Je n'ai qu'une chose à te dire…



Juillet

Un article au titre évocateur, c’est tout ce que je peux faire pour le moment. C’est difficile de ne pas avoir de vacances quand les jours sont longs et chauds.

Je t’écris ça et pourtant, j’ai commencé mon mois de juillet à l’autre de bout du monde, dans le vent et la brume de mer du Pacifique, en Californie. Fin juin, mon boulot m’y déplaçait pour présenter mes travaux à une conférence, alors j’ai pris une semaine de congés. Mes vacances. Je n’étais jamais partie aussi loin, j’ai vu et vécu plein de choses que j’aurais pu vivre mois loin, pour sûr, mais elles avaient un goût particulier, ces expériences. A l’image de l’océan Pacifique, qui frappe les côte de ses vagues, qui pourrait avoir l’air de l’Atlantique, et pourtant il y a ce quelque chose qui change. Je ne sais pas quoi. Mais c’est un autre océan. La Californie, c’est la Bretagne en plus froid et avec moins souvent des nuages, c’est comme chez moi mais avec un autre océan et des séquoias.

Juillet dans Chroniques d'un Gourou img_2019
Mon journal de bord en voyage. Toujours.

Le retour au boulot - parce que j’ai bossé le lendemain du retour – était un peu flottant. A croire que la fatigue, une fois le jetlag passé, n’est qu’un état d’esprit : celui où on n’a pas l’occasion de marcher 30km par jour.

Le mois des vacances des autres, donc. J’ai pris des transports en plus pour rendre visite à des amis. Rapidement pour une soirée, manger dans un restau éthiopien ou boire un chocolat chaud dans un bar et trinquer avec les bières en happy hour des autres. Et prendre le train pour un week-end et nager, manger, jouer aux palets bretons et danser à quatre heures du matin, regarder ces gens jouer de la musique dès qu’on leur met un instrument dans les mains, rêver d’une vie concrète.

J’ai eu peu d’échanges avec la famille, à part des cartes postales que j’ai envoyées de loin. Ils ont tout plein de changements à vivre et je ne veux pas y ajouter tout de suite ma présence. Je prévois ça pour le mois prochain. Mais tu sais, mes ami.e.s sont particulières : c’est aussi un peu ma famille. En écho avec ce que j’ai lu juste avant de rédiger l’article : l’amour des proches c’est aussi plein d’énergie et de temps. C’est beau mais c’est difficile, ça nécessite de la force à mon avis. Mais c’est beau. Et honnêtement, je ne sais pas ce qui me donne cette force. L’amour que je porte en retour et … la nécessité d’être forte ?

 

Je te fais des bisous, lectrice, lecteur, robot de monétisation ou d’indexation.

Cet article est une participation au défi #monmoisàmoi de Justine


  1. Justine écrit:

    Je suis touchée par cette délicate attention (de participer à ce petit défi et d’avoir mentionné mon article en ce qui concerne le passage sur l’amour des proches) et heureuse de découvrir que ton mois à été aussi rythmé par un voyage mais qu’il a, pourtant, été bien différent du mien. Oui, les amis sont aussi la famille, qu’on a choisi. Et bien sûr, quand on aime, on donne pas mal de temps et d’énergie. On a tendance à ne pas y penser, parce que c’est comme ça que ça se passe, les liens sociaux, mais tu as raison de le mentionner. Ce n’est pas rien d’aimer.

    A très vite et encore merci <3

    Citer | Posté 10 août 2019, 10 août 2019 à 7 h 30 min

    Répondre

    • Grou' écrit:

      J’aime bien aussi le parallèle entre nos deux voyages, chacune d’un côté de la planète. Comme tu dis, c’étaient deux voyages très différents, mais parfois je me retrouvais dans tes récits :) De rien pour la mention, ça me paraît normal et j’ai peut-être même une tendance à trop tout mentionner haha !
      Merci à toi d’être passée :)

      Citer | Posté 10 août 2019, 10 août 2019 à 18 h 08 min

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