Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Dire les choses

Je suis une personne solitaire
Si je te rencontre c’est que j’ai choisi
Quand je sors de chez moi c’est que j’ai besoin
Je suis casanière, renfermée
Si je m’ouvre à toi c’est que j’en ai envie
Et c’est rare
Je n’ai pas de mal à parler de mon intimité
J’ai beaucoup plus de mal à te montrer
Peu de gens entrent chez moi
Comme peu de gens entrent dans ma tête
Ceux qui entrent chez moi peuvent sortir
Dans ma tête ils restent
Et il y a peu d’espace dans cette tête.
 
Je suis une personne fatiguée
Voir le monde me fatigue, ou me peine
Je suis une personne sensible
Parce que même l’étrangère, l’étranger m’importent
Avant même d’avoir vraiment croisé leurs regards
Je les estime parce qu’elles sont le monde
Et ça me peine de ne pas être assez
 
Je suis une personne renfermée
Parce que je ne veux pas tout te donner
Il faut que je l’aie décidé
Et je ne suis pas disponible
Je ne peux pas me donner
Pas même me prêter
Je n’ai pas l’énergie
Il faut encore que je me justifie
J’ai l’air d’une petite fille
Qui voudrait savoir à quoi elle sert
 
Je ne dois rien à personne, je ne suis pas là pour servir.
 
Dire les choses dans Chroniques d'un Gourou ello-optimized-958a9c73
@jm_photography23 on ello.co

 

J’avais prévu autre chose. Je n’avais même pas prévu de publier aujourd’hui, ni les jours à venir. Mais comme l’illustre l’image ci-dessus, c’est sorti tout seul.

 


La culture

Depuis le début du mois, j’ai commencé à avoir une vie de salariée en entreprise, et j’ai des collègues et tout. On discute pas mal à la pause déjeuner, il y a même une pause-café le matin où on boit du thé, parfois on mange aussi du chocolat.

Pour les pauses, précisons que j’ai fait un stage en Allemagne juste avant et le thé on le buvait devant notre écran, la pause repas était bouclée en trois quarts d’heure, mais au moins on partait tôt. Du coup j’ai pas encore l’habitude et je suis encore surprise.

On a des discussions assez variées, entre boulot et actualité. Le truc, c’est que je ne m’attendais pas à ce que ça parle politique. Pour moi, parler politique, ça voulait dire nuire à son employabilité. Peut-être que c’est effectivement le cas, et qu’on aime vivre dangereusement. Parfois, ça parle aussi culture ou religion, enfin c’est quand même toujours un peu politique, puisque apparemment la culture n’est pas la même pour tout le monde (!)

 La culture dans Chroniques d'un Gourou ello-c10
Christoph Eberle – Peinture à l’huile

C’est pas surprenant, il y a des gens qui vont à l’opéra, d’autres en festival, d’autres au cinéma – ceux qui font ces trois activités apparemment sont plus rares. Très vite, en parlant culture, on voit qu’il y a des niches. Je ne sais pas comment l’exprimer clairement, ce n’est pas vraiment du mépris, c’est juste qu’il faut connaître, et ça c’est pas donné à tout le monde.

Désolée, mais je le perçois un peu comme du mépris. Ça m’a posé de vraies questions, il y a eu des critiques sur les gens qui ne vont au théâtre voir que des pièces de personnes connues et ne prennent pas de risques. Honnêtement, quand on connaît pas trop le milieu, on s’attend à des places de théâtre ultra chères, et donc on ne va pas se risquer à aller voir des « petites pièces », autant se construire une culture avec des classiques. Et là encore, on va au théâtre. Je croyais que aller au théâtre c’était déjà réservé à une population restreinte, et un peu aux classes des collèges et lycées.

C’est une bonne chose, je trouve, de pouvoir aller au théâtre grâce à l’école. Et là, merci de ne pas critiquer « qu’ils ne vont voir que des noms connus », bah ouais. Déjà que pour ces pièces là il faut plusieurs heures en cours de français pour étudier la pièce, pour pouvoir comprendre ce qu’il se passe, une fois au théâtre. Personnellement, j’aurais un peu d’appréhension à me rendre voir une pièce un peu alternative où il y a de nombreux concepts à maîtriser — ce n’est pas ça pour toutes les pièces mais là c’est de ça qu’il était question — et là aussi est-ce que c’est du mépris ? Parce que malheureusement, nous ne sommes pas dans ce monde idéal ou la culture et les concepts chelous sont accessibles à toutes et à tous.

 fig10 Culture dans Chroniques d'un Gourou
Ce genre de blagues nulles qui ne font pas rire tout le monde

Et d’un autre côté, je ne voudrais pas dire que tous ces artistes qui montent des pièces de théâtre aux concepts un peu barrés et peu accessibles sont à bannir. C’est important les artistes, et il faut se méfier parce que tous les totalitarismes commencent par décider de ce qui est de l’art acceptable ou non : tou.te.s devraient être libres de se produire, et accessibles à tou.te.s.

Il n’y a que la première partie qui est vraie, l’art et la culture n’est décidément pas accessible s’il y a des gens pour mépriser ceux qui ne comprennent pas et des gens pour mépriser l’art (moi compris, j’ai fini par dire que c’était quand même ultra-bobo ces petites pièces élitistes, mea culpa).

 

A quel point on approche du totalitarisme ?

 

Je finirai en partageant l’avis de Justine (corrige-moi s’il faut) sur la culture : partageons, partageons ce qu’on connaît. Le totalitarisme, à mon avis, c’est autant le mépris que l’incompréhension. Si on est plus fort.e.s ensemble, on est surtout plus cultivé.e.s ensembles, et par conséquent plus fort.e.s.

 

39931610 éducation
Est-ce que je marche sur des œufs avec ce genre d’article ?

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