Je n'ai qu'une chose à te dire…



Le parcours

Depuis que j’ai quitté le lycée, j’ai suivi une voie et je ne l’ai pas quittée. J’ai été cette personne docile qui suit les panneaux, ou qui à défaut, continue tout droit.

A l’approche de chaque nouvelle étape, quand vient la fin – le diplôme, le concours, l’examen – j’ai fantasmé la suite, j’ai projeté mon désir de repos et mon envie de reconnaissance.

A chaque nouvelle étape, le bout de la route est dans la brume.

Tout ce repos, tous ces accomplissements que j’ai fantasmés, ce ne sont que d’autres morceaux du chemin. Et sur ce chemin, j’avance contre le vent, ou contre le courant.

Ça aussi, je l’ai rêvé : enfin, arriver sur une voie tranquille où tout deviendrait simple. Après tout, ça a été difficile avant.

Le parcours dans Chroniques d'un Gourou jardin10

Mais je ne suis pas satisfaite. Le calme est tellement passager. La facilité est toujours un mensonge.

J’ai encore le vent de face et pourtant le contexte a changé, et pourtant je suis encore sur une énième « dernière ligne droite ». C’est fatiguant.

Hier, j’ai rédigé des lettres de motivation, refait mon CV, pour m’engager dans la prochaine « dernière ligne droite ». Tant que la suite est dans la brume, elle m’intrigue, elle m’attire, elle me motive encore.

 

Et puis, je ne voudrais pas que cette brume se lève. C’est déjà assez de parfois se demander si toutes ces étapes passées ont un sens, un intérêt. Lire ailleurs que les gens comme moi, qui ont un chemin tout tracé, ont une vie bien trop simple. Oui, parfois je me déteste d’avoir choisi cette vie trop simple tellement elle est compliquée.

 

Je ne sais pas quand je pourrais souffler.


  1. Justine écrit:

    Je suis plutôt l’inverse, depuis le bac je fais un peu n’importe quoi, je fais une fac, je laisse tomber, une autre, je laisse tomber, je change de voie, je ne vais pas au bout, mais j’avance tout doucement. Mais j’ai arrêté de me blâmer, parce que je fais ce que j’ai envie de faire, le plus souvent possible, et c’est l’essentiel, je pense. Tu devrais y songer, peut-être ? :)

    Citer | Posté 16 mai 2018, 16 mai 2018 à 15 h 06 min

    Répondre

    • Grou' écrit:

      Il y a un décalage tellement grand entre les gens qui savent déjà quel métier ils voulaient faire à 8 ans et les autres… Ça serait tellement pratique d’avoir un destin tout tracé des le plus jeune âge ! Mais c’est là qu’intervient le concept de liberté, de libre arbitre. On a tendance à valoriser ceux qui savent – ou qui pensent savoir – alors que se sont les moins libres. Tu fais bien de ne pas te blâmer, le jugement des autres – de la société ? – doit être amplement suffisant. Et en attendant, tu exerces ton droit de choisir :)
      Et, pour ma part, je suis juste rigide – genre à l’extrême de la persévérance – et je ne crois pas être capable de changer, j’aurais l’impression de trahir mon ancienne moi (j’utilise des mots un peu forts mais c’est l’idée ^^’)

      Citer | Posté 16 mai 2018, 16 mai 2018 à 15 h 53 min

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