Je n'ai qu'une chose à te dire…


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Aujourd’hui, de la poésie

Des armes, des chouettes, des brillantes,
Des qu’il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu’il faut caresser comme pour le plaisir
L’autre, celui qui fait rêver les communiantes

Des armes bleues comme la terre,
Des qu’il faut se garder au chaud au fond de l’âme,
Dans les yeux, dans le coeur, dans les bras d’une femme,
Qu’on garde au fond de soi comme on garde un mystère

Des armes au secret des jours,
Sous l’herbe, dans le ciel, et puis dans l’écriture,
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures,
Et qui mettent la poésie dans les discours.

Des armes, des armes, des armes,
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d’un vers français brillant comme une larme.

Des Armes, Léo Ferré (1969)

C’est sans doute un des premiers poèmes que j’ai appris par cœur. L’album « Des visages, des figures » de Noir Désir est sorti le 11 septembre 2001 (quelle date emblématique), et nous l’écoutions dans la voiture à chaque long trajet – chaque semaine mes parents roulaient deux fois deux heures. Un poème mis en musique passe le message du poème, et plus encore. Un poème mis en musique se retient plus facilement, aussi. D’ailleurs, quand tu apprends un poème, n’as-tu pas une mélodie qui l’accompagne en tête ?

Aujourd'hui, de la poésie dans Chroniques d'un Gourou tumblr_mnrhimCNdp1rj8vkao1_1280

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Par curiosité, j’ai voulu lire des analyses de ce texte. Et j’y ai trouvé de quoi compléter un article précédent, Bleu.

Deuxième strophe : « Des armes, bleues comme la terre ». Le bleu est la couleur des artistes, couleur divine (Morbleu !) et couleur de l’amour. D’autres disent couleur de l’amour pour les artistes (tu sais, ces gens un peu différents mais/donc fascinants … Tss. Pour moi ce sont tous ceux qui s’autorisent le rêve, ce sont les autres qui sont différents). Donc oui, le bleu est une couleur chaude. Merci Julie Maroh.  Il y a aussi la dimension spatiale (pas n=3 mais l’exploration de l’espace) puisque le texte date de 1969 : il est tout frais que la Terre est vraiment une planète bleue. Mais cette dernière partie relève possiblement de la sur-interprétation (dans la catégorie : on le dit mais c’est peut-être inconscient même chez l’artiste).

Ce sont les armes qui sont bleues : il y a un rapport amour/haine puisque les armes peuvent aussi être positives ici : la poésie est une arme, les mots sont une arme, les poètes peuvent mettre le feu aux dernières cigarettes [des condamnés à mort].

Le-1er-de-la-classe Couleur dans Chroniques d'un Gourou

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Analyses : # # #

(la dernière est « l’analyse des silences dans les musiques populaires actuelles », que de questions existentielles ! Haha)


Changement de base

Considérations mathématiques sur ma vie. 

Changement de base dans Chroniques d'un Gourou tumblr_nr8qm2BbgP1ted1sho1_1280#

Au début, je voulais parler de changement de dimension, mais en vrai rien, d’un point de vue extérieur, n’a changé. Seulement ma perception (et tu verras par là # ou ici # que ça m’a tracassée – comme un nain). Il y a des dimensions, prenons n=5 (au-delà ça devient vraiment dur à suivre), et il y a comment on les exploite. On les exploite toutes, c’est aussi pourquoi « changement de dimension » n’était pas satisfaisant. Exemples : je me suis pris un mur, j’ai exploité les 3 dimensions de l’espace. J’ai tellement dormi que j’ai loupé un cours de l’après-midi, j’ai exploité la dimension (4) du temps et la cinquième si c’est celle du rêve.

La base n’est pas orthonormée, j’entends pas là qu’on ne donne pas le même poids à toutes les dimensions. D’accord, pour largeur et hauteur on ne fera pas de jaloux. Mais la cinquième dimension, dans ma base, était négligeable devant les autres. Disons que le projeté de ma vie (aïe !) sur la cinquième dimension était – et est sans doute encore un peu – très petit par rapport au reste (espace et temps).

J’ai décidé de rêver. J’ai décidé que puisque je n’ai plus autant de temps pour dormir, j’allais augmenter le poids donné à la cinquième dimension dans ma base. Après tout, le rêve est indépendant du temps. 


Le psy du blog – Le blog du psy.

Ça revient souvent, l’affirmation « pas besoin de psy, j’ai un blog ». Dernièrement ici : #, par exemple. Quand on inverse, « pas besoin de blog, j’ai un psy », on vérifie assez vite que c’est faux : certain.e.s parlent de leur psy sur leur blog. Ou d’un conseiller de vie (ça passe mieux, ‘faut croire. Et puis pas besoin de diplôme pour exercer ça). Mais comme ce n’est pas rigoureux d’inverser les phrases comme ça, je propose de prendre la contraposée : « J’ai besoin d’un psy, donc j’ai un blog » (la virgule dans la première phrase faisait office de « car »). On peut considérer que nous sommes tous névrosés, alors que font ceux qui n’ont pas encore de blog ? Cette affirmation pourrait être mal prise par certaines blogueuses (dans ce cas précisons que la réciproque : « J’ai un blog donc j’ai besoin d’un psy », n’est absolument pas ce que j’affirme ici). Et puis zut, depuis quand « raconter sa vie » = « consulter un psy » ?

Le psy du blog - Le blog du psy.  tumblr_nvex5bMoy91ted1sho1_1280#

J’ai un blog et je suis névrosée. J’ai un blog et je n’y mets pas tous mes espoirs. Défouloir peut être mais je n’y raconte pas ma vie : je raconte ce que je veux. Il y a seulement ce que je veux sur ce blog. (Par contre je ne mens pas..). J’ai un blog mais je sais qu’il faudrait plus que raconter ma vie et éventuellement l’analyser pour soigner mon esprit. Un (bon) psy pourrait m’aider à comprendre. Des lecteurs m’aident « juste » à réfléchir – ce n’est pas leur rôle de trifouiller dans ma vie privée (t’entends ? C’est moi qui décide ! Mouhahaha !) (En vrai ça doit quand même aider, hein). J’ai un blog et il m’aide parfois à réfléchir.

J’ai un blog et c’est fun.


Le mec au hasard dans le RER

Au hasard, j’ai demandé à cette personne si le RER allait bien où je voulais. Au hasard, je me suis installée dans un wagon presque vide et quand il est venu me parler j’ai continué la conversation. On ne peut pas déterminer le discours de chaque personne dans les transports d’île de France, on ne pet pas en faire une moyenne, ni même en trouver les grandes lignes. Surtout que moi, je ne suis pas d’ici et je pense que ça se voit. Peut-être que cette personne avec qui j’ai discuté était prise au hasard dans une population RER C – fin de journée. Son discours servira pour les autres, tant que je n’ai pas rencontré d’autres personnes au hasard pour contrebalancer son point de vue.

Le mec au hasard dans le RER dans Chroniques d'un Gourou Cascata-Skogafoss-Islanda_600x450

Approche tout à fait classique, du moins facile au vu de ma sale gueule : dure journée, hein ?  Fatiguant, la vie ? Bref, quelque chose comme ça. Moi, oui, je suis fatiguée : je réponds « oui ». Il s’avère que ce mec bosse dur, trois emplois dont au moins un au noir, bâtiment, ménages, « commerce » (j’ai des doutes quant à la signification du dernier). Ah non, je n’ai pas ce mérite, moi je fais encore mes études. T’as quel âge, 20 ans ? Oui, presque. Oui, après mes études je chercherai un travail.  Oui, j’ai un copain – de quoi je me mêle ? Et comment tu as amené cette question ?

Il me dit qu’il vaut mieux avoir une femme/une compagne/un compagnon français, « là ça va » parce que ça travaille, ça ramène de l’argent. Parce que la vie est chère, que rien qu’avec le loyer et les charges type électricité et abonnement téléphonique, il reste juste de quoi manger. Parce que la femme à la maison elle va demander des sous à son mari mais il lui reste, quoi, dix euros ? Lui n’a pas de copine ni de femme. Lui, il cherche.

Il m’a demandé plusieurs fois : « et à la fin, on a quoi ? ». On parlait bas parce qu’on était dans le wagon, je t’avoue que je ne comprenais pas tout du premier coup, alors on est partis au niveau des portes. « A la fin », c’est « 75 ans, la retraite ». Rien que cette affirmation, purée que c’est triste. Il m’a déjà dit que travailler comme couvreur au noir, ça veut dire pas d’échafaudage, ça veut dire tu tombes t’es mort. Ou sérieusement handicapé, et sans assurance (on s’en doutait). Ah oui ça gagne bien mieux que les ménages, mais c’est dangereux. Et maintenant il me dit que tout ça se finit à 75 ans. Qu’à 72 ans, si t’es toujours en vie, t’es susceptible d’encore monter sur les toits. Et donc, si tu arrives à 75 ans, il y a la retraite.

« A la fin », est-ce que tu restes en France ? Non, la vie est moins chère ailleurs. Encore faut-il recevoir une éventuelle retraite française. « Donne-moi le prix d’une maison à la Martinique ». Il m’a donné (puisque je ne trouvais pas) le prix d’une maison en Bretagne. Les maisons auxquelles on pense ne doivent pas être les mêmes. Nos façons de dépenser une retraite non plus. Il y a un décalage entre : je me tue au boulot avec un salaire de merde et je paye une maison luxueuse avec des employés pour faire le ménage dedans. (Malheureusement, ça ne fonctionne pas au mérite.) …Et puis je prends le taxi aussi, tiens. Après, il te reste 100 euros sur les 400 de la retraite. Pour les cigarettes ou l’hôpital  ? Je pense qu’il veut illustrer un « pas assez », un choix forcé. En vrai, la question ne se pose pas, si ?

***

Et il y a sa conception du couple, du mariage, des enfants (parce que concevoir des enfants, c’est intéressant). Je ne voulais pas faire d’article féministe ou apparenté (il y a des gens à qui ça fait peur : bouh !). Il m’arrive de faire d’autres choses, en fait. Là, je risque de retomber dans le thème, pourtant il n’est question que de société. Société et coutumes, habitudes, idées reçues.

« Par exemple, tu te maries avec moi ». Par exemple … Exemple beaucoup employé par monsieur. Tss. Plusieurs théories intéressantes à retenir : 1.Si tu ne fais pas d’enfants, je cherche une autre femme. Est-ce que tu reste célibataire ? Non, parce que 2.*Dessine un sexe féminin avec ses mains* Deux fois par semaine ! Si si, ou alors tu as un problème dans la tête. Aussi, 3. La loi t’interdit de travailler avant que tes enfants aient trois ans.

« Quoi, tu ne penses pas avoir d’enfants avant 25 ans ? Et quand vas-tu te marier ? » Il aurait pu croiser une personne « normale » qui veut deux enfants un jour. Alors que moi,  comment te dire ? Je veux planter des arbres. Et je ne pense pas que monsieur soit ouvert à cette idée. Déjà que « les enfants » se sont transformés en « un fils » pour lui au long de son discours, j’aurais pu vouloir des gosses, être un pissenlit et pourtant ne pas être d’accord avec lui.

En fait, il posait le fait d’être quittée par son mari comme un drame (deux fois par semaine !) alors que c’est pas choquant (dans sa vision des choses en tous cas) : en effet, le mari est celui qui arrive après que ton copain se soit lassé de toi. Disons que tu te maries par dépit, parce qu’il faut des enfants. Et même ces fameuses deux fois par semaine ne sont plus un argument, puisqu’il m’a dit qu’une fois les enfants faits, le mari se détourne de sa femme. Alors, on se découvre un problème dans la tête ?

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Quand je suis descendue du RER, il m’a dit qu’on pouvait se rappeler. Je ne connais pas son nom, encore moins son numéro, c’est la personne au hasard dans le RER, peut-être que j’en verrai d’autres.


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