contre il y a bien Siné: c’est le nom d’un dessinateur, qui d’ailleurs a dû bosser dans le précédent journal, puis a préféré faire le sien (après s’être fait virer, en fait). Maintenant il est vieux et mourant, mais il ne meurt pas, et continue à faire des chroniques, j’aime bien cette idée que même « presque mort » (c’est lui qui le dit), on peut rester fidèle à ses convictions. Même, avoir des convictions fortes peut maintenir en vie, après tout : on a toujours le choix.

noel siné

Oui, c’est du même genre que l’autre au-dessus, non je n’essaierai pas de vous « convertir » au communisme.

Je crois qu’il n’y a pas grand-chose à dire. Est-ce que ces atteintes à l’esprit religieux de noël sont une atteinte aux religieux tout court, ou alors est-ce la protestation de notre (de leur) propre morale, fruit d’une éducation judéo-chrétienne, qui dénonce une capitalisation des traditions ?

Edit:
Cet article a été écrit, regardez bien, en décembre 2014.
Avant le 7 Janvier.
Au cas où j’ai l’air de dire de la merde.

l’Oxygène est dans l’éthanol (et regarde Caïn)

Le vieillissement des cellules, c’est lui: l’élément noté O. Il y aurait une histoire de radicaux libres, tout ça … Mais bon, comme dirait M.Beau, c’est de la science « grand public ». Où comment prendre de la distance avec « le reste du monde ».

Conseil beauté: arrêtez de respirer !

Photo_00005 - Copie

Il y a quelque temps déjà, j’avais écrit quelque chose dans mon sac-ado. A présent, je m’interroge: doit-il devenir un sac-adulte ? Ce n’est pas une histoire de cellules, c’est de la construction sociale. Ou même de la construction tout court… J’ai donc décidé de rester ado encore au moins quelques mois. Mais au sens « cool » du terme (les chamailleries d’adolescents, c’est bon pour les parents).

Aujourd’hui, je reste donc:

« Ici, rien n’a de sens, alors on va danser, faire semblant d’être heureux mais demain rien n’ira mieux… Des hommes crèvent sous les ponts mais ce monde s’en fout »

Et je vous annonce que… Il y a un dysfonctionnement dans mes rapports sociaux.

Hier, ou alors ce matin, ou peut-être les deux, j’étais avec plein de gens euphoriques et fatigués, comme moi.  C’était ce genre de soirée ou les gens boivent puis vomissent, et chopent à tour de bras, bref c’est l’orgie et les gens sont contents.

La coutume voudrait que la pulsion de vie prévale, que l’alcool désinhibe, et puis il faut bien que nos instincts naturels reprennent le dessus de temps en temps ! (Sérieux, je suis d’accord pour les instincts. Il faut savoir être franc. Exprimons-nous. Mais méfiez-vous de moi tout de même.)

Voici donc un pan de mon intimité: mes instincts ne fonctionnent pas « bien ».  Alors que j’aurais dû penser à me reproduire (penser est un bien grand mot), j’ai été prise de cet amour inconditionnel pour ce qui m’entoure — pour ceux qui m’entourent. Les gens, vous êtes trop mimi. Vous ne le savez pas, vous entrez tous en boîte tels de déchets en puissance (pas en acte), mais vous êtes sûrement des gens bien. Bémol: vous êtes parfois de arrivistes, vous devez probablement apprécier d’être différents de ceux qui font de la science « grand public ». Mais encore une fois, c’est de la construction.

Je suis fervente partisane de la polygamie platonique.

l'Oxygène est dans l'éthanol (et regarde Caïn) dans Chroniques d'un Gourou

 


Ce soir, c’est galettes.

Je voudrais parler religion…

C’est simple: pourquoi les catholiques sont de droite ? Ou alors pourquoi dit-on qu’ils sont de droite ? La religion, la spiritualité, ne devrait pas prendre parti. Mais bon, les vieilles religions monothéistes ont eu leur moment « je veux m’intéresser au politique et contrôler le monde (Mouhahaha) »… Donc il y a bien eu des côtés, des prises de pouvoir, des malentendus dans l’histoire. Je le leur accorde.

Maintenant, quand j’entends ça :

La force est en nous-même, secret de la création

Entends des anges à ton oreille te souffler la mission

…Mon esprit anti-catho–je-crois-en-rien-à-part-en-moi fait en grand bond de côté. Mais n’ayez crainte, j’essaye de m’ouvrir un peu. Je voudrais au moins comprendre. Pourtant, j’ai l’association d’idée: croyant=manif pour tous, et là je re-bondis (Ben non, je ne suis pas très attachée à ce mouvement).

Puis, je t’avoue que ce sont des paroles de Keny Arkana. Donc a priori, je ne devrais pas bondir. Du moins pas pour les mêmes raisons (tu peux bondir si tu veux…).

Donc voilà, revenons aux sources: religion, mais aussi spiritualité. La réflexion, les gens !

J’ai eu une colle d’anglais cette semaine. J’ai eu à préparer le texte d’un homme d’église, je ne sais pas quelle profession (c’est comme dans l’armée, je ne me risquerais pas à confondre un colonel et un général !), qui parle de la vérité. Très important, la vérité ! Très difficile aussi. Se recevoir la vérité dans la gueule, ça fait mal.

Il dit ceci:

God is the author of all that is good and all that is true! Hence, since no one religion, one church, one culture, one philosophy, or one ideology contains all of the truth, we must be open to perceive and receive goodness and truth in many, many different places – and we must be open to the tensions and ambiguity this brings into our lives.

Et c’est intéressant, parce que ce gars est chrétien, il bosse à l’église, et il ne défend pas directement son (saint) patron.  Et c’est là qu’il est très fort, c’est qu’au lieu de dire « ma religion est la meilleure », il nous raconte que sa religion est cool, en tout cas lui est cool, parce qu’il est ouvert aux autre religions.

Ce qui est intéressant encore, c’est que je peux m’identifier en anti-lui:

Because I was still insecure intellectually, I leaned more towards the self-protective approach

 J’ai toujours cette « self-protective approach », mais j’ai décidé de m’en détacher. Je te promets que je vais essayer. Disons que j’ai déjà pas mal commencé, quand je suis sortie de mon cocon bretonnant.

Même par rapport à Keny Arkana,qui est plein de choses mais pas une bonne sœur, j’avais fait un bond de côté à l’approche de l’ambiance prière, création des certains de ses textes. Certes, je fais toujours des bonds dans certains cas, en politique par exemple, parce qu’il y a des points de vue que je considère inacceptables. En musique aussi, j’ai par exemple du mal avec le jazz. Mais n’aimant pas le jazz (c’est ce que je me suis dit), eh bien je n’en ai pas écouté des masses, donc je n’ai pas eu l’occasion d’apprécier d’éventuels morceaux formidables…

Trop de gens restent dans leur milieu « par défaut », celui de leur famille, celui de leur éventuelle classe sociale. J’ai la chance d’avoir, au sein de ma famille, des avis divergents… Mais pas trop divergents. Originaux tout de même. Assez pour que j’accepte, au bout de plus de dix ans, d’aller voir comment ça se passe ailleurs !

‘Fin bon quand même:

Nous on croit pas en leur justice, nous on croit en celle de là-haut

Mon frère, ne perd pas la foi, toi qui n’y croit plus on a besoin de toi

Il va falloir un peu de temps (éventuellement une éternité) pour que je me mette à écrire « dieu » avec une majuscule.

Enfin bon, ne vous y trompez pas, je n’ai jamais voté pour faire comme quelqu’un d’autre. Je ne sors pas d’un milieu que je considère hyper-fermé (tu me diras, c’est parce que c’est mon milieu. Je perçois mieux les nuances), non je n’ai pas été à l’école dans une secte.

.

pignon

… A agrémenter d’un petit morceau d’électro.

Au fait, je n’ai pas de réponse à apporter au fait que les catholiques soient de droite. Il y a bien la loi de conservation de la charge les conservateurs, la tradition… Mais j’ai pas envie de me mettre à parler de ça, là maintenant.

Paroles #1

Citation #1#2

Paroles #2

Et si tu me lis, alors: Bon anniversaire Solenn P. !!


Le cinq Novembre

Ouvrez l’œil !

Ouvrez l’œil !

… Journée de désobéissance civile. Si vous êtes abonnés à MrMondialisation, vous devez l’avoir vu. Si vous avec de la mémoire, c’était déjà le cas l’année dernière. Et celle d’avant aussi.

Tant qu’à faire, c’est l’année prochaine qu’on pourra marquer le coup, avec les 400 ans de l’attentat raté de Guy Fawkes (Souvenez-vous du 5 Novembre 2012…). Mais en attendant, cette année, il y a suffisamment de raisons pour que certains veuillent marquer le coup.  Par exemple, en France, il y a eu un mort. Waah, la chance, c’est pas tous les jours que les forces de l’ordre tuent !

Non. Pas la chance. Mais j’espère qu’en effet, elles ne tuent pas tous les jours. C’est tout de même dommage que les projets inutiles imposés soient remis en cause sérieusement qu’à partir du moment où un décès à eu lieu. Pour le Larzac, il y en a eu plusieurs. Ah ? On me dit que parfois, il y a seulement des blessés. Par exemple pour la Zad, des gens ont perdu un oeil, un pied à cause de flash-ball. Mais dans ce cas-ci, l’état n’a pas abandonné le projet.

Bref. Demain, journée de désobéissance civile. En fait, je voulais parler de tout plein d’alternatives, rien que pour les réseaux sociaux on peut trouver Diaspora, Ello. Ello apparaît un peu comme une arnaque. Diaspora est assez rôdé. Sauf qu’il n’y a personne… parce que tout le monde est sur facebook !

Le truc c’est qu’il va falloir que je me fasse à l’idée « Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ». Quoique le projet « Dégooglisons Internet » de Framasoft est chouette. Allez voir, ils font vraiment tout en « libre »… Un jour, je serai riche et je donnerai des sous. Ça sera ma façon de désobéir civilement.

… Vous trouverez sans doute ça lâche.


C’est frais, c’est léger.

Couvercle

Suis-je un rat ? Je vous laisse le choix, la décision vous appartient…

Mais hier, j’ai fait de la ratatouille. D’abord, j’ai fait revenir des aubergines dans de l’huile d’olive, qui s’est avérée ne pas être de l’huile d’olive. Oui, hier je revenais de DS de maths. Quoi qu’il en soit, les aubergines ont été en contact avec de l’huile. Puis, j’ai lavé des tomates qui gisaient dans le frigo depuis deux semaines, je les ai coupées et jetées (ça fait classe de dire « jeté » quand on parle de cuisine) dans une casserole. Après j’ai rincé une courgette, je l’ai épluchée n’importe comment (cf Willy Waller 2006: Sans Willy Waller), puis je l’ai coupée et ajoutée aux tomates. Tomates qui d’ailleurs commençaient à avoir un peu chaud. Bien que cela fut le but, on sait que les tomates mettent moins de temps à cuire que les courgettes. Je n’ai mis qu’une seule courgette, parce que ma colloc’ préférée n’aime pas trop les courgettes. Après, j’ai rajouté les aubergines huilées. J’ai mis un couvercle et ça rendait bien, du coup j’ai pris une photo. (J’ai aussi pris une photo sans couvercle.)

Il s’est passé du temps avant que je ne me mette à réfléchir. Dans une ratatouille, il y a bien sûr des légumes, mais tout seuls c’est pas la joie. Alors, j’ai coupé un oignon, j’ai mis du sel, j’ai jeté (encore) du thym (en enlevant les branches, en mettant juste les feuilles). J’ai ajouté l’oignon coupé (je ne l’ai pas coupé comme ça pour le fun).

 

Mais, te demandes-tu, pourquoi est-ce que je raconte tout ça ? Parce que je suis un rat. Parce qu’un blog, c’est aussi fait pour raconter sa vie. Et ma vie à moi est pleine de rebondissements: parfois, je coupe des légumes. Parfois, je rate mon coup et c’est mon doigt que je coupe.

 

Aussi, pendant que je votais pour les traductions de facebook e brezhoneg, j’en suis arrivée au « partenariat domestique ». Ce terme fait vieux. Ce terme est obscur. Alors, nous avons conclu avec Roshni qu’un partenariat domestique, c’est une collocation, mais avec plus si affinités.

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Un peu d’action dans ce monde de fous.

J’ai une colle de physique à préparer. J’ai quelques DM à faire puis à rendre. Il y a des concours dans 7 mois. Pourtant… Pourtant je suis une mauvaise élève. J’ai osé ouvrir Mozilla, et ce pas uniquement pour me rendre sur ma page d’accueil qui est désormais celle-ci.  J’ai regardé une vidéo de 11 minutes et 47 secondes. Pour ma bonne conscience, celle-ci est en anglais. Ah, quand même…

Emma Watson est quelqu’un de bien. Non, je ne la connais pas personnellement, mais je me permets de la juger: elle a trop la classe. Je pense que cette vidéo va vite fait être vue par beaucoup de monde, en tous cas il y a du monde que va partager, j’ose espérer que du monde va sacrifier 11 minutes 47 » pour tout écouter. Je crois que ça en vaut la peine, parce que … c’est clair, c’est beau, c’est précis.

Image de prévisualisation YouTube 

« The more I’ve spoken about feminism the more I have realized that fighting for women’s rights has too often become synonymous with man hating.« 

Ouais, le féminisme est un terme que les gens ne veulent plus utiliser.  Et la haine est à la mode. Si on se met à avoir la haine des mots en plus… En ce moment, en France, les gens ne vont même plus utiliser « genre ». Parce que c’est devenu une théorie, et une théorie c’est forcément mal. « Egalité » est devenu pour certains groupes réactionnaires, un synonyme de harcèlement sexuel organisé dans les écoles. J’exagère à peine. Des gens, dans ce même pays, on manifesté pour garder les clichés de soumission et autres. En Espagne, on ne peut plus avorter … Bref. Il devient urgent de faire quelque chose, parce qu’on constate qu’une liberté n’est jamais vraiment acquise, et les gens se focalisent bêtement sur des mots.

« If you still hate the word, it is not the word that is important, it’s the idea and the ambition behind it. »

Et c’est pour ça que j’aime ce discours. C’est un appel à agir. Et quel qu’il soit (avec quelques restrictions tout de même), un appel à agir est motivant. Il y en a qui attendent la révolution intérieure de chacun. Je ne doute pas du fait qu’une telle révolution sera efficace et impressionnante. Je doute seulement du fait qu’elle arrive à temps. Si le temps n’est pas linéaire, si tout n’est que construction de l’esprit, je veux quand même avoir une vie sympa.

« Ask yourself, if not me, who? If not now, when ?« 

J’aime les appels à agir. J’aime le mouvement. Non, je ne me lance pas dans une période bisounours et je ne vais pas continuer avec un « J’aime les entreprises », quelle que soit la langue employée.

« We don’t often talk about men being imprisoned by gender stereotypes« 

Je ne suis pas assez masculine pour témoigner, mais je crois bien qu’elle ne dit pas ça au hasard. Et puis les gars, ce n’est pas parce qu’elle veut vous victimiser comme de vulgaires faibles. (Comment ça je suis encore dans le cliché ?)

Et moins sérieusement, s’il y avait eu la couture, la cuisine et les enfants dans les tâches typiquement masculines, je pense que j’aurais été beaucoup plus intéressée. Secrètement, j’ai voulu apprendre la couture, j’ai voulu savoir cuisiner. Mais je suis trop préoccupée par ces idées reçues. Ne voulant pas correspondre à l’image que la société me renvoie, je me suis fermé des portes. Résultat: je sais faire des pâtes. Je peux aussi mettre une pizza surgelée dans un four. Par contre, pour ce qui est des enfants… J’ai envie de vous renvoyer à cet article.

De façon plus efficace, vous pouvez aller là (c’est un peu le but de la vidéo) : http://www.heforshe.org/

Au fait, je pense rester une fille. Les changements de sexes impliquent une prise d’hormones trop importante. Je n’ai toujours pas trouvé le moyen d’être asexuée. Et puis après tout, c’est peut-être bien d’être une fille ! (Mais pas une femme, s’il vous plaît, je ne veux pas être une femme…)


Mots en passant

Portes

Bridgekeeper: What… is your favourite colour?
Sir Galahad: Blue-no! [he is also thrown over the edge] YEELLLLLLLLLLLLOOOOOOOOWWWWWWWW!
(Eh ! En français on avait « Bleu – non ! Rouge ! »)

.

Mon idée du bonheur durable, de la tranquillité, de l’amour s’est effondrée. Bien sûr, tout autour le monde s’effondrait parfois, mais j’avais pour mon compte ce rocher dans la mer démontée, celui qui tient debout depuis des années et qui donne l’impression qu’il tiendra toujours. Celui qui fait croire que « longtemps » c’est l’éternel, l’exception qui confirme ma règle. Mais l’érosion est un fait. C’est peut-être un phénomène lent, mas il est inévitable, et bientôt je n’aurais plus de rocher. Déjà, il est incertain et je ne me fie plus à lui, mais maintenant je sais qu’un jour il ne sera vraiment plus là. Je pars. Je suis un gros écureuil sous le poids duquel les petites branches plient, et j’ai bien peur de devenir le repas d’un truc encore plus gros que moi, en bas après la branche.

This is my main problem, already. I’m affraid … Aon da vezañ un dra ne c’hellfen ket mestroniañ, aon rak an dud ne c’hellfen ket kompren, aon evit an dazont. Even (and in particular) normal people scare me. But sometimes, it happens that I meet great strange people and… I hope I will be able to build a new idea of happiness for my own. It has started long ago. Levenez padus a zle bezañ evel an diorren padus, ret eo kaout c’hoant :)

Les gars, je ne ferai pas d’efforts supplémentaires aujourd’hui. L’idéal serait qu’un jour je fasse chacun de mes articles en plein de langues différentes. Il faudrait même que je me décide à oser l’allemand (où je suis aujourd’hui limitée à Apfel… Ein Apfel).

Certes, le titre de l’article avait un but bien plus profond que celui de parler de ma gueule. Maupassant, ça te dit quelque chose ? Je voulais parler du Horla.

Sur mon rocher lointain, nous avions la tradition de parler de Horla-s pour désigner des personnes plus ou moins étranges, atteintes au niveau de l’esprit, parfois du corps, par exemple du délirium tremens. La nouvelle de Maupassant, Le Horla, fut écrite quand lui-même était déjà atteint de folie, causée par la syphilis qui le tua (protégez-vous des MST !). Bon, jusqu’ici tout va à peu près bien.

Mais un jour, la nation du feu décida de passer à l’attaque.

Mais un jour, ma colloc préférée  ajouta le prénom « Orla » à la liste des prénoms possibles et imaginables à donner à ses enfants futurs, possibles et imaginables. Comment ? Orla, ce nom de fou ? Ce mot que j’utilise de manière dédaigneuse pour parler des tarés que je croise ? Parfaitement. Orla.

Et puis comme les voyages forment la jeunesse, j’ai découvert il y a plus d’une semaine l’existence d’une chanteuse (qui fait des reprises, et des chansons à elle) avec ce prénom. C’est son vrai prénom. Elle est anglaise et elle est la cause de cet article: je m’excuse auprès de toutes les Orla du monde pour utiliser leur prénom pour désigner des fous. Parce que je ne compte toujours pas arrêter de le faire.


Achso…

Eh oui, ne généralisons pas, mais les allemands utilisent vraiment beaucoup ce mot. Du moins en allemand, je crois. 

Les gars, je vous écris d’un pays fort fort lointain, ou les gens roulent à gauche, et en plus j’utilise un clavier portugais. Que d’émotions ! Et je voulais vous communiquer un message important [deux points] les gens intéressants ne sont pas tous o`u vous croyez. Et les accents sur les U non plus. Est-ce possible de tomber amoureux de tout un groupe de personnes ? Je pense que ca s’appelle se faire des amis, mais c’est hyper bizarre. C’est l’effet de surprise en plus… Ok, cher lecteur, tu as une vision particuli`ere de l’amitié, tu as bien raison, et des amis que tu vois deux semaines dans ta vie ne sont pas les amis que tu n’as pas arreté d’apprécier en huit ans. C’est quand meme assez énorme de ne pas arreter d’apprécier quelqu’un pendant des années.

Et il y a le langage. Ce truc qui fait que depuis deux semaines je parle anglais, je pense en … disons en francais, et j’écris dans mon carnet de voyage en breton. A ce propos, j’ai fait une pub d’enfer pour le breton. Japaniz, Italianiz pe Alamaned ‘zo ne ouzent ket e oa eus ar brezhoneg. Bremañ e ouzont ez eus deusoutañ, hag ouzhpenn, n’eo ket un « dialecte » ! Namého. [Je viens d'écrire que des gens ont découvert l'existence de ce fabuleux langage celtique.] Le langage, quand il est mal connu, laisse dans la frustration. On y ajoute le temps est l’espace, plus des gens, ca donne des gens potentiellement géniaux mais on peut pas vraiment savoir. 

[to be continued...]


Société

Je crois que société est le libellé le plus utilisé ici …

Quelqu’un a écrit un jour: on ne naît pas femme, on le devient.

Ce film ne raconte pas son histoire.

Et puis ce n’est pas un film.

Seulement une référence.

Bottes

C’est l’été chez moi. Il pleut. Mais si j’avais écrit il y a une journée, ç’aurait été parce que la chaleur était intenable dehors. Tant pis. (Ou, comme dirait le lapin blanc, tan pi).

C’est la saison où les gens ont chaud, alors ils sont tous moitié à poil, et  défaut de se montrer, on se voit. J’ai appris dans un covoit que les gens venaient faire des UV en été surtout. Je pensais que c’était plutôt en hiver: parce qu’il y a moins de soleil, et qu’on veut entretenir son bronzage. En fait, non. Les clients des cabines à UV sont ceux qui attendent, sur le sable ou dans leur jardin, d’attraper un cancer de la peau. De peur de ne pas réussir, si le moindre nuage se pointe, ils courent chez l’esthéticienne. Huit euros la séance, selon ma source du même covoit. Ce qui est dommage, c’est que les UV (gratuits) passent à travers les nuages.

Quoi qu’il en soit, on ne passe pas facilement à côté des publicité du genre « préparez votre été » (sous entendu « maigrissez en suivant un régime miracle ! »). Parce que parmi les gens qui vont à la plage, il y en a peu qui y vont pour nager.

…Comment ça je suis frustrée parce qu’aucun cm² de ma peau n’a encore bronzé ?

Ce n’est pas une critique, mais une constatation, les gars.

Quelqu’un m’a écrit un jour : Ne pas se montrer comme étant hors de la société, tu ne fais pas ça pour les autres mais pour toi.

La société me pousse à suivre son régime miracle (et ce en mangeant des barres chocolatées fitness), pour que je puisse, à l’occasion des soldes, acheter un chouette maillot de bain en taille 36 (qui sera toujours trop petit, mais personne me le dira). Mais moi, pendant l’été, je veux acheter des glaces (3 pour le prix de 2 !) et les manger. Même s’il pleut. Bien sûr, c’est cette même société schizophrène qui m’y pousse. Alors, je mange des biscuits bio nappés de chocolat équitable. Parce qu’il pleut. Ainsi, je contribue au développement des petits producteurs locaux, et au développement d’une potentielle graisse abdominale.

Malheur ! La société ne veut pas de ma graisse abdominale sur la plage ! (Ça tombe bien, j’ai un DM de maths qui nécessite au moins 15 heures de travail, mais dont je peux bien heureusement étaler la résolution sur une longue période, que constituent les vacances d’été). Alors, je me pose la question :

 Si je veux être hors de cette société, si je ne veux plus m’y conformer, dois-je entretenir cette graisse abdominale ?

Il apparaît que cette question est naïve et qu’une réponse évidente existe (mais cette réponse est elle unique ?).

J’ai trop souvent entendu des « non, je fais ça pour moi » qui se cassaient la gueule au moindre « t’es sûr(e) ? ». Où est la limite entre se raser les aisselles pour son propre confort et le faire par conformisme (ou ne pas le faire pour une cause particulière, ce qui reviendrait à du conformisme) ? Ou pire, de s’épiler les aisselles (parce que ça fait mal, il doit y avoir une raison particulière !) ? Et comme le dit le quelqu’un un peu plus haut, on ne doit pas le montrer. Donc, je vais à la plage avec mon maillot neuf, je mange des glaces que j’ai achetées en promo, je vomis ces glaces pour ne pas grossir, et en même temps, je pense calmement « fuck life« .

NON !

J’oubliais:  être contre la société ne veut pas dire la détériorer ou y contribuer.

Je n’achète pas de maillot de bain dès que j’en ai l’occasion, plutôt dès que je ne rentre plus dans celui que j’ai actuellement. Je n’achète pas de glaces en promo. Par conséquent je ne les vomis pas non plus. Donc, je ne change pas de morphologie, ni de maillot de bain (ouais, ça a l’air facile. Sache qu’il fût un temps où je courais dix kilomètres, deux fois par semaine). Je peux penser ce que je veux. Je suis libre de laisser la société fonctionner.

…Reste le problème des biscuits nappés de chocolat.

 

Et tous les autres problèmes. Rien n’est résolu. Je ne sais toujours pas où est la limite entre « se conformer aux exigences de la société » et « prendre soin de soi sans subir l’influence d’autrui ». Alors toi, cher lecteur modeste et génial, tu ne vas quand même pas te sortir de la lecture de cet article indemne. Tu vas me pondre une réponse ! Et ça va être cool…


Je hais …

Je hais l’abstention. Et je hais la haine.

Ça a déjà l’air loin. Comme si c’était fini, maintenant.  Pourtant, on en a pris pour 5 ans. Au moins.

Remise en condition:

Dimanche matin, je vote pour la première fois de ma vie. Je procède d’abord par élimination puis, parmi ceux que j’ai retenus, j’écarte les bulletins susceptibles d’être plus choisis par mes amis. Dans l’idée d’égaliser les groupes, et parce que je pensais que tous auraient des sièges.

Dimanche soir, je ne cherche pas les résultats. J’ai confiance en mes compatriotes. Je pense que les européens ne sont pas spécialement désintéressés de la politique.

Lundi matin, je reçois un message: la carte des européennes est presque toute bleue. Bleue marine. Bleue vomi (Parce qu’apparemment, on peut vomir bleu). Je ne m’attarde pas, je vais en cours, je fais quand même un petit peu la gueule.

En fait, je crois que je fais carrément la gueule. Les cours du lundi matin n’auront pas connu mon enthousiasme le plus frappant. Je tiens ma tête pour pas qu’elle tombe dans mon classeur.

Lundi midi. Je monte à ‘internat. Qu’est-ce que je voulais faire, déjà ? Ah oui, les résultats. Précis. D’abord, la France, Vous-savez-qui en tête. Non, pas Voldemort. Presque.  25 pourcent… un quart des votants ? Pire que les présidentielles de 2002 ? Je serre les dents. Je re-serre les dents aujourd’hui. Je ne me souviens plus très bien. Seulement, en-dessous du FN, il y avait 20 pourcent pour l’UMP. Je ne sais pas ce que vous avez pensé en lisant leur programme, mais à côté de tout ce qu’ils proposent (genre fermeture des frontières, Europe de la sécurité…), le refusons de casser l’Europe fait un peu tache. Dans tous les cas, ça ne laisse plus beaucoup de pourcents à tous les autres. Tu te douteras que j’ai voté pour un des autres, mais là n’est pas le problème.

En votant, je ne supportais pas une équipe en voulant à tout prix qu’elle gagne. J’espérais seulement jouer un rôle dans l’amélioration de l’UE, je pensais environnement, énergie, je pensais minorités, culture, je pensais Grèce, Espagne, droits des femmes. Je voulais être citoyen européen, citoyen du monde, bref tout ce que les gens appellent « utopie » sans se dire que paraître irréalisable ce n’est pas être irréalisable (cf définition Petit Robert). Si ensuite, en regardant les résultats dans les autres pays d’Europe (en particulier Grèce, puis Allemagne, Espagne ou je n’ai pas su reconnaître les partis, Hongrie ou la droite extrémiste et l’extrême droite sont en tête, et Italie), j’ai beaucoup pleuré, ce n’est pas de la défaite du parti pour lequel j’ai voté, c’est peut-être pour la défaite de tous ceux pour qui j’ai hésité, c’est surtout pour la défaite de la démocratie et de la tolérance partout. Les partis en tête aux élections européennes sont au moins eurosceptiques. C’est peut-être un koân (un article pour comprendre: ici )…

Pendant 5 ans, une quarantaine de personnes d’extrême droite siègeront au parlement européen. Ils vont nous représenter, parce qu’on les a choisis. Eh oui les gars, on a choisi 24 personnes fascistes (c’est historique, pas agressif) pour décider en notre nom, rien qu’en france. Mais il y a omission: je n’ai pas parlé des 60% d’abstention. 74%  chez les 18-24, et si ça peut les rassurer, les 25-34 ont fait pire.

C’est délicat, ça, l’abstention. Il y en a qui diront: je ne voterais que quand on me proposera des candidats qui me représentent. Mais en politique, on ne vote pas souvent pour le meilleur, mais plutôt contre les pires. Dimanche dernier, il y avait du choix. Je l’ai dit plus haut, j’ai hésité entre plusieurs. Si vraiment vous ne voulez élire personne, votez là où personne ne vote. Les listes sorties de nulle part, avec bulletins à imprimer sur internet, par exemple. Ou sinon, réfléchissez. Il y a des partis innocents. Qui ne proposent pas grand-chose. Choisissez la continuité, si vous vous en foutez !


Patience

Il y a quelques centaines d’années, on aurait fait un tableau pour représenter cette idée. Cela aurait pris des mois, des années peut-être. Aujourd’hui, pouvoir attendre 5 minutes c’est déjà de la patience. Une bonne partie du genre humain est pressée ou au moins stressée (cet anglicisme fait définitivement partie de notre langage courant… D’ailleurs, est-ce que ce langage court, évolue plus vite qu’avant, du fait de la mondialisation par exemple ?).
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1Jour
 
Et nous, pauvres mortels, courons-nous ? Je crois qu’il y a un paradoxe à exploiter. Dans les grandes métropoles, les gens marchent, courent, se bousculent (oui, ce personnage est actif !!). Puis, ils atteignent un bus, un train, s’assoient et attendent. Ou alors rencontrent un embouteillage. Alors intervient le téléphone, la tablette, l’ordinateur… et il n’y a plus personne. Toute notre attention est reportée dans les mains et les yeux, l’homme pressé est amorphe.
D’autre part, ce phénomène a toujours eu lieu. Les transports en commun sont aussi l’endroit adapté pour lire le journal, un bouquin, avant d’aller travailler. Là encore, les yeux et les mains. Et l’imaginaire parfois.
 

J’ai déjà publié cet article ailleurs, mais je n’avais pas pu mettre la musique associée. Ce qui est bien dommage.Ce qui mérite une seconde publication. Bien que sur l’autre article, on trouve un gif.

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Kernitron

(Photo provenant de Ouest-France)

(Photo provenant de Ouest-France)

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Pas de zoom, c’est assez grand, vous être assez grands pour voir. Devant, des policiers habillés en policiers. Derrière, d’autres policiers, avec casque et gilet pare-balle, mais avec jean ou même pantalon large style « baba cool ». Méfiez-vous, je suis peut-être envoyée spécialement pour vous surveiller, malgré mes apparences de littéraire. Méfions-nous, ils sont partout.

Quiconque croit à la Matrice est potentiellement un agent.

Il y avait peut-être des casseurs, mais aussi des personnes déguisées, pour qui ça n’est pas un jeu mais un enjeu politique. Où comment décrédibiliser 40 000 personnes pacifiques. Où comment blesser des innocents, où comment détruire des terres…

En effet, il y a eu des blessés. 130 coté force de l’ordre, aussi, d’accord. On ne parle pas tant que ça des manifestants… Et un centre-ville de Nantes soi-disant « dévasté ». J’en appelle à vous, chers nantais qui lisez cela, vivez vous dans une ville détruite ? Dans tous les cas, les Zadistes sont des pacifistes. Ils demandent, pour les plus radicaux, une alternative à la société actuelle. Ils se déguisent en clown et dénoncent, ou alors ils disent tout simplement non à un n-ième projet inutile.

« C’est impossible à évaluer à l’échelle de la ville. Mais nous avons constaté une cinquantaine de blessés, dont treize blessures au visage par flashball », relève une membre de l’équipe médicale de la Zad (Zone à défendre) contactée par Basta !. « Nous avons aussi trouvé des éclats de grenades assourdissantes, comme des morceaux de métal, dans les jambes notamment ». Au moins 40 manifestants, dont deux blessés à l’œil, auraient été admis à l’hôpital de Nantes.

Collé à partir de <http://www.bastamag.net/Silence-mediatique-sur-les>

Je n’étais pas présente le 22 février. Trop occupée par mon avenir, incertain pourtant. Je respecte et je crois au présent. J’aurais aimé être là. Commenter ce que j’ai vu moi-même. Assumer pleinement ce que j’écris. [Soit dit en passant, je ne veux pas qu'un jour je parle de tout cela comme d'une erreur de jeunesse. Sachez que Jacques Chirac se serait engagé, dans sa jeunesse, dans des mouvements d'extrême gauche et parlait ensuite d'erreur de jeunesse.] Ce que je sais c’est que cette manifestation, prévue depuis des mois, fut interdite le vendredi soir (pour le samedi) par la préfecture. Rendue illégale quelques heures avant, son parcours initial fut donc entrecoupé de paquets de CRS…

Belle performance. En effet, je ne sais pas comment ils auraient pu aussi bien casser une si grosse manifestation sinon.

D’autres ont été cassés. Et vous, si un jour vous perdez un œil pour avoir donné votre opinion, vous faites quoi ? 

Quentin Torselli, un charpentier de 29 ans gravement blessé. « Je n’étais pas armé, je n’avais pas de masque à gaz, je n’avais pas de lunettes de protection », relate t-il. « On rentrait, les CRS avançaient, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec d’autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j’ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre ». Hospitalisé au CHU de Nantes, Quentin a perdu son œil gauche.

Collé à partir de <http://www.bastamag.net/Silence-mediatique-sur-les>

La question qui me reste est: pourquoi céder aux anti-mariage-pour-tous, et réprimer aussi catégoriquement des dizaines de milliers d’écolos ? Que je sache, il n’y a pas de catholiques conservateurs au gouvernement.

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Je me permets de piquer une chouette publication...

Je me permets de piquer une chouette publication…

Allez, et un peu de musique pour finir…


Être en dehors

Une femme libre, ça n’existe pas. C’est comme Dieu, c’est une idée, c’est  quelque chose de pas incarné. C’est un idéal qu’on voudrait atteindre. En généralisant, on peut dire que les hommes libres, ils n’existent pas non plus. Mais pour ce qui est du pouvoir, si on pense liberté comme pouvoir, si être libre c’est faire, alors les femmes sont plus moins libres que les hommes. Le meilleur statut paraît être celui d’escargot, mais c’est un autre sujet. Apparemment, je ne suis pas touchée. Pas directement, pas officiellement, mais c’est tellement proche.

Sterenn 

1936, une guerre civile en Espagne, sauf erreur de ma part, et aucune intervention de la France malgré la possibilité, sauf erreur de ma part. Aujourd’hui, ou hier, même si c’est bientôt noël et que du coup la vie est belle, j’aimerais savoir comment faire pour intervenir en Espagne, et aider à remettre une loi qui autorise l’avortement. On ne peut pas reposer sur des acquis, parce que même les acquis sont éphémères. Même une supposée, prétendue liberté est éphémère. Comme l’art, comme la beauté, mais ici il n’y a rien de beau, rien de grand, rien de quoi on peut être fier. Et bien que la honte puisse être considérée comme mauvaises, arme des faibles contre les forts, ici c’est justifié: interdire l’avortement aujourd’hui dans un pays qui l’a autorisé hier est une honte. Et quoi d’autre qu’un recul ?

J’ai peur. En tant qu’être humain, en tant qu’enfant encore innocent, en tant que bientôt adulte, je ne veux pas vivre dans un monde où je suis seule face à des horreurs contre lesquelles je ne puis rien. Oui, seul, on ne peut rien. Parce que la raison est en panne, parce que la réflexion est en grève, et parce que la grève qui a du sens a perdu sa force, se battre seul pour des droits est possible. Les gens ne se battent plus pour leurs droits, ils préfèrent se battre contre ceux des autres. C’est tellement plus facile de gommer que de dessiner.

J’ai encore peur. La lâcheté elle-même ne me sauverait pas, et la politique du moins pire ne semble plus intéresser grand-monde. Voter pour des idées ? D’accord, mais de vote blanc, d’accord mais de vote blanc… Il n’est PAS reconnu ! Que de gâchis de paperasses électorales si personne ne les lit, ou plutôt s’il n’y a rien de consistant à lire, rien de sensé ? Il n’y a plus d’idées en politique, seulement des gens. C’est ce qu’on croit. On a oublié les idées.

Pour info: Rue89, Le Monde.


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