Je n'ai qu'une chose à te dire…


Un Gourou représenté.

Voici un blog. Écrit par moi. Disons mon blog.

Il contient des morceaux de ma vie, des bouts d’informations, peut-être même des morceaux de pain, d’oseille sauvage, des graines de tournesol, oubliés au détour d’un article !

En attendant des nouveaux articles, ne néglige pas les vieux, je me suis appliquée pour les faire aussi !

Je me présente >là< et il y a une rétrospective >ici<

Un Gourou représenté. dans Chroniques d'un Gourou OonaSterenn

 

Là, en dessous, il peut y avoir de la pub. C’est insupportable mais si je n’en veux plus il faut payer. Alors Zut

(Ou sinon, tu cliques sur « Zut », tu n’es pas obligé de lire, et tu télécharges adblock).


Pas sociologue

Parfois, je me dis que j’aurais aimé faire des études de sociologie. Déjà, parce que c’est intéressant, et ensuite parce que ça légitimerait un peu mon avis quand je veux parler société et politique. On me l’a déjà reproché : tu es qui, pour donner ton avis ? Et puis j’en ai déjà parlé plusieurs fois mais on nous demande de plus en plus de garanties dès qu’il s’agit de s’exprimer sur un sujet un peu délicat.

Je m’explique : au détour d’un argument pour le végétarisme on sera attaqué sur notre méconnaissance de la vitamine B12, au détour d’une supposition sur son propre mal-être il on nous reprochera de ne pas être allé consulter un.e spécialiste ou de ne pas avoir mis une centaine d’euros dans un test de QI. Bref.

 Pas sociologue dans Chroniques d'un Gourou ello-xhdpi-d9da42be
Photo par Giuliana Massaro, @holybipolar sur ello.co

Depuis le début des manifestations de gilets jaunes, je n’ose pas trop lire le journal. La conséquence directe étant que je ne vois que des images et gros titres non sollicités en passant sur les réseaux sociaux, ce qui est moins bon niveau information neutre.

Honnêtement, ces histoires de gilets jaunes me font un peu le même effet que les pro-Macron fin 2016 et globalement avant les présidentielles : tellement enjoués que ça me blase. pour ne pas dire que ça me saoule

Mais cette fois ci, il paraît que c’est du mépris de classe d’être blasés, et puis les blocages augmentent, c’est comme une bonne vieille grève, on devient tou.te.s concerné.e.s. Ne souhaitant pas me mouiller dans ce dont je parle ci-dessus, je voulais vous partager l’avis que Titiou Lecoq (#blog #twitter #slate) donne dans sa newsletter à laquelle je suis abonnée et que je vous recommande.

Je n’ai présentement le popotin sur aucune chaise. Mon suivi des actualités ressemble à une immense partie de ni oui, ni non. Quand j’écoute les infos, je suis étonnée de l’étonnement face à ce mouvement. Le plus surprenant a toujours été pour moi de constater que les gens ne se révoltaient pas et acceptaient un système profondément injuste qui jouait en leur défaveur. Pourquoi accepter les règles d’un jeu auquel on est toujours perdant?

D’un autre côté, quand je vais lire les publications sur les pages Facebook des «gilets jaunes», je suis écœurée par le nombre de propos sexistes, racistes, antisémites, homophobes –grosso modo, Emmanuel Macron serait un homosexuel à la solde des banquiers juifs et arabes, avec une épouse qui serait évidemment une catin. Je suis atterrée par le nombre d’intox complotistes qui circulent et me font m’interroger sur la pertinence d’un système démocratique dans ce contexte.

Je suis sincèrement convaincue que ce système économique et politique est moisi, mais le genre de société à laquelle j’aspire ne pourra pas être mise en place par des mecs avec des barres de fer.

Et en même temps, je trouve un peu paradoxales ces condamnations unanimes de la violence. Je ne dis pas qu’il ne faut pas condamner la violence, mais enfin, ayez un minimum de cohérence. On nous serine, comme fondement du roman national, la Révolution française; on se glorifie des insurrections populaires; dans les livres scolaires, on a des gravures représentant des têtes coupées que l’on promène gaiement au bout d’une fourche; on nous fait apprendre «La Marseillaise»… Bref, on nous élève dans l’idée que la France, c’est du sang et des barricades face aux injustices, et ensuite, on nous dit qu’aucune injustice présente ne justifierait de recours à la violence –et en même temps que le recours à la violence de la police contre des lycéennes et des lycéens serait normal. C’est le monde à l’envers.

On ne peut pas dire que 1789, c’était merveilleux et casser la mâchoire d’un jeune à coup de flashball parce qu’il aurait incendié une poubelle. Même au nom de l’État de droit, selon la formule consacrée. Vous pouvez demander à n’importe quel éducateur ou éducatrice, on n’obtient jamais l’ordre par les coups, les menaces ou l’humiliation. Ce que l’on voit dans la vidéo des jeunes à Mantes-la-Jolie ne se discute pas sous l’angle de ce qu’ils ont fait. Ils peuvent être interpellés et jugés, mais dans cette séquence, les policiers cherchent à obtenir leur soumission par l’humiliation –et c’est le meilleur moyen d’obtenir l’effet inverse. Je souscris à cette pétition en tant qu’ancienne lycéenne ayant participé à des manifs et des blocages mais n’a jamais subi une telle répression.

>> La suite

La suite est toute aussi instructive, ça cite du Victor Hugo et tout, mais je ne me sentais pas de tout copier/coller. Mis à part la partie sur la Marseillaise (le sang impur, il ne s’agit pas de celui des ennemis, mais celui des républicains qui chantent, ce qui rend la chanson déjà plus belle et humble), je me retrouve dans ce que Titiou Lecoq écrit, et elle le formule bien mieux que ce que j’aurais pu faire. Après tout, je n’ai pas fait les études pour.

Toujours pour s’informer, je n’ai pas encore pris le temps ni eu la motivation pour lire l’article du blog La Nébuleuse, qui a l’air bien documenté et plutôt complet pour tenter de comprendre ce mouvement (oui, je le recommande sans l’avoir lu).

Je vous fais des bisous, y compris et surtout pour n’avoir pas cessé votre lecture à la première occurrence de « gilets jaunes » dans l’article.


C’est peut-être un signe

Elle m’a dit de relire le thème après au moins huit jours. Après quasiment deux mois, je me suis sentie prête à le faire. Et après avoir tout relu, je vais vous raconter la fois où Ornella m’a fait mon thème astral.

C'est peut-être un signe dans Chroniques d'un Gourou mandala-1
#Source

L’astrologie, ce n’est pas complètement nouveau pour moi, j’ai un premier vague souvenir à treize ans de la maman d’une amie qui m’avait fait un thème pour l’année (qui s’appelle une révolution, je crois). Je n’ai retenu de ça que « cette année, tu vas devoir te rendre compte que tes ami.e.s ne sont pas tes ami.e.s pour tout, tu vas devoir les trier« . Je ne me souviens même pas qu’on m’ait parlé d’ascendant. On m’avait aussi dit que, ma maman ayant voulu rester pendant la consultation, on n’avait pas pu tout me dire.

Il y a quelques années, ma mère à son tour s’y est intéressée, elle a commencé à apprendre. Mon thème (comme celui d’autres connaissances/personnes de la famille) a été un peu un bac à sable. Mais comme elle apprenait, me faire mon thème aurait été risqué, et puis personnellement je pense que c’est comme la psychothérapie : on ne travaille pas avec des membres de sa famille.

Alors, quand l’année dernière Ornella a mis en jeu un thème astral sur la plateforme Hellocoton, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin être attentive, de comprendre ce que l’astrologie avait de si fascinant.

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Un morceau de ma carte du ciel, mais ça dit tellement de choses que vous ne l’aurez pas en entier sauf cas de force majeure

Après avoir reçu les informations nécessaires à son calcul (lieu et date de naissance, heure de naissance), Ornella m’a envoyé ma carte du ciel par mail, ce fameux disque gradué autour duquel gravitent les symboles de planètes – ça me fait penser à un mandala, puis m’a appelée. La consultation a duré une bonne heure, j’ai reçu des explications pour chaque nouveau concept introduit (et croyez-moi, il y en a un paquet !) et j’ai pu poser les questions qui me passaient par la tête.

L’astrologue a accès à tellement d’informations avec ce fameux disque ! Au départ, c’est déroutant puisque c’est une inconnue qui vous connaît. Puis, c’est troublant parce qu’en plus de vous connaître (par exemple de vous dire vos points de caractère), l’astrologue vous fait découvrir, prendre conscience de, comprendre certaines choses.

Tout au long de la séance, j’ai continué à poser des questions à Ornella, pour être sûre de ne pas trop perdre le fil. Elle décrit clairement le thème, mais j’étais parfois encore surprise de ses analyses faîtes au cours des minutes précédentes, les questions étaient aussi pour laisser à mon cerveau le temps de souffler.

 

J’ai pu mettre un mot sur ce que j’appelais « l’Ego », mon caractère têtu : je suis orgueilleuse. Cet orgueil, ce n’est pas le mépris des autres, mais plutôt une déception de ce que j’obtiens, cette tendance à forcer au-delà de ce que je devrais seulement parce que je veux plus, ou mieux. Et ça, je ne pensais pas que ça se trouverait dans un thème astral, quelque chose qui est fixé dès la naissance.

En fait, l’estime de soi, la façon de réfléchir, le relationnel, le professionnel, tout y est. Pour toutes ces choses, où je n’arrivais pas à trouver les mots ni à exprimer mon ressenti, Ornella a eu les mots. Ou devrais dire « a vu les mots » dans le thème. Et ça va même plus loin : elle a pu analyser mes points faibles niveau santé (!!)

Oui, le « attention aux hanches » en fin de séance, auquel je ne m’attendais pas - quoi, mes hanches dans un thème astral ? – sachant que j’avais des douleurs précisément là depuis quelques jours, ça calme un peu.

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Cette photo est une allusion au nom du blog d’Ornella. Ça marche ?

Honnêtement, je m’attendais à entendre des généralités aux airs de prédictions, des tournures un peu mystérieuses et auto-réalisatrices, mais pas du tout. Je pense que connaître son thème peut permettre de se concentrer sur ce dont on a besoin et de lâcher ce sur quoi on s’acharne et qui n’est peut-être pas adapté (exemple : « Elle déteste partir de chez elle », sachant qu’au moment de faire ce thème j’étais occupée à me lamenter sur mon immobilité, mon attachement aux choses : je me suis dit d’accord, c’est un problème plus ancré qu’il n’y paraît, ce n’est sans doute pas si grave de ne pas réussir à bouger d’ici, je me préparerai mieux la prochaine fois).

 

Ah et puis, ce n’est a priori pas un truc de sceptiques scientifiques, ouais l’influence des planètes c’est n’importe quoi, j’y crois pas, etc. A vous aussi je vous le conseille. Pas en vous disant que c’est calculé sur l’influence des planètes avec les lois de l’attraction de Newton, mais en acceptant que ça peut être symbolique. On ne se réincarne peut-être pas, mais il y a sans doute une symbolique du karma qui te donnera des infos sur toi, ici et maintenant.

 

Je vous invite à faire un tour sur le blog d’Ornella, et à vous demander si pour Noël vous n’offririez pas des informations fascinantes et des conseils plutôt que du plastique non recyclable qui finira dans une baleine (pooooh comment je juge ! Oui, il paraîtrait que je manque d’indulgence, mais je vais travailler dessus, promis).


Une empathie « mal placée »

C’est fatiguant d’entendre que les personnes militantes sont violentes dans leurs propos, pas crédibles, et bonus si elles sont de genre féminin, « hystériques ». Pour le dernier point, j’invite tout le monde à se rendre sur le dernier article de La parenthèse psy : « Tous pervers narcissiques ? » et j’invite à ne pas faire ce genre de diagnostic soi-même, de sorte que le vocabulaire médical reste utilisé à bon escient. Et puis aussi il y a tellement de choses à dire sur la féminité considérée comme une maladie, mais pas aujourd’hui (enfin quand même : #là #ici et #là).

On va partir de ces constats :
– C’est difficile de discuter, d’argumenter, quand quelque chose nous tient à cœur.
– On a tous des seuils de tolérance différents
– Qu’elle qu’elle soit, on a une sensibilité (sauf les fameux pervers narcissiques du début peut être)

Je connais des militant.e.s qui s’indignent de tout. A les entendre énumérer tous les malheurs du monde, les injustices, je ne veux plus vraiment les écouter. Je leur dis « tu te fais du mal » . Ce sont aussi des personnes qui vont tenter, en vain, de discuter avec les trolls et les réactionnaires des réseaux sociaux, et s’en prendre plein la gueule — cercle vicieux pour elles.eux, leur monde n’en est que plus violent.
Puis, dans une discussion calme entre amis, on en viendra à discuter inégalités. Cette personne va tout de suite monter au créneau. Rhôlala, ces féministes sont vraiment extrêmes ! … Cercle vicieux (et puis sérieusement, cesser de penser ça, le féminisme est rarement extrême).

Une empathie
Les landes arides de l’internet où les idéologies s’affrontent

J’ai pris l’exemple du féminisme parce que c’est assez classique. Mais il se passe tellement de choses sur cette planète qu’on a pléthore de causes à défendre, des tonnes d’injustices à renverser. Et, suivant notre seuil de tolérance, savoir qu’il y a des injustices va nous faire du mal.

Même sans être militant.e d’ailleurs : je connais une personne qui a fait une dépression, et pour s’en sortir elle a arrêté de lire/écouter/regarder les infos. Elle se prenait le malheur de plein fouet et cela la bloquait pour aller mieux de son côté. Ce n’est pas de l’indifférence, au contraire : j’ai envie de dire que son empathie était mal placée, qu’au lieu d’avoir l’empathie qui fait qu’on aide la veille voisine à traverser la rue elle avait l’empathie qui fait qu’on se sent coupable quand le monde va mal.

Alors on a probablement tous cet.te ami.e militant.e qui s’emporte pour « des détails ». N’oublions pas que cette personne souffre. Que si on a pas son empathie-boulet qui fait souffrir pour chaque inégalité du pays, on peut avoir l’empathie qui fait qu’on aide ses amis, et qu’on peut par conséquent aider cette personne militante qui « se prend trop la tête quand même ». Si cette personne s’énerve vite, ce n’est pas qu’elle est violente, mais que le monde est violent. Oh et, spoiler, si quelqu’un peut en souffrir, c’est que ce n’est pas un détail.

Aimons-nous, bordel.

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La couleur dans la grisaille, telle l’amour dans ce monde de fous.

Je fais des blagues

… et je ris toute seule.
 
On pourrait faire un autre pavé sur le fait que je me sente en décalage avec les gens. J’ai préféré la démonstration par l’exemple :
Ce week end, mon coloc et moi étions sur le canapé à discuter « diktat du sport » — comprendre : nous nous sommes inscrit.e.s en club d’athlétisme et nos camarades viennent tous avec leur t-shirt de « finisher » de grandes courses, marathons et pire plus. Là, mon cerveau est parti en roue libre, et la « blague » est sortie : Si Marat avait été un coureur, on aurait pu l’appeler marathon, et il ne serait pas mort puisque le marat-thon survit dans une baignoire.

Alleeez, ne me remerciez pas pour cette franche rigolade.
…Je sais que tu n’as pas ri.
Mon coloc est resté interdit, parce que j’avais l’air de bien m’amuser toute seule, et que tout le monde ne pense pas, en parlant de course à pied, que Marat est un révolutionnaire français et député montagnard qui fut assassiné dans sa baignoire en 1793. Et une fois qu’on a cette information, la blague est encore plutôt mauvaise, avoue, tout ça pour un jeu de mots douteux avec du poisson.
 
Bref, morale de l’histoire : ayez pitié de votre pote qui fait des blagues nulles et qui rit tout.e seul.e, c’est peut-être une personne qui réfléchit trop.

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Pour la peine, cette autre blague nulle pour illuminer votre journée (je me surpasse aujourd’hui)

Riz ou pâtes ?

Aujourd’hui, j’ai tenté la recette que Nymeria donnait sur son blog à l’occasion d’une Ode à la sauce soja (oui, ce blog est chouette).
J’ai réalisé grâce à son article que ça pouvait être simple de cuisiner un truc qui contient des ingrédients que je n’ai jamais utilisés, à savoir les pâtes de riz. La difficulté principale étant la présentation de la recette : Nymeria l’a écrite comme une histoire, donc c’est sympa à lire mais quand on prépare il faut trouver les éléments (oui bon c’est une difficulté niveau école primaire, pardonnez mon manque de concentration).

Riz ou pâtes ? dans Chroniques d'un Gourou img_2013
Des légumes à la poêle, ça je sais faire.

L’autre difficulté est que j’ai découvert il y a peu mon intolérance au gluten, donc j’ai décidé de tout arrêter pendant trois mois (le temps de régénération des cellules des intestins, je ne fais pas toujours les choses au hasard) et de voir ce que ça donne. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai regardé la composition de la sauce soja et lu : Eau, graines de soja, blé, sel. J’étais toute joyeuse à l’idée de manger des pâtes de riz, donc de pouvoir manger des pâtes, mais il a fallu revoir mes ambitions.

Pour les handicapés de l’intestin comme moi, sachez qu’il existe de la sauce soja sans gluten, la « Tamari ». Et pardonnez-moi encore, je ne suis absolument pas familière avec les produits d’Asie, j’utilisais jusqu’à présent la sauce soja uniquement pour saler mon riz. Dans la marque où je l’ai achetée, elle est même halal, je peux dormir tranquille.

img_2012 cuisine dans Chroniques d'un Gourou

Enfin voilà, j’ai donc réalisé un repas sans gluten et relativement instagrammable, précisons également que j’adore faire des photos de nourriture pour mon usage personnel depuis qu’un appareil photo m’a été offert en 2008, je ne suis donc pas complètement victime des réseaux sociaux,
Cordialement.

 
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Avec des noix de cajou pour la finition.
 
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Ceci risque de se retrouver sur un réseau social bientôt, peut-être, quand même.

Une précision supplémentaire : en respectant à peu près les proportions données ici et en adaptant pour une personne, ce fut copieux. Oui, ce qui est photographié ci-dessus, je l’ai mangé seule. C’est l’essai du midi pour que ce soir je ne rate pas le repas pour la coloc (pluuuuuus de pâââââtes).

Enfin voilà, merci Nymeria :)

D’autres articles cuisine ici : #cuisine.
Il y a dans ce tags des articles sans rapports avec la cuisine, au secours.

 


Je suis sportive

Un échappatoire ou un objectif,
Le soulagement et la fatigue, à bout de souffle,
De l’endorphine puis des courbatures.

 

Ma pratique sportive ressort de temps en temps dans les déballages de vie ici, sous forme de bilans et sous forme de doute. J’ai compris très tôt que courir me permettait d’évacuer le stress, de vider ma tête, méditer en quelques sortes. Pas loin derrière, j’ai aussi compris que j’allais avoir souvent besoin d’évacuer du stress.

 

Je suis une coureuse. Parce qu’il suffit d’avoir des chaussures pour ce sport, pas besoin de ballon ou d’amis, pas besoin de payer l’entrée comme pour la piscine, pas besoin d’avoir un équipement coûteux et capricieux comme un vélo (toujours plus capricieux que l’absence d’équipement). Bon, aujourd’hui c’est un peu mentir parce que j’achète des baskets de qualité à renouveler tous les 600 kilomètres en moyenne. Mon truc : les changer en période de soldes ou tomber sur un magasin en déstockage avec des produits à moitié prix.

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2014.

L’intensité de ma pratique sportive est, sans surprise, fonction de mon état d’esprit ou de ma situation. J’ai beaucoup progressé en classes prépa, avec des sorties une à deux fois par semaines, une petite dizaine de kilomètres. J’ai ralenti ensuite, complètement arrêté quand j’ai découvert malgré moi une anémie importante, puis doucement repris en intégrant la muscu au poids de corps (parce qu’il fallait bien renforcer ce petit corps fragile – j’ai d’ailleurs pu reprendre quelques kilos grâce à ça). Cette reprise en juillet 2017 correspond à un mois presque complet de solitude, il fallait que je m’occupe. J’ai ensuite tranquillement maintenu ma forme jusqu’à mon départ en Allemagne cette année.

Je suis partie en Allemagne pour six mois de stage, avec déjà l’objectif d’intensifier le sport. C’est de ce pays que viennent de nombreuses applications « coach » sportives, sans compter que les allemands sont - dans mon imaginaire en tous cas, puis ceux que j’ai rencontrés aussi - plus attentifs à la santé physique et donc plus sportifs qu’en France. C’est soit à cause de ma décision à la base, soit à cause des aléas de la vie, mais je me suis sentie très seule là-bas, malgré plusieurs rencontres super et un ami que je connaissais déjà sur place. Et plus je me sentais seule, plus il fallait que je pense à autre chose - ou à rien du tout - donc je partais courir et faisais des séances de muscu au poids de corps. Ces séances étaient une excuse pour ne pas sortir. Cercle vicieux.

Je m’en voulais de vivre dans le paraître mais c’est facile de s’y raccrocher, quand c’est le positif de mon activité.

 Je suis sportive dans Chroniques d'un Gourou img_2011

Et au fond, il y a les Alpes.

Cette fois-ci, j’ai d’abord perdu du poids, et je me suis inquiétée de façon un peu exagérée. Je ne crois pas m’être recentrée sur mon bonheur, plutôt sur ma coquille. Fini le sport plaisir, le sport santé, bonjour le sport échappatoire, et un peu l’excès aussi, le sport-coquille.

 

Je suis de retour « chez moi », un chez moi relatif mais où j’ai plus de repères. Je ne veux pas que la pratique sportive devienne quelque chose de négatif, ou de dangereux. Alors je me suis inscrite en club. J’espère y recevoir des conseils et du soutien. Et en même temps, je m’aventure dans une toute nouvelle forme de sport : le sport-compétition, le sport faire-un-temps. Alors que déjà sans ça mon ego a toujours été dans cette quête du dépassement.

 

En découvrant les réseaux sociaux de sport et les sportifs sur les réseaux sociaux, et en tentant de m’écouter ou au moins de me comprendre après coup, je crois avoir compris un truc : le sportif qui veut se dépasser, qui partage ses performances, qui expose un corps « parfait » n’est pas là pour te culpabiliser. Il affronte le regard du monde à sa façon, pour probablement se préparer à affronter son propre regard. Les réseaux sociaux et le physique sont deux énormes miroirs et nos sensibilités sont là entre les deux. Mon objectif est de me focaliser sur ce que je veux, ce que je peux. Je vous partage mes performances parce que j’ai besoin d’approbation, parce que c’est ce que j’ai trouvé pour avancer, mais je ne voudrais pas vous culpabiliser. Prenez soin de vous.

1anchg10 courir dans Chroniques d'un Gourou

Évolution de la coquille entre juillet 2017 et Aout 2018.
Même si je l’ai « faite » pour de mauvaises raisons, je l’apprécie. Et vue ma condition physique au départ – toute molle – ce changement physique est accessible à beaucoup d’entre nous.

« Le grand retour de l’anti-capitalisme »

Je me suis rendue ce samedi à une rencontre dans le cadre de la cinquième édition du Monde Festival à Paris, avec pour thème « aimer ». Je n’en avais jamais entendu parler, mais puisque depuis le début de cette année je suis abonnée au Monde – grâce à leur offre étudiante à 1€ les six premiers mois (depuis je paye le prix fort mais après tout il n’y a rien de mal à donner de l’argent à des journalistes), la probabilité pour que je sois au courant a augmenté.
J’ai voulu réserver des places pour deux événements, mais je suis restée sur liste d’attente pour « Clitoris, le grand tabou ». Qu’à cela ne tienne, je vais vous raconter « Aimer le capitalisme et les entreprises ? Le grand retour de l’anti-capitalisme » (oui certes, c’est moins sexy comme nom).

Commençons par un aparté : le cadre (!) Les rencontres et débats du festival ont eu lieu à l’opéra Garnier, l’opéra Bastille et aux Bouffes du Nord. Perso, j’ai été à l’opéra Garnier, pas dans la salle d’opéra mais dans le Grand Foyer (la galerie bordée d’un balcon qui donne sur la place de l’Opéra). Mis à part la chaise en plastique sur laquelle j’ai eu du mal à tenir immobile pendant près de deux heures, c’est assez magique de se rendre – gratuitement ! – dans un tel endroit, entrer par la façade, n’avoir que son nom de famille à donner pour avoir une place - behoui j’ai réservé, monter les grandes marches, lever le nez vers les peintures et sculptures et dorures de ce palais Garnier. On s’y sent tellement bobo-hipster-parisien ! Ou juste chanceux de pouvoir visiter des monuments comme ça parce que c’est public.

Il y avait peu de monde à cette « rencontre » (pas vraiment un débat, ni une conférence), animée par le journaliste du Monde Philippe Escande. Les invités étaient Chef d’entreprise, Économiste, Entrepreneure, Philosophe.
En introduction, Pascal Bruckner (le philosophe) nous a parlé d’une nécessaire réappropriation, de défense de l’argent contre son appropriation par les riches. L’argent a existé avant le capitalisme, et c’est tout de même un outil intéressant. Élise Huillery, l’économiste, nous a rappelé une réalité simple qui est la suivante : le capitalisme génère les inégalités. Ce n’est pas un point de vue, c’est mathématique : tant que le rendement du capital sera plus élevé que la croissance, les salaires augmenteront moins vite que le capital, donc celleux qui ne détiennent pas de capital se verront devenir de plus en plus pauvres relativement à ceux qui détiennent du capital (actionnaires, propriétaires). Une solution pour résorber ces inégalités étant de les compenser par une redistribution volontariste (pas besoin, donc et selon elle, d’être anti-capitaliste). Jean-Dominique Senard est PDG du groupe Michelin. Il nous a présenté les différentes formes de capitalisme existantes et souhaitables/raisonnables. Son message est qu’il est « urgent de réinventer un capitalisme responsable« . Enfin, Emmanuelle Duez, auto-entrepreneuse que j’ai déjà eu l’occasion d’écouter dans le cadre de ma scolarité (il y avait quand même une chouette direction des études <3 <3 ), a présenté le problème autrement : comment faire pour que les jeunes aiment l’entreprise ? Parce que si les jeunes n’aiment pas l’entreprise, aujourd’hui, ça se traduit en catastrophe pour l’entreprise. Aujourd’hui, on veut pouvoir adhérer à l’entreprise, y trouver un sens. Et pour la capitalisme, 55% des français pensent que c’est mal mais qu’il n’y a pas d’alternative, alors on espère qu’il changera de tête si on change les entreprise (en gros – et j’ai pas retrouvé la source pour les 55%).

lemond10 dans Informations

Parmi les élément intéressants : la conception du capitalisme dans les différentes parties du monde.

Jean Dominique Senard distingue trois capitalismes : le capitalisme d’Etat (en Chine notamment) où le capital est au service des institutions – long terme, le capitalisme anglo-saxon (Amérique du nord et Royaume-Uni) où les actionnaires font pression pour du profit à très court terme, le capitalisme Européen qui est perdu entre les deux. Élise Huillery et Pascal Bruckner expliquent l’indécision du capitalisme européen (et Français) par une « schizophrénie » de l’individu (qui veut consommer bio mais pas aujourd’hui c’est cher, cuisiner à la maison mais pas aujourd’hui pas le temps) qui s’expliquerait entre autres par l’arrière plan historique et religieux : chez les chrétiens, l’enrichissement est mal vu, et chez les Français on a cet héritage de la révolution qui serait plutôt égalitariste par moments : ça freine le capitalisme. En gros, il y a inadéquation entre désirs/capitalisme et raison/décroissance (ce sont mes mots et j’exagère un peu pour faire court, il n’a pas été question de « décroissance » dans cette partie). En comparaison, le capitalisme d’Etat se porte très bien en Chine où il y a toujours eu cette vision à long terme dans le cadre d’une vaste culture et civilisation millénaire  ; le capitalisme anglo-saxon est décomplexé car il se développe dans un terreau (anciennement ?) protestant où être riche c’est être aimé de dieu. Il a aussi été question du communisme dans cet héritage européen, à propos duquel Pascal Bruckner a eu cette phrase amusante : « Le marxisme, c’est le catholicisme adapté à la classe ouvrière » – donc pas d’excuses pour l’Europe communiste.

Élise Huillery souligne aussi les différences de perceptions de la justice et du mérite : si en France la réussite personnelle sera aussi attribuée aux conditions favorables (ou défavorables, dans ce cas on rejette la faute sur autrui), considérée comme une réussite collective le plus souvent, le succès aux Etats-Unis est plutôt auto-attribué. Cela se traduit – entre autres – par une plus forte part de prélèvements obligatoires (les impôts) en France qu’aux USA : l’Etat va limiter la schizophrénie de l’individu en favorisant des « bons choix difficiles » (ici encore, mes mots). Cependant, Emmanuelle Duez est plus convaincue par le pouvoir de l’individu que par celui du collectif, puisqu’on remarque aujourd’hui que les entreprises sont contraintes à changer pour s’adapter aux talents. C’est effectivement ensemble, avec la dimension politique au sens noble du terme (la vie de la cité) qu’on fait plier les organisations, mais c’est une responsabilité à l’échelle individuelle.

Ça a aussi pas mal parlé de communisme, de décroissance, de populismes et d’écologie, d’élections européennes et de différences entre l’Europe du nord et celle du sud (les ex-catholiques vs les ex-protestants, vous l’aurez compris). J’ai pris quelques notes, vous pouvez me poser des questions ;)


La vocation

J’ai trouvé un lien vers cette vidéo sur le blog de 22 v’la Scarlett où je suis arrivée pour une recette de gâteau au chocolat sans gluten. Aucun rapport donc, et son blog est aussi une découverte, bref voici une vidéo que je t’invite à visionner :

Image de prévisualisation YouTube

(Lien ici si ça ne fonctionne pas)

Cette vidéo, ça n’est pas vraiment moi, je ne me sens pas multi-potentialiste ou toute autre appellation. Pas vraiment spécialiste non plus, et si elle m’a mis la puce à l’oreille c’est bien que la question « tu veux faire quoi plus tard » a aussi été une source d’angoisse. Un peu. Peut-être que je le suis et que je ne l’ai pas découvert, peut-être qu’il y a encore une autre nuance à définir.

Je partage pour toi-qui-lis, parce que je connais des gens angoissé.e.s ou un peu perdu.e.s, qui sont des génies mais qui refusent de se l’entendre dire, parce que l’école, la famille ne leur a pas reconnu ce trait. J’espère que cette vidéo va vous donner envie de vous affirmer et d’avoir moins de réticences à être.

Des bisous.


La honte

 Je peux avoir honte pendant des années. J’ai honte de choses qui se sont passées quand j’avais encore besoin d’un siège auto, j’ai honte choses que j’ai écrites sur MSN au collège (que je suis vieille), j’ai honte de m’être faite mal comprise, honte d’avoir mal compris, honte d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Je me souviens de choses qui me dérangent vis-à-vis d’autres gens, mais ces gens ont dû l’oublier depuis bien longtemps. Parfois, je suis tranquillement en train de me perdre dans mes pensées, quand la sensation de honte vient m’envahir, alors je dois chercher pourquoi elle vient. Je repars des années en arrières. Je repense au collège, la file d’attente pour le self, une réaction que je n’aurais pas dû avoir. Je me vois au lycée, dans un couloir, à discuter avec quelqu’un et à ne pas dire les bons mots - peut-être est-ce ce qui a brisé une amitié ? Je rends visite à ma grand-mère, je confonds deux artistes, je me sens stupide, j’ai honte. C’était il y a des mois et j’ai encore honte. C’est pourtant un détail.  J’ai honte même quand j’écris -é à la place de -er.

La honte dans Chroniques d'un Gourou bouton11
Moi sortant d’un portail magique

Je me souviens de ma lecture de L’arrache-cœur, de Boris Vian, quand j’étais au lycée. Ce livre m’a donné la nausée. Pas parce qu’il est mauvais, non, au contraire, il est très vrai et bien écrit, et il m’a « prise aux tripes » comme on dit, mais pour de vrai il faut croire. On trouve dans ce roman un village ou la honte n’existe pas. Les gens font des choses horribles, absurdes, et personne ne réagit. Sauf le personnage que l’on suit, et qui est mis en garde : si jamais tu ressens la honte, tu devras la prendre pour tout le monde. Alors il ne réagit plus. Dans ce village, il y a une personne qui aura honte pour tout le monde. Et les villageois s’en satisfont, et la vie suit son cours.

J’ai une empathie à deux francs, et le franc n’a même plus cours, alors pour te dire (on m’a déjà engueulée pour avoir essayé de consoler une personne triste parce que je m’y prenais mal). Mais je crois que dans ce village, j’aurais pas tenu dix minutes avant de devenir la personne qui doit tout se prendre dans la gueule (littéralement, dans le bouquin). Je crois que mon empathie est mal placée. J’ai honte parce que j’ai agi d’une manière qui aurait pu déranger des gens, éventuellement. Alors que la plupart du temps, je suppose que ces gens s’en battent les gonades, allègrement.

 

Je sais que ça me bloque. Que c’est stupide, que je ne devrais pas. Parce que j’ai honte, il y a des gens à qui je n’ai jamais reparlé, par crainte de découvrir qu’ils me détestent pour ce que j’ai fait. Aujourd’hui, j’essaie de faire l’effort de parler avant que le temps ne passe trop. Mais que faire des choses dont j’ai honte et qui ont eu lieu il y a quinze ans ? En reparler aux concernés ? Ils ne savent plus. Je ne les vois plus. Mais tant que je ne me suis pas excusée, que je n’ai pas eu un retour de le part disant qu’ils s’en tapent (parce que ça doit être le cas), je reste bloquée, et je continue d’avoir honte.

 

Voilà.

 

J’hésite publier cet article. Mais ce blog est déjà dangereux (pour moi) parce qu’il permet déjà de connaitre beaucoup de morceaux de moi donc allons-y, rajoutons des trucs trop personnels.

 

Et toi, quel est ton rapport à la honte ?

 


Le choix et l’impossible

J’ai envie d’être une musicienne, une sportive, une ingénieure, une solution et un problème, une activiste — engagée mais sans attache. Je voudrais rester la petite-fille, la fille et la sœur, la tante et pourquoi pas l’amante. Être l’amie, c’est sûr. J’ai envie de parler et de comprendre, comme les gens, partout, et j’aimerais savoir à la fois danser et combattre. Savoir chanter et écouter — sans pleurer. Apprendre à échouer puis réussir. Oser et découvrir.

Le choix et l'impossible dans Chroniques d'un Gourou img_2010

Il faudrait prioriser, choisir et renoncer. C’est un peu triste.

En bonus, cette chanson m’a été suggérée par Justine dans les commentaires et je la trouve très adéquate  (la chanson hein) (mais Justine aussi est peut être adéquate haha):

Il y a en effet de la redondance dans les intitulés d’articles.


Le choix et le possible

Récemment, je faisais mon quota de voyeurisme (comprendre : je regardais les stories instagram de personnes que je ne connais pas, mais tu sais à force je les apprécie et j’ai même un peu l’impression de les connaître). Une personne a reçu des conseils de la part d’une autre pour l’aider à arrêter de fumer. Le dernier conseil était “pour préparer mon corps à un futur enfant”.

Ma première réaction fut “heureusement qu’on ne me l’a pas dit à moi, ça m’aurait mise en colère”. En effet, je suis mal à l’aise — pour parler calmement — quand il s’agit d’associer femme et enfant. Après tout, on ne fait pas les enfants toutes seules. Une femme n’est pas une machine à enfanter. Je voudrais être un hippocampe ou un escargot. Et puis, l’idée a fait son chemin dans ma tête : il faudrait cesser de tout prendre mal quand il s’agit de maternité, puisque c’est un fait avéré : les femmes ont la capacité de porter des enfants. Pour faire un enfant, il faut d’abord faire un fœtus et le fœtus il vit dans un ventre de femme (de femme cis ou éventuellement d’homme trans, bref, tu m’as comprise).

Le choix et le possible dans Chroniques d'un Gourou tourne10
Le tournesol, il est comme le pissenlit, mais on peut lui manger les graines, alors je l’aime mieux.

Finalement, je pourrais m’énerver de la même façon si on donnait “pour préparer ton corps à la traversée de la Manche” comme motivation à arrêter de fumer. Parce que je n’ai pas prévu de traverser la Manche. Pourtant, avec de l’entraînement et de la motivation, mon corps en est peut-être capable — comme, à peu de choses près, pour faire un gosse.

DONC, ce conseil était bienveillant. Il ne participait ni à l’objectivation des femmes, ni au renforcement du patriarcat. Et c’est peut-être déjà très clair pour toi, mais personnellement j’ai l’impression d’avoir débloqué un petit truc.

Mon corps a des tonnes de possibilités, certaines spécifiques à mon sexe (pas tant que ça à mon genre d’ailleurs, tiens). Ce n’est pas parce que c’est possible que c’est un devoir. Mais ce n’est pas parce que je ne veux pas que je dois nier la possibilité.

(Et toi, quel est ton rapport à ton corps — sexué ou non — et à la parentalité ?)


Le vouloir et le devoir

Je suis perplexe. Le mode de vie désirable c’est celui d’un moine. Il faudrait être en accord avec ses principes jour et nuit, et avoir des principes acceptables. Il faudrait prendre soin de soi et des autres, manger bien, faire du sport, ne pas trop boire ni fumer. Mais il faut être heureux, ne pas trop se plaindre, kiffer la vie de moine.

Et ça, faire le lien entre le mode de vie sain et le bonheur, c’est relégué aux cours de philo de terminale où au fond de la classe, on était trop occupés à digérer les frites du midi pour écouter. C’est un truc de bobo écolo gauchiste frustré ou que sais-je. Et ça, on ne veut pas l’être.

Alors on suit la courbe, on boit et on fume – pas trop hein, juste en soirée – on fait du sexe avec des inconnus, parce que l’amour on croit pas qu’on mérite après tout. Et on culpabilise, parce que sur la trame en arrière-plan, il y a cette vie de moine qui attend. Et, soyons francs: on est nombreux à chercher la spiritualité ou au moins du sens quelque part, là où nos parents dégoûtés par l’institution religieuse l’ont abandonné.e (et quand on compte les prêtres pédophiles, je les en remercie). Alors on trouve des trucs, et on ne sait pas si c’est ça, la vie. Il faut tester, essayer, tout en se traînant ce bonheur affiché comme un fardeau.

1

On pourrait en profiter, des bières belges et du sexe des inconnus. On pourrait mais on s’en veut, dès le départ on a pris trop de bière parce qu’on voulait pas se souvenir de l’inconnu le lendemain.

On se réveille dans le pâté, l’illumination c’était pas pour cette fois.

Alors on commence à en avoir marre de ce pâté.

On arrête les soirées.

On achète du brocoli surgelé.

On attend.

3

Et à côté, t’as ceux qui vivent dans le paraître parce que leur vie est triste. Je ne dis pas que tous les gens qui s’affichent sont tristes ou ont un problème, il y a des gens qui s’organisent vachement bien et gèrent leur vie comme il faut. Mais bref, il y en a plein qui se perdent un peu quand même. Ou ceux qui sont seuls et qui en profitent pour tenter un truc – comme je l’ai dit, on teste et on essaye. Et ceux là, on pourrait croire qu’ils ont réussi à trouver le mode de vie parfait. Des moines plus ou moins connectés.

On ne voit pas qu’ils sont seuls. On ne sait pas s’ils sont tristes.

On remarque juste qu’ils ne se réveillent pas dans le même pâté.

Alors voilà je suis perplexe : dans tous les cas on va culpabiliser, on culpabilise parce qu’on n’a pas encore trouvé notre truc et qu’on ne sait pas ce que les autres cherchent. C’est comme suivre des gens quand on est perdus parce que si ça se trouve on va au même endroit. On ne va pas au même endroit. Ou alors pas par le même chemin, pas pour les mêmes raisons. On se fait du mal.

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C’est peut-être ultra niais mais faîtes les changements de vie qui vous rendent heureux, pas qui vous donnent l’air heureux. J’ai personnellement du mal à faire la différence. Mais je tente de ne pas insister quand ça ne va pas. Je ne suis pas prête à partir vivre loin de « chez moi ». Je ne sais pas jouer d’un instrument de musique. Je ne gère pas mes émotions. Tant pis, j’apprendrais plus tard. Après tout, j’ai toute ma jeunesse devant moi.

Re-Bref, il est temps que je parte de là où je suis et que j’ouvre une nouvelle page de ma vie, parce que ça fait des mois que je poste des articles navrants. Encore heureux que j’ai pas souvent envie d’écrire ! (Mais merci de me lire quand même, tu sais que ça me fait du bien de raconter ma vie) 


Digital intox

L’autre jour, je te parlais de mon téléphone et à quel point j’en étais devenue dépendante. Cette panne, c’était l’occasion de se rendre compte. Mais là, pour tout te dire, je suis repartie pied dedans, la tête la première, et je me noie. Je suis devenue celle qui actualise le flux d’actualité de toutes ses applications en boucle, que ce soit pour voir la vie de personnes que je ne connais pas ou les messages futiles de gens que je connais. Quand je vois des trucs sympas, j’en profite un instant puis je dégaine mon téléphone pour prendre une photo. Je traîne ensuite à faire défiler les photos, les miennes et celles des autres, mais je ne les trie pas, je ne les range pas, je n’en fais même pas un article de blog parce que ça déjà, ça s’éloigne de l’instantané.

Digital intox dans Chroniques d'un Gourou cieldo10
Ciel d’orage.

Je vais avoir l’air d’une pauvre meuf mais voilà, je crois que ce sont les symptômes de quelqu’un qui va mal. Se perdre dans l’instantané de la vie des autres, ça sonne mal, ça donne l’air malheureux. Se perdre dans l’instantané de la vie des autres qui profitent de l’instant en entier, qui te disent de débrancher, enfin c’est ce qu’ils disent… On n’est qu’une bande de dépressifs à la vie parfaite. Le malheur aux couleurs vives, la cage dorée, bref, j’ai vraiment l’air ingrate là non ?

Ce mois-ci, j’ai tout de même passé de bons moments. Mis à part ces photos trop nombreuses, mon appréhension du futur proche et l’angoisse pour des choses sur lesquelles je n’ai pas prise (coucou la famille, je vous aime quand même). Je n’ai pas tout à fait perdu pied. J’avance dans la vase et ça glisse. Il y a une religion monothéiste qui dit : si tu rencontres des épreuves, c’est que dieu sait que tu peux les surmonter. Il est sympa dieu, mais sa majuscule attendra. Il m’a envoyé vivre la vie que je voulais et me laisse seule face à ça : est-ce ce vraiment ce que tu voulais ?

Alors je rumine cette phrase que m’a lancée l’autre jour un mec en colère : on m’a donné des opportunités que je n’ai pas prises. Je n’ai pas su profiter. J’ai perdu l’occasion. Il n’y a plus qu’à rentrer, oui c’est dommage, peut-être que ça n’était pas pour moi. Après tout, je suis peut-être juste une fille fragile. Ce qui est sûr, c’est que je ne prends pas assez le temps. J’ai le choix de prendre les autres opportunités qui viendront, mais aussi de les laisser passer si je ne suis pas prête. 

Voilà, en ce moment je me reconnais dans presque chaque phrase de ça. J’ai honte de vous avouer que je subis ma vie.


Talent, force et inspiration – Juin

Il y a deux de mes découvertes que j’aimerais partager avec vous. Ce ne sont pas des perles rares que j’ai trouvées au détour d’une rue déserte, ce sont juste des perles rares que la plupart des gens connaissent déjà, merci les réseaux sociaux. Alors voilà, je vais en remettre une couche et soyez bien sûr.e.s qu’elles n’ont pas besoin de moi pour avoir du succès :

Talent, force et inspiration - Juin dans Chroniques d'un Gourou
Alors oui la photo est vieille mais elle est chouette.

Les premières, ce sont les LEJ. Je les ai découvertes presque comme vous, à la mi-2015. Elles étaient les invitées d’une émission de là-bas si j’y suis (celle-ci), faisaient des reprises de NTM, déjà des créations originales, et avaient une discussion intéressante. Ceci à 21 ans « seulement ». Et, j’avoue, j’ai un faible pour le violoncelle. Déjà, j’étais intéressée. Quelle ne fut pas ma surprise, deux mois plus tard, quand leur mashup des tubes de l’été 2015 fait le tour du monde. Décidément, je les aime.

Tout ceci était il y a longtemps, mais en juin cette année, les revoilà avec leur premier album à elles, le second en fait, mais cette fois ci avec des créations originales. Et j’adore. Je l’ai écouté en boucle pendant deux semaines. J’ai aussi suivi leurs interviews sur toutes les grandes chaînes de télévision … ça change de là bas ! Enfin voilà, c’est vraiment un coup de cœur, j’aime comment elles composent, comment elles chantent, comment elles jouent.

Mon second coup de cœur, c’est Marine Leleu. Ouais, là aussi, tout le monde la connaît, bouh, tu nous embête. Alors pareil pour elle : je savais qu’elle existait depuis un bon paquet de mois, je l’avais découverte en passant de blog en blog – même si elle n’a pas de blog. Je n’avais pas encore Instagram, je n’avais pas pu la suivre. Puis l’ai eu instagram, mais je trouvais qu’elle partageait quand même des publicités, bref.

Là, je reviens jeter un coup d’œil à son compte et je me suis retrouvée à suivre une athlète impressionnante qui se prépare à un défi, un projet, une course impressionnant.e aussi ! Autant vous dire que le week-end du 24 juin, j’étais collée à mon téléphone de prêt dès que je pouvais pour guetter des nouvelles histoires sur insta. Cette madame a terminé un Enduroman à 26 ans, en décrochant le record féminin en prime. Voici une moyenne (+20mn) super vidéo qui vient de sortir et qui explique assez l’exploit, c’est mieux que mes mots :

Image de prévisualisation YouTube

Voilà, je voulais partager ceci. Je suis un peu éparpillée en ce moment, j’ai du retard partout, je reviens vite.

 


« La société du numérique »

Il y a deux semaines, mon téléphone portable m’a lâchée. Il avait un peu plus de deux ans, et je lui faisais sa pub dès que j’en avais l’occasion : « il a certes coûté un peu cher, mais regardez moi cet écran sans rayures, ces performances, ce clavier utra-pratique, et tout ça depuis deux ans ». J’étais sûre qu’il durerait au moins deux ans de plus, au moins le temps que des appareils vraiment plus performants arrivent sur le marché.

Puis j’ai fait une mise à jour androïd et il n’a jamais redémarré. Seulement une LED bleue clignotante. J’ai d’abord tout essayé par moi-même, parcouru des forums, trouvé des gens qui avaient eu le même problème – leurs questions étaient restées sans réponses aussi. J’ai été voir un premier réparateur qui m’a prise pour une quiche : « Il n’y a plus d’affichage, on vous change l’écran ». Puis un second réparateur qui a compris mon souci, qui m’a écoutée raconter le problème et les solutions que j’ai tentées (étant plutôt familiarisée avec stackoverflow, je pense que je sais expliquer quand j’ai un problème). Il m’a dit qu’il allait essayer, qu’il avait déjà eu affaire à ce problème une fois avec un modèle plus ancien.

Et soudain… Le vide

Mais non, la semaine suivante il n’avait pas pu le réparer. Je lui ai laissé l’appareil pour pièces pour que ça ne soit pas perdu pour tout le monde, et je sais qu’il est gagnant : tout le hardware (le matériel) était encore en parfait état. Juste un problème de software (logiciel, donc) et … foutu.

Comment te dire que je suis dégoutée ? J’étais même triste. Pour un vulgaire appareil. Parce que ces deux dernières années, mon rapport au téléphone portable a beaucoup changé : avant ce téléphone, je n’utilisais pas ou peu d’applications, disons juste Mozilla Firefox et avec je me rendais sur le reste (même facebook ? Oui). Peut-être que j’avais aussi l’appli de covoiturage.fr. J’utilisais encore un appareil photo même si mon téléphone en faisait? J’utilisais encore un lecteur MP4 même si mon téléphone pouvait stocker de la musique. Il y a deux ans et demi, je n’utilisais presque jamais le GPS.

Et aujourd’hui … Aujourd’hui mon téléphone lâche et je perds mon accès rapide à mes remboursements de la sécu (ameli.fr, l’appli est moche mais franchement pratique), à mes comptes en banque, à mes horaires de transports en commun, à ma musique, à mon appareil photo (18 Megapixels !!), mes podcasts radio, le journal Le Monde tous les matins, mes entraînements de course à pieds et de musculation, mes alertes quand la qualité de l’air est mauvaise (#paris). J’ai dû en oublier. Mettons aussi Instagram, je l’ai depuis moins d’un an mais je m’y habituais bien. Ce n’est pas spécialement l’appareil mais aussi toutes ces dépendances. C’est un peu comme perdre ses clés. Il y avait un peu ma maison là-dedans.

Quand j’avais encore mon précédent téléphone, je mettais un point d’honneur à ce qu’il soit utilisé principalement comme un téléphone – pas un smartphone, en gros. L’appareil photo et le lecteur MP4 séparés, ça en faisait partie. Bien sûr qu’il y a deux ans il y avait déjà des applications de partout, c’était pas 2007 et le premier Iphone, premier truc à fonctionner avec des applications et pas juste un dossier « jeux » avec snake, un dossier « messages » avec reçusenvoyésbrouillons.

Mais quand même. Je me rends compte assez brusquement que ça a changé. J’ai cédé à ce changement alors que je m’étais promis de faire gaffe. Il faut toujours se méfier quand tout devient trop facile. Je ne sais pas à quoi va servir cet article.

Et toi, tu entretiens un relation avec ton téléphone ? Tu me conseillerais d’acheter quoi si je veux un truc qui me lâche pas bêtement au bout de deux ans ?

PS : ce titre est entre guillemets parce que c’est une référence – qui va trouver ?


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