Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Les princes et le sport, un été en ville

Cet été est un peu étrange pour moi : je vais avoir des vacances. Autrement dit, je n’ai pas de stage, pas de boulot, ni de devoir maison de 20 pages à rendre. A vrai dire, ça me manque d’être lycéenne, parce que d’une part tous mes amis, eux sont en stage ou en voyage ou loin, et que d’aurte part je suis en ville dans mon appart, loin de la plage – loin de chez mes parents.

Mais voilà, je suis en vacances, il faut se réjouir ! Finies les échéances, les deadlines comme disent les jeunes, il y a enfin le temps pour passer l’aspirateur.

Les princes et le sport, un été en ville dans Chroniques d'un Gourou

Quoi de plus adapté qu’un bullet journal pour illustrer « deadline » ? Ceci est sur la liste des choses que je ne ferai probablement jamais

Cet après midi, j’avais faim. Trop de temps passé à errer sur la toile comme ne disent pas les jeunes et sur des tutos pour apprendre à coder en C++ (alors que je sais déjà coder en C et en Java, en fait c’est simple), à jouer à Mush que je vous conseille même si être une débutante ça craint.

Bref, puisque j’avais faim et un paquet de goûters prince en ma possession, j’ai mangé un demi paquet. Puis, j’ai téléchargé l’application freelitics (il doit y en avoir un paquet d’autres, mais celle-ci a dépensé plus en marketing alors voilà …).

Alors voilà, quand on reste l’été en ville, je doute que l’on puisse trouver beaucoup de motivations pour avoir un « corps de l’été », tu sais le truc avec des abdos et sans gras, avec du bronzage mais sans marques (et surtout sans poils). A part la culpabilité, les réseaux sociaux qui te bassinent avec leur sport et puis le miroir qui vient te confirmer que tu ne ressembles pas aux gens sur les photos. Enfin. J’ai donc essayé freelitics, en prenant soin de sauter l’étape où ils font payer (même si en soi, si j’étais une vraie citadine avec un salaire, je me serais sans doute laissée tenter – c’est moins cher qu’un abonnement à la salle voire que la piscine).

Ils sont marrants, tous leurs programmes d’entraînement ont un nom de dieu grec, et puis au début ils te font plein d’encouragements mimi : « vous avez fait le bon choix« , « soyez fière de vous-mêmes« …

Puis il y a le premier entraînement, simple et rapide, on télécharge des vidéos pour les regarder et faire pareil d’ailleurs ça pèse lourd tout ça. A l’issue de l’entraînement, pareil, on croirait qu’on vient d’intégrer une secte : « A chaque fois que vous vous penserez incapable de faire quelque chose, souvenez vous de cette séance d’entraînement« . Eh ben, je ne savais pas que 4 minutes d’abdos et de crunchs pouvait révolutionner une vie. Mais ça fait plaisir, si on pouvait m’envoyer des messages comme ça à chaque fois que je rend un compte rendu de TP en physique, mon ego doublerait de volume.

 Bonheur dans Chroniques d'un Gourou

En gros, freelitics c’est des phrases type « body positive » mais en fait ça te demande d’avoir le corps du parfait sportif

Bon quand même, à la fin de ces quatre minutes je me suis dit que le demi paquet de prince prenait de la place dans mon bide. J’aurais dû en manger moins. Mais, mon ego ayant doublé de volume, j’ai voulu tester d’autres « workouts ». Au bout d’une heure (pas non-stop hein, il faut télécharger et regarder les petites vidéos), je crois que je n’avais jamais été aussi transpirante après une séance de sport (d’ailleurs je fais retourner boire de l’eau). On se laisse vite prendre au jeu, avec le chrono qui défile et les petites barres de progression. Je pense que ça peut devenir dangereux au moment où le compte se retrouve lié à facebook ou autre réseau, où on se compare aux autres, et où on se laisse aller à la compétition. Pour avoir déjà fait un malaise en footing après avoir accéléré pour pas qu’un inconnu me rattrape, je sais que c’est risqué *hum*… *ego*…

et puis je me suis souvenue que je suis un peu cardiaque. Méfiez vous des petits exercices saccadés, il faut y aller progressivement c’est mauvais pour votre santé sinon… #pausede30mn#chaudfroid#soif

Enfin voilà, c’était ma première expérience avec une appli pour faire du sport. Je vous dirai si je continue, ou si demain je ne peux plus plier mes abdos. Je me demande aussi à quel point l’appli va me harceler, parce que comme écrit dans le premier message : « Le fait que vous soyer allé.e jusqu’au bout démontre que vous avez la capacité […] de relever le défi freelitics. Alors surmontez le. » *hmmmbrsecte*

Ou alors je vais finir mon paquet de prince.

 essayer

Après ça il faudra faire de belles photos #beachbody sur instagram. Hm.

Et vous, déjà essayé ce genre d’applis ? Déjà mangé des prince ?


La petite soeur

Ce week end, j’avais prévu de participer au casting Elite Model de Paris. Oh je sais, tu vas me dire : woah l’autre comment elle se prend pas pour de la merde, déjà elle veut être modèle mais en plus la meilleure, l’élite. Attends, bouge pas. Si je me suis intéressée à ce casting c’est qu’il s’agit de la plus grande agence de mannequins, donc ils brassent du monde, donc ils ont les moyens de recruter beaucoup de personnes différentes dans leurs castings, donc je peux me fondre dans la masse. Autre point, je corresponds à des critères objectifs tels que la grande taille et la minceur, c’est pas de la beauté, ce sont juste leurs critères.

Je n’y suis pas allée finalement, parce que depuis la veille j’avais développé des critères objectifs de non-photogénie, une colonie de boutons comme à mes 15 ans avait éclos sur un côté de mon visage. Sans doute un signe (pas un signe, une négligence de ma part en fait), parce que ça fait quelques années que ma peau a cessé d’être indécise.

J’en suis très frustrée. Parce que voilà, je m’étais dit que même si je ne suis pas jolie, même si ce casting est uniquement l’occasion de montrer que je ne sais pas marcher en talons à des gamines de 14 ans et demi, je voulais le faire au moins une fois. Et c’était la dernière occasion parce que ces castings sont annuels et que j’ai atteint l’âge limite des 21 ans — je suis périmée.

La petite soeur dans Chroniques d'un Gourou ello-optimized-caabca00
@themandesigns  sur Ello

Si tu me connais, tu vas probablement te dire que non, ce n’est pas moi, cette personne qui veut participer à un concours de meufs maigres en talons hauts. Bah écoute, j’ai l’impression d’en avoir besoin. Je suis d’accord que c’est étrange que j’en aie envie, alors le besoin est une explication que j’ai trouvée.

En seconde, quand j’ai fait du théâtre parce que ça aide à vaincre la timidité, la prof ne m’a même pas remarquée et de toute l’année j’ai regardé les autres jouer sans qu’on m’appelle (enfin si, une fois). Au lycée, j’étais tout le temps voûtée parce que je voulais dissimuler ma grande carcasse. Tout ceci est cohérent, j’ai réussi à m’effacer. Mais avec cette histoire de modèle il ne s’agit pas que de se faire violence pour « enfin » m’exposer au grand moyen jour, de trouver un moyen pour qu’à tout prix on me voie. Non, parce qu’aujourd’hui on me voit, et depuis j’ai refait du théâtre et on m’a laissée jouer. Il s’agit peut-être de pouvoir marcher avec des talons et pas me sentir trop grande (ouh, le problème de riche). Il s’agit quand même de dépasser un truc : être au centre de l’attention. Je suis celle qui, comme beaucoup, traverse une pièce en longeant les murs. Si être devant un objectif me gène, je peux encore moins regarder les gens dans les yeux quand je parle (et ce même quand je vous connais parfois, je suis désolée).

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Matt Semke @catswilleatyou sur Ello

Je n’ai aucune idée de si être modèle photo est plutôt une aide à l’ouverture ou une preuve de timidité. Si c’est un caprice ou un besoin justifié. Mais je suis la petite sœur, je suis la dernière et j’aimerais essayer, pour une fois, d’être le modèle.


Grande question

Cela fait des mois, peut-être des années que cette question me casse la tête. C’est bête, c’est un détail, ce n’est pas la peine d’y penser parce que ça marche tout seul, mais quand même, j’avais besoin d’en parler.

Les feux tricolores. Leur fréquence est elle réglée sur un diviseur de 24 heures ?

Si c’était le cas, on pourrait mettre fin à une conversation de cette façon : « je te laisse, je vais rater le feu de 8h14 ! » et ma vie serait logique et fluide.

Grande question dans Chroniques d'un Gourou

En fait, cela doit dépendre des communes, des feux, et si c’est le cas pour certains feux, c’est le fruit du hasard. Ou alors tous les feux sont comme ça mais ils sont trop rapides pour qu’on le remarque. Un jour, je tiendrais un carnet avec les horaires précis des feux de la circulation dans ma ville.

 

 


Le privé et le politique

C’était un slogan pour la libération des femmes ça, « Le privé est politique » (c’est toujours un slogan féministe). A cette époque où les femmes étaient à la maison, leur vie était du domaine privé, et ça ne communiquait pas avec l’extérieur. Dit plus joliment :  les femmes sont exclues de la citoyenneté et assignées au domestique #.

Alors, pas de travail, pas de droit de vote, pas de pénalisation du « crime passionnel », bref la cata.

Alors oui, le fait qu’aujourd’hui, le privé soit politique, est une bonne chose. Sans parler de la plupart des femmes qui ne sont maintenant plus assignées au domestique, on peut au moins lutter contre les violences conjugales, les maltraitances d’enfants : l’Etat a aussi le monopole de la violence dans nos maisons.

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Source : Ello – Olya van Saane

Alors, par conséquent, je ne vais pas me plaindre directement de ça, tu veux bien ?

Aujourd’hui, en plus d’être des citoyens (donc avec une prise sur l’extérieur), nous sommes aussi des internautes. Et là, on a bien des réglementations qui sont appliquées mais on est un peu flou au niveau du territoire de l’Etat, et puis si tout était contrôlé et limité ça râlerait un peu. Bref, on part beaucoup plus et beaucoup plus vite en c…acahuète sur internet (en particulier sur les réseaux sociaux parce qu’il n’y a plus que ça qui tourne – en plus de candy crush).

Il y a plusieurs choses parties en cacahuète qui m’ont interpelée récemment :

    – La vague d’indignation soulevée par la mort d’un enfant nourri au lait végétal #

    – Le fait, plus général, qu’à force de parler de fake news à tout va, on prône l’existence d’une seule et unique vérité, indiscutable, celle basée sur les chiffres et les faits.

 Bon oui, les chiffres et les faits sont vrais. La vérité n’est pas une opinion. Mais c’est important de douter, comme disait ce bon vieux Descartes.

Donc, avant-hier, je suis tombée sur un post qui disait, en gros « arrêtez de dire que les vegan sont cons, c’est juste que là les parents ont été cons, et d’ailleurs ils n’étaient pas vegan ». C’est l’histoire de gens qui ont décidé que leur enfant était allergique au lait et que du coup du lait d’amande seul suffirait à remplacer ça. Mais ce post est parti en gros jugement du mode de vie des personnes. Parce que d’un coup, vu que ces gens consultaient un « médecin homéopathe », dans la tête des gens ça a dû se transformer en « expert vaudou » (tu sais celui qui laisse des petits mots dans ta boîte aux lettres, qui te promet le retour de l’être aimé et la réussite du permis).

Alors. L’homéopathie exploite l’effet placebo. On dilue un truc dans de l’eau  jusqu’à ce qu’il n’y ait plus du truc (moins d’un atome, quand on fait le calcul, ouioui). Mais les médecins homéopathes sont de vrais médecins, ils ont eu une formation de médecin avant tout, et s’ils voient que ta maladie est grave ils ne vont pas te filer des granules (enfin, pas que). S’ils doivent te vacciner ils ne vont pas t’injecter du sucre mais ils vont faire un vrai vaccin, parce que c’est leur boulot. N’empêche que pour les petits rhumes, il s’avère que l’esprit humain est assez fort pour se convaincre de se soigner avec du sucre.

Tout ça pour dire : mais qui sommes nous pour décider de comment les gens doivent se soigner, ou manger, ou se déplacer ? On peut être des amis, et donner des conseils. On peut être écolos, et conseiller de pas trop prendre l’avion parce que quand même, le décollage de l’avion il consomme autant que ta voiture en une année. On peut être fauché et proposer un covoiturage. Mais ça m’insupporte qu’on décide que je suis une terroriste tueuse d’enfants parce que moi, je bouffe du sucre pour soigner mes rhumes (et certes, je ne traite pas les arbres). (Ouais, je rage à l’écrit, ça te plaît pas hein ?)

Dans ce même débat stérile (les débats en ligne ne sont pas des débats, ce sont des gens qui donnent leur opinion à tour de rôle – un peu comme moi là -, sans tenir compte de l’opinion précédente), on a eu droit également à « vous êtes cons à pas manger de la viande, c’est naturel on a toujours fait ça ». Bah. Si les gens décident de pas manger de viande, il y en aura plus pour nous. Ou autant mais meilleure. Ou moins chère (l’offre, la demande, tout ça…). Donc tant pis pour eux, ils ont décidé.

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Comme ça vous évitez le risque de faire mourir votre gosse.

Le privé devient politique, à mon avis, pour un peu tout et n’importe quoi. Certains individus prétendent détenir LA vérité, celle qui ne change pas avec le temps, et nous arrosent avec sans trop prendre de précautions. Je m’inquiète de l’augmentation de ce phénomène. Parce que le « je n’ai rien à cacher, puisque je n’ai rien à ma reprocher » (les gens, je vous conseille de ne pas venir me dire ça sérieusement, je n’y crois pas) risque de perdre du terrain si rien que pour des modes de vies on peut se faire épingler. 


On partage ?

Vous le savez peut-être, Damien Saez communique avec ceux qui veulent bien l’entendre via le site culturecontreculture, publie textes, chansons est vidéos. On peut en partager deux. Les autres sont réservés aux « manifestants »… Ouais, c’est payant, mais ça se justifie. Je suis d’accord de payer 5 euros par mois pour lire de la poésie est écouter de la musique, parce que 5€ c’est bien moins ce que consomme un fumeur pour ses clopes, bien moins que ce que consomme un buveur pour sa tize.

Est-ce que je me place en traître quand je retranscris ici un morceau de chanson ?

On partage ?  dans Chroniques d'un Gourou l-art-est-public

Je partage parce que je vous invite à écouter la chanson, je partage parce j’aime ce que Saez écrit (sauf quand on a affaire à des prostituées, là j’ai plus de mal), je partage parce que ça me donne la pêche et que j’espère que toi aussi.

EDIT : On peut écouter ce titre sur le site cité plus haut ;)

Elle est gauloise au p’tit vin blanc, elle est contre le gouvernement,
Elle est pas fille des religions, elle est pas putain du pognon
Elle est vent du nord ou d’ouest, elle est vent du sud ou de l’est
Elle est sans abri à la rue, elle est toujours peine perdue
Elle est gitane elle est profane, elle est con la gauloise plane
Elle est toujours fumeuse de joints, elle dort dans les gares en chemin
Elle est solidaire au combat elle est Varsovie Messina
Elle est pas banquière pour un sou, elle est pas botte au garde à vous
Elle est sans abri sans frontière, elle est contre totalitaire
Elle est j’temmerde avec ta thune, elle est vas-y ressers une brune
Elle est ma gueule de Picasso, elle est tous mes potes au pinceau
Kusturica Sarajevo, elle est pas loin la gestapo
Mon européenne c’est pas la Bruxelles, mon européenne c’est pas Genève
C’est pas la thune du marche ou crève, tu sais moi mon européenne
Elle a pas vraiment de frontière, son corps c’est la planète entière
N’en déplaise aux peuples bourgeois, tu sais mon européenne à moi,
Elle est keupon rat sur l’épaule, elle est tatouages de la taule
Elle est accordéon sanglots, elle est accorde moi un tango
Elle est destin des origines, elle est racines gréco-latines
Elle est contre l’union bancaire, elle est mes révolutionnaires
Elle est pote à Mimi Pinson, elle est Roumanie sans pognon
Elle est guillotine pour les rois, elle est plutôt comme toi et moi
Elle est pas médiatique je crois, elle est pas politique bourgeois,
Elle est paysanne au combat, elle est partisane quand elle boit
Elle est ouvrière licenciée, non c’est pas la fille du progrès,
Elle est cantonnée au métro, elle est plutôt manu crado
Elle est nordique nord-africaine, elle est un peu baltique aussi
Elle a des airs de statue grecque, elle a des airs des italies
Qu’on dirait Paris à Venise, on dirait Namur aux marquises
[...]

…Tu veux être mon européenne ?

Et dans un presque même registre, dans cette même idée qu’on peut participer un peu pour obtenir beaucoup, cette idée que l’art peut servir à quelque chose et que la mer ce n’est qu’un gros paquet de gouttes d’eau : Tu veux être ma députée ? Mon député ?

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Les pieds dans la toile

Politiques sécuritaires et surveillance partout.
Les smart cities, bijoux de la technologie de demain, sont les tours d’immeubles d’hier, et le concierge au chômage est devenu un hologramme.
Les retombées du militaire sur le civil n’ont jamais été aussi proches.
Oh ! Oui, la finance est bien plus dangereuse que les armes. Il n’y a pas que des kurdes qui meurent, il y a aussi des sans abris qui gèlent !

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Touche d’humour – Les populations civiles fuient Mossoul, AFP.

Je ne suis pas complotiste, je vois les dessus des icebergs qui fondent, les dessous des icebergs qui se cachent encore mais qui remontent. Mon boulot, c’est d’oublier tout ça. De ne garder que le bijou et la technologie, d’oublier le chômage. Alors j’oublie. Mais en attendant je vois arriver au galop les poneys de la fin de la liberté d’expression – j’entends l’expression sans retombées. C’est déjà trop tard, tu les as vues les photos sur facebook quand elles chargent ? La reconnaissance d’objets dans les images est vraiment performante. Nous sommes capables de faire des algorithmes qui reconnaissent mieux les visages que les humains. Nous ne sommes pas capables de nous cacher, mon identité virtuelle l’est tellement que vous savez tous qui je suis.
Et naïvement, je répète que « je » n’existe pas sur internet. Tiens donc.

Moi aussi je voudrais fuir, tout oublier et me construire une matrice sur mesure où on pourra être anarchistes sans s’entre tuer. Où on pourra élever des moutons et des arbres. Ha-ha. Faire un métier qui me plaît et n’avoir rien à cacher. Avoir l’impression de faire quelque chose de bien pour le monde. Pourvoir communiquer sans craindre. Craindre le « on » qui n’est même pas palpable.
Mais pour communiquer il faut aller où sont les gens… Naïve aussi, de croire qu’en communiquant sur le grand réseau, certes pas tout à fait connexe mais quand même, je pourrais me faire entendre. Je crie dans un gros tas de poussière, ouais ! Et j’éternue après.
Apparemment, il y a des liens qui seraient déréférencés. Pas que les liens vers les terroristes, mais aussi vers les médecines alternatives – laissez donc les gens qui veulent se soigner avec des tisanes préparer leurs tisanes !

Je suis une hippie au mauvais endroit.
J’irai bien hurler sur du papier, il faudra attendre avant qu’il ne devienne de la poussière : pour l’instant le climat est encore suffisamment sec et froid. Comme moi.

A Yoeur.

lol g pa lu


… hag ur wech e oa memestra.

[Dans un souci d’authenticité, je ne traduirai pas cette page. Infos ici]

Evit ar c’hentelioù, hag evit urzhiañ ma buhez dre vras, am eus un deiziataer. Ouzhpenn-se, abaoe penn kentañ ar bloaz am eus un deiziataer vrezhonek, an deiziataer vrezhonek, embannet gant Skol an Emsav. Em buhez pemdeziek ivez, ez implijan alies a-walc’h al lec’hienn « facebook », hag a zo o vezañ troet a youl vat e brezhoneg abaoe ur c’houblad bloavezhioù dija.
Neuze, em buhez pemdeziek e welan ma yezh un tammig. Ober a reer a-wechoù evezhiadennoù diwar-benn ma skramm « peseurt yezh eo se ? », hag e tisplegan eo brezhoneg. Alies ne dalv ket ar boan displegañ, just lavarout ez eo brezhoneg a zo trawalc’h evit an dud, re a geleier war ar memes tro dija. A-wechoù displegañ hepken ez eo ar brezhoneg ur yezh, ket ur rannyezh o tont eus ar galleg hag a vefe komzet hepken gant tud hep deskadurez.
An abardeiz mañ padal, eo bet souezhet ma amezegez klas gant an deiziataer hag a zo ganin. Petra eo brezhoneg, eus pelec’h emañ o tont ? Dibenn ar gentel e oa, ha komzet hon eus un tamm gant ar c’helenner alamaneg. Krediñ a rae-eñ ne oa ket ar brezhoneg ur yezh indezeuropeek zoken ! Gweloc’h eget un « dialekt », atav.
Ha me da gomz diwar benn an nebeut traoù a ouzan diwar fiñvoù pobloù indezeuropeg, ar yezhoù hag a denn d’ar brezhoneg, ar fed ma vefe ur yezh o « genel en-dro » (komzet gant hor mammoù ha tadoù kozh, ket gant ar gerent, met ganeomp ha ‘michañs gant hor bugale – ma vez bugale).

PhilippeManguin-AbbayePaimpont(Orin)

Laouen on o lavarout ez on divyezhzek, lavarout am eus tremenet ar breved e brezhoneg hag ez eo bet ar bak ar wech kentañ din da skrivañ matematikoù e galleg. Loc’h ennon pa gomzan eus Diwan, eus ar chañs am eus bet da vrasaat gant un endro digor war ar bed – digoroc’h eget meur a skolioù/skolajoù/liseoù da nebeutañ, da geñver an dud heñvelreizh da skouer, da geñver an darempredoù gant ar gelennerien, da geñver ar stourmoù dre vras.


…Padal. Padal ne chomer ket divyezhek en un doare peurbadus. Leun a fazioù e tle bezañ an destenn mañ da skouer. Abaoe ouzhpenn 3 bloavezh ne vez ket mui a vrezhoneg er skol, abaoe ouzhpenn ur bloavezh ne vez ket mui brezhoneg komzet er gêr. An dra mañ am eus kontet dija amañ. Diaes eo c’hoazh. Alies e fell din « distreiñ d’ar gêr », met n’am eu « kêr » ebet. Zoken « ti ma gerent » n’eus ket mui anezhi – pe dost. Kollet on. « Er gêr » a zo ma yezh.
« Er gêr » a zo loc’h ennon pa tisplegan d’an dud petra eo brezhoneg. « Er gêr » a zo pa lavaran « trugarez » d’am mignoned nevez, ha ne c’hellont ket kompren. « Er gêr » a zo an hini a garan, ma stourm da glask deskiñ brezhoneg dezhañ.

 

Aon am eus da zistreiñ re ziwezhat, da vezañ bet kollet ar pezh a ra ac’hanon.

Mignoned kozh, n’am eus ket c’hoant da goll ac’hanoc’h, gouzout a ran ne c’hellomp ket en em goll forzh penaos, met lavarout a ran deoc’h : n’eo ket peogwir ez on e lec’h all (e bro C’hall, haha), n’eo ket peogwir ne gomzan ket mui, am eus disoñjet ac’hanoc’h. Un deiz e tistroin « d’ar gêr », ne vern pelec’h, hag e vezit ma « kêr » din-me ivez. 

 


Et l’amour ?

Ah ouais. Déjà le titre de l’article est niais.

– Rappelons que cet article est intimement lié au précédent

Donc, nous avons ci-dessus l’étape première de la procédure : s’excuser (presque).

 On pourrait étendre ceci à l’amitié. Je ne sais pas toi, mais ça me fait pleurer de dire « je t’aime » aux gens. Pourtant, ça n’a pas l’air compliqué, ce sont des gens que je côtoie (ou que j’ai côtoyé) beaucoup, souvent, qui doivent se douter déjà que je les apprécie. Eh bien je ne sais pas leur dire que je les apprécie. Je peux, sans problème, les envoyer chier si quelque chose ne va pas (d’autant plus si je les apprécie beaucoup, curieusement – désolée).

C’est pas exactement pareil pour l’amoureux, précisons ici que je ne place aucunement l’état amoureux au-dessus de l’amitié, mais s’attacher à quelqu’un peut entraîner des crises de panique. Donc pas mieux. Plus … incisif. Intime.

Et l'amour ? dans Chroniques d'un Gourou tumblr_o2npsoevYS1slpi32o1_500

J’ai trouvé ça sur un tumblr.

 

Il se passe que ça ne se fait pas de dire aux gens qu’on les aime. Même en suivant la procédure, même en s’excusant avant et après, même en ramenant des exemples et preuves concrets. Il ne faut pas parce que ça effraie les gens. Et après, ils partent, et c’est triste. A la limite, ça peut passer si tu as bien bu avant de sorte à garantir que personne ne s’en souviendra le lendemain. Je me permets de préciser que je ne suis jamais saoûle, donc je me rappelle, merci. Donc moi, qui ai besoin de mille et une garanties avant de commencer quoi que ce soit (pas dans tous les domaines, d’ailleurs, mais bref), je passe pour une vieille fragile qui commence par « je t’aime » parce que je n’ai pas compris que le je t’aime on le jette à la fin.

Alors, en amitié je reste distante et froide, comme j’en ai l’habitude. En amour, le je t’aime au début est une mise en garde, voilà.

Fuyez tous, j’ai déjà ce qu’il me faut !

Mais pareil, au fond ça m’inquiète toujours un peu, si ça se trouve j’ai mal fait, si ça se trouve ma procédure n’est pas la bonne, j’ai déjà du mal avec le théories en général d’un côté et les sentiments de l’autre, et là on me pond une théorie sur les sentiments. Des sentiments, déjà niais par définition (je croyais), qu’il faut manipuler sans être niais, sans laisser paraître de fragilité.

 moral dans Chroniques d'un Gourou

Spoiler alert ! Encore Izumi.

Donc, je propose qu’on arrête avec ces trucs qualifiés de niais. On a déjà du mal individuellement à gérer ces choses, alors si le groupe, la société impose ses lois par-dessus, on n’est pas rendus.

(De même, tu as le droit (et le gauche) de recracher ces pseudos conseils sur ton voisin – à condition de bien choisir le voisin !)


La bienséance

Soyez vous-mêmes !
Osez l’originalité !
N’ayez pas peur du changement !
Ayez de la personnalité,
Soyez sociables, allez vers les gens.
Ayez un avis sur les choses.
Reprenez donc confiance en vous,
Cessez de procrastiner !
Et gardez le sourire.

C’est beau, les recommandations qui nous pleuvent dessus. Et nous qui les buvons avidement, c’est beau aussi, tiens. Pourquoi est-ce qu’on y croit, hein ? Parce que le monde n’est pas comme ça. Parce que nous ne sommes pas comme ça. Parce que dès que tu vas essayer de dire « il faut croire en la solidarité » (j’ai du mal à trouver les mots, j’ai pas l’habitude), on va te regarder avec des yeux ronds « Waaah l’autre, tu te crois chez les bisounours wesh ! »

Capture
Des patates zadisto-anarcho-bisounours

On est pas là pour avoir l’air gentils, tout de suite on devient de gros naïfs, des hippies-bobo-aracho-niais. Alors, si jamais te vient l’idée – réfléchie – que l’entraide ça peut fonctionner, il y a une procédure à suivre (et crois moi, écoute autour de toi, on la retrouve) :

  1. D’abord, s’excuser (brièvement, sinon on te le reproche) parce que tu es sur le point de dire une énormité.
  2. Énoncer l’énormité, mais ne pas le dire sur un ton trop assuré (rappelons que c’est une énormité) : « Ouais, j’ai entendu dire que dans certains coins reculés, des gens sont autonomes en énergie »
  3. Puis, avoir préparé quelques exemples. Au moins 4 ou 5, parce que seulement un c’est forcément un fake, deux tu as du bol, trois on t’a aidé…
  4. Éventuellement, se justifier : Ah mais non, je ne suis pas comme les enfants qui défendent les animaux parce qu’ils sont mignons ! Parce que oui, se justifier passe souvent par décrédibiliser d’autres (les enfants on peut-être très envie de défendre les animaux et sans que vous ne le sachiez, ils militent déjà à Greenpeace)
  5. Si tu es pris de court, avoir un sujet de conversation différent déjà préparé. Vous en pensez quoi sinon, de la pêche dans le pacifique ? (c’t'un piège, attention)
Il vaut mieux ne pas paraître trop naïf.
Pas trop niais.
Rester critique.
Douter de tout, on n’est jamais trop prudents.
Éviter d’être trop gentil.le
Ne pas s’énerver, on risquerait de croire que ça te tient à cœur.

Alors moi, je me pose une question. Est-ce qu’en ayant peur comme ça d’être jugé pour ses convictions, ses idées, ses suppositions, on arrêterait pas juste de regarder ailleurs ? Est-ce que les étapes 1, 3, et 4 de toute personne qui se respecte qui émet un avis, ne vont-elles pas décourager une autre personne qui croyait vraiment à une alternative quelconque, par exemple le végétarisme, parce que c’est quand même pas habituel, je risquerais de choquer mon entourage, ils ne vont plus me voir de la même façon ?

Cette putain de manie qu’on a de dire « T’es sûr.e que c’est vrai ? Tu penses pas que ça marche deux ans et après tout le monde se fout sur la gueule ? Tu vas devenir anémique ! Vous n’y arriverez jamais, vous n’être pas assez nombreux ! Après tout, ce ne sont que 40 hectares perdus dans la nature, non ? Il y a des riches et des pauvres, c’est comme ça. Ça sert à rien de voter » est peut-être un frein aux initiatives naissantes, aux éventuelles améliorations de notre cadre de vie, à une timide marche vers l’égalité (l’équité, pardon).

pi-and-i

Laissons les gens espérer, croire en quelque chose si ça leur fait du bien.

Et s’il vous plaît, arrêtez de vous justifier et de vous excuser à chaque fois que vous commencez à penser que peut être, les humains peuvent être bons.

 (Ce sont, j’en suis consciente, des recommandations stupides que vous pouvez ajouter aux autres, que vous pouvez boire avidement ou recracher sur votre voisin.)

Et je remets cette chanson à texte parce qu’ici aussi, elle a sa place (PS : elle se trouve dans un article précédent)

Le monde des grands

Vous n’êtes pas votre bulletin de notes !

La société est un processus bien réfléchi. Tout le temps où le bulletin de notes est mauvais, on se sent rabaissé, mais quand il devient bon on est bien content de s’y associer. Si le reste n’est pas terrible, il y a au moins ça. Et maintenant que le bulletin est bon, je ne veux pas que quelqu’un me prenne ma place durement gagnée. On ne me prend pas ce qui me rassure, je mords. J’ai beau avoir une société autour de moi, je suis une bête féroce. Voilà.
Hier, j’ai été à un forum de recrutement pour trouver un stage et apprendre à parler aux gens dans un contexte chelou professionnel. C’est aussi un monde de vautours : quelqu’un vient te voir « tu trouves des entreprises qui te plaisent ? » « Oui », dis-je, et il y en a une qui m’intéresse vraiment que je n’ai pas encore été voir. Et que fait cet interlocuteur ? Il se dirige vers cette entreprise. Alors évidemment, je m’inquiète, il pourrait me voler mon stage. Je suis une ex-hippie perdue dans ce monde de concurrence. Je sais pas ce qui est le pire dans la pensée précédente : que je puisse penser tout de suite qu’il va voler l’offre de stage ou qu’il s’agisse déjà de la mienne ?
Je ne sais pas ce qui est le plus angoissant : se retrouver dans ce contexte ou penser comme un prédateur dans ce contexte ? Parce que je ne suis pas à l’aise, j’ai des comportements que je n’aurais jamais eus avant – crois-je.

Le monde des adultes c’est vraiment pas marrant. Je ne sais même pas comment je l’imaginais, mais ce que je vois n’est pas terrible. Ce que je fais non plus. Le monde des adultes est mauvais à cause de gens comme moi qui ne savent pas comment on fait.


Précarité ou sécurité

Les outils que nous utilisons pour se regarder nous persuadent petit à petit que les autres ne changeront pas.

Cette semaine, j’ai assisté à une conférence de Clair Michalon. Vous trouverez une partie de ce que j’ai écouté dans la vidéo en bas de l’article, je la recommande, c’est intéressant : Mr Michalon nous propose en effet un nouvel outil pour appréhender l’Autre : une échelle précarité/sécurité, où le placement de chacun est relatif, finalement très différente de l’échelle pauvreté/richesse à laquelle on pourrait penser. Il développe ensuite autour de cet outil ce qu’est la culture, la tradition.

Il y a quelque chose qui n’est pas abordé dans la vidéo du dessous (je l’ai écouté 3h pas 15mn), c’est la situation des femmes, dans le monde, suivant le placement sur l’échelle précarité/sécurité et les époques. Je n’ai pas été d’accord sur tout mais le point de vue est intéressant.

Plaçons-nous dans un contexte ultra précaire. Ce qui importe, c’est la survie du groupe, au profit de l’individu, puisque dans ce contexte se tromper c’est mourir. Alors, pour maintenir le groupe à long terme, la solution est de se reproduire. Étant donné qu’il faut peu d’hommes pour procréer, la survie du groupe ne dépend que du nombre de femmes, par conséquent on protège les femmes. Jusque là ce n’est pas grand chose, on a juste le « les femmes et les enfants d’abord ! » qui retentit quand un bateau coule. Limite, on pourrait nourrir un peu mieux les femmes mais ça ne se voit plus aujourd’hui.

Au bout d’un moment, il se passe quand même un truc, c’est que les humains se battent. Ils se font la guerre – et ce pour la survie de leur groupe, on va dire. Et là, on envoie les hommes se battre, parce que les femmes garantissent la survie du groupe. Tout va encore bien, mais puisque ce sont les hommes qui vont se faire tuer ils demandent le droit de choisir où et quand ils se battent.

Choisir où et quand on se bat, ça s’appelle le pouvoir.

Et à partir de ce moment là, quand les hommes ont le pouvoir et se séparent du groupe pour aller combattre, vivent entre eux quand ils partent en campagne, vient la séparation des hommes et des femmes. Loin des femmes naît la frustration des hommes. En revenant vers les femmes, les hommes frustrés deviennent violents (et c’est là que je ne suis pas d’accord) donc on décide de protéger les femmes. On les laisse à part, on les cache, on les voile, parce que les hommes ont des pulsions, tu vois. Et c’est un cercle vicieux. Ce qu’il faut retenir c’est que ce schéma est le même quelque soit l’endroit (et dans une moindre mesure, l’époque), tant que l’on se place sur le côté précaire de l’échelle.

courrierinternational2

(Courrier International)

Sur le côté sécurisé de l’échelle, celui où l’enjeu n’est pas de survivre mais d’avoir du pouvoir d’achat, il importe peu d’être un homme ou une femme, donc les statuts homme/femme vont avoir tendance à converger.

Et maintenant, on se demande pourquoi les droits des femmes reculent partout, entre autres aux États-Unis avec leur président qui impose aux ONG de choisir entre exister (être financées) et proposer un service de planning familial aux femmes #.  Le message de la conférence était que si on n’apprend pas à voir, à écouter les autres, on va se mettre à glisser du côté précaire de l’échelle. Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre, il va falloir cohabiter et partager les ressources. Pas gagner plus mais vivre mieux.  

A méditer.

 

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#GOBonheur

Le grand oral du bonheur, c’était jeudi 8 décembre. Les résultats de l’enquête sur le bonheur des jeunes, avec pas seulement les données brutes mais aussi les corrélations intéressantes.

Le but de l’enquête, c’était d’évaluer le bonheur des jeunes, ainsi que ce qui fait le bonheur des jeunes.

Le lieu du grand oral a été choisi en lien avec ce qui ressortait de l’enquête : rendez vous dans un vieil amphi au Grands Voisins, hôpital désaffecté dans le centre de Paris. En fait d’hôpital, c’est une ancienne maternité, je sais pas si c’est cool ou glauque … Les grands Voisins, c’est maintenant un lieu de dialogue et de partage, on se croirait dans un projet d’éco-village, il y a des couleurs, des paroles et des plantes partout.

 

Pour arriver à l’amphi, il a fallu traverser le lieu, en suivant des ballons. On avait tous 8 ans et on allait à l’anniversaire d’un copain. En arrivant, on a même le droit à un cocktail sans alcool, et à des capotes vegan … Que du bonheur.

En arrivant par là, on se dit que mince, les 50 000 jeunes interrogés par l’enquête sont tous des hippies qui mangent du houmous à la betterave (essayez, c’est bon). Et si vous souhaitez protester, alors laissez moi vous dire que pour cette enquête, Génération Cobayes a travaillé avec de « vrais » sociologues en faisant bien attention aux questions pour pas que ça soit trop fermé.

La méthodologie de l’enquête :

  1.  Phase exploratoire qualitative réalisée de janvier à mars 2016 : on va voir des jeunes, et on leur pose des questions ouvertes sur le bonheur (leur bonheur, leur avis sur le bonheur). On en ressort des grands axes, des thèmes.
  2.  Conception puis diffusion du questionnaire via un site internet dédié, du 1er septembre au 31 octobre 2016
  3.  53 000 jeunes répondent en ligne sur la base du volontariat
  4.  Analyse et tri de l’effectif en un échantillon statistiquement représentatif des 18-35 ans. Parce que les calculs ne sont pas faits sur les données brutes, par exemple il y a une plus grande proportion de bac +4 dans les répondants que dans la vraie vie, alors on rend l’échantillon représentatif.

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Bon, vous pouvez avoir accès aux 200 pages de résultats sur le site.

J’ai bien aimé la façon dont les résultats ont été présentés. J’ai envie de dire : réaliste mais positif. Il n’a pas été question de corrélations pour différencier le bonheur des femmes de celui des hommes, il n’a pas été question de terrorisme mais plutôt de montée des extrêmes en politique, peu d’évocation de la sécurité et plus de vivre ensemble.

Les 18-35 ans (et je pense, surtout les 18-25 ans) sont plutôt définis comme une génération du travailler moins pour gagner moins, qui veulent construire la société de demain sans faire (du tout) confiance aux représentants politiques, sans savoir comment non plus, et en privilégiant leur santé donc leur cadre de vie.

 

Aspect intéressant : pendant la soirée, le mot-dièse (oui c’est hashtag, je sais, mais ici on parle français) #GOBonheur sur Twitter a fleuri un peu partout, mais ne connaissant pas twitter je ne peux pas dire si c’est bien. Ça a juste eu l’air beaucoup.

Quatre youtubeurs et quatre décideurs politiques étaient présents. Tous les partis avaient été conviés à l’oral du bonheur, mais seuls les verts et le front de gauche (à moins que ça ait changé de nom) étaient présents. Sinon, il y avait le responsable (je sais pas le poste exact) du service civique et Laurent Berger, de la CFDT.


Je n’ai pas de pays

Quand on parle bien, on dit apatride. Mais ce n’est pas vraiment ça. Je suis française et j’ai de la chance. J’ai « les papiers qu’il faut »,  j’ai « la tête de l’emploi », merci.

Il y a des gens qui traversent le monde pour vivre mieux, certains arrivent en région parisienne et cherchent à s’intégrer. Et ils ne reverront peut-être jamais leur pays. Je commence à comprendre à quel point c’est difficile. On comprend ce que c’est de perdre sa famille et ses amis, de tout laisser derrière soi. On n’imagine pas ce que c’est, perdre une langue, une culture, un  environnement particulier.

La première partie, ce n’est pas moi. Je peux voir ma famille plusieurs fois par an, et mes amis « d’avant » pendant les vacances. Par contre, la seconde …

Je n'ai pas de pays dans Chroniques d'un Gourou Mur

C’est la quatrième année où je n’entends plus ma langue à l’école. Je ne l’entends plus en rentrant chez moi, depuis deux ans. Seulement quelques phrases de temps en temps au téléphone, quelques mots que j’ai appris à mon amoureux. Des textes que je lis, des messages échangés. Et voilà. On nous dit souvent : « N’oublie pas d’où tu viens ». Je me sens déracinée. Je sais d’où je viens et je veux y être. Je veux rentrer « chez moi » mais ce chez moi est abstrait.

Le pire, les enfants, c’est que je ne suis pas à l’étranger. Je parle français, la langue unique de la république Une et Indivisible tous les jours. Me voilà prête à déménager à l’étranger, il me suffira – encore – de changer de langue. Et cette fois-ci, mon entourage saura être compréhensif, j’aurai le statut d’immigrée.

Je suis bretonne et je veux entendre ma langue. Je suis bretonne et je veux rentrer dans mon pays. Mais vous croyez tous que je ne suis jamais partie, que mon pays c’est la France et que c’est bien égal.


Encore un fantasme.

Il y a des mois de ça, nous faisions la connaissance de Bob, un sapiosexuel. Le sapiosexuel est attiré par les personnes intelligentes, et plus si affinités : cultivées, avec un emploi stable, et je suis sûre que s’ils font la cuisine c’est pas de refus.

Maintenant, on commence à se poser des questions sur le monde du numérique, et comment il intervient dans nos vies. Non, je ne veux pas garder le suspense trop longtemps : Bob peut cumuler et devenir un datasexuel. Premièrement, ça fait un peu geek, c’est branché (sans mauvais jeu de mot … quoique si), le datasexuel est encore plus hype que le simple metrosexuel.

datasutra

Pour se fondre dans la masse …

Deuxièmement, ça stimule le mental : Le datasexuel, c’est l’individu que vous trouverez sur les réseaux sociaux, celui qui va observer des tas de profils sur les sites de rencontre et devenir celui que tout le monde désire – statistiquement. C’est la personne qui va, depuis son smartphone à 800 euros, écrire ce que vous voulez lire, et aussi montrer ce que vous voulez voir. Eh oui, le datasexuel prend aussi soin de son apparence (parce que si t’as suivi, il est celui que tout le monde désire, et statistiquement, on désire aussi l’apparence). Et puis d’ailleurs, l’individu (devrais-je dire l’entité ?) datasexuel prend soin de tout ce qu’il fait parce qu’il partage tout sur son twitter, sur instagram, sur tumblr…

Bob a décidé de partager tout ses repas sur Instagram. Et aussi toute la musique qu’il écoute. Enfin, toute la musique que tu écoutes. Parce que non seulement Bob écoute de la musique géniale et mange des trucs super bons et sains, il le fait exactement comme toi tu essaies de faire – c’est d’ailleurs pour cela que tu le suis.

Mais dis, il y a un problème … Bob aime se faire suivre !

 Mais il y a quand même un truc qu’on a perdu de vue. C’est que Bob est exigeant. Bob est toujours sapiosexuel, il aime l’intelligence, et il se sent toujours très seul. En plus d’être ego centré (sérieusement, partage tout ce que tu fais et te faire suivre pour ça ?). Alors, Bob va tomber amoureux de son système d’exploitation (d’où la nécessité de bien connaître son Datasutra, ci-dessus), et inspirer le maaagnifique film Her sorti en 2013 – Bob étant meilleur que tout le monde, il fait de la science fiction dans le passé. Mais Her, c’est juste une histoire de relation à distance.

Bob, t’es con, tu n’as rien inventé, même si tu avais peut être un super smartphone et que ta copine était toujours disponible quand tu l’appelais.

A ce propos, une critique de Her - et je sens que ce film va me courir sur le haricot, les ovaires et les orteils pendant mes prochains cours de sciences humaines … 

Sources :
Quel datasexuel êtes vous ? #
Etes vous datasexuel ? #
Pour l’illustration : Asexual humor #

Pourcentage

Bientôt la rentrée. Dans les écoles d’ingénieurs, les première années arrivent avec leurs affaires, s’installent dans leurs studios et on leur promet que le week-end d’intégration sera le meilleur de leur vie.

Avec eux tombent les chiffres. Combien sont-ils, d’où viennent-ils … Mais combien sont-elles ?

J’ai la chance de vois la vérité à travers un filtre, moi qui suis sur un campus partagé avec une école de commerce. Ici i y a des filles.

Pourcentage dans Chroniques d'un Gourou ellosk10

Tiens, une orange qui fait du skate

Mais ailleurs, les campus atteignent difficilement 10%. 20 personnes de sexe féminin dans la marée d’une grande école. Juste 8 dans une autre. Pourtant elles étaient attendues, les nouvelles, dans ces écoles où c’est toujours pareil.

Ces chiffres sont là depuis leur entrée en prépa. Ils émergeaient déjà au passage du bac S. Ça ne devrait pas être le cas pourtant. Même si tout le monde le sait déjà, ce n’est pas une histoire de niveau. Pas une histoire d’hormones ou de règles ou de … je sais pas. Une histoire de « on dit » et d’habitudes, de traditions peut-être. Dîtes moi que vous pousserez vos filles à devenir ingénieur, et ce jusqu’à ce qu’il y ait au moins du 40% – 60% dans les écoles.

captur10 école dans Chroniques d'un Gourou

Pour toute la sagesse que ce message contient

Parce qu’à force d’inégalités ici, je me prends dans la gueule là-bas des « mais t’es pas une vraie fille ? » « tu fais de l’informatique, t’as renoncé à ta féminité ? » 

Ce n’est pas NORMAL, arrivés en 2016, qu’à cette rentrée encore il y ait un fossé pareil. *soupir*


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