Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Pas sociologue

Parfois, je me dis que j’aurais aimé faire des études de sociologie. Déjà, parce que c’est intéressant, et ensuite parce que ça légitimerait un peu mon avis quand je veux parler société et politique. On me l’a déjà reproché : tu es qui, pour donner ton avis ? Et puis j’en ai déjà parlé plusieurs fois mais on nous demande de plus en plus de garanties dès qu’il s’agit de s’exprimer sur un sujet un peu délicat.

Je m’explique : au détour d’un argument pour le végétarisme on sera attaqué sur notre méconnaissance de la vitamine B12, au détour d’une supposition sur son propre mal-être il on nous reprochera de ne pas être allé consulter un.e spécialiste ou de ne pas avoir mis une centaine d’euros dans un test de QI. Bref.

 Pas sociologue dans Chroniques d'un Gourou ello-xhdpi-d9da42be
Photo par Giuliana Massaro, @holybipolar sur ello.co

Depuis le début des manifestations de gilets jaunes, je n’ose pas trop lire le journal. La conséquence directe étant que je ne vois que des images et gros titres non sollicités en passant sur les réseaux sociaux, ce qui est moins bon niveau information neutre.

Honnêtement, ces histoires de gilets jaunes me font un peu le même effet que les pro-Macron fin 2016 et globalement avant les présidentielles : tellement enjoués que ça me blase. pour ne pas dire que ça me saoule

Mais cette fois ci, il paraît que c’est du mépris de classe d’être blasés, et puis les blocages augmentent, c’est comme une bonne vieille grève, on devient tou.te.s concerné.e.s. Ne souhaitant pas me mouiller dans ce dont je parle ci-dessus, je voulais vous partager l’avis que Titiou Lecoq (#blog #twitter #slate) donne dans sa newsletter à laquelle je suis abonnée et que je vous recommande.

Je n’ai présentement le popotin sur aucune chaise. Mon suivi des actualités ressemble à une immense partie de ni oui, ni non. Quand j’écoute les infos, je suis étonnée de l’étonnement face à ce mouvement. Le plus surprenant a toujours été pour moi de constater que les gens ne se révoltaient pas et acceptaient un système profondément injuste qui jouait en leur défaveur. Pourquoi accepter les règles d’un jeu auquel on est toujours perdant?

D’un autre côté, quand je vais lire les publications sur les pages Facebook des «gilets jaunes», je suis écœurée par le nombre de propos sexistes, racistes, antisémites, homophobes –grosso modo, Emmanuel Macron serait un homosexuel à la solde des banquiers juifs et arabes, avec une épouse qui serait évidemment une catin. Je suis atterrée par le nombre d’intox complotistes qui circulent et me font m’interroger sur la pertinence d’un système démocratique dans ce contexte.

Je suis sincèrement convaincue que ce système économique et politique est moisi, mais le genre de société à laquelle j’aspire ne pourra pas être mise en place par des mecs avec des barres de fer.

Et en même temps, je trouve un peu paradoxales ces condamnations unanimes de la violence. Je ne dis pas qu’il ne faut pas condamner la violence, mais enfin, ayez un minimum de cohérence. On nous serine, comme fondement du roman national, la Révolution française; on se glorifie des insurrections populaires; dans les livres scolaires, on a des gravures représentant des têtes coupées que l’on promène gaiement au bout d’une fourche; on nous fait apprendre «La Marseillaise»… Bref, on nous élève dans l’idée que la France, c’est du sang et des barricades face aux injustices, et ensuite, on nous dit qu’aucune injustice présente ne justifierait de recours à la violence –et en même temps que le recours à la violence de la police contre des lycéennes et des lycéens serait normal. C’est le monde à l’envers.

On ne peut pas dire que 1789, c’était merveilleux et casser la mâchoire d’un jeune à coup de flashball parce qu’il aurait incendié une poubelle. Même au nom de l’État de droit, selon la formule consacrée. Vous pouvez demander à n’importe quel éducateur ou éducatrice, on n’obtient jamais l’ordre par les coups, les menaces ou l’humiliation. Ce que l’on voit dans la vidéo des jeunes à Mantes-la-Jolie ne se discute pas sous l’angle de ce qu’ils ont fait. Ils peuvent être interpellés et jugés, mais dans cette séquence, les policiers cherchent à obtenir leur soumission par l’humiliation –et c’est le meilleur moyen d’obtenir l’effet inverse. Je souscris à cette pétition en tant qu’ancienne lycéenne ayant participé à des manifs et des blocages mais n’a jamais subi une telle répression.

>> La suite

La suite est toute aussi instructive, ça cite du Victor Hugo et tout, mais je ne me sentais pas de tout copier/coller. Mis à part la partie sur la Marseillaise (le sang impur, il ne s’agit pas de celui des ennemis, mais celui des républicains qui chantent, ce qui rend la chanson déjà plus belle et humble), je me retrouve dans ce que Titiou Lecoq écrit, et elle le formule bien mieux que ce que j’aurais pu faire. Après tout, je n’ai pas fait les études pour.

Toujours pour s’informer, je n’ai pas encore pris le temps ni eu la motivation pour lire l’article du blog La Nébuleuse, qui a l’air bien documenté et plutôt complet pour tenter de comprendre ce mouvement (oui, je le recommande sans l’avoir lu).

Je vous fais des bisous, y compris et surtout pour n’avoir pas cessé votre lecture à la première occurrence de « gilets jaunes » dans l’article.


C’est peut-être un signe

Elle m’a dit de relire le thème après au moins huit jours. Après quasiment deux mois, je me suis sentie prête à le faire. Et après avoir tout relu, je vais vous raconter la fois où Ornella m’a fait mon thème astral.

C'est peut-être un signe dans Chroniques d'un Gourou mandala-1
#Source

L’astrologie, ce n’est pas complètement nouveau pour moi, j’ai un premier vague souvenir à treize ans de la maman d’une amie qui m’avait fait un thème pour l’année (qui s’appelle une révolution, je crois). Je n’ai retenu de ça que « cette année, tu vas devoir te rendre compte que tes ami.e.s ne sont pas tes ami.e.s pour tout, tu vas devoir les trier« . Je ne me souviens même pas qu’on m’ait parlé d’ascendant. On m’avait aussi dit que, ma maman ayant voulu rester pendant la consultation, on n’avait pas pu tout me dire.

Il y a quelques années, ma mère à son tour s’y est intéressée, elle a commencé à apprendre. Mon thème (comme celui d’autres connaissances/personnes de la famille) a été un peu un bac à sable. Mais comme elle apprenait, me faire mon thème aurait été risqué, et puis personnellement je pense que c’est comme la psychothérapie : on ne travaille pas avec des membres de sa famille.

Alors, quand l’année dernière Ornella a mis en jeu un thème astral sur la plateforme Hellocoton, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin être attentive, de comprendre ce que l’astrologie avait de si fascinant.

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Un morceau de ma carte du ciel, mais ça dit tellement de choses que vous ne l’aurez pas en entier sauf cas de force majeure

Après avoir reçu les informations nécessaires à son calcul (lieu et date de naissance, heure de naissance), Ornella m’a envoyé ma carte du ciel par mail, ce fameux disque gradué autour duquel gravitent les symboles de planètes – ça me fait penser à un mandala, puis m’a appelée. La consultation a duré une bonne heure, j’ai reçu des explications pour chaque nouveau concept introduit (et croyez-moi, il y en a un paquet !) et j’ai pu poser les questions qui me passaient par la tête.

L’astrologue a accès à tellement d’informations avec ce fameux disque ! Au départ, c’est déroutant puisque c’est une inconnue qui vous connaît. Puis, c’est troublant parce qu’en plus de vous connaître (par exemple de vous dire vos points de caractère), l’astrologue vous fait découvrir, prendre conscience de, comprendre certaines choses.

Tout au long de la séance, j’ai continué à poser des questions à Ornella, pour être sûre de ne pas trop perdre le fil. Elle décrit clairement le thème, mais j’étais parfois encore surprise de ses analyses faîtes au cours des minutes précédentes, les questions étaient aussi pour laisser à mon cerveau le temps de souffler.

 

J’ai pu mettre un mot sur ce que j’appelais « l’Ego », mon caractère têtu : je suis orgueilleuse. Cet orgueil, ce n’est pas le mépris des autres, mais plutôt une déception de ce que j’obtiens, cette tendance à forcer au-delà de ce que je devrais seulement parce que je veux plus, ou mieux. Et ça, je ne pensais pas que ça se trouverait dans un thème astral, quelque chose qui est fixé dès la naissance.

En fait, l’estime de soi, la façon de réfléchir, le relationnel, le professionnel, tout y est. Pour toutes ces choses, où je n’arrivais pas à trouver les mots ni à exprimer mon ressenti, Ornella a eu les mots. Ou devrais dire « a vu les mots » dans le thème. Et ça va même plus loin : elle a pu analyser mes points faibles niveau santé (!!)

Oui, le « attention aux hanches » en fin de séance, auquel je ne m’attendais pas - quoi, mes hanches dans un thème astral ? – sachant que j’avais des douleurs précisément là depuis quelques jours, ça calme un peu.

 jardin10 dans Informations
Cette photo est une allusion au nom du blog d’Ornella. Ça marche ?

Honnêtement, je m’attendais à entendre des généralités aux airs de prédictions, des tournures un peu mystérieuses et auto-réalisatrices, mais pas du tout. Je pense que connaître son thème peut permettre de se concentrer sur ce dont on a besoin et de lâcher ce sur quoi on s’acharne et qui n’est peut-être pas adapté (exemple : « Elle déteste partir de chez elle », sachant qu’au moment de faire ce thème j’étais occupée à me lamenter sur mon immobilité, mon attachement aux choses : je me suis dit d’accord, c’est un problème plus ancré qu’il n’y paraît, ce n’est sans doute pas si grave de ne pas réussir à bouger d’ici, je me préparerai mieux la prochaine fois).

 

Ah et puis, ce n’est a priori pas un truc de sceptiques scientifiques, ouais l’influence des planètes c’est n’importe quoi, j’y crois pas, etc. A vous aussi je vous le conseille. Pas en vous disant que c’est calculé sur l’influence des planètes avec les lois de l’attraction de Newton, mais en acceptant que ça peut être symbolique. On ne se réincarne peut-être pas, mais il y a sans doute une symbolique du karma qui te donnera des infos sur toi, ici et maintenant.

 

Je vous invite à faire un tour sur le blog d’Ornella, et à vous demander si pour Noël vous n’offririez pas des informations fascinantes et des conseils plutôt que du plastique non recyclable qui finira dans une baleine (pooooh comment je juge ! Oui, il paraîtrait que je manque d’indulgence, mais je vais travailler dessus, promis).


« Le grand retour de l’anti-capitalisme »

Je me suis rendue ce samedi à une rencontre dans le cadre de la cinquième édition du Monde Festival à Paris, avec pour thème « aimer ». Je n’en avais jamais entendu parler, mais puisque depuis le début de cette année je suis abonnée au Monde – grâce à leur offre étudiante à 1€ les six premiers mois (depuis je paye le prix fort mais après tout il n’y a rien de mal à donner de l’argent à des journalistes), la probabilité pour que je sois au courant a augmenté.
J’ai voulu réserver des places pour deux événements, mais je suis restée sur liste d’attente pour « Clitoris, le grand tabou ». Qu’à cela ne tienne, je vais vous raconter « Aimer le capitalisme et les entreprises ? Le grand retour de l’anti-capitalisme » (oui certes, c’est moins sexy comme nom).

Commençons par un aparté : le cadre (!) Les rencontres et débats du festival ont eu lieu à l’opéra Garnier, l’opéra Bastille et aux Bouffes du Nord. Perso, j’ai été à l’opéra Garnier, pas dans la salle d’opéra mais dans le Grand Foyer (la galerie bordée d’un balcon qui donne sur la place de l’Opéra). Mis à part la chaise en plastique sur laquelle j’ai eu du mal à tenir immobile pendant près de deux heures, c’est assez magique de se rendre – gratuitement ! – dans un tel endroit, entrer par la façade, n’avoir que son nom de famille à donner pour avoir une place - behoui j’ai réservé, monter les grandes marches, lever le nez vers les peintures et sculptures et dorures de ce palais Garnier. On s’y sent tellement bobo-hipster-parisien ! Ou juste chanceux de pouvoir visiter des monuments comme ça parce que c’est public.

Il y avait peu de monde à cette « rencontre » (pas vraiment un débat, ni une conférence), animée par le journaliste du Monde Philippe Escande. Les invités étaient Chef d’entreprise, Économiste, Entrepreneure, Philosophe.
En introduction, Pascal Bruckner (le philosophe) nous a parlé d’une nécessaire réappropriation, de défense de l’argent contre son appropriation par les riches. L’argent a existé avant le capitalisme, et c’est tout de même un outil intéressant. Élise Huillery, l’économiste, nous a rappelé une réalité simple qui est la suivante : le capitalisme génère les inégalités. Ce n’est pas un point de vue, c’est mathématique : tant que le rendement du capital sera plus élevé que la croissance, les salaires augmenteront moins vite que le capital, donc celleux qui ne détiennent pas de capital se verront devenir de plus en plus pauvres relativement à ceux qui détiennent du capital (actionnaires, propriétaires). Une solution pour résorber ces inégalités étant de les compenser par une redistribution volontariste (pas besoin, donc et selon elle, d’être anti-capitaliste). Jean-Dominique Senard est PDG du groupe Michelin. Il nous a présenté les différentes formes de capitalisme existantes et souhaitables/raisonnables. Son message est qu’il est « urgent de réinventer un capitalisme responsable« . Enfin, Emmanuelle Duez, auto-entrepreneuse que j’ai déjà eu l’occasion d’écouter dans le cadre de ma scolarité (il y avait quand même une chouette direction des études <3 <3 ), a présenté le problème autrement : comment faire pour que les jeunes aiment l’entreprise ? Parce que si les jeunes n’aiment pas l’entreprise, aujourd’hui, ça se traduit en catastrophe pour l’entreprise. Aujourd’hui, on veut pouvoir adhérer à l’entreprise, y trouver un sens. Et pour la capitalisme, 55% des français pensent que c’est mal mais qu’il n’y a pas d’alternative, alors on espère qu’il changera de tête si on change les entreprise (en gros – et j’ai pas retrouvé la source pour les 55%).

lemond10 dans Informations

Parmi les élément intéressants : la conception du capitalisme dans les différentes parties du monde.

Jean Dominique Senard distingue trois capitalismes : le capitalisme d’Etat (en Chine notamment) où le capital est au service des institutions – long terme, le capitalisme anglo-saxon (Amérique du nord et Royaume-Uni) où les actionnaires font pression pour du profit à très court terme, le capitalisme Européen qui est perdu entre les deux. Élise Huillery et Pascal Bruckner expliquent l’indécision du capitalisme européen (et Français) par une « schizophrénie » de l’individu (qui veut consommer bio mais pas aujourd’hui c’est cher, cuisiner à la maison mais pas aujourd’hui pas le temps) qui s’expliquerait entre autres par l’arrière plan historique et religieux : chez les chrétiens, l’enrichissement est mal vu, et chez les Français on a cet héritage de la révolution qui serait plutôt égalitariste par moments : ça freine le capitalisme. En gros, il y a inadéquation entre désirs/capitalisme et raison/décroissance (ce sont mes mots et j’exagère un peu pour faire court, il n’a pas été question de « décroissance » dans cette partie). En comparaison, le capitalisme d’Etat se porte très bien en Chine où il y a toujours eu cette vision à long terme dans le cadre d’une vaste culture et civilisation millénaire  ; le capitalisme anglo-saxon est décomplexé car il se développe dans un terreau (anciennement ?) protestant où être riche c’est être aimé de dieu. Il a aussi été question du communisme dans cet héritage européen, à propos duquel Pascal Bruckner a eu cette phrase amusante : « Le marxisme, c’est le catholicisme adapté à la classe ouvrière » – donc pas d’excuses pour l’Europe communiste.

Élise Huillery souligne aussi les différences de perceptions de la justice et du mérite : si en France la réussite personnelle sera aussi attribuée aux conditions favorables (ou défavorables, dans ce cas on rejette la faute sur autrui), considérée comme une réussite collective le plus souvent, le succès aux Etats-Unis est plutôt auto-attribué. Cela se traduit – entre autres – par une plus forte part de prélèvements obligatoires (les impôts) en France qu’aux USA : l’Etat va limiter la schizophrénie de l’individu en favorisant des « bons choix difficiles » (ici encore, mes mots). Cependant, Emmanuelle Duez est plus convaincue par le pouvoir de l’individu que par celui du collectif, puisqu’on remarque aujourd’hui que les entreprises sont contraintes à changer pour s’adapter aux talents. C’est effectivement ensemble, avec la dimension politique au sens noble du terme (la vie de la cité) qu’on fait plier les organisations, mais c’est une responsabilité à l’échelle individuelle.

Ça a aussi pas mal parlé de communisme, de décroissance, de populismes et d’écologie, d’élections européennes et de différences entre l’Europe du nord et celle du sud (les ex-catholiques vs les ex-protestants, vous l’aurez compris). J’ai pris quelques notes, vous pouvez me poser des questions ;)


La vocation

J’ai trouvé un lien vers cette vidéo sur le blog de 22 v’la Scarlett où je suis arrivée pour une recette de gâteau au chocolat sans gluten. Aucun rapport donc, et son blog est aussi une découverte, bref voici une vidéo que je t’invite à visionner :

Image de prévisualisation YouTube

(Lien ici si ça ne fonctionne pas)

Cette vidéo, ça n’est pas vraiment moi, je ne me sens pas multi-potentialiste ou toute autre appellation. Pas vraiment spécialiste non plus, et si elle m’a mis la puce à l’oreille c’est bien que la question « tu veux faire quoi plus tard » a aussi été une source d’angoisse. Un peu. Peut-être que je le suis et que je ne l’ai pas découvert, peut-être qu’il y a encore une autre nuance à définir.

Je partage pour toi-qui-lis, parce que je connais des gens angoissé.e.s ou un peu perdu.e.s, qui sont des génies mais qui refusent de se l’entendre dire, parce que l’école, la famille ne leur a pas reconnu ce trait. J’espère que cette vidéo va vous donner envie de vous affirmer et d’avoir moins de réticences à être.

Des bisous.


Toi aussi, nettoie tes organes

C’est facile de se nettoyer la peau et les dents, et pourtant même pour ça on galère toujours un peu. Et si mes dents jaunissent quand même ? Et si ma peau devient sèche ? Grasse ? Les deux (oui c’est possible) ?

Alors là il y a une pluie de conseils et de recommandations dès qu’on se pose l’ombre d’une de ces questions. Parfois contradictoires. Ou sous la forme d’évidences : sur la peau mets de l’huile végétale (et stop la cigarette), et pour tes dents arrête de fumer, de boire du café.

Oui mais bon. Parfois tu ne fumes déjà pas, tu n’as jamais bu de café, tu te trempes dans l’huile tous les matins et rien ne va. Parfois, ce n’est pas avec la peau ou les dents que tu as un problème, et de la même façon, tu n’es pas adapté.e aux solutions, simplement parce que tu les appliques déjà. Ou alors les solutions ne sont pas suffisantes. Ou alors on t’a carrément prescrit un traitement médical et il ne fonctionne pas.

Alors parfois, il y a une solution toute simple qu’on n’a juste pas voulu te donner, et à ce propos j’ai lu ce témoignage en deux parties #1 et #2 qui est très évocateur. (Je m’y suis retrouvée, un peu, mais les solutions là non plus ne s’appliquent pas). Sinon, il reste la bouée de sauvetage, le « de toutes façons ça ne peut pas être pire » ou « ça peut pas faire de mal » (quand on est optimiste) :

Nettoyer ses organes !

Toi aussi, nettoie tes organes dans Chroniques d'un Gourou img_2014

Mon petit kit de survie

Premièrement, le vinaigre de cidre. J’ai un peu menti sur le traitement médical qui ne fonctionne pas parce qu’en fait, boire du vinaigre m’a été conseillé par un médecin. La consigne est simple : Une cuillère à soupe de vinaigre dans un verre d’eau chaude, le soir pour moi.

Attention, un excès de vinaigre peut fatiguer le foie, mais une ou deux cuillères à soupe ne vous feront pas de mal – dans le doute consultez un médecin, mais à mon humble avis c’est moins pire que du cubi de supermarché aux soirées étudiantes. J’ai exécuté les ordres de mon médecin, donc, et suis partie à la recherche des bienfaits du vinaigre de cidre. Voici une liste non exhaustive :

  • Le vinaigre de cidre pur favorise le nettoyage de l’organisme et l’élimination des toxines grâce à son acidité,

  • Il détruit les mauvaises bactéries, absorbe le trop plein d’acides de l’estomac, régénère la flore intestinale, lutte contre la constipation, combat les flatulences et aide à résorber les intoxications alimentaires

  • Il nettoie le canal urinaire et réduit les risques d’infection des reins

  • Il aide à stabiliser la tension artérielle et à équilibrer le pH du sang.

  • En détruisant les graisses, il aide à la perte de poids.

  • Il soulage les crampes musculaires. Il s’utilise en gargarisme (2 c. à c. de vinaigre de cidre dans 1/3 de tasse d’eau tiédie) et contre les inflammations buccales et les maux de gorge.

  • En inhalation (2 à 3 c. à s. de vinaigre de cidre dans un bol d’eau bouillante), il combat les migraines et les maux de tête.

  • Pris au coucher, le vinaigre agit comme un calmant léger contre la nervosité

Deuxièmement, le citron. Encore un truc acide, donc attention à votre foie s’il est fragile. Et attention les dents aussi. Apparemment c’est un truc un peu connu, la cure de citron. Il y a plusieurs façons de la faire, le plus simple est de prendre un verre d’eau tiède avec le jus d’un demi citron tous les matins (à jeun). Pour le citron, on peut aller très loin (voir le lien en bas), parce que la consommation d’agrumes préviendrait le cancer. En gros, on a : 

  • Renforcement du système immunitaire (vitamine C)

  • Digestion facilitée (aussi grâce à l’eau tiède)

  • Peau plus belle (parce que élimination des toxines parce que digestion++)

  • Réhydratation profonde

  • Élimination des graisses (y compris lutte contre le choléstérol)

Bon, ça fait deux semaines que je suis sur le vinaigre et une sur le citron, ça serait trop rapide de vous raconter les effets sur le long terme. Cela dit, j’ai eu une super pêche cette semaine (19 km de course à pieds et stage commencé – liste non exhaustive là aussi). En tous cas, comme je le disais, je n’ai pas d’autres solutions pour mes désagréments santé, alors je teste.

Sources : vinaigre, citron, choucroute (bonus !)

PS : l’huile essentielle d’arbre à thé (présente aussi sur la photo), c’est aussi en bonus, renseignez vous, c’est aussi un truc utile – par contre faîtes plus gaffe qu’avec du vinaigre ou du citron, niveau foie.


Le progrès

Toi aussi, tu te dis parfois « j’ai pas le temps pour ces bêtises », et c’est à ce moment là qu’un flot ininterrompu de caractères vient inonder ton logiciel de traitement de texte ?

Le progrès dans Chroniques d'un Gourou milada-vigerova-61030#

J’ai commencé à lire « La révolte des premiers de la classe » et ça m’a fait penser à plusieurs choses.

Le fait que dans les écoles d’ingé (celle où je suis au moins), on remarque que « le marché du travail n’a jamais été aussi tendu depuis 25 ans », et ce sont les chiffres qui parlent, ce n’est plus le moment de nous rassurer avec les chiffres du chômage (il y en a certains que ça rassure ?). Est-ce que ce marché du travail est tendu parce que les gens n’y restent pas ? Oh non, bien sûr, il y a aussi le fait que le numérique est en plein essor, que les besoins technologiques pour supporter l’applicatif grandissant sont énormes. Il y a cette course à l’échalote où on fuit quelque chose et on ne veut pas s’avouer ce que c’est. Il y a la table du chapelier fou (si tu lis bien c’est ma deuxième référence à Alice au Pays des Merveilles), à laquelle nous sommes tous assis, et quand on finit le thé et les gâteaux devant nous on passe à la chaise suivante. Ce n’est pas moi qui le dis aujourd’hui, c’est Norbert Wiener - le père de la cybernétique - en 1954. Il y a des scientifiques qui se réveillent à ce sujet depuis quelques semaines, et des dirigeants qui, peut-être, vont se mettre à brasser de l’air dans le bon sens.

Mais quand même. Dans ce livre, La révolte des premiers de la classe, il est écrit que les diplômés de l’enseignement supérieur ont un sentiment de vacuité, d’aliénation. Les professions dites « intellectuelles » le sont de moins en moins. Alors est-ce que cette course à l’innovation applicative a-t-elle un sens ? (Ma réponse est non, j’ai parlé de course à l’échalote, enfin…). Et la course à l’innovation technologique qui la supporte a-t-elle une autre raison d’être que de supporter la précédente ? Je veux dire, si c’était le cas, les diplômés ne se sentiraient-ils pas utiles ?

… Il y a autre chose. Ces gens que l’on trouve dans le livre ont eu une sorte de « révélation » après quelques années en entreprise ou à la fin de leurs études. Moi je suis déjà un peu défaitiste et je n’ai pas fini mes études. J’ai envie de servir à quelque chose mais toutes ces informations en paquets me découragent.

Je veux croire que mes études ont un sens. Je veux participer à réduire la consommation énergétique qu’ont nos réseaux (3% à 10% de la dépense d’énergie mondiale, selon les sources !). Mais au fond je ferais mieux d’éteindre ce PC, de résilier ma box fibre, d’arrêter complètement de manger de la viande (?)

 dans Informations
Songkhla (Thaïlande). 30 novembre. Photo AFP

Quelques références pour cet article :

Climat en PLS : L’appel des scientifiques en novembre, le mode de développement occidental en cause
Les enfants sont un vrai faux problème : bientôt 10 milliards sur Terre, la natalité des plus pauvres n’est pas le problème
 L’alimentation et le mode de vie en question : la végéphobie
« Les dirigeants qui brassent de l’air dans le bon sens », à suivre … Macron, aujourd’hui
(PS : l’abonnement au Monde c’est pas si cher et je trouve que ça vaut le coup – oui j’ai eu les 6 mois pour 1€)

Souvenir d’enfance

En période de forte affluence dans les transports, impossible de bouquiner tranquille, impossible même de placer un livre de poche entre deux personnes debout. J’ai donc pris l’habitude d’écouter des podcasts. Et, puisque ce n’est que le début, je me limite à une seule « radio » pour l’instant :

Je ne sais pas si ce générique te dit quelque chose. C’est celui d’une émission qui a disparu de la radio publique depuis plusieurs années déjà, mais qui a aussi écumé les époques. Et cette émission, ce générique, cette voix, me rappellent des moments particuliers de mon enfance. C’est le moment où je rentrais de l’école, j’allais vite poser mon cartable et ma maman allait vite allumer le petit poste de radio. S’il y avait le temps, je mangeais mon goûter dans la cuisine, mais après ce fameux générique il ne fallait plus faire de bruit. Enfin, après ce fameux générique c’était aussi C’est pas Sorcier à la télé, alors …

C’est con tu me diras : c’est bien plus que ça une émission à la radio. C’est aussi pour ça qu’aujourd’hui, j’en écoute des archives.

Souvenir d'enfance dans Chroniques d'un Gourou danslediplodoctobre

En ce mois d’octobre 2017, il y a plusieurs anniversaires spéciaux que cette radio de gauchistes nous rappelle : les 50 ans de la mort de Che Guevara, et, si toi aussi « Octobre 17″ te met la puce à l’oreille, les 100 ans de la révolution d’Octobre en Russie. Enfin pour l’instant, je te propose surtout la série sur le Che. Oui ce sont des archives, les nouvelles émissions sont réservées aux abonnés, l’abonnement est payant (2€ par mois pour les étudiants), parce qu’il faut bien payer les journalistes. Je vous conseille cet abonnement tout de même, si ce n’est pour égayer vos trajets quotidiens.

Et si vous avez eu cette enfance où on prend le goûter pendant que Là bas commence, vous aurez peut-être comme moi quelques frissons et des sensations qui vous reviennent, l’odeur de la cuisine, le bruit du boulevard par la fenêtre, le chocolat chaud trop chaud. On en oublie presque qu’on est écrasé entre 5 personnes moites pendant que d’autres poussent encore pour rentrer dans le wagon.

Dans 5 ans, je vous raconterais sans doute que réécouter ces podcasts me rappelle l’odeur âcre du RER B.

Au fait, le lien vers l’émission dont j’ai extrait le générique


On partage ?

Vous le savez peut-être, Damien Saez communique avec ceux qui veulent bien l’entendre via le site culturecontreculture, publie textes, chansons est vidéos. On peut en partager deux. Les autres sont réservés aux « manifestants »… Ouais, c’est payant, mais ça se justifie. Je suis d’accord de payer 5 euros par mois pour lire de la poésie est écouter de la musique, parce que 5€ c’est bien moins ce que consomme un fumeur pour ses clopes, bien moins que ce que consomme un buveur pour sa tize.

Est-ce que je me place en traître quand je retranscris ici un morceau de chanson ?

On partage ?  dans Chroniques d'un Gourou l-art-est-public

Je partage parce que je vous invite à écouter la chanson, je partage parce j’aime ce que Saez écrit (sauf quand on a affaire à des prostituées, là j’ai plus de mal), je partage parce que ça me donne la pêche et que j’espère que toi aussi.

EDIT : On peut écouter ce titre sur le site cité plus haut ;)

Elle est gauloise au p’tit vin blanc, elle est contre le gouvernement,
Elle est pas fille des religions, elle est pas putain du pognon
Elle est vent du nord ou d’ouest, elle est vent du sud ou de l’est
Elle est sans abri à la rue, elle est toujours peine perdue
Elle est gitane elle est profane, elle est con la gauloise plane
Elle est toujours fumeuse de joints, elle dort dans les gares en chemin
Elle est solidaire au combat elle est Varsovie Messina
Elle est pas banquière pour un sou, elle est pas botte au garde à vous
Elle est sans abri sans frontière, elle est contre totalitaire
Elle est j’temmerde avec ta thune, elle est vas-y ressers une brune
Elle est ma gueule de Picasso, elle est tous mes potes au pinceau
Kusturica Sarajevo, elle est pas loin la gestapo
Mon européenne c’est pas la Bruxelles, mon européenne c’est pas Genève
C’est pas la thune du marche ou crève, tu sais moi mon européenne
Elle a pas vraiment de frontière, son corps c’est la planète entière
N’en déplaise aux peuples bourgeois, tu sais mon européenne à moi,
Elle est keupon rat sur l’épaule, elle est tatouages de la taule
Elle est accordéon sanglots, elle est accorde moi un tango
Elle est destin des origines, elle est racines gréco-latines
Elle est contre l’union bancaire, elle est mes révolutionnaires
Elle est pote à Mimi Pinson, elle est Roumanie sans pognon
Elle est guillotine pour les rois, elle est plutôt comme toi et moi
Elle est pas médiatique je crois, elle est pas politique bourgeois,
Elle est paysanne au combat, elle est partisane quand elle boit
Elle est ouvrière licenciée, non c’est pas la fille du progrès,
Elle est cantonnée au métro, elle est plutôt manu crado
Elle est nordique nord-africaine, elle est un peu baltique aussi
Elle a des airs de statue grecque, elle a des airs des italies
Qu’on dirait Paris à Venise, on dirait Namur aux marquises
[...]

…Tu veux être mon européenne ?

Et dans un presque même registre, dans cette même idée qu’on peut participer un peu pour obtenir beaucoup, cette idée que l’art peut servir à quelque chose et que la mer ce n’est qu’un gros paquet de gouttes d’eau : Tu veux être ma députée ? Mon député ?

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Vidéo du soir

La vidéo date de 1978. Elle est en breton, parlé par des étrangers alors c’est plus facile à comprendre. Pour toi qui ne sais pas ce qu’est le breton, écoute et tu sauras que ça ne ressemble pas à ce que tu connais (OK, on retrouve des mots francisés …). Et pour toi, derrière, qui connais le breton, selaou ‘ta, dedennus eo :)

 Pennad-kaoz gant pevar estrañjour brezhoneger : Humphrey Humphreys (kembread), Jaap Koster (izelvroad), Stephen Hewitt (amerikan) ha Makoto Noguchi (japanad). Interview de quatre étrangers qui ont appris le breton et le parlent couramment : un gallois, un hollandais, un américain et un japonais. Ils donnent leurs impressions sur la langue.


Blanche neige (Lecture)

Aujourd’hui, un conseil de lecture :

Effondrement, Jared Diamond.

Ce livre était un conseil de Arte, à la suite d’un documentaire dont je me souviens assez peu sur une grande société disparue. J’ai envie de dire sur l’empire Khmer, mais le livre n’en parle pas.

Jared Diamond nous raconte le destin de plusieurs sociétés anciennes qui se sont effondrées. Autrement dit, où tout le monde à péri ou a fui ce qui fut un grand centre de civilisation. Les sociétés, à des époques et des endroits très différents, s’effondrent de façon similaires. Bon, il n’y a pas mille façons de décliner, surtout à la fin… Bref, via l’étude de différents aspects de ces sociétés, JD définit cinq facteurs qui expliquent le déclin, l’effondrement. Ces facteurs sont toujours présents dans nos sociétés contemporaines, de manière plus ou moins prononcées, et vous l’aurez deviné : on se demande si nos sociétés, voire notre société va s’effondrer. Notre société parce qu’à l’heure de la mondialisation, nous sommes une sorte d’île dans l’océan qu’est l’univers.

« Si notre société va s’effondrer », c’est un peu direct et un peu faux aussi. A final il y a une douzaine de facteurs qui font qu’on pourrait s’effondrer. Ce livre est une mise en garde mais aussi une base de connaissances pour éviter de reproduire les erreurs du passé. 

Ce qui est marquant, c’est qu’on nous fait toute une histoire avec les gaz à effet de serre, mais c’est … la partie émergée de l’iceberg si j’ose dire. Les problèmes majeurs sont la déforestation, la surpopulation, la surexploitation des terres, la gestion de l’eau (oui, même il y a mille ans).

deforestation

En lisant ce livre, j’ai appris beaucoup de choses, au hasard : vous saviez que vers l’an mille, dans les canyons à l’est des états Unis, il y a eu un peuple nombreux qui a construit des villes de maisons de quatre étages ? J’ai appris des choses sur le génocide au Rwanda. J’ai vu certains aspects de la culture Maya (enfin, de ce qui a pu rester après que ces imbéciles de colons européens aient brûlé les livres qu’ils ont trouvés). Parfois je me suis dit que je voudrais apprends ça à des enfants, parfois je me suis dit que décidément notre espèce doit s’éteindre (ça, plus souvent).

Je vous conseille donc ce modeste pavé, et si vous aimez ce genre de lecture, je vous conseille aussi le précédent de la série : « De l’inégalité parmi les sociétés » (je vous en parlerai peut-être un jour aussi).

Au fait : Je ne suis pas responsable du titre de cet article. J’ai juste demandé une idée de titre et je vis avec des trolls ;)


Rassemblement, vraiment ?

Un article du Monde parlait récemment des commissions féministes mises en place, où seules les « meufs et minorités de genre » sont acceptées. Et cela pose des problèmes.
Ce n’est pas la première fois que ce genre de chose est mise en place, c’est même plutôt courant à chaque fois qu’un mouvement social est prolongé de cette façon. La dernière fois que j’en ai entendu parler, c’était une initiative prise sur la ZAD de Notre-Dame des Landes. On me dit au loin que ça a même été théorisé il y a 40 ans. Tiens donc.  Puisqu’il y a des gens ouverts aux alternatives, les minorités osent s’affirmer, et donc se différencier.

… et donc se mettre à part.

Est-ce une bonne solution pour être accepté.e.s ?

Rassemblement, vraiment ? dans Chroniques d'un Gourou 4905846_6_f2c6_a-la-reunion-non-mixte-de-la-commission_8806392976cedf6e3bc3c18c4f9c73e3

Il existe une importance sociale à la non-mixité, celle qui a fait qu’aux états-unis, pendant le mouvement pour les droits civiques, les noirs se séparaient des blancs pour discuter entre eux de l’oppression, et ainsi ne pas faire de peine aux « bons » blancs qui les soutenaient. Ce n’est donc pas non plus un moyen d’exclure les blancs, pour une fois que c’est eux, parce qu’en fait noirs et blancs étaient mobilisés pour la même chose.
Créer un espace où les « dominés peuvent prendre conscience des pratiques d’oppression » (bah, je n’aime pas constater l’injustice quand elle est dite « dominants contre dominés »),  c’est aussi censé n’être qu’une étape. On espère ne plus en avoir besoin après.

Mais voilà, les gens ne sont pas contents. Soit, en voulant l’éviter, on fait tout de même de la peine aux « bons » hommes cisgenres, soit on renforce le sentiment d’exclusions de certain.e.s (du style moi, qui ne comprend pas vraiment comment les choses peuvent avancer si on ne s’adresse pas aux « dominant » que je hais ce mot).

 actualités dans Informations

Encore cette image, que je l’aime, qu’elle est pratique !

Après, au delà de l’exclusion et tout, c’est pratique parce que ça libère la parole. Et sinon, ça rappelle aux gens que les inégalités existent encore. Quand ces commissions écoutent qui prend la parole, on remarque que moins de femmes prennent la parole. Soit qu’elles sont moins nombreuses, soit qu’elles « souhaitent moins prendre la parole ».

Et puis ça permet de remarquer, à travers les réactions des gens, qu’il y ceux qui ont seulement envie de pouvoir participer au débat – qui ne veulent pas « être dépossédés du débat », et puis il y a les autres qui s’avèrent être plutôt réactionnaires (oui, j’ai pris une cible facile, et ce parce que je n’ai pas envie d’aller traîner sur des sites avec de vrais réactionnaires, ça risquerait de m’énerver).


Le tournant

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Non, ce n’est pas ton adblock qui déconne, j’ai juste mis une pub en début d’un article.

Regarde cette publicité : c’est AXE qui, après avoir mis en valeur souvent les hommes virils stéréotypés et dévalorisé les femmes (un peu de machisme, c’est pas viril ?), se rattrape. Enfin, on dirait qu’ils se rattrapent.

Je crois qu’on retrouve cette tendance ailleurs aussi : après avoir essayé de conditionner les gens, leur imposer un idéal (et donc un produit), on les présente comme leur propre idéal : « soyez vous-mêmes ». Tout ça, encore, pour vendre un produit, mais de façon tout à fait différente.

Alors : est-ce vraiment un vrai tournant, une lutte contre les stéréotypes et pour la tolérance ? Ou alors est-ce cynique, à seul but de vendre encore, puisque l’ancienne méthode n’est plus efficace ?


Mobilisations.

Mobilisations. dans Chroniques d'un Gourou
 
Le 11 novembre 2015, des milliers de personnes ont défilé dans las rues de Kaboul, portant les sept cercueils de victimes de l’ei. Selon la journaliste Taran Khan, « c’était un moment remarquable de solidarité et de résistance, la démonstration puissante de la colère du peuple afghan face à la haine et à la violence qui détruit la société”.
#Courier International

Aujourd’hui, parlons de droits de l’homme dans le pays éponyme. Je ne sais pas pour toi, mais cela fait bien une semaine que je vois défiler des articles intitulés : « La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme » (#Bastamag), « La France prévoit d’enfreindre les droits de l’homme »(#Figaro), « la France envisage de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme »(#Le Monde)…
A la veille de la COP21, la plus grande conférence sur le climat jamais organisée, et le plus grand sommet jamais accueilli pas la France, les personnes touchées par ce non-respect des droits de l’homme sont assez loin du type « terroriste », elles sont plutôt de type « ZADiste ». En effet, le droit de manifester est passé à la trappe, alors que tout sommet sur le climat de grande ampleur est critiquable et critiqué par les écolos de tous horizons.

Pourquoi des manifestations ?

La coalition climat résume la situation en disant que comme les conférences précédentes, « les négociations qui se tiendront dans le cadre de la COP21, si elles sont une étape nécessaire, ne seront pas suffisantes pour sauver le climat ». Un mouvement pour la justice climatique ne peut dès lors n’être que mené par des citoyens… Et ces citoyens veulent se faire entendre, car ils ont des choses à dire ! Je ne citerai que la lutte contre les grands projets inutiles imposés (GPII) : enfouissement de déchets nucléaires à Bure, aéroport à Notre dame des Landes, technopole à Agen, ligne LGV Lyon-Turin… L’organisation d’un sommet pour le climat par la France ne remet en cause aucun de ces projets, au contraire. « Tant qu’on voudra préserver la société industrielle de croissance, les négociations telles que celles de l’ONU n’aboutiront à aucun résultat » #. Généralement, beaucoup dénoncent de « fausses solutions »#.

Événements

L’état d’urgence est la suite logique des événements du 13 Novembre. Il est normal que la sécurité soit renforcée en présence de telles menaces. Il est clair que les attentats ne sont pas une manipulation gigantesque en vue de bloquer quelques écolos pendant une conférence mondiale.

Maiiiiis le fait que ça soit arrivé donne des excuses à nos autorités pour cibler une population très éloignée de daesh. Quoique, le président de la FNSEA les a bien qualifiés de « djihadistes verts », non ?

AntiCOP29_Nov

(Ouhla, il y a beaucoup trop de mot-clés dans cet article. Je ne me suis pas renseignée pour la liberté d’expression, est elle enfreinte aussi en ces temps sombres ?)

Sans ça, le 22 novembre dernier, des gens ont manifesté en soutien aux migrants. Ceux là ne sont ni écolos ni terroristes, mais on nous informe qu’étant donné l’interdiction de manifester, 58 personnes encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7 500 euros #.
Et aujourd’hui, une manifestation anti-cop21 de plusieurs milliers de personnes se voit être sévèrement réprimée par les forces de police. Des grenades lancées sur les manifestants et plusieurs centaines d’arrestations. #

OK, ils étaient prévenus : je crois que tout le monde est au courant de l’état d’urgence… Mais la mesure étant exceptionnelle, le pays ayant une grande tradition de la manifestation, comment se rendre compte que oui, en effet les droits de l’homme ne sont pas respectés, autrement qu’en allant sur le terrain ?

Des conseils, au cas où tu voudrais te lancer dans une manif toi aussi : # #
Ou si tu ne sais pas ce qu’est un Zadiste
 
Et, pour une note plus joyeuse enfin, -ça va devenir une tradition- Deiz ha bloaz laouen, Solenn P. !

Un partage : témoignage

Bettasplendens vient de publier un article sur le féminisme chez les hommes. Des gens viennent de manifester contre la taxe tampon. Une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun a été lancée par le gouvernement et ce n’est pas trop tôt, au vu des nombreux témoignages glauques qui fleurissaient sur le net. Bref, un peu de revendication d’égalité entre les sexes (oui, « féminisme » ça pique il paraît), ça peut pas faire de mal.

Maintenant, mise en contexte :
Un jour, il y a fort fort longtemps, j’ai créé une catégorie « informations« . Cela signifie, dans une dimension parallèle, qu’il s’agit d’une catégorie de « copier-coller », parce que si je vous mets juste un lien vous n’allez pas forcément cliquer. Là c’est important, donc voici sous vos yeux ébahis : un article en provenance du blog « Alors voilà ». C’est un témoignage. Et peut-être que vous l’avez déjà vu parce qu’il a été partagé partout et je vis dans une caverne donc je ne suis pas au courant …

 Les choses que je sais et celles que je ne saurai jamais.

Je sais que je suis un homme de 30 ans, blond, blanc, cis-genre, médecin, socialement bien intégré, et je sais que je jouis sans le savoir de privilèges nombreux qui ne sont en aucun cas le fait d’un mérite quelconque.
Quand j’ai demandé aux femmes qui m’entourent ce qu’était le sexisme, ce qu’était « factuellement » le sexisme, je me suis rendu compte, pour la première fois de ma vie, des mille et une petites choses qui concourent à mes privilèges. Je sens déjà que certaines femmes vont rire, et que les plus féministes d’entre elles grinceront des dents. Mais je leur demande la même indulgence qu’on octroie à cet enfant qui découvre la non existence du Père Noël ou à cet autre qui tombe des nues et s’aperçoit que, non, ce n’est pas une bonne fée qui vient subtiliser la dent sous l’oreiller pour la remplacer par une pièce de 1€…
D’ailleurs, pardon pour elles, mais ce texte s’adresse avant tout aux hommes. Aux hommes qui ne savent pas et qui ne sauront jamais.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand le vendeur du magasin de bricolage regarde l’homme qui m’accompagne pour répondre à MA question concernant MA salle de bain.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand la maîtresse d’école s’adresse systématiquement à la maman quand il s’agit de parler des enfants. Ou la colère sourde dans mes tripes de femme violée quand un expert psychiatre dira d’un accusé en cour d’assises : « c’est un dérapage, un acte d’opportunité ».
Je ne connais pas et je ne connaîtrai jamais l’indignation d’entendre qualifiée de « caprice » ma volonté de garder mon nom de jeune fille, ou ce qu’on ressent quand le maire de la troisième ville de France parle de ses collègues élus masculins en termes de « compétences », mais évoque la nouvelle élue à l’agglomération en s’exclamant « jolie, en plus ! ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie brûlante d’expliquer au notaire que non, vraiment non, quand il y a écrit sur le papier officiel « Mme et M [prénom-nom du mari] » moi, en tant que femme, je n’apparais pas. Qu’éprouve-t-on lorsqu’il vous répond : « Mais allons, madame, c’est PAREIL ! » ? Je ne le sais pas et je ne le saurai jamais.
(Et je ne parle même pas des chéquiers… Les femmes comprendront, les hommes pas du tout…)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est que de vivre dans une société où la plupart des insultes et des jurons sont liés à mon sexe de femme. « Con, connasse, Salope, va te faire foutre, putain, pute, va te faire enculer, enculée, pétasse,  » autant de mots de tous les jours qui me rappellent ma condition de pénétrée et la suprématie du pénétrant. (Rajoutons les PD, tarlouze, tante, etc.). ET TOUT LE MONDE TROUVE CELA NORMAL ?!?!?
Je sais, cependant, que plus j’accumulerai de conquêtes féminines plus je serai un tombeur, mais je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de chaudasse, ou salope, parce que je suis une femme et que je prétends aux mêmes droits à la sensualité que les hommes. Je sais aussi, la honte induite et idiote, que j’ai ressentie petit garçon quand on m’a dit : « arrête de pleurer comme une fille ! ». Alors, ça pleure comment une fille ? Avec ou sans les larmes ? Avec ou sans les yeux ? Est-ce que ça hoquette ? Est-ce que ça renifle ? (Sérieux, c’est une vraie question ça…)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais que, pour chercher des informations sur mes impôts, je les trouverai en réalité sous le numéro fiscal de mon mari.
De même, on ne m’a jamais demandé : « Et le bébé c’est pour quand ? » au cours d’un entretien d’embauche. On ne me fait pas payer mes rasoirs trois fois plus cher parce qu’ils sont bleus ou des Stabilo parce qu’ils sont spécialement faits pour les hommes.
On ne me regarde pas de travers quand je dis ne pas vouloir d’enfant. On ne me dis pas : « tu as une ampoule grillée sur ta voiture, il faut que ta femme s’en occupe ». Cependant, je sais qu’on me regarde avec approbation quand je dis que je repasse le linge, comme si c’était un exploit. (Et merde, la porcherie est partagée, on est plusieurs à vivre dedans, non ?)
Je ne sais pas et je ne saurai jamais le rire salace du policier qui prend la plainte pour viol de ma compagne lesbienne et murmure à son collègue : « Pour une fois qu’elle avait un vrai pénis entre les jambes ! »
Je ne sais pas et je ne saurai jamais l’envie de frapper mes interlocuteurs quand, étant mariée avec deux enfants, j’accepterai un super job bien payé à 400 km de chez moi et que je m’entendrai dire : « Comment tu vas faire avec les enfants ? »
Parce que ÇA, on ne le dit JAMAIS à un homme.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais pourquoi à l’école on insiste toujours pour appeler d’abord la maman plutôt que le papa quand la fillette vomit. Je ne sais pas je ne saurai jamais pourquoi, dans les magasins, on trouve toutes les tailles pour les hommes, mais rien au-dessus du 44 pour les femmes. Parce que « les grosses, c’est moche, elles vont sur le net », alors que les hommes avec de l’embonpoint c’est le pouvoir et la force de l’âge ! Amen !
Je sais (et je me souviens) de l’indignité d’un chef aux Urgences prétendant de toute sa puissante voix virile que non, l’excision est une coutume locale et qu’on « se doit de la respecter parce que ça rend la femme respectable ».
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de réduire mon indignation d’être humain à un simple désordre hormonal en un réducteur et lapidaire : « T’as tes ragnagnas, ou quoi ? », digne successeur du « T’as un trouble hystérique, ou quoi » du 19 ieme siècle. (Pour les tordus de philo : « Le sexisme c’est emprisonner quelqu’un à l’extérieur de ce qu’il est. » Vous avez 4 heures.)
Est-ce que je suis en colère quand, étant une femme travaillant dans un pays européen, j’apprends que depuis le lundi 2 novembre au soir, je ne suis plus payée ? (Oui, oui, en Europe, un employé femme gagne en effet en moyenne 16 % de moins qu’un employé homme. Rapporté sur 365 jours, c’est comme si elles étaient rémunérées cinquante-neuf jours DE MOINS par an !) Je crois que oui, je serais en colère. Très en colère.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand, alors que je suis chef d’entreprise et qu’une discussion devient pointilleuse avec un client, celui-ci demande à parler au patron.
« C’est moi le patron ! CONNARD ! »
(mais qu’est-ce qu’IL a celui-là ? IL a ses ragnagnas, ou quoi ?)
Je ne sais pas et ne saurai jamais ce que c’est de devoir assumer SEULE, dans mon corps et dans mon porte-monnaie, le poids de la contraception de mon COUPLE.
Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’on ressent quand soudain, dans l’avion, alors que je suis à ma place, l’hôtesse de l’air vient m’expliquer que je dois changer de place car je suis près de l’issue de secours et qu’il faut un homme à cette place. Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de sale pute parce que je porte une jupe, et que non, cela ne veut pas dire que j’ai envie de baiser (et quand bien même !), mais que simplement je me sens bien en jupe ou belle, ou les deux, et que tout être humain a le droit d’être bien dans sa peau et de se sentir beau. Je ne sais pas et je ne saurai jamais la colère d’avoir un doctorat et de pourtant devoir affronter des gens qui persistent à voir en moi une assistante, une secrétaire, une infirmière, une aide-soignante, enfin bref, tout ce qui n’est pas un docteur (je ne dévalorise en aucun cas ces métiers, simplement le fait qu’ils soient, dans l’imaginaire collectif, réservés aux femmes). Je sais, cependant, qu’il est difficile de trouver un déguisement de docteur pour ma nièce, quand seuls des déguisements d’infirmière sont proposés aux petites filles, et de docteur aux petits garçons. Je sais, aussi, que dire d’une enfant « c’est un garçon manqué », c’est dire étymologiquement que l’enfant est ratée. Je sais aussi que le sexisme c’est consacrer spécialement une journée par an aux droits de la femme et aucune à ceux de l’homme avec un h minuscule (oui, il y a une ironie désabusée dans cette phrase.) Le sexisme c’est aussi (surtout ???) la femme qui aura lu ce gros pavé jusque-là et qui se demandera si tout cela EST vraiment du sexisme. Oui, je sais, au fond de moi, que le sexisme, le vrai, celui qui a gagné je veux dire, c’est cette femme, seule devant ce texte, en train de se dire que, finalement, tout cela « ce n’est pas si grave »…
Je pourrais continuer indéfiniment la liste des choses que je sais et celle des choses que je ne sais pas et que je ne saurai jamais. Alors j’incite le lecteur de ce texte à demander aux femmes qui l’entourent ce qui, pour elles, est le sexisme. Le sexisme pragmatique, j’entends. Factuel. Tangible. Quotidien. Palpable dans le réel. Où est-il ? Qui est-il ? Comment agit-il ? Parce que non, définitivement non, quand on est un homme, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qu’on ne voit pas, qu’on ne sait pas. Et qu’on ne saura jamais. Demandez aux femmes autour de vous, renseignez-vous, croquez la pilule rouge ! Et si vous vous décidiez à changez votre point de vue, à prendre la place de l’autre ? C’est comme ça que les révolutions arrivent : on commence par changer sa manière de regarder le monde, puis un jour voilà que le monde entier a changé.

Baptiste Beaulieu ©

À partager avec vos amis. Un maximum. Pour que les choses changent.

Un article du blog « Alors Voilà », venez nous découvrir sur : http://www.alorsvoila.com

Article flemme, facilité ? Nein. Au fait, merci d’avoir lu jusqu’ici. Je voulais partager ce témoignage parce que je le trouve sympa. Je le trouve assez complet, parfois un peu exagéré, et c’est d’ailleurs là que je me demande : suis-je de celles qui se disent « ce n’est pas si grave » ? Ai-je de la chance ou suis-je insensible aux conneries dans cette société ?

Je suis de celles qui pensent que les hommes sont aussi plus victimes de l’inégalité entre les sexes que ce que l’on croit, et là … Il n’en parle pas. Alors je vais guetter les commentaires sur l’article de Bettasplendens.

Un partage : témoignage dans Informations E2-Harcelement-Abribus-Decaux-1185x1750-HD


Le Pape, le Dalaï Lama, et … Keny Arkana

En novembre dernier, je m’interrogeais sur la religion, un peu. J’avais dû étudier le texte d’un homme d’église, et ce texte n’était pas le premier à bousculer l’idée que je me fais des croyants …

Je suis convaincue que la science (celle de nous) ne peut pas tout expliquer, tout a certes un sens mais l’humain n’est pas, je crois, surpuissant (il est surtout très con), et donc ne peut pas tout comprendre. Je pense par exemple qu’on peut avoir besoin de philo pour faire de la physique, et puis un raisonnement scientifique n’a jamais fait de mal à une disserte.

Le pape François m’a paru sympathique assez tôt. Il y a peut-être deux ans, il avait été dans une prison pour laver les pieds des détenus, comme les autres papes avant lui (et puisque je me suis arrêtée à la Genèse dans ma lecture de la bible, je ne sais pas trop à quoi ça correspond). Toujours est-il que cette fois ci, les détenus étaient des femmes, et c’était une première. Donc déjà, j’avais trouvé ça chouette.

Le Pape, le Dalaï Lama, et ... Keny Arkana dans Informations tumblr_mqbohxiyaG1qc1wg1o1_500
Oui, des parapluies. Comme ça. #
 

Non, je ne vais pas me convertir. Mais attends un peu.

Ce matin donc, je regarde les actualités du Monde  (du foot, des anomalies sur le chantier de l’EPR, un maire FN qui veut supprimer une mosquée), de Rue89 (Je vais arrêter de regarder celle-là, il y a peu d’intérêt), puis Basta! qui est un « média indépendant », avec des « journalistes engagés » (encore un truc de communiste !), et eux ont un article sur le pape. En regardant à nouveau, ils ne sont pas les seuls, puisque une nouvelle encyclique est « sortie ».

Dans cette encyclique, il y a 74 fois le mot « écologie » (Ctrl+F : de la fraîcheur dans ma vie), mais c’est parce que je suis bête et que je n’ai pas saisi que c’est une « encyclique sur l’écologie », enfin : sur la « sauvegarde de la maison commune ».

Plus je lis des morceaux de ce truc, plus j’aime ce pape. D’accord, ma connaissance est très limitée, je n’ai jamais lu d’encycliques avant (maintenant j’arrive à écrire ce mot correctement, voilà), la lecture de la Genèse m’a donné envie parfois de vomir, je ne sais pas ce qu’ont fait les autres papes. Mais celui-là est spécial, sinon Basta! n’en parlerait pas …

Il est gentil, il me comprend :

« Je n’ignore pas que, dans les domaines de la politique et de la pensée, certains rejettent avec force l’idée d’un Créateur, ou bien la considèrent comme sans importance [...]. D’autres fois on considère qu’elles sont une sous-culture qui doit seulement être tolérée. Cependant, la science et la religion, qui proposent des approches différentes de la réalité, peuvent entrer dans un dialogue intense et fécond pour toutes deux. » #

Plus haut, j’ai juste voulu dire la même chose avec « philo » à la place de « religion ».  Je l’ai beaucoup moins bien dit, certes. Mais laisse moi flatter un peu mon ego, tu veux ?

Le discours social

« Les pauvres ne sont pas des êtres résignés, ils savent protester, et se révolter. (…) J’espère que le vent de cette protestation deviendra un orage d’espérance. »  #
 

[Keny Arkana : Jeunesse du monde -- Entre ciment et belle étoile] [Paroles]

J’ai déjà fait un parallèle en novembre dernier. Sérieux, « Si dieu le veut bien ça sera les gens simples contre les ordres » ? Alerte croyant ! Puis « Le système capitaliste n’est qu’un prédateur, regarde dans le monde ce qu’il réalise » … Alerte gauchiste ?

La phrase au-dessus est extraite d’un discours du pape François en octobre dernier à l’occasion d’une rencontre mondiale des mouvements populaires.

« Certains, quand je demande pour les pauvres de la terre, un toit et un travail, disent que ‘le Pape est communiste’ ! Ils ne comprennent pas que la solidarité avec les pauvres est la base même des Évangiles. » #
 

Le discours écolo

« Ces situations provoquent les gémissements de sœur terre, qui se joignent au gémissement des abandonnés du monde, dans une clameur exigeant de nous une autre direction. Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles. [...]  Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes, avant que les nouvelles formes de pouvoir dérivées du paradigme techno-économique ne finissent par raser non seulement la politique mais aussi la liberté et la justice. » #  Paragraphe 53

 Pas seulement écolo, en fait. C’est lié.

 

[Keny Arkana -- Terre mère n'est pas à vendre]

Et, au paragraphe suivant:

« La faiblesse de la réaction politique internationale est frappante. La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l’échec des Sommets mondiaux sur l’environnement. Il y a trop d’intérêts particuliers, et très facilement l’intérêt économique arrive à prévaloir sur le bien commun et à manipuler l’information pour ne pas voir affectés ses projets. »

 

Je n’ai pas grand-chose à dire, finalement. Je vais passer un peu de temps à tout lire, parce que ce n’est pas aussi concis qu’un tract du front de gauche ! C’est aussi beaucoup plus complet, et … Comment ça c’est pas comparable ? Ouais bon, vous m’agacez.

 

Quand même, dans le 3ème chapitre, un titre comme  » CRISE ET CONSÉQUENCES DE L’ANTHROPOCENTRISME MODERNE », c’est badass !

 

L’être éveillé

Je n’ai pas encore parlé du Dalaï-Lama ici. Juste dans le titre. En fait, c’est que j’aurais eu plus tendance à associer un tel discours écolo à un moine bouddhiste. Finalement, c’est toujours la même chose : amour de son prochain.

Alors, voici un morceau du discours du Dalaï Lama, prononcé à sa remise du prix nobel de la Paix, il y a 26 ans.

« Guerre et paix, destruction ou protection de la nature, violation ou défense des droits de l’homme et des libertés démocratiques, misère ou bien-être matériel, existence ou non de valeurs morales et spirituelles, compréhension ou non à l’égard d’autrui ne constituent pas des phénomènes isolés que l’on peut analyser et aborder séparément les uns des autres. Ils sont en fait interdépendants, à tous les niveaux, et doivent être compris dans cette optique complémentaire. »
[...]
Les jeunes de nombreux pays, notamment dans le Nord de l’Europe, ont demandé avec insistance que l’on mette fin à la destruction de l’environnement menée au nom du progrès économique et qui risquait d’être lourde de conséquences redoutables. Et voilà les dirigeants politiques du monde entier qui commencent à prendre des mesures concrètes pour traiter le problème. #

C’était en 1989 en on croyait que le monde devenait écolo. Ça fait un quart de siècle et il est toujours urgent de faire quelque chose pour de vrai, souviens-toi : « Soumission aux finances = échec des sommets pour l’environnement »

 

tumblr_m5jdgqBvjA1ry10fwo1_500 découverte dans Informations
Tenzin est déçu.

Dans tous les cas, à part que Keny Arkana et Jorge Mario Bergoglio soient argentins tous les deux, les trois intervenants dans cet article ont des chances d’être des êtres éveillés. Au moins un petit peu. Peut-être vraiment beaucoup pour Tenzin Gyatso.


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