Je n'ai qu'une chose à te dire…



Le progrès

Toi aussi, tu te dis parfois « j’ai pas le temps pour ces bêtises », et c’est à ce moment là qu’un flot ininterrompu de caractères vient inonder ton logiciel de traitement de texte ?

Le progrès dans Chroniques d'un Gourou milada-vigerova-61030#

J’ai commencé à lire « La révolte des premiers de la classe » et ça m’a fait penser à plusieurs choses.

Le fait que dans les écoles d’ingé (celle où je suis au moins), on remarque que « le marché du travail n’a jamais été aussi tendu depuis 25 ans », et ce sont les chiffres qui parlent, ce n’est plus le moment de nous rassurer avec les chiffres du chômage (il y en a certains que ça rassure ?). Est-ce que ce marché du travail est tendu parce que les gens n’y restent pas ? Oh non, bien sûr, il y a aussi le fait que le numérique est en plein essor, que les besoins technologiques pour supporter l’applicatif grandissant sont énormes. Il y a cette course à l’échalote où on fuit quelque chose et on ne veut pas s’avouer ce que c’est. Il y a la table du chapelier fou (si tu lis bien c’est ma deuxième référence à Alice au Pays des Merveilles), à laquelle nous sommes tous assis, et quand on finit le thé et les gâteaux devant nous on passe à la chaise suivante. Ce n’est pas moi qui le dis aujourd’hui, c’est Norbert Wiener - le père de la cybernétique - en 1954. Il y a des scientifiques qui se réveillent à ce sujet depuis quelques semaines, et des dirigeants qui, peut-être, vont se mettre à brasser de l’air dans le bon sens.

Mais quand même. Dans ce livre, La révolte des premiers de la classe, il est écrit que les diplômés de l’enseignement supérieur ont un sentiment de vacuité, d’aliénation. Les professions dites « intellectuelles » le sont de moins en moins. Alors est-ce que cette course à l’innovation applicative a-t-elle un sens ? (Ma réponse est non, j’ai parlé de course à l’échalote, enfin…). Et la course à l’innovation technologique qui la supporte a-t-elle une autre raison d’être que de supporter la précédente ? Je veux dire, si c’était le cas, les diplômés ne se sentiraient-ils pas utiles ?

… Il y a autre chose. Ces gens que l’on trouve dans le livre ont eu une sorte de « révélation » après quelques années en entreprise ou à la fin de leurs études. Moi je suis déjà un peu défaitiste et je n’ai pas fini mes études. J’ai envie de servir à quelque chose mais toutes ces informations en paquets me découragent.

Je veux croire que mes études ont un sens. Je veux participer à réduire la consommation énergétique qu’ont nos réseaux (3% à 10% de la dépense d’énergie mondiale, selon les sources !). Mais au fond je ferais mieux d’éteindre ce PC, de résilier ma box fibre, d’arrêter complètement de manger de la viande (?)

 dans Informations
Songkhla (Thaïlande). 30 novembre. Photo AFP

Quelques références pour cet article :

Climat en PLS : L’appel des scientifiques en novembre, le mode de développement occidental en cause
Les enfants sont un vrai faux problème : bientôt 10 milliards sur Terre, la natalité des plus pauvres n’est pas le problème
 L’alimentation et le mode de vie en question : la végéphobie
« Les dirigeants qui brassent de l’air dans le bon sens », à suivre … Macron, aujourd’hui
(PS : l’abonnement au Monde c’est pas si cher et je trouve que ça vaut le coup – oui j’ai eu les 6 mois pour 1€)

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