Je n'ai qu'une chose à te dire…


Le mec au hasard dans le RER

Au hasard, j’ai demandé à cette personne si le RER allait bien où je voulais. Au hasard, je me suis installée dans un wagon presque vide et quand il est venu me parler j’ai continué la conversation. On ne peut pas déterminer le discours de chaque personne dans les transports d’île de France, on ne pet pas en faire une moyenne, ni même en trouver les grandes lignes. Surtout que moi, je ne suis pas d’ici et je pense que ça se voit. Peut-être que cette personne avec qui j’ai discuté était prise au hasard dans une population RER C – fin de journée. Son discours servira pour les autres, tant que je n’ai pas rencontré d’autres personnes au hasard pour contrebalancer son point de vue.

Le mec au hasard dans le RER dans Chroniques d'un Gourou Cascata-Skogafoss-Islanda_600x450

Approche tout à fait classique, du moins facile au vu de ma sale gueule : dure journée, hein ?  Fatiguant, la vie ? Bref, quelque chose comme ça. Moi, oui, je suis fatiguée : je réponds « oui ». Il s’avère que ce mec bosse dur, trois emplois dont au moins un au noir, bâtiment, ménages, « commerce » (j’ai des doutes quant à la signification du dernier). Ah non, je n’ai pas ce mérite, moi je fais encore mes études. T’as quel âge, 20 ans ? Oui, presque. Oui, après mes études je chercherai un travail.  Oui, j’ai un copain – de quoi je me mêle ? Et comment tu as amené cette question ?

Il me dit qu’il vaut mieux avoir une femme/une compagne/un compagnon français, « là ça va » parce que ça travaille, ça ramène de l’argent. Parce que la vie est chère, que rien qu’avec le loyer et les charges type électricité et abonnement téléphonique, il reste juste de quoi manger. Parce que la femme à la maison elle va demander des sous à son mari mais il lui reste, quoi, dix euros ? Lui n’a pas de copine ni de femme. Lui, il cherche.

Il m’a demandé plusieurs fois : « et à la fin, on a quoi ? ». On parlait bas parce qu’on était dans le wagon, je t’avoue que je ne comprenais pas tout du premier coup, alors on est partis au niveau des portes. « A la fin », c’est « 75 ans, la retraite ». Rien que cette affirmation, purée que c’est triste. Il m’a déjà dit que travailler comme couvreur au noir, ça veut dire pas d’échafaudage, ça veut dire tu tombes t’es mort. Ou sérieusement handicapé, et sans assurance (on s’en doutait). Ah oui ça gagne bien mieux que les ménages, mais c’est dangereux. Et maintenant il me dit que tout ça se finit à 75 ans. Qu’à 72 ans, si t’es toujours en vie, t’es susceptible d’encore monter sur les toits. Et donc, si tu arrives à 75 ans, il y a la retraite.

« A la fin », est-ce que tu restes en France ? Non, la vie est moins chère ailleurs. Encore faut-il recevoir une éventuelle retraite française. « Donne-moi le prix d’une maison à la Martinique ». Il m’a donné (puisque je ne trouvais pas) le prix d’une maison en Bretagne. Les maisons auxquelles on pense ne doivent pas être les mêmes. Nos façons de dépenser une retraite non plus. Il y a un décalage entre : je me tue au boulot avec un salaire de merde et je paye une maison luxueuse avec des employés pour faire le ménage dedans. (Malheureusement, ça ne fonctionne pas au mérite.) …Et puis je prends le taxi aussi, tiens. Après, il te reste 100 euros sur les 400 de la retraite. Pour les cigarettes ou l’hôpital  ? Je pense qu’il veut illustrer un « pas assez », un choix forcé. En vrai, la question ne se pose pas, si ?

***

Et il y a sa conception du couple, du mariage, des enfants (parce que concevoir des enfants, c’est intéressant). Je ne voulais pas faire d’article féministe ou apparenté (il y a des gens à qui ça fait peur : bouh !). Il m’arrive de faire d’autres choses, en fait. Là, je risque de retomber dans le thème, pourtant il n’est question que de société. Société et coutumes, habitudes, idées reçues.

« Par exemple, tu te maries avec moi ». Par exemple … Exemple beaucoup employé par monsieur. Tss. Plusieurs théories intéressantes à retenir : 1.Si tu ne fais pas d’enfants, je cherche une autre femme. Est-ce que tu reste célibataire ? Non, parce que 2.*Dessine un sexe féminin avec ses mains* Deux fois par semaine ! Si si, ou alors tu as un problème dans la tête. Aussi, 3. La loi t’interdit de travailler avant que tes enfants aient trois ans.

« Quoi, tu ne penses pas avoir d’enfants avant 25 ans ? Et quand vas-tu te marier ? » Il aurait pu croiser une personne « normale » qui veut deux enfants un jour. Alors que moi,  comment te dire ? Je veux planter des arbres. Et je ne pense pas que monsieur soit ouvert à cette idée. Déjà que « les enfants » se sont transformés en « un fils » pour lui au long de son discours, j’aurais pu vouloir des gosses, être un pissenlit et pourtant ne pas être d’accord avec lui.

En fait, il posait le fait d’être quittée par son mari comme un drame (deux fois par semaine !) alors que c’est pas choquant (dans sa vision des choses en tous cas) : en effet, le mari est celui qui arrive après que ton copain se soit lassé de toi. Disons que tu te maries par dépit, parce qu’il faut des enfants. Et même ces fameuses deux fois par semaine ne sont plus un argument, puisqu’il m’a dit qu’une fois les enfants faits, le mari se détourne de sa femme. Alors, on se découvre un problème dans la tête ?

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Quand je suis descendue du RER, il m’a dit qu’on pouvait se rappeler. Je ne connais pas son nom, encore moins son numéro, c’est la personne au hasard dans le RER, peut-être que j’en verrai d’autres.


R-Entrée (Tag)

Il y a eu la rentrée, il y a aussi autre chose. Ce n’est pas pour rien que je réponds au tag de Dans un monde de grands, c’est aussi ce dont je me rapproche : le monde des grands.

C’est plein de choses banales, plein d’autres choses surprenantes. De l’incohérence, beaucoup de conneries, de quoi se préparer à plonger dans ce qui est sans doute beaucoup trop sérieux pour nous.

Ce n’est pas seulement une n-ième rentrée, c’est une entrée : Coucou !

Et maintenant, je raconte ma vie, sans parler de cuisine :D (C’est tout l’intérêt du Tag…)

 Aimes-tu l’école ?

J’aime l’école. Pour moi, ça a toujours été un tout : les cours, les récrés, les gens, l’environnement. Le logement aussi, et ce bien assez tôt. L’école, depuis que j’ai dix ans, c’est aussi ma maison. C’est l’endroit où sont mes amis, c’est là où je fais mes expériences, c’est là où je teste mes limites. Cela dit, je n’ai pas testé beaucoup de limites… L’école en général est à différencier pour moi de l’endroit où ont lieu les cours.  Je suis à l’étroit dans une classe, je crains l’autorité. L’école, c’est plus que ça. Ce que j’aime, c’est ce que l’on construit à l’école.

 En quelle classe passes-tu ?

Je passe en classe de … Non. J’entre en école d’ingénieurs (youpala yoloyolo !). Je suis une NainA (Comprendre première année).

 Quelle a été ton année préférée ?

L’année de 4ème a été mon année de collège préférée, je crois. C’est celle où j’ai voulu connaître tout le monde, celle où je vivais chez des bisounours, l’année où il n’y avait plus de différences entre les gens : je les aimais, et ils n’avaient pas de raison de me haïr.

Au lycée, j’ai vécu trois années assez différentes. En prépa, deux années incomparables entre elles. Toujours, il y a eu du bon et du mauvais. J’y ai eu des occasions terribles que je n’ai pas su saisir, j’y ai vécu des moments de folie (folie douce, rassure toi) et j’ai reporté les autres bons moments trop loin. Ce sont les années où on nous dit « profite ! » et où on ne sait pas comment profiter, comment rentabiliser ces années puisque après, il paraît qu’on ne s’amusera plus. Puisque qu’après, il paraît que le monde des adultes est morose.

Quelle est ta matière préférée ? Et celle où tu es la plus nulle ?

Ma matière préférée est aussi celle où je suis la plus mauvaise. Alors elle change, puisque je me mets à préférer la matière où je m’en sors mieux. J’ai aimé, j’espère que j’aimerai encore les maths. Mais après une classe de Maths Spé, j’ai tendance à douter… Les maths sont devenus ma matière la plus faible, et de loin. Alors nous verrons.

Cette année, j’ai des cours de sciences humaines à suivre, et vraiment ça me motive beaucoup. Pour ça aussi, nous verrons.

Réponds-tu à tes profs ?

Répondre aux profs, maintenant, c’est plutôt bien vu. Et … non, je n’ai pas assez répondu aux profs ces quelques derniers semestres. Dans ma lointaine jeunesse, je ne répondais pas mal aux profs non plus. J’ai toujours eu peur de l’autorité.

As-tu déjà été déléguée ?

Je n’ai jamais été déléguée de classe, je voulais toujours être la remplaçante. Il y a toujours des choses plus importantes : la gestion du self au lycée, par exemple. Là, j’ai défendu les intérêts de ceux qui vivent à l’école, parce que manger c’est la vie. Là, j’ai demandé du lait bio et local au petit dèj contre de la poudre à l’eau. Là, il y a des magouilles à déceler.

As-tu changé de collège ?

Mes déplacements se sont faits en fonction de mon passage de l’école au collège, du collège au lycée, etc. Je n’ai jamais changé d’établissement en cours de route… La chance d’avoir un parcours tout tracé jusqu’au bac :)

Quel est le poids de ton sac ?

Mon sac est actuellement quasi-vide. Il était inexistant au collège et toujours posé sur des étagères au lycée. Il a connu un pic d’activité en prépa, où il était plutôt lourd – et volumineux. #650nuances de polys !

Mon sac. Avec dessous des chaussures de cross, devant mon agenda de 1ère et des bouquins.
J’ai changé d’agenda depuis.

 Ton sport préféré à l’école ?

Les cours de sports devenaient une activité agréable dès qu’il y était question de sports individuels.

 A quelle heure te couches-tu quand tu a cours le lendemain ?

L’heure à laquelle je me couche le soir augmente avec les années, et entre actuellement dans le domaine du lendemain matin. Ce qui est bien cette année, c’est que l’heure de mon réveil recule – du jamais vu depuis le collège !

 La distance entre ton établissement et ta maison ?

Durant la plus grande partie de ma scolarité, l’établissement scolaire était ma maison.  Donc pas énormément de temps perdu sur le chemin.

Ta popularité ?

La popularité, c’est subjectif. Mais la peur de l’autorité, c’est aussi être impressionnée par tout ceux qui sont un peu trop grandes gueules. C’est donc avoir l’air snob et renfermée auprès d’eux. C’est donc ne pas les côtoyer, sur un commun accord.

Quand je deviens la grande gueule, c’est une autre histoire, et c’est une affaire à suivre…

 Est-ce que tes profs sont bons ?

Et puis bien sûr que mes profs sont bons ! Toutefois, avec les années on se retrouve avec des gens tellement bons dans leur matière qu’ils n’ont pas considéré l’intérêt de la pédagogie… On ne peut pas être bons partout.

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Et puis une photo de ma trousse et de mon agenda. J’aime beaucoup cette trousse, ça change de la chose en plastique moche que j’ai eue pendant des années :)

Le Cas Cis

Le Cas Cis dans Chroniques d'un Gourou tumblr_nskdncgHA91ted1sho1_1280 #

Hier, j’étais chez le médecin, et surtout, avant, j’étais dans la salle d’attente du médecin. Tout comme le dentiste ou … le dentiste, le médecin généraliste est abonné à des magazines scientifiques type Voici, voilà, et j’en passe. Mon médecin propose entre autres Paris Match, Ouest-France (ce qui donne à la pile de revues un aspect bordélique à souhaits – essayez de replier proprement un journal que vous venez de lire), et enfin Psychologies magazine.

Dans Psychologies, il y a une rubrique formidable où les gens posent des questions à une psy, avec une partie spécialement dédiée aux enfants (moins de 12 ans je crois). C’est après le sordide épisode de « Comment expliquer à ma mère que je n’aime pas que mon oncle me viole ? » que j’ai trouvé la question d’une fille de 6 ans : Je voudrais être un garçon.

Oooh, trop mimi, une fille de 6 ans qui ne veut pas être une fille ! Est-ce qu’à 6 ans, je ne voulais plus être une fille ? Est-ce que ça m’a pris plus tard ? Toujours est-il que je m’identifie à cette gamine (plus qu’à celle qui a une famille sordide, dieu dame nature merci). Évidemment, j’ai été déçue de la réponse.

Il est vrai que ça serait mal placé d’annoncer à la petite fille – ainsi qu’à ses parents – qu’il existe des traitements hormonaux, des opérations chirurgicales, pour remédier à son problème. Après tout, c’est une petite fille, on ne sais pas si elle est trans, ses parents ne savent même pas ce que c’est, au secours, c’est peut-être un problème mental. Après tout, ils ont recours au magazine Psychologies et pas à un suivi psychologique digne de ce nom (#lapsychalalyseauraitpuchangermavie).

Attention, je ne dénigre pas le magazine en question – ni ses lecteurs – , qui est quand même assez complet et diversifié, je l’ai préféré à Paris Match pour attendre mon tour, et puis ma mère et ma sœur le lisent à la maison.

Toutefois, dire à cet enfant : « Tu ne peux rien y faire, c’est impossible de naître une deuxième fois dans un  autre corps », ça lui casse le mythe de la réincarnation, et ça lui casse le mythe de « la gentille psy va te rassurer ». D’accord, un psy n’est pas destiné à entretenir des mythes, pourtant je trouve qu’avec les enfants, il vaut mieux les amener à se poser des questions et à réfléchir par eux-mêmes (d’ailleurs, pas seulement avec les enfants), plutôt que de leur asséner une vérité indiscutable avant de développer une réponse.

De plus, la suite de la réponse de la psy m’a également agacée. Trop de clichés à mon goût.

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Tu veux être un garçon car tu préfères le corps de ton frère ? Tu sais, avoir un sexe externe c’est pas forcément le top.

Parce que c’est bien connu, vouloir être un garçon c’est vouloir un pénis. Vas-y que je te calque un fantasme masculin sur une petite fille. D’ailleurs, peut-être même pas un fantasme masculin. Je ne sais pas comment l’appeler. Mais garçon = pénis, c’est un peu rapide. On ne naît pas garçon, on le devient ! Ou peut-être qu’à la naissance, il y a ceux qui ont un pénis et ceux qui n’en ont pas. C’est d’ailleurs comme ça qu’on fait la différence à la maternité, mais je ne crois pas que la fillette demandait à ce qu’on lui trouve un pénis quand elle est sortie de sa maman.

A croire que la psy a vu : « Je veux être un garçon » =  « Changez mon acte de naissance et assignez-moi un sexe masculin »

 

Le corps féminin est formidable, tu peux faire des bébés avec, et ça les garçons en sont jaloux.

Ça ne se discute pas, les femmes (les personnes avec un corps de femme) peuvent effectivement être enceintes pour la plupart. Les garçons qui sont jaloux, pourquoi pas, ça peut être intéressant de faire l’expérience d’être enceinte et ils ne peuvent pas la faire.

Mais toujours pareil, « femme = corps de femme« , zut ! Être psy ne nécessite sans doute pas la connaissance parfaite de la définition du cisgenre, mais savoir faire la différence entre sexe assigné à la naissance, identité personnelle, corps, ça fait partie des outils pour mieux s’exprimer.

Quand on ne veut pas être une fille, l’argument « mais siiii, tu feras tout plein d’enfants » ne fonctionne pas très bien, croyez-moi. Comme si faire ce qui correspond au sexe biologique – assigné à la naissance (il y a une nuance entre les deux, mais ça devient trop compliqué)- allait permettre à l’identité personnelle de s’aligner avec. 

 Féminisme dans Chroniques d'un Gourou

Ne soyons pas aussi extrêmes que l’Odieux Connard l’entend, mais les mots existent, utilisons-les !
(Si tu as le temps, l’image est un lien vers un article plutôt génial)
 

 Même s’il est possible que cet enfant ait voulu un sexe de garçon, il est bien plus probable qu’elle ait voulu être de sexe masculin.  Plus précisément, de genre masculin.

D’ailleurs, je t’invite à faire cet effort : quand il y a « sexe » dans une phrase, essaie de remplacer par « genre », c’est parfois plus adéquat, et ça évite les confusions. Bon, parfois, tu peux laisser « sexe »… (Quoi, ta copine est accro au genre ?)

On dit que c’est autour de 4 ans que l’on fait la différence entre garçon et fille. Pourtant, à l’école, on ne se promène pas à poil, donc la différence ne se fait pas a priori sur le sexe interne ou externe. Sur quoi se fait la distinction ? Quand mon neveu lui demandait, ma sœur lui a expliqué que les filles avaient les cheveux plus longs que les garçons. J’ai connu ma sœur avec des cheveux très courts (moins de 10 cm) pendant plusieurs années, pourtant elle est restée plus féminine que la plupart des métalleux du Motocultor. Enfin, elle est restée une femme, quoi. Et elle a même eu un enfant (quel corps formidable !).

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Motocultor festival. Que j’aime ce nom. J’ai d’abord voulu mettre une photo plus « cliché », mais j’ai préféré celle-ci.

Je ne sais pas sur quels critères les enfants s’assignent un genre. Je sais juste qu’ils n’aiment pas qu’on se trompe.

Des idées ?

(T’as le droit de me dire aussi que je pars trop loin et qu’en fait avoir un pénis, c’est cool. Juste : dis moi pourquoi)


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Puis elle a levé la tête, a vu les nuages et s’est souvenue. Souvenue de ce soir d’hiver, cette nuit de février où elle est partie courir sous les étoiles. Il faisait froid et sec, la route était vide d’humains et de lumière, seul le ciel était l’éclaireur. Elle s’est souvenue les étoiles blanches et froides, elle s’est souvenue la douceur de cette nuit vide, le frais dans les poumons, la boue jusqu’aux chevilles. Accélérer à chaque phare de voiture au loin, à chaque bruit de moteur qui approche, histoire que personne ne la voie – histoire de ne voir personne alors qu’elle porte un short taille 12ans. Tu es sûre que tu veux sortir toute seule la nuit ?

Tout l’intérêt de la nuit froide de février est qu’on est toute seule. Et puis elle se répète souvent « Je suis invincible ». Pas consciemment, mais tout de même. Elle se sent invincible la nuit, elle se sent invincible quand elle court dans la boue. « Je suis invincible » quand elle prend l’avion, quand elle se retrouve seule dans une capitale étrangère. Elle se sent invincible quand elle se promène avec des inconnus, elle se croit invincible quand elle part loger chez un autre inconnu.  Pas face à la feuille blanche ou quadrillée, où « je peux le faire » devient « je vais le faire », pas face au tableau où tout ce qui reste est « je dois le faire ». Et pourtant …

Elle lève la tête et se souvient les étoiles froides de février. Puis se souvient du paquet d’étoiles de la semaine dernière, ce paquet dont sortaient les étoiles filantes.

Étaient-ce les mêmes étoiles ?

Alors que je cours, alors que je marche, alors que tout change autour de moi, ces points blancs restent là. Alors que je me prends pour Jules César, alors que j’écoute de la musique qui me rend nostalgique sans qu’elle ne me rappelle rien, le ciel reste imperturbable et beau.


Ma vie en cloques

Mes articles estivaux seront décidément marqués de « ma vie … ». En effet, si on parle de vacances d’été c’est bien pour y prendre du temps pour soi – en tous cas pour moi.

D’autres auraient appelé cet article « Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet ». Dans tous les cas, il risque d’être long et futile

Commençons par un guide pratique de départ en randonnée !

Mise en situation : Vous voulez partir quelque part où c’est joli.

  • Prenez une carte. Repérez des villes pas loin du truc joli en question (ex : la mer)
  • Armez-vous d’un carton et d’un marker noir. Si vous doutez de la bonté humaine ou de votre sex-appeal ou quoi que ce soit d’autre, prenez aussi des markers bleu, vert, rouge pour dessiner des fleurs ou mettre en relief ce que vous aurez écrit en noir.
  • Faire du stop sur une aire de covoit c’est marrant, vous pouvez faire coucou à des gens qui ont payé pour le trajet que vous allez faire gratos
  • Quand le gentil conducteur vous a pris dans son véhicule, précisez : « on va quelque part où il y a [insérez l'endroit joli] « . Avec un peu de chance, lui aussi va à la mer et il vous déposera même sur la plage.

Locquirec

Remise en situation : Vous voulez randonner où c’est joli. Dans le cas de la plage, vous avez le sentier côtier. Dans le cas général et favorable, vous avez un téléphone avec de la batterie et google maps. Dans le cas général et classique, vous avec un sens de l’orientation et une carte. Pour se marrer, peut-être même une boussole.

  • Attention, on ne prend pas un itinéraire pour voiture au pif à l’office du tourisme, vous risquez d’avancer beaucoup moins vite que prévu.
  • Pour randonner, on met des chaussures, c’est plus pratique
  • Pour randonner, on met des chaussures de randonnée, c’est mieux
  • Prévoyez quand même une tente si vous partez pour plusieurs jours. Vous trouverez des campings sur votre chemin si votre endroit joli est touristique. S’il n’est pas touristique, vous trouverez des endroits déserts où vous poser. Une tente, parce que malgré la bonté humaine, votre sex-appeal et malgré tout le reste, vous risquez de ne pas vous faire héberger par la mamie de coin, et il risque de pleuvoir (ou de faire froid) la nuit.
  • Au pire, prévoyez un sac de couchage étanche. Ou allez en Islande, il n’y fait jamais nuit en été, vous n’aurez pas à trouver d’endroit où dormir. 

Mise en situation encore : Vous n’avez pas trop tout suivi. En tous cas pour la partie chaussures, vous avez fait n’importe quoi. Vous rentrez chez vous en boitant grave

Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.
Vous posez avec vos panneaux de stop dans votre canapé.

Poursuivons avec un petit topo : Respecter son corps.

Être capable d’exploits physiques, c’est sympathique. Exploser ses pieds en randonnant n’importe comment, ça l’est moins. Ou faire un malaise pendant un footing rien que pour semer un mec dans une côte, pareil.

PiedI am a warrior ! And I marche on my genoux !

Ce que j’ai aimé depuis fin Juillet

Cet intitulé est décidément bien pratique.

  • Marina. Ouais, spéciale dédicace à la personne qui attendait le plus cet article. 
  • Mon déménagement, ou plus particulièrement la soirée avant. Désolée d’avoir profité de vous les gens, ça n’était pas vraiment prévu. Toujours est-il que vous êtes trop chouettes !
  • Débarquer à Nantes Vigneux et retrouver des gens après une année, et plus si affinités (et moins si j’ai eu de la chance avant).  D’ailleurs, je referais sans doute un article sur l’amitié bientôt, parce que c’est fabuleux ce truc.
  • Être admise dans une école d’ingé. Il y aura sans doute des choses à dire. 
  • Aller se baigner dans la mer à 20h et avoir la plage pour juste moi et ma maman. Regarder les touristes se promener en parka et bottes pendant qu’on nage. S’asseoir dans 20cm d’eau et attendre de se faire renverser par une vague. Regarder les nuages roses, oranges, et le soleil qui se couche en dessous. Ça donne envie d’avoir quelqu’un à aimer de se rouler dans le sable, de courir dans l’eau, d’escalader les blockhaus, de nager jusqu’à Groix, de manger de la salade. En faisant attention, toujours, à ne pas ré-exploser mes pieds.
  • Se déguiser en hippie festivalier, retrouver des amis (après deux semaines) en cherchant un point déchet, crier Pascaaaaaaaal !

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Trugarez Nolwenn :)
  • Attendre avec impatience le prochain festival. Attendre avec impatience puis retrouver d’autres gens. Entre-temps, faire un gâteau, tondre des fougères, nettoyer la cabane des moutons.

Bref, je n’avais pas eu de vacances depuis longtemps. Bref, cette année je ne serais pas sortie du territoire national. Bref, ça fait longtemps que je n’ai pas suivi ce qui se passait -entre autres- sur les autres blogs, je vais avoir trop de choses à lire.

 

 


Ma vie à poêle

Oui, j’étais vraiment obligée de faire ce jeu de mots pourri… Tu sais, pour l’audience, tout ça …

Mise en situation : je suis actuellement dans un appartement vide, vide de quelques unes de mes affaires déjà, vide de ma colocataire surtout, et par conséquent vide de toutes les affaires de ma colocataire.

Aussi, nous passerons sur le fait que je puisse effectivement vivre à poil puisque je suis seule dans cet appart et que c’est l’été.

Dans le cadre primaire de ma survie, j’ai voulu me faire des pâtes un soir. Or, je ne possède pas de casserole. C’est Koppa qui en possédait. J’ai donc entrepris de faire des pâtes à la poêle. Je ne détaillerai pas ici le processus de cuisson des pâtes, c’est la même chose qu’avec une casserole, je t’assure.

Les pâtes étaient cuites, c’est donc une réussite dont je suis fière (il en faut peu…)

Ma vie à poêle dans Chroniques d'un Gourou Pates
La preuve en images !

(L’épisode cup a lui aussi été un succès, bref.)

J’ai voulu pousser l’expérience plus loin, en faisant un gâteau. Ouais, Koppa avait aussi le four, et ça je l’avais oublié, j’avais prévu de faire un gâteau. Donc j’ai fait ce gâteau.

Commençons par annoncer que le corps humain est constitué à 18% de carbone (pourcentage massique) #.

Premièrement, j’ai déterré une recette que j’avais notée au début de l’année, la recette d’un gâteau au citron sans produits laitiers. Comme je suis quelqu’un de très précis, à côté de « mettre 10 cuillerées à soupe de farine dans le saladier », j’ai précisé « ça dépend carrément de la cuillère ». Du coup, j’ai mis 3 cuillères et demi dans mon récipient.

Ensuite, j’ai rajouté « du sucre » (toujours dans la précision). Puisque je n’avais pas de citron, j’ai mis du chocolat en poudre avec. Puis j’ai rajouté les œufs (« deux ou trois ») (deux).


Finalement, j’ai beurré (raté pour le sans produits laitiers) et fariné la poêle, j’ai versé la pâte, j’ai rajouté des palets de chocolat noir dessus, et : tadaam !

 cuisine dans Chroniques d'un Gourou
L’autre poêle, à coté, a fait office de couvercle.

Bon … De quoi ton corps est-il constitué à 18% ?

Bien. Ingérer un gâteau partiellement carbonisé une fois par semaine dans votre vie ne vous tuera pas.

Donc, après un petit quart d’heure de cuisson à feu doux (honte à moi, je n’ai pas non plus noté le temps de cuisson, à défaut d’être précise j’aurais au moins fait un gâteau unique), une douce odeur de cramé est parvenue à moi. J’ai éteint le feu et ai laissé le couvercle fermé (dans une poêle, ça cuit par le bas, il faut bien que le haut cuise aussi – je l’ai laissé au chaud pour faire l’illusion d’un four) (le gâteau n’y a vu que du feu !)

Le dessous est effectivement un peu cramé, mais la poêle n’a rien : c’est a priori mangeable !

 solitude
Cookie mou.
 vacances
Les petites cheminées
Un Pacman mutant !
Alors, pour ce qui est du résultat, gustativement (comment ça ce mot n’existe pas ?) c’est pas mauvais, mais un peu étouffe-chrétien tout de même. Ce soir je vais boire un thé à côté, demain matin fromage blanc, bref il n’y a pas de problème, que des solutions !
*
C’est dans ce genre de situations que l’absence de Koppa devient souhaitable : la pauvre se serait sentie obligée de complimenter mon travail, mais je sais qu’elle m’en aurait laissé les trois quarts … Ou alors ce gâteau ne serait il qu’un prétexte trouvé par mon esprit tordu pour souhaiter cette absence ?
*
Autre constatation : quand je n’ai rien à dire, je parle de cuisine.

Treize étroit

Les technologies sont tellement avancées qu’un programme peut maintenant comprendre des concepts tels que celui de capitale. Exemple : Madrid – Espagne + France = … Paris ! Je me demande ce qu’il répond à « Paris – France + Bretagne »  S’il est sage, il me demandera le domaine de définition.

Toujours est-il que pour faire 13 et 3, il n’y a pas besoin de beaucoup d’expérience pour trouver que ça fait 16. Voilà, c’était une introduction tordue pour un article sur des chansons de Damien Saez (que je prononce 16).

Il est sans doute inutile de rappeler à quel point j’avais adoré son album J’accuse de 2010, ou peut-être que si parce que 2010 c’est un peu loin maintenant. En 2012, il a sorti un triple album : Messina, et pour cet artiste, qui dit triple album dit dépression-parce-que-sa-copine-l’a-quitté ou presque. Rien que ça, ça ne m’avait pas hyper convaincue d’écouter attentivement les 27 titres. Puis, il y a eu l’album de 2013, Miami, et à l’écouter en travers je me suis dit que merde, il ne s’était pas encore remis de sa rupture, ou de sa dépression, ou d’autre chose (je reconnais être dans le cliché, mais c’est tellement plus facile comme ça). En effet, les références sans cesse renouvelées au monde de la prostitution, parce que c’est là qu’on trouve les femmes, ça m’a… convaincue de ne pas écouter plus longtemps.

Treize étroit dans Chroniques d'un Gourou

Ma réaction aux chansons comprenant « J’ai préparé ma carte bleue : J’ai rendez-vous avec les filles » #

J’ai (ré)écouté les 4 albums aujourd’hui (en partant au départ d’un titre plus ancien ici, attention dépression), et oui le premier (le triple) est un album triste. Mais finalement, il n’y a pas que ça, et les femmes sont certes toutes des méchantes, mais pas toutes des putes. Et puis certaines chansons restent engagées, juste que dans une chanson engagée de Saez, il ne faut pas être surpris d’entendre « allez envoie les chattes que je lâche les chiens » #.

Autre chose : Saez aime bien faire des chansons longues, ce qui fait qu’il y a souvent deux chansons différentes par piste. Dans ce cas on a un début tout plat et/ou chanté a capella, puis au bout de deux minutes il trouve une guitare, il la branche, et pouf! de la musique sympa qui bouge. Ce qui explique que partant d’une idée négative, je n’aurais écouté que les débuts des chansons, et me serais vite convaincue de ne pas continuer.

Bref, je te mets ici une chanson que j’ai trouvée sympa.
Parce que c’est poétique, et puis au fond je crois que Saez m’avait manqué.
*

 

saez_jaccuse_couv Musique dans Chroniques d'un Gourou
Et puis la pochette de J’accuse.
…Qui avait été censurée parce que les gens ne savent pas lire et donc n’avaient pas vu le « J’accuse » écrit dessus.

Le grand méchant

Le grand méchant dans Chroniques d'un Gourou her-movie-2013-screenshot-los-angeles#
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Ça y est, on a trouvé un ennemi ! On avait Big brother, on a mainteant Big Data en plus. Dans tous les cas, on s’inquiète d’être pris dans les mailles du net.

Alors oui, il aura suffi seulement de plusieurs décennies pour accumuler des informations sur des milliards de personnes.  Ces milliards de personnes génèrent chaque jour des milliards de données #. Suffisamment d’informations pour développer une intelligence artificielle … On va l’appeler IA dans la suite, parce que tout le monde fait ça (sauf les anglais, ils font tout à l’envers et appellent ça AI), et c’est bien connu : je fais comme tout le monde.
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A court terme, l’impact de l’IA dépend de celui qui la contrôle. Mais à long terme, il dépendra du fait qu’on puisse la contrôler tout court.
Whereas the short-term impact of AI depends on who controls it, the long-term impact depends on whether it can be controlled at all.

Donc voilà, l’IA fait peur. A l’échelle individuelle, j’ai peur de ne plus me contrôler si je bois trop, à l’échelle mondiale nous avons peur de ne plus pouvoir contrôler ce que nous avons déclenché, si nous nous laissons aller à des inventions démesurées. On retrouve ça dans la mythologie : ne cherchez pas à défier les dieux. Humains, restez humbles ou vous serez détruits. (Pas pour l’alcool, hein)

Un outil performant !

Les programmes savent déjà reconnaître les visages aussi bien que nous (donc bien mieux que moi) (je ne reconnais pas toujours les gens à leur visage), bientôt ils le feront mieux que nous, plus vite. On a réussi à développer des neurones artificiels, et puisqu’on apprend chaque jour de nouvelles choses sur le cerveau, on peut les améliorer chaque jour.
On s’y attendait, ce type de technologies est utilisé par les réseaux sociaux. Parce que c’est par ici que le plus d’informations circulent, et on se doute bien que ce sont les informations qu’on donne qui font la force et l’intérêt du réseau social. En ce moment sont développés des programmes type assistant numérique, qui dépasseront Siri et ses potes, qui sauront détecter l’ironie dans une phrase, qui te connaîtront bien mieux que moi je te connais (ce dernier argument est probablement convaincant, parce qu’il se peut qu’on ne se connaisse pas).
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youbelonghere
Des réseaux, rien d’autre que des cases de plus en plus nombreuses et précises pour bien nous ranger.
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Il faut être humain pour être dangereux

Donc voilà, whaou au secours, il existe des programmes tels que ils connaissent ma vie. Mais le programme, il a beau avoir un réseau de neurones artificiels tout neuf et tout bien réglé, il ne te fera aucun mal s’il est tout seul. En tous cas pour l’instant.
Pour l’instant, une machine n’a pas de volonté. Et il est taré, celui qui veut lui en donner. La machine n’a certes pas de morale, elle fonctionne comme elle a été programmée. La machine a un but, un rôle, et elle remplit ce rôle, elle atteint son but. Peu importe la manière. Oui, c’est déjà franchement dangereux quand ce sont des armes qui sont programmées avec « apprentissage profond » (deep learning), et qu’elles reconnaissent leur types de cibles, mais pour l’instant c’est pas vraiment autorisé. Donc pour l’instant, la machine est dangereuse tant qu’elle remplit un rôle dangereux confié par un humain mal intentionné (ou alors par un humain con).
Mon avis est qu‘il faut vraiment être humain pour vouloir dominer le monde. Pourquoi un truc artificiel voudrait-il un anneau pour les contrôler tous ? Pourquoi un poney voudrait-il régner sur toute la terre, asservir les peuples ?
L’IA n’est pas une conscience artificielle. Les humains ont ce truc en plus qui leur donne soif de pouvoir.
Enfin, c’est assez flou. Je dis juste : [les machines de] Matrix, c’est pas pour tout de suite.
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Lâche tes pop corn

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… Pas Matrix comme dans le film. La caverne de Platon, c’est toujours vrai. Quelle que soit la façon dont on l’interprète, on est toujours plus ou moins libres, plus ou moins éveillés. Sans avoir soif de pouvoir, les gens, vous avez toujours un pouvoir. Même si ça a l’air plutôt mal barré, ceux qui le veulent peuvent changer les choses. Bref.

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Au fait, tu t’en doutais, je n’écris pas cet article comme ça parce que tiens j’ai eu une idée. Récemment, un gars m’a soutenu que, comme cité plus haut, un jour les machines nous surpasseront, et que le big data ça fait peur.

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Quelque chose m’a agacée dans son discours… Je n’ai pas spécialement envie de défendre ce (ceux ?) qui collectent nos données, mais le fait est que nos données sont collectées. Je ne suis pas un machin électronique qui défend sa cause non plus.

Ce qui m’a agacée, c’est la façon dont sont vues « les machines »: des choses qui évoluent indépendamment de nous, des choses qui nous dépassent. Déjà, il n’y a pas que du mal, et il n’y a pas que du nouveau (et arrêtez avec ‘le nouveau, c’est le mal‘) : il y a un déplacement, un changement de médias. La propagande, la censure, la connerie en général, on toujours existé (quel scoop). Donc, comme toujours, il faut arrêter de s’affoler et prendre les choses en main. Si nous ne sommes pas devant Matrix, il se peut que nous soyons dans quelque chose qui y ressemble.

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Les gens, éveillez-vous, au moins engagez vous, lâchez vos pop-corn puisque vous n’êtes pas devant un film mais bien dans le mondé réel. Ceux qui vous surveillent ne sont pas des machines, ils utilisent des machines. Mais internet est aussi un espace libre (les révolutions arabes et les réseaux sociaux, blabla), et puis il y en a une qui dit « ils ont les chiffres, on a le nombre ».

Ne soyons pas spectateurs de l’avènement des machines intelligentes, soyons les acteurs. Une machine, un neurone artificiel est un outil. On ne doit pas avoir peur des outils mais on ne doit pas non plus laisser n’importe qui s’en servir.

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Alors on arrête de se plaindre que toute cette technologie est peut-être dangereuse et on apprend plutôt à s’en servir. Zut.

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Yihaa !

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Autre chose sinon, dans le film Her (2013), l’intelligence artificielle n’est pas dangereuse pareil. Et là je trouve ça assez réaliste en fait … Avec beaucoup d’informations sur les gens et un programme suffisamment bien développé, on peut toucher ces gens.

Tu tomberais amoureux d’un assistant virtuel, toi ? Il y a bien des gens qui entretiennent des relations épistolaires. Il y a bien des gens qui mentent.

Edit : émission intéressante sur france inter le 19/07, Coder, avec Erwan Kezzar (podcast par ce lien!), plutôt positive, qui rentre bien dans le « on apprend plutôt à s’en servir ». Pokoù !


Le Pape, le Dalaï Lama, et … Keny Arkana

En novembre dernier, je m’interrogeais sur la religion, un peu. J’avais dû étudier le texte d’un homme d’église, et ce texte n’était pas le premier à bousculer l’idée que je me fais des croyants …

Je suis convaincue que la science (celle de nous) ne peut pas tout expliquer, tout a certes un sens mais l’humain n’est pas, je crois, surpuissant (il est surtout très con), et donc ne peut pas tout comprendre. Je pense par exemple qu’on peut avoir besoin de philo pour faire de la physique, et puis un raisonnement scientifique n’a jamais fait de mal à une disserte.

Le pape François m’a paru sympathique assez tôt. Il y a peut-être deux ans, il avait été dans une prison pour laver les pieds des détenus, comme les autres papes avant lui (et puisque je me suis arrêtée à la Genèse dans ma lecture de la bible, je ne sais pas trop à quoi ça correspond). Toujours est-il que cette fois ci, les détenus étaient des femmes, et c’était une première. Donc déjà, j’avais trouvé ça chouette.

Le Pape, le Dalaï Lama, et ... Keny Arkana dans Informations tumblr_mqbohxiyaG1qc1wg1o1_500
Oui, des parapluies. Comme ça. #
 

Non, je ne vais pas me convertir. Mais attends un peu.

Ce matin donc, je regarde les actualités du Monde  (du foot, des anomalies sur le chantier de l’EPR, un maire FN qui veut supprimer une mosquée), de Rue89 (Je vais arrêter de regarder celle-là, il y a peu d’intérêt), puis Basta! qui est un « média indépendant », avec des « journalistes engagés » (encore un truc de communiste !), et eux ont un article sur le pape. En regardant à nouveau, ils ne sont pas les seuls, puisque une nouvelle encyclique est « sortie ».

Dans cette encyclique, il y a 74 fois le mot « écologie » (Ctrl+F : de la fraîcheur dans ma vie), mais c’est parce que je suis bête et que je n’ai pas saisi que c’est une « encyclique sur l’écologie », enfin : sur la « sauvegarde de la maison commune ».

Plus je lis des morceaux de ce truc, plus j’aime ce pape. D’accord, ma connaissance est très limitée, je n’ai jamais lu d’encycliques avant (maintenant j’arrive à écrire ce mot correctement, voilà), la lecture de la Genèse m’a donné envie parfois de vomir, je ne sais pas ce qu’ont fait les autres papes. Mais celui-là est spécial, sinon Basta! n’en parlerait pas …

Il est gentil, il me comprend :

« Je n’ignore pas que, dans les domaines de la politique et de la pensée, certains rejettent avec force l’idée d’un Créateur, ou bien la considèrent comme sans importance [...]. D’autres fois on considère qu’elles sont une sous-culture qui doit seulement être tolérée. Cependant, la science et la religion, qui proposent des approches différentes de la réalité, peuvent entrer dans un dialogue intense et fécond pour toutes deux. » #

Plus haut, j’ai juste voulu dire la même chose avec « philo » à la place de « religion ».  Je l’ai beaucoup moins bien dit, certes. Mais laisse moi flatter un peu mon ego, tu veux ?

Le discours social

« Les pauvres ne sont pas des êtres résignés, ils savent protester, et se révolter. (…) J’espère que le vent de cette protestation deviendra un orage d’espérance. »  #
 

[Keny Arkana : Jeunesse du monde -- Entre ciment et belle étoile] [Paroles]

J’ai déjà fait un parallèle en novembre dernier. Sérieux, « Si dieu le veut bien ça sera les gens simples contre les ordres » ? Alerte croyant ! Puis « Le système capitaliste n’est qu’un prédateur, regarde dans le monde ce qu’il réalise » … Alerte gauchiste ?

La phrase au-dessus est extraite d’un discours du pape François en octobre dernier à l’occasion d’une rencontre mondiale des mouvements populaires.

« Certains, quand je demande pour les pauvres de la terre, un toit et un travail, disent que ‘le Pape est communiste’ ! Ils ne comprennent pas que la solidarité avec les pauvres est la base même des Évangiles. » #
 

Le discours écolo

« Ces situations provoquent les gémissements de sœur terre, qui se joignent au gémissement des abandonnés du monde, dans une clameur exigeant de nous une autre direction. Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles. [...]  Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes, avant que les nouvelles formes de pouvoir dérivées du paradigme techno-économique ne finissent par raser non seulement la politique mais aussi la liberté et la justice. » #  Paragraphe 53

 Pas seulement écolo, en fait. C’est lié.

 

[Keny Arkana -- Terre mère n'est pas à vendre]

Et, au paragraphe suivant:

« La faiblesse de la réaction politique internationale est frappante. La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l’échec des Sommets mondiaux sur l’environnement. Il y a trop d’intérêts particuliers, et très facilement l’intérêt économique arrive à prévaloir sur le bien commun et à manipuler l’information pour ne pas voir affectés ses projets. »

 

Je n’ai pas grand-chose à dire, finalement. Je vais passer un peu de temps à tout lire, parce que ce n’est pas aussi concis qu’un tract du front de gauche ! C’est aussi beaucoup plus complet, et … Comment ça c’est pas comparable ? Ouais bon, vous m’agacez.

 

Quand même, dans le 3ème chapitre, un titre comme  » CRISE ET CONSÉQUENCES DE L’ANTHROPOCENTRISME MODERNE », c’est badass !

 

L’être éveillé

Je n’ai pas encore parlé du Dalaï-Lama ici. Juste dans le titre. En fait, c’est que j’aurais eu plus tendance à associer un tel discours écolo à un moine bouddhiste. Finalement, c’est toujours la même chose : amour de son prochain.

Alors, voici un morceau du discours du Dalaï Lama, prononcé à sa remise du prix nobel de la Paix, il y a 26 ans.

« Guerre et paix, destruction ou protection de la nature, violation ou défense des droits de l’homme et des libertés démocratiques, misère ou bien-être matériel, existence ou non de valeurs morales et spirituelles, compréhension ou non à l’égard d’autrui ne constituent pas des phénomènes isolés que l’on peut analyser et aborder séparément les uns des autres. Ils sont en fait interdépendants, à tous les niveaux, et doivent être compris dans cette optique complémentaire. »
[...]
Les jeunes de nombreux pays, notamment dans le Nord de l’Europe, ont demandé avec insistance que l’on mette fin à la destruction de l’environnement menée au nom du progrès économique et qui risquait d’être lourde de conséquences redoutables. Et voilà les dirigeants politiques du monde entier qui commencent à prendre des mesures concrètes pour traiter le problème. #

C’était en 1989 en on croyait que le monde devenait écolo. Ça fait un quart de siècle et il est toujours urgent de faire quelque chose pour de vrai, souviens-toi : « Soumission aux finances = échec des sommets pour l’environnement »

 

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Tenzin est déçu.

Dans tous les cas, à part que Keny Arkana et Jorge Mario Bergoglio soient argentins tous les deux, les trois intervenants dans cet article ont des chances d’être des êtres éveillés. Au moins un petit peu. Peut-être vraiment beaucoup pour Tenzin Gyatso.


Tomber Ami

Récemment, je pestais contre l’état amoureux, telle une adolescente pré-pubère en conflit avec le monde, ou alors telle une personne trop âgée mais n’ayant pas assez vécu pour l’affronter. Sinon pire : « on dirait que tu sors d’une rupture amoureuse », m’a-t-on dit.

Eh bien même pas. Je ne sais pas ce qui m’a pris, soudain, de m’emporter contre un fait  (les gens tombent amoureux), de combattre des moulins …  Permettez moi de vous présenter un autre fait : les gens tombent amis. Je ne sais pas si tous le font, mais ça m’arrive à moi. Il y a, comme je crois en amour, l’effet coup de foudre ainsi que ce qui se construit à plus long terme. Il y a quelque chose qui rend euphorique pendant un moment, pendant des heures ou des semaines, et qui se renouvelle dans le cas ou les amis sont des gens géniaux.

Tomber Ami dans Chroniques d'un Gourou friends
 Zuko est trop mimi.

Cette année, il m’est arrivé de penser à mes amis d’avant, ceux qui sont loin mais que j’ai connu longtemps. A ceux dont le chemin croise le mien mais jamais au même moment. Et je suis à nouveau tombée amie. La gorge qui se serre, des picotements dans l’estomac, des souvenirs plein la tête. J’ai ressenti de l’affection pour ces gens que je ne vois pas assez. Le cœur qui se serre, l’exercice de maths qui se perd.

Cette année, je croyais que mes amis étaient assez bien et qu’ils me « suffisaient ». Mais cette année, beaucoup d’entre eux étaient loin. L’homme est un animal politique, les humains ont besoin de la société pour survivre, bref un humain ne  vit pas tout seul. Il m’est arrivé de pleurer comme un gosse les week ends ou j’étais seule à l’appart et je ne sais pas pourquoi je te dis ça, en fait. J’ai beau être asociale en apparence, j’ai beau avoir peur des gens et horreur de la foule, je suis quand même tombée amie d’autres gens. Un nœud dans le ventre, un sourire qui se dessine, un flot de paroles sans trop d’intérêt qui vient. Se dire « je crois que je les aime bien », vouloir les faire connaître aux amis d’avant, en espérant qu’ils s’entendent. Mieux : constater qu’ils s’entendent, et plus si affinités (ils feront peut-être un collocation plus tard !).

tumblr_m0jj2tYAsO1qdxmsmo1_500 année dans Chroniques d'un Gourou #

L’état amoureux que je critiquais est celui qui, en plus de picoter le ventre et de serrer la gorge, en plus de rendre euphorique, fait perdre toute capacité de jugement. Il y en a à qui ça arrive. Une personne amoureuse peut être tellement vulnérable, tellement … aveugle !

Dîtes moi que je n’ai pas compris, je n’arrive pas à croire que c’est beau. Expliquez moi la beauté de l’inconscience.

Tomber ami c’est ne rien attendre en retour, c’est juste être là et c’est chouette. (Ce que ça a l’air niais ! Je suis désolée.)

 

Puis, penser que cette année scolaire va se terminer et que je commence juste à arrêter de faire la tortue. Et mes exos de maths qui se perdent encore …

tartaruga-1-animais-o-mar-pintado-por-lili7-1009128 avenir


On a déjà fait mieux

 Un jour où j’errais sur la blogosphère, le mot « flexivégane » est sauvagement apparu. Bien qu’après avoir lu l’article, j’ai vu qu’il s’agissait plutôt d’une transition vers le veganisme et de quelques compromis, j’ai d’abord ri de ce mot:

Qu’est qu’un flexi-vegan si ce n’est qu’un végétarien qui parfois ne met pas de fromage dans ses pâtes ? Est-ce que je suis, par conséquent, flexi-végétarienne ?

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L’autre midi, j’ai mangé une galette végétale (steak de soja, comme disent ceux à qui la viande manque).  Mais le soir même, j’ai succombé à l’appel des rillettes.

Bol

Ce n’est pas mon repas de l’autre soir, mais admirez cette allure de baba-cool mangeant dans un champ. Pour la conscience éthique, le pain sous la viande est bio, et sous le pain il y a la plage des crudités et des graines de tournesol (c’est vegan, j’ai vérifié).

Je me déplace le plus souvent à pieds. Je marche pendant des heures. Est-ce seulement parce que je n’ai pas de voiture ? Pas d’abonnement aux transports en commun ?

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Les chaussures que je porte ici ont vécu 5 ans. Désormais, les semelles décèdent… Je suis triste.

Cela va faire un an et demi que je n’ai pas acheté de vêtements neufs. Peut-être juste des sous-vêtements. En même temps, ma sœur me refile plein de trucs et puis je suis en prépa, je n’ai pas de vie. (Non, la vie ce n’est pas faire les magasins).

Ça fait aussi un an et demi que j’ai à peu près fini ma croissance.
Juste le temps que ça se stabilise aussi en largeur…

J’ai arrêté le maquillage, j’utilise des produits de beauté biologiques … Parce que je ne me suis jamais maquillée, et puis se mettre de l’eau sur le visage le matin, c’est presque respectueux de l’environnement.

 On a déjà fait mieux dans Chroniques d'un Gourou      avenir dans Chroniques d'un Gourou 

On n’est jamais trop méfiants.

Les programmes d’entraînement type « BBG », très peu pour moi. Je fais juste des pompes le matin pour me réveiller. (Et j’en suis tellement fière !)

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J’aurais pu me lancer dans une carrière de blogueuse mode, mais ce jour-là il faisait froid. (et puis entre nous, la photogénie ça sera une autre fois)

Toge-mamie

Couvre lit offert par Yves Rocher il y a des lustres – Jean acheté 6 € dans une boutique Emmaüs il y a deux ans – Chaussettes.

Bien sûr, ma vie s’est construite sur des décisions personnelles, des choix de conscience. Des gens m’ont ouvert les yeux sur certaines choses, j’ai été élevée par des écolos, je n’ai jamais voulu être une fille et ai rejeté des caractéristiques de la féminité (avec plein de « bla« ). Dans tout ce que j’ai exposé ci-dessus, il n’y a donc pas que des faits du hasard. Mais je ne veux pas vous imposer ma vie : mon but n’est pas de vous expliquer pourquoi et comment j’en suis venue là. Il y a bien assez de gens qui essaient de nous convaincre d’être comme eux.

J’espère seulement vous avoir fait sourire :)


Enclume !

Ce n’est pas la première fois que je dis que j’aime le mot « enclume »: il est beau, il sonne bien, mais en aucun cas je ne veux m’identifier à l’objet. Trop lourd, il ne peut s’envoler. L’enclume est condamnée à se faire frapper. Elle est faite pour supporter les coups.

Un humain c’est mou, le cerveau humain est plastique, l’esprit humain est changeant et même imprévisible. Il se peut que nous soyons comme le roseau, celui qui « plie mais ne rompt pas ». Il se peut que nous soyons comme la petite cuillère de la cantine : à force de la plier, elle casse. Mais bon, le Néo qui se cache en toi me dira : « La cuillère n’existe pas ! »

Enclume ! dans Chroniques d'un Gourou there-is-no-spoon

Ce n’est pas la première fois que je te dis que j’ai peur. Peut-être suis-je une froussarde et je suis aussi une cuillère. Pour l’instant, je plie. Ceci n’est pas une menace, ni une mise en garde : je compte bien rester en un seul morceau.

Les lois qui passent en ce moment arrivent comme des poignées de sable, avec des galets dedans : on râle contre, on nous calme en retirant un des gros galets. Mais les grains de sable ne doivent pas être négligés ! (Négligés devant quoi ?)

Exemple : Loi Macron, l’article sur le secret des affaires est gentiment retiré, et puis peu après: Loi sur le renseignement ! On s’est un petit peu fait fouzhet avoir, là. Et même sans ça, cette loi macron n’est pas franchement aimable. Vois toi-même quelques-unes de ces mesures : travail gratuit des handicapés ? Enfouissement de déchets nucléaires ?

Alors voilà, si on n’est pas contents on n’a qu’à manifester, après tout les français font toujours ça, il ne sont jamais contents… Par contre, depuis le 21 mai dernier, tu manifestes que si tu n’es pas déjà inscrit sur un quelconque papier, genre où tu es répertorié comme violent. Reste à définir le degré de violence. Les forces de l’ordre seront autorisées à t’attendre à la gare (et ce qui est pratique, c’est que tu es déjà fiché) pour t’interpeller et ainsi t’empêcher de rejoindre une manifestation, par exemple.

Réjouis t’en : ça t’évitera éventuellement d’y perdre un œil (ou plus si affinités).

L’article qui en parle est ici #
Je souhaite que tu lises cet article.
Autrefois, j’aurais fait un copier-coller de cet article sur le blog.

Tomate

Je ne suis pas assez au courant. Je ne sais pas ce qui se passe. Je cueille des bouts d’information ici et là, je lis des titres et des paragraphes par morceaux. Les infos viennent de partout. Le monde bouge de partout, et moi je ne bouge pas. Les gens qui agissent ne sont pas toujours ceux qui réfléchissent, j’ai vu ce week-end que l’action c’était un truc bon enfant mais assez décousu.

Après tout, mon raisonnement à moi aussi est décousu. Bientôt, j’apprendrai à coudre : je veux lire la bible, le coran ou la torah, et le capital. Recommencer Walden ou la vie dans les bois. Lire aussi des bouquins de Jared Diamond qui sont de véritables pavés. Et réfléchir.

D’autres choses à me proposer ?

Toi les objets te possèdent, ils sont lourds tu ne peux t’envoler !
Tu accumules la matière, elle fixe ta destinée

Bleu.

Le bleu est une couleur chaude, écrivait Julie Maroh en 2010. Je n’ai pas lu cette bande dessinée, ni vu l’adaptation au cinéma : La vie d’Adèle, ça dure quand même trois heures. The Tree of life a aussi reçu la palme d’or, je l’ai vu récemment, il va me falloir du temps pour encaisser un film aussi long. Lui ne durait (que) deux heures 20. 

mouetteUn morceau de photo que j’ai prise un jour. Voilà, le ciel est bleu.

A 9 ans, j’ai été à une grande manifestation à Rennes, j’y ai croisé du monde (encore une fois on nous avait dit que c’était historique, jamais il n’y avait eu autant de monde sur la grande place, tout ça…), et en particulier une punkette à crête bleue. Je l’ai trouvée super belle. Et comme tout le monde sait, quand je trouve quelqu’un beau c’est aussi que « j’aimerais trop être comme lui/elle ! ». Donc j’ai voulu avoir une crête bleue plus tard. L’échéance était « en classe de cinquième »: c’était pour moi le moment où j’allais être grande, et où les gens arrêteraient de me prendre pour un « jeune homme » dès que mes cheveux mesurent moins de 20 cm. (Parce qu’en 5ème, c’est bien connu, on a des seins, on est donc sans aucun doute: une fille.)

J’ai assez vite abandonné l’idée de la crête, en 5ème je me suis effectivement coupé les cheveux courts, mais l’idée du bleu m’est restée. Ma mère voulait bien, mais les coiffeurs autour de chez moi n’avaient pas de bleu permanent à me proposer. Moi, je voulais du permanent, pas un truc qui reste bleu soi disant cinq jours avant de virer au vert… Je ne voulais pas non plus m’en occuper moi-même.

En seconde, j’ai collé des rajouts bleus parmi mes cheveux. Pas beaucoup, mais j’ai été contente. Le désir de la petite fille de 9 ans s’était réduit à une dizaine de mèches bleues dans une chevelure dépassant 30 centimètres, c’est malheureux quand on y pense !

 

Toujours est il que je n’avais jamais pensé à une signification pour cette soudaine envie de bleu autour de ma tête. C’est juste trop classe, non ? Et en fait, il y a plein d’autres gens qui se teignent les cheveux en bleu. Le font ils parce que c’est juste trop classe ?

On se fait un bleu quand on tombe, on porte un bleu de travail pour jardiner ou vidanger la voiture. Tu ‘zo koll e hini c’hlas. Les bleus sont les débutants, les policiers, les Schtroumpfs. Bref, on fait plein de trucs avec 480 nanomètres

Je n’ai interviewé personne à ce sujet. J’ai fait de bêtes recherches, je suis tombée surtout sur des pages d’interprétation des rêves. Comme si on rêvait de cheveux. Juste de cheveux.

Le bleu a un petit côté rafraîchissant et pur qui permet de retrouver un certain calme intérieur lié aux choses profondes. #

La couleur bleue nous rappelle tout d’abord la nature et l’infini puisqu’elle nous fait penser directement à la mer et au ciel. #

J’ai pensé que, le bleu étant une couleur rare dans la nature, la teinture bleue tranche franchement avec les habitudes. C’est toujours bien, de choquer un peu les gens, de leur secouer le quotidien.

Pour ce faire, en classe de seconde, j’ai coupé mes cheveux à 4 centimètres (après que les rajouts bleus aient fait leur temps). J’aime le rappeler encore … parce que les gens sont surpris et qu’ils tirent de drôles de tête. C’est court, 4 cm.

Bleu. dans Chroniques d'un Gourou hair
Tu ne pouvais pas t’en sortir sans un gif de Korra.

Alors voilà, chères personnes aux cheveux bleus, vous avez la classe. Je ne comprends pas pourquoi, mais que ça soit pour choquer ou pour s’élever spirituellement, c’est chouette. 

Voilà, c’était un article vide de tout intérêt.

Espérons que d’éventuelles réponses y apportent de l’intérêt, et aiguisent ma perception :)


Ma partenaire domestique sans affinités

L’écriture de cet article n’engage que la responsabilité de son auteur.
L’article de Ella Stique est à voir .
Ma partenaire domestique sans affinités LiebsterAward
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Salut les cotonneuses ! Avec EllaStique, nous avons été nominées au même liebster awards cette semaine par Labinocline ! Ayant découvert le concept de guest-blogging à peu près en même temps que celui des liebster awards, nous avons décidé de mélanger les deux : voici donc le liebster-awards-guest-blogging ! Applaudissez le concept. 

Ce petit « défi » (ou épanchement du moi sur le blog) consiste à dire 11 choses sur soi, puis répondre aux 11 questions posées puis à poser 11 questions à d’autres blogueuses. 
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A propos de ma dernière coiffure ou 11 choses que j’ai décidé de dire de EllaStique : 
1. EllaStique m’a dit un jour : « puisqu’on m’a toujours dit de ne pas jouer avec la nourriture, je ne fais pas d’équitation ». Je ne ferai pas de commentaire de peur qu’une militante acharnée et amie des chevaux s’en prenne à elle.
2. Imite parfois l’algue.
3. Selon moi, l’adjectif qui la décrit le mieux est Rumplestiltskine.
4. Parle quatre langues, dont une rare (comme un pokémon).
5. Connait par cœur toutes les répliques du premier épisode de La légende de Korra. Respect.
6. EllaStique aimerait devenir ingénieur.
7. EllaStique est une aventurière : elle a beaucoup voyagé à l’étranger et parfois toute seule !
8. On peut laisser EllaStique seule sur une île déserte, tant qu’elle a des graines de tournesol. Je suis sûre qu’elle se lève parfois en pleine nuit pour en manger, passant de sa chambre à la cuisine en rampant comme un élastique-garou. C’est assez inquiétant.
9. Elle m’a déjà confié qu’elle aimerait bien manger tous les pigeons de la Terre entière. Elle en sera surement malade.
10. EllaStique a une troisième joue sur le front, et une quatrième sur sa nuque. Touche ta nuque.
11. Quand elle mange des pommes, elle ne laisse que la tige.
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tumblr_n0x3n7wjvE1rk9vano1_500 Blog
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Mes réponses aux questions de Labinocline ou A PROPOS DE MOI (c’est écrit en gros parce que c’est important) : 
1. Quel est ton plus beau souvenir ? 
Le lait de ma mère, tous les bébés adorent ça. Je ne m’en souviens pas personnellement mais je suis sûre que j’étais contente.
2. Tu préfères les pays chauds ou les pays froids ? 
Les pays froids. Trop de soleil tue les Koppas (et particulièrement les yeux de Koppa).
3. L’adjectif qui te décrit le mieux ? Sprantanquante.
4. Quel serait ton blog parfait ?
Voir définition « parfait » , donc n’existe pas car un blog parfait devrait être un blog fini or il n’existe aucun blog qui fasse le tour d’un sujet. Imaginons un blog avec un unique article qui serait la liste des élèves d’une classe : cela correspondrait-il au concept de blog ?
5. Quelle chose ne jetterais-tu pour rien au monde ? Une grenade-bombe-nucléaire.
6. Le cadeau le plus insolite que tu ais reçu ?
Entre mon peignoir et mon pied de biche, je répondrais sans hésiter mon peignoir étant que mon pied de biche était un cadeau s’inscrivant dans un contexte (toujours d’actualité : ma passion pour les invasions de zombie) tandis que mon peignoir était une surprise absolue.
7. Ta phrase préférée ?
« La peur n’évite pas le danger ». J’utilise cette phrase ne mode survivor. Cela peut arriver avant une khôlle ou quand je me perds dans les bois alors que la nuit va tomber.
8. Si tu étais un personnage historique tu serais ? Philip Carvel.
9. La chose la plus folle que tu ais faite ?
Moi-même évident. Je suis la chose la plus folle que j’ai fait dès que j’ai commencé à prendre des décisions.
10. Comment imagines-tu ton avenir ? 
Étant donné que nous sommes déjà confrontés à une croissance démographique non contrôlée et qu’aucune mesure ne semble être prise concernant ce fait, je préfère ne pas imaginer mon avenir.
11. Le genre de musique que tu écoutes ?
Dernièrement j’ai beaucoup écouté le BO de La vie rêvée de Walter Mitty.
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EllaStique ayant déjà inventé grâce à de la petite poudre de fée 6 questions pour nos prochaines victimes, je vais en choisir 5 autres : 
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10. Que penses-tu de la main de Dieu ? (réponds d’abord franchement puis envisage la question selon la main de Dieu grattouille-tête
8. Si ton médecin t’annonce que pour des questions de survie, on doit te greffer un nez supplémentaire, où choisirais-tu de le mettre ?
1. T’arrives-t-il de faire l’algue ? Si ce n’est pas le cas, essaye immédiatement (oui, j’ai poussé le concept liebster-awards-guest-blogging jusqu’au gage bon enfant)
5. Quel est ton film bizarre préféré ? 
11bis. Si tu étais un super-héros, aurais-tu des animaux de compagnie ? 
6. Es-tu content(e) d’être nominé(e) ?
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Poudre de Fée, ou les questions de l’EllaStique :
7. Quelque chose qui ne t’ennuie pas ?
11. Ce que tu faisais quand cet article a été publié [le 18 mai autour de 18h] ?
3. Une série/un livre/les deux que tu recommandes à la terre entière tes amis ?
9. Une décision marquante que tu as prise ? (Ou, si cette question est trop mauvaise : Le dernier truc cool qui te soit arrivé ?)
2. Une langue que tu voudrais apprendre à parler (et à écrire) ?
4. Une qualité et un défaut (de toi) ?  (cette question est mal posée)
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Et voici donc les nominées (moua ha ha) : lafilleaddamsSueLysCheminDuSoleil et Captainrawr. Je manquais un peu d’imagination mais j’espère que vous vous rendrez compte que l’honneur qui vous est fait.
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Et les nominées par EllaStique : Bettasplendens, Safianechka, DansunMondedeGrands, et aussi Phanie7631.

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Mais si, tu es content(e) d’être nominé(e) !

L’article mode

Voilà les vacances. Pas vraiment démesurées, seulement une semaine. Et le temps prévu pour cette semaine n’est pas tip top, mais laissez moi quand même vous raconter ma vie…

Alors voilà: Depuis le mois d’avril, je suis membre d’une communauté de blogueuses. C’est assez bizarre en fait, parce qu’il ne faut pas trop regarder à la surface. Tout de suite chercher dans les bas-fonds: Si, parfois des blogs intéressants – originaux – surgissent à la surface, ils ne le font que momentanément. La plupart du temps, le glaçage du cake de blogs est constitué de maquillage et d’articles mode (et ce n’est pas vraiment mon truc).

Donc, dans mes balbutiements dans cette « communauté », j’ai particulièrement retenu une sélection d’articles sur le style à adopter en festival

(Je mets le lien, mais vraiment, c’est parce que je suis gentille)

  • - Un short destroy ? En fait il est généralement destroy à force d’aller en festival. Pas avant d’y aller.
  • - Un short, pour être sexy ? Non les gens, un short parce que la surface de tes vêtements où de la bière peut être reversée doit être la plus faible possible. Parce qu’en festival, tu vis dans une tente, et tu ne fais pas de lessives, donc tu ne vas pas stocker des affaires imbibées de liquides douteux. (Et puis il fait chaud l’été, simplement. Arrêtons de tout interpréter.)
  • - Il y en a même une qui propose un jean blanc. Sérieux, blanc ? En festival ?

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Un jean -bleu- après un festival. Et je suis quelqu’un de prudent.

Par contre, il m’est venu une idée, qui rentrerait presque dans le ‘style à adopter’:

Très festivalesque, et aussi plutôt original: le bronzage-balcon. C’est aussi une manière de vous démarquer en tant que citadin – mais résidant à la fois en extérieur.

Mieux vaut une image qu’un surplus de mots. Laissez votre créativité déborder, investissez votre temps libre sur votre balcon, au soleil !

BrnzageBalcon

En fait ça te dessine des bas. Permanents.


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